« Newronal Konnektiunz 1 » : emprunt d’une oeuvre conceptuelle empreinte d’antinomies apparentes…

Après demande, j »ai obtenu du titulaire du blog www.intrgalaktiklyon.wordpress.com l’autorisation de reproduire ici l’idée conceptuelle d’installation qu’il développait dans l’un de ses posts. Celle-ci me semble une brillante illustration de l’article qui précède.

« Stellar Lyon » propose, en effet, une confrontation virtuelle, par écrans interposés disposés de manière aléatoire dans une même pièce non éclairée dont les murs seraient noirs, d’eros et de thanatos, du statique et du mouvant, de l’imaginaire et du réel, de la réalité et de l’apparence, du réel et du virtuel, de l’électronique et du tactile, du son et du silence, de la cacophonie et de la mélodie, de la liberté et de la contrainte, de la quiétude et du danger, de la fonction et de l’anarchie, de l’ombre et de la lumière, du chaos et de l’ordre, de la jeunesse et de l’expérience, du visible et de l’invisible, de l’espace et de la terre ferme, du viril et du féminin, de la mer et du ruisseau, et peut-être d’une série d’autres choses qui m’échappent sans doute…

L’espace physique de cette installation est défini : il s’agit d’une seule pièce, d’envergure modeste. Le visiteur doit en effet pouvoir s’imprégner des images diffusées, si possible jusqu’à la claustrophobie et la saturation. Pour ce faire, il est impératif de limiter sa faculté de recul : il doit être plongé dans le magma visuel et sonore. Mieux encore : il doit s’y fondre. Pour atteindre ce dernier objectif, des miroirs de tailles et de motifs différents seront placés dans les interstices, c’est-à-dire entre les écrans.

Le temps, quant à lui, est séquentiel : puisque chacune des vidéos sélectionnées, toutes assumant, à l’estime du concepteur, le rôle de références incontournables pour la période contemporaine et ceux qui l’habitent, a une durée propre, distincte de celle des autres, tous les chevauchements sont possibles, de sorte que s’applique en l’occurrence l’apophtegme d’Héraclite selon lequel on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve : installation unique mais installation multiple qui en contient une infinité, le projet propose, par une superposition des temps, d’ouvrir des espaces toujours nouveaux dont la chambre aux murs noirs, telle la caverne platonicienne, n’est jamais que la part visible de la scène.

Si tant est que soit respectée l’unité de lieu, ce projet autorise la déconstruction de tous les modules : les vidéos et les images peuvent être différentes selon les sensibilités, les référents et les préférences de chaque installateur. Il en va de même de l’éclairage, de la taille des écrans et des miroirs, de leur disposition dans la pièce, de la couleur des murs, qui elle-même peut varier : on pourrait imaginer une texture plastique derrière laquelle seraient fixés des néons multicolores qui, séquencés eux aussi, accentueraient l’impression de totalité et le vertige du tournoiement.

Du concept à la réalisation ? Ce n’est ni le dédain, ni le luxe, ni quelque dogme qui nous retiennent… Si vous disposez d’une surface d’exposition de +/- 25 m² à Bruxelles (ou ailleurs) et / ou d’une quinzaine d’écrans plats, ou, plus prosaïquement, d’un atelier ou d’un lieu pour expérimenter des idées nouvelles, nous attendons votre proposition avec grande bienveillance…

Voici les vidéos et images sélectionnées :

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Catégories : Humbles et isolées émulations CoBrAïques | Poster un commentaire

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