Sommaire autoportrait primitif et très narcissique…

… sans atelier ni matériel ad hoc, et dont le rendu informatique n’est, en outre, ni complet, ni suffisamment détaillé.

Nature : dessin + collage

Outils : feuille A4, crayons de couleur, feutres, feutres fluorescents, photos diverses dénichées sur la toile

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(ajout du 2 novembre 2014)

Auto-interview ‘STARchitecte’…

Tandis qu’approche l’épilogue de cette expérimentation scripturale, nous tenions à tendre notre micro à celui qui l’a initiée. Par pure curiosité. Voici donc, sous forme de signes, ce que ce dernier a consigné…

***

Cela fait quelques années que vous bloguez à présent, sous votre nom propre et sous pseudonyme. Qu’est-ce qui vous a incité à choisir ce mode d’expression ?

Certains jouent aux mots croisés, d’autres au Sudoku, non ?

Précisément ! Vous ne préféreriez pas le Sudoku ?

Joker !

Mais, plus sérieusement…

Si vous voulez des réponses sérieuses, posez d’autres questions ! J’ai essayé, pendant plusieurs années, de changer le système de l’intérieur… jusqu’à ce que je me rende compte que ça ne servait strictement à rien, même en ce qui concerne les personnes les plus fragilisées, et malgré l’évolution supposée de la démocratie, au fil des siècles et des dernières décennies. Je n’ai, à mon niveau, cessé de tirer la sonnette d’alarme quant aux dérives en cours. Je souhaitais davantage d’implication concrète des militants auprès de ces personnes. Il m’a été répondu par un coup de poing : « fais-le, toi. Nous, on n’a pas le temps. Et puis, ce n’est pas le rôle de la politique ». Engagez-vous, qu’ils disaient… Been there, done that

Le système politique se duplique, et avec lui sa médiocrité. Il se suffit à lui-même, et ne requiert aucun apport extérieur. S’il coopte, c’est pour reproduire les mêmes schémas… en nombre (restreint). Il faut voir l’arrogance des jeunes vétérans et des vieilles mioches qui s’y casent. Il y a certes, à ses franges, lorgnant vulgairement vers son centre, quelques groupuscules qui feignent de ne pas s’en contenter, mais la plupart de ceux qui s’y situent continuent, les béni-oui-oui, d’appliquer les mêmes recettes éculées, et ils en font partie ! Comment voulez-vous parvenir à un résultat distinct avec les mêmes ingrédients et la même préparation ? On ne peut pas dire à la fois : « changez » et « moulez-vous dans l’existant », assorti de quelques adaptations cosmétiques, si ? Il faut les voir, ces jeunes engagés, répéter, sur le front de l’indignation mise en scène, les mêmes gestes convenus, réitérer les mêmes phrases creuses, avec la délectation de l’élève favori, pour se rendre compte de l’étendue du désastre. Rien, ils n’apportent rien ! Ils ne produisent rien !

Tous des fossiles (en puissance), en somme, c’est ce que vous dites ?

Comme tant d’autres, de ‘sans-culotte’ à ‘terroriste’, ce terme est utilisé initialement par ceux qui détiennent le pouvoir (ou s’imaginent le détenir) afin de caractériser, d’une part, ceux qu’ils ont tenté, sans succès, d’embrigader, et, d’autre part, ceux qui ne parviennent à se défaire de leur barbarie : l’on n’est fossile que selon une certaine perspective, sauf à considérer péremptoirement qu’il n’y en a qu’une, dès lors totalitaire. Et nul fossile ne peut être tenu responsable d’une projection déçue, ni même en être qualifié de partie prenante ! Mais, pour répondre à votre question, oui, ces milieux-là contiennent des fossiles à la pelle. Seuls leur refoulement postfreudien et leur autosuggestion du contraire leur permettent d’échapper temporairement à cette réalité. Leurs corps bougent ; leurs esprits sont inertes !

Mais n’est-ce pas soi-même qu’il faudrait plutôt changer ?

Vous voulez mon poing sur la gueule ? Vous pensez que je suis le même que celui que j’étais il y a cinq, dix, quinze, vingt ans ? Vous pensez que tous ces apparatchiks changent pour le meilleur, que leur logique figée et autiste, ainsi que leur passion exclusive et délétère pour les chiffres, signalent en eux un surcroît d’humanisme ? Vous pensez que ceux qui se situent au sommet de la pyramide des possédants passent leur temps à faire leur autocritique plutôt qu’à mouler la société entière à leur avantage ?! Leur réaction à la dernière crise bancaire en date devrait vous fournir une indication…

Vous êtes communiste ?

Comme pour donner raison à Platon quant à l’incompatibilité entre les idées pures et le monde des vivants, l’URSS et le maoïsme se sont avérés, dans leur traduction concrète, des aberrations coupées tant du réel que du besoin d’horizon. L’idéologie du capitalisme corporatiste est du même acabit. Toutes ces idéologies sont systémiques. Toutes trois sont réductrices. Toutes trois annihilent le potentiel, commun et individuel. Toutes trois s’efforcent, par des tactiques distinctes, de faire taire la dissension, donc la diversité. La seule différence, c’est que la dernière d’entre elles doit sa plus grande longévité relative à la plus grande subtilité de sa tactique. Mais, comme l’indiquent, ici et là, des exemples de répression de plus en plus violente, elle aussi commence à dévoiler son vrai visage. Et elle aussi compte ses partisans étourdis et manichéens de la dernière heure. Enfin, elle aussi périclitera, croyez-moi…

billet de banque US

Pourquoi pensez-vous qu’elle n’a pas encore périclité ?

Parce qu’elle est parvenue, au prix de la ruse, de l’instrumentalisation de la bêtise, de l’accaparation dominatrice, de l’ultra-segmentation du temps vécu, de l’entretien de coteries de souris appelées à s’affronter les unes les autres, inlassablement, sous le regard malicieux des chats, ainsi que du clonage de son pouvoir, destiné à faire oublier que ce dernier est Un, lui aussi, in fine, à faire diversion par l’entremise des écrans, sans lesquels elle apparaîtrait aussi monstrueuse que les deux autres systèmes déjà cités. Chomsky dit : « la manière la plus habile de maintenir les gens dans la passivité et la soumission est de limiter strictement le spectre des opinions acceptables, tout en permettant un débat très intense dans le cadre dudit spectre ».

D’où pensez-vous qu’ont surgi des néologismes barbares tels que ‘complotiste’ ou ‘conspirationniste’, par exemple ? Quelle est la raison pour laquelle, en dépit du fait que certaines d’entre elles méritent la qualification, de plus en plus de voix dissonantes se font taxer d’antisémitisme, voire de révisionnisme, dans des contextes sans le moindre rapport avec la définition historique de ces mots ? Pourquoi telle ou telle gourde de plateau de télé (Le terme est à prendre ici dans sa neutralité quant au genre des gourdes concernées…) assimile-t-elle les anarchistes du Black Bloc de Sivens qu’elle croit reconnaître dans les manifestants qui s’opposent à la construction d’un barrage local (votée les mains jointes par une UMPS qui conçoit encore la démocratie comme un blanc-seing accordé a priori pour une période pluriannuelle par une éjaculation d’isoloir collective) à une émulation de groupuscules d’extrême-droite ? Parce que le système et ceux qui lui doivent leur petite place paniquent, et parce que le spectre qu’évoque Chomsky ne cesse de se rétrécir.

L’une des manifestations les plus éclatantes de ce rétrécissement est le débat houleux qui agite, en ce moment, et pour la deuxième année consécutive, les Pays-Bas. Quant à savoir si l’ancien dircab du ministre de la Justice Demmink a effectivement violé quantité de jeunes créatures prépubères, allant jusqu’à tuer l’une de celles-ci (par mégarde, dit-on), sous l’œil complaisant des grands clercs du cru, comme il en est accusé ? Quant à savoir si l’austérité draconienne à l’origine de coupes sombres féodales dans les budgets sociaux mènera la nation vers les abysses à une vitesse accélérée, au lieu de la propulser vers les sommets ? Think again : le débat dont question, d’une virulence presque comparable au hooliganisme qui empeste certains matches de football, et dont les médias conventionnels ne sont que trop ravis de faire leurs choux gras, consiste à savoir si le Père Fouettard est ou non un symbole de racisme. Le pays entier est appelé à se prononcer, tandis qu’en douce et en coulisses, les compromissions habituelles constituent, bien sûr, comme hier, l’ordre du jour.

Ce summum de la crétinerie cynique qui semble s’auto-alimenter, postérieur au déluge anti-burqa, à l’assassinat de ‘mademoiselle’, à l’Affaire des Apéros géants, et autres détails, et antérieur, par la force des choses, au summum suivant, ne devrait pas laisser de marbre : plus le pouvoir (en ce compris journalistes et chroniqueurs) constate que les gens ordinaires y sont réceptifs, plus il y voit un filon à exploiter… jusqu’à l’absurde ! Pourtant, lorsque la carrosserie d’une voiture est rouillée et présente des fissures importantes, ce n’est pas à une boîte à gants défectueuse que son propriétaire devrait dédier son attention ! Remarquez, en outre, que ces sujets d’actualité sortis de nulle part impliquent bien souvent, fût-ce par l’entremise de porte-voix bourgeois, des communautés diversement fragilisées, qui devraient avoir d’autres chats à fouetter plus urgemment, mais se laissent prendre au piège…

Vous me demandiez tout à l’heure pourquoi je m’étais mis à bloguer. Je pourrais paraphraser la réponse que je vous ai donnée en vous disant que mes idées, mes propos, mes ambitions (de même que les idées, les propos et les ambitions de tant d’autres) ne cadrent pas dans le spectre, et que je voulais qu’elles fussent exprimées malgré tout, la trace qu’elles laisseront fût-elle infinitésimale et sujette à censure inavouée. Or, parmi les outils à ma disposition, l’informatique était encore le plus démocratique, le blog le plus adapté à mon mode d’expression.

Vous tapez dur…

Mon clavier ne cesse de me le reprocher… Mais souvenez-vous de la singularité et de l’intransigeance dont parlait Foucault. C’était dans Le Monde, en 1979, si mes souvenirs sont bons… C’était l’année internationale de l’enfance… Areu ! Au respect à témoigner à cette singularité s’ajoute, chez moi et dans mes écrits (à peu d’égards à ceux de Foucault comparables), le dégoût de l’abus de position dominante en général, en particulier à l’égard de tous ceux – et ils sont en nombre majoritaire ! – vis-à-vis desquels non point tant le destin que ceux à l’égard desquels il importe d’être intransigeant se montrent avares, et en particulier si ladite position est usurpée. Et puis, qu’est-ce donc que taper dur dans le consensus mou du plus petit commun dénominateur, par mots interposés ? Les révoltés épidermiques d’hier semblent s’être alliés, après une récupération facile, à leurs adversaires pour interdire à ma génération ainsi qu’à toutes les suivantes ce que la leur s’était autorisée. Et, mués en technocrates bons vivants, ils entendent balayer la poésie du même coup ! En affirmant qu’il est concevable d’interdire, mais interdit de contraindre, tué-je le père ?…

Vous vous y croyez, en fait… ?

Où donc ?

Y, bien sûr…

C’est tout de même curieux qu’on demande ça à un type qui ne recherche pas la gloire, se fout du marketing et essaie de rester vrai, ne cherche donc pas à tromper (que ce soit pour vendre sa camelote ou pour toute autre raison), et n’a de cesse d’apporter des éclairages originaux sur les divers débats du moment. Allez poser votre question à Lady Stromae, ou encore à Bart Cohn-Valls, par exemple… Moi, si je n’ai rien à dire, je me tais ! Et je n’ambitionne pas de recevoir la moindre légion d’honneur : qui sont ceux qui me la remettraient pour s’approprier ce mot et ce dont il est porteur ?!

Certains vous trouvent arrogant. D’autres croient détecter en vous une certaine jalousie…

Qu’ils se regardent donc dans un miroir ! Mes positions et la manière dont je les exprime ne sont pas motivées par l’ego. Vous aurez remarqué que je ne tape que sur les oppresseurs, et que je défends des causes, à travers des principes. Donc, en matière de psychanalyse, vous aurez, cette interview exceptée, la gentillesse de repasser. Je ne me suis jamais prétendu infaillible, mais, sur les divers terrains que j’ai abordés ici, qui sont ceux de tous les hommes, j’attends encore la première contradiction pertinente, le débat, la discussion…

Mais qui êtes-vous pour vous ériger en chevalier blanc ?

Est-ce faire preuve d’héroïsme que de choisir d’être l’un de ceux qui, contrairement à la plupart, ne se soumettent pas à la loi du plus fort, à l’ordre ambiant, ni à quelque doctrine ou discipline politique qui renvoie le militant à la racine latine du mot qui le définit, et attend de lui qu’il se comporte en conséquence ? Je n’attends ni d’imposteurs ni des masses la permission d’exercer mes droits d’être humain, et, comme j’appelle chacun à le faire, j’appréhende l’argument d’autorité à l’aune de sa véritable valeur : inexistante ! Je n’invite pas à faire fi de tous les repères, de toutes les structures, mais j’encourage à questionner leurs formes et leur nature ; je suggère avec aplomb d’évaluer la pertinence des règles, et de mettre en demeure ceux et celles qui les conçoivent, de même que ceux et celles qui les mettent en pratique.

Vous avez trouvé la voie… Vous êtes un guide… Un gourou ?… Un führer ?…

Je propose une voie, qui puise ses racines chez nombre de mes prédécesseurs humains. Ce n’est pas la voie de la facilité, des copinages réglés, des postes et des places que l’on assigne ou dont on gratifie tantôt les moins méritants, tantôt ceux chez qui l’on a détecté du potentiel, et que l’on cherche, par conséquent, à museler par la bande.

Cette voie, je ne l’impose à personne. C’est leur propre critique que ceux qui vivent de faux-semblants, se repaissent de superficialité élitaire et chérissent l’esprit de cour sont amenés à faire, en la matière. Ce sont eux qui, gorgés d’autosatisfaction mais les pieds dans la boue du paraître, subjuguent pour imposer, comme eux aussi se sont vu imposer par subjugation. L’injustice du monde vous convient ? Vous voulez y contribuer à votre manière ? La superficialité est votre marque de fabrique, mieux, votre raison d’être ? Très bien, mais foutez-moi la paix ! J’insiste !! Et je ne vous dérangerai pas, si vous êtes le commun des mortels. Vous aspirez à autre chose, au contraire ? Très bien, je le lirai dans vos yeux, à travers la lueur, fût-elle timide, qui se dégagera de votre regard, le savourerai dans votre esprit, à travers la musique de vos silences, de vos paroles, de vos hésitations. Il n’y a d’autre code que le respect. Le reste est liberté !

Vous pensez que tout le monde vous en veut ?

Mais cessez donc de mettre de l’émotion où il y a de la rationalité, et de la pseudo-rationalité où il y a de la sensibilité, bon sang ! Je pense que l’être humain n’a pas à se donner entièrement à la société, et je dénonce le pseudo-contrat social contemporain d’autant plus virulemment qu’il a été sabordé par le haut, que nos sociétés sont devenues mussoliniennes sans s’en rendre compte, que le collectivisme est devenu corporatiste, et que les droits de l’individu sont ignorés. Le contrat social est mort, et ce n’est pas moi qui suis responsable de son décès. C’est à lui, pourtant, que des bataillons de muets, d’aveugles et de sourds volontaires continuent, le changement en rêve, de faire plus ou moins l’amour, nuit après nuit. C’est cette nécrophilie qui meut nos sociétés. Et c’est à elle, qui en vie se déguise, que je m’en prends !

Vous parlez très peu de vous-même…

Que voulez-vous que je vous dise ? Que j’ai chié ce matin, à 9h57 précises, après m’être levé, que je me suis branlé ensuite sur du Johan Volny, que je m’apprête à concocter un succulent spaghet’, que je sortirais bien à la Démence, ce soir, où je rencontrerais de gros ursidés balourds et cocaïnomanes ou de fines tiges semi-efféminées obsédées par leur plastique, à propos desquels je ferais un sketch vidéo super-drôle posté sur YouTube dans la foulée, que demain j’écrirai une lettre incendiaire à la petite pute qui me sert d’avocat ? Il y a Norman et ses semblables pour ça, l’ami ! Dans ce blog, je suis à travers ce que j’exprime du monde, et, si vous y réfléchissez un instant, un tel dévoilement personnel est bien plus riche que toutes les rodomontades narcissiques des petits coqs qui assiègent notre écran, quel qu’il soit.

Vous regardez beaucoup de porno ?

Que ne vous mêlez-vous de vos affaires ! Est-ce que je viens vous enfoncer un doigt dans le cul pendant que vous baisez comme un crétin ? Est-ce que je fais de même avec son chapelet à celui qui touche des gosses ? Est-ce que je souffle dans la chatte de la dernière pimbêche frigide venue lorsqu’elle se fait mettre par son mec, élégant pourtant, contre son goût ? Mon porno n’est pas le vôtre, Monsieur ! Dans le mien, point de corruption en liquide imprimé ! Point de ces truies qui gueulent comme des sujets d’exorcisme, de ces rôles pré-assignés, de cette domination exclusive et mortifère, de cette esbroufe, qui tous et toutes signalent un inconfort malhabilement dissimulé et une communication puérile : les homards ne sont pas ceux que l’on croit !

Votre langage est châtié. Doit-on vous appeler ‘de Baele’ ?

Surtout pas ! Mon langage est ce que j’en ai fait depuis ce jour lointain où je me suis découvert pour la langue une passion. Chacun parle comme il le souhaite, moi y compris. Et il n’est pas nécessaire de parler comme moi pour me parler. Si c’est feint, c’est même profondément irritant. La langue est un héritage. J’essaie, avec un style qui m’est propre, de lui rendre hommage, tout en la laissant vivre.

Tout ce que vous écrivez, vous le pensez ?

Allez savoir…

 

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