Valls va « mettre le paquet » : chronique d’un désastre annoncé !

Comme un juste retour d’ascenseur suite à son ralliement opportuniste à l’issue des primaires socialistes, c’est el pequeño toro d’Evry, le socialiste de droite bon teint Manuel Valls, aficionado ponctuel du Bilderberg (dont il a courageusement violé le pacte du secret) et d’autres instances qui, nonobstant la liberté d’association constitutionnelle, n’apparaissent ténébreuses et complotistes que dans la mesure où en sont systématiquement écartés les petits, que l’ascenseur social en panne, la sélectivité ambiante et les dérives consuméristes laissent sur le carreau, qui a hérité du département de l’Intérieur. Valls, c’est le petit séducteur méditerranéen qui peine parfois à contenir en public son irritation, celui qu’on imaginerait bien, quelques années en moins et quelques biscotos en plus, échoué sur telle ou telle lointaine île de la tentation. C’est le mec d’action qui fonce et n’hésite pas. C’est l’homme de poigne obstiné !

« Manuel Valls a tenu la promesse de campagne de François Hollande. Après avoir annoncé mardi la mise en place en septembre de zones de sécurité prioritaires (ZSP), le ministre de l’Intérieur a dévoilé samedi au Parisien la liste de 15 zones tests qui feront l’objet d’«actions de sécurité renforcées». «L’idée, c’est de mettre le paquet là où il faut, pour ce qu’il faut, avec souplesse, adaptation», avait-il résumé mardi dernier. » (1)

Une promesse tenue de plus, une ! il est de notoriété publique que plusieurs quartiers sensibles – plusieurs villes même – de la capitale française, mais plus largement aussi de l’Hexagone, voire de l’Empire (2), sont devenu(e)s des zones de non-droit où les services public, en ce compris les képis, hésitent à s’aventurer : plusieurs films se font régulièrement l’écho des émeutes éruptives qui y voient périodiquement le jour, et après un exode vers des zones plus sûres de ceux parmi leurs  habitants qui peuvent se le permettre, nombre de ceux qui sont restés s’y plaignent ouvertement de la recrudescence de crimes crapuleux dans une atmosphère d’intimidation quotidienne, ce qui ne peut, dans une République digne de ce nom, se tolérer.

La gauche, qui a longtemps feint d’ignorer certaines réalités sociales dramatiques liées à l’insécurité a donc changé depuis quelques années son fusil d’épaule, non sans garder dans le viseur les causes sociales, à savoir la paupérisation et le désinvestissement public, qui sont en grande partie à l’origine de ces phénomènes. Elle sait, néanmoins, qu’apporter les réponses adéquates à ces dernières problématiques est d’autant plus ardu qu’elle s’est inscrite, elle aussi, depuis des années, si pas des décennies, dans la lente et délétère stratégie du profit privé avant tout, laquelle ne tend qu’à se renforcer par le chantage permanent des dieux de pacotille du marché financier. Dans ces conditions, même s’il ne règle pas tout, le respect par le Président d’une autre promesse, celle d’augmenter de soixante mille unités (d’ici à 2017) les postes d’enseignants, au détriment de l’armée notamment, est une prouesse à saluer à sa juste valeur. Restait donc le volet sécuritaire, dont Valls considère à juste titre qu’il est indissociable de l’endiguement des mafias criminelles qui ont essaimé autour du trafic de drogues.

« L’ensemble du territoire, de Lille à Marseille en passant Lyon, sans oublier la Guyane, est représenté. Dans le quartier Château rouge, à Paris, comme à Mantes-la Jolie et Saint-Ouen, ou encore Marseille, l’objectif est de cibler l’économie souterraine, notamment le trafic de stupéfiants, dans des zones urbaines et péri-urbaines. » (1)

L’an dernier, à pareille époque, Le Monde croyait pouvoir affirmer, sur base d’un sondage mené auprès de 27.653 personnes (un échantillon certes sensiblement plus élevé que la moyenne) que la consommation de cannabis en France était stable (3), 8 % des Français en ayant consommé au cours de l’année, 4 % au cours du mois et 1,2 million de personnes en étant des usagers réguliers (c’est-à-dire qu’ils en jouissent au moins dix fois par mois). Ces chiffres à eux seuls sont révélateurs de l’échec manifeste de la politique prohibitionniste de la France. Qu’ils semblent être restés stables n’y change absolument rien : la législation française est tournée en dérision et en devient caduque de facto.

Parallèlement, l’inhalation de cocaïne, qui touche dix fois moins de personnes que le cannabis, a crû, quant à elle, de 3 % par rapport à 1992. Le parallèle que permet, en ce moment même, la politique restrictive et répressive menée depuis plusieurs mois par le gouvernement démissionnaire (de droite) des Pays-Bas est intéressant à plus d’un titre. Outre que le représentant du principal syndicat de police du royaume vient de déclarer publiquement que celle-ci était un fiasco (4), ce qui – sauf à considérer que, menée avec le soutien tacite de l’extrême-droite anti-arabe, elle n’était que le paravent d’une discrimination raciale savamment orchestrée, à laquelle la fin précipitée de l’aventure Rutte (du nom du premier ministre sortant) a heureusement mis un terme – apparaît en soi comme un camouflet bien senti adressé au roublard ministre de la vieille garde qui l’a conçue, les chercheurs Nicole Maalsté et Rutger Jan Hebben notent, dans une enquête commandée par la fondation Epicure (5), que depuis, le premier mai, date d’entrée en vigueur de ladite politique dans les trois provinces méridionales du pays, les dealers de rue ont de nouveau le vent en poupe et que ceux-ci « n’opèrent aucune distinction d’âge, procurant souvent à leur clientèle, outre de l’herbe et du hasch, d’autres drogues. Ce faisant », ajoutent-ils, « le risque est grand que les jeunes qui achètent [ces drogues douces] entrent en contact avec des drogues dures. »

Point n’est besoin d’être grand-clerc pour effectuer un tel postulat logique, que de nombreuses études dans des pays prohibitionnistes avaient déjà pointé. L’ancien ministre travailliste norvégien des Affaires étrangères Thorvald Stoltenberg, lui aussi visiteur occasionnel du Bilderberg, ainsi que plusieurs de ses coreligionnaires au sein de la Commission mondiale pour la Politique des Drogues, parmi lesquels Kofi Annan, à qui il s’agirait décidément de prêter une oreille plus attentive, et une impressionnante palette d’intellectuels et de femmes et hommes de terrain, soutenus par d’innombrables dirigeants de gouvernement sud-américains, n’ont-ils abouti à la conclusion suivante (6) :  « la guerre mondiale contre la drogue a échoué. Avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier. […] Les dépenses considérables engagées pour la criminalisation et la mise en place de mesures répressives  visant les producteurs, les trafiquants et les consommateurs de drogues illicites ne sont visiblement pas parvenues à freiner efficacement ni l’approvisionnement ni la consommation. […] »

Ladite Commission n’a-t-elle pas recommandé de « mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne causent pas de préjudice à autrui » ? N’a-t-elle pas encouragé « l’expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité de ses citoyens » ?

La couleur verte du cannabis est à Valls ce qu’est la couleur rouge au petit taureau lâché dans l’arène, à l’exception que le taureau n’a aucune idée de son destin. Le jeune ministre de l’Intérieur, lui, s’obstine, envers et contre toute réalité. Probablement lui faudra-t-il provoquer la première grande vague de violences du premier quinquennat Hollande, et être ainsi à l’origine de la perte de confiance de l’entièreté de l’électorat populaire, pour être satisfait et s’en retourner à Evry la queue entre les jambes…

Malgré les expérimentations cannabiques libérales qui fleurissent un peu partout en Europe, malgré les conclusions sans équivoque de la Commission mondiale pour la Politique des Drogues, malgré la constitution informelle de cannabis clubs qui ne gênent personne (y compris en France), malgré la dépense supplémentaire que suppose, en temps de disette budgétaire, le déploiement d’un nouveau dispositif policier aux six coins de la France, malgré la ferme volonté de tous les partis de gauche des Pays-Bas (équivalents respectifs du PS, d’EELV, du Parti de Gauche, plus libéraux de gauche) de supprimer les mesures contreproductives prises par le gouvernement de droite démissionnaire (7), malgré l’intention déclarée des travaillistes néerlandais (notamment) d’instaurer enfin la production licite de cannabis, malgré la solution positive à la crise larvée des banlieues critiques qui pourrait émaner, par exemple à l’instigation du ministre chargé de l’Economie sociale et solidaire, de la constitution d’un nouveau vivier d’emplois (donc de recettes) pour lesquels les populations que l’Intérieur, hier comme aujourd’hui, entend mater de la même manière disposent d’un savoir et d’une expérience hors pairs, malgré une législation piétinée quotidiennement par 1,2 millions de Français, bref, malgré les faits, Valls persiste, alors qu’un véritable leader ferait le pari qu’une nouvelle stratégie peut réussir et qu’il peut en convaincre les réfractaires ! Valls a ses petites obsessions répressives, qui risquent, in fine, de coûter très cher à son maître.

Si la politique n’est qu’une succession de fenêtres de tir, il faudrait qu’on m’explique quel pourrait être le meilleur moment pour précéder les mentalités en légalisant les drogues douces !

________________

(1)    Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/08/04/01016-20120804ARTFIG00285-valls-devoile-une-liste-de-15-zones-de-securite-prioritaires.php

(2)  « Les zones prioritaires sont les suivantes: la Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Saint-Ouen), Paris (Paris XVIIIe), les Yvelines (Mantes-la-Jolie, Mantes-la-Ville), l’Essonne (Corbeil-Essonne), la Somme (Amiens), le Nord (Lille), l’Oise (Méru et Chambly), la Moselle (Fameck et Uckange), le Bas-Rhin (Strasbourg), le Rhône (Lyon IXe), les Bouches-du-Rhône (Gardanne et Bouc-Bel-aire), Marseille (Marseille IIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe), le Gard (Vauvert et Saint-Gilles), l’Hérault (Lunel et Mauguio) et la Guyane (Cayenne, Matoury, Remire-Montjoly). » (1)

(3)    Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/30/la-consommation-de-cannabis-stable-en-france-la-cocaine-progresse_1542768_3224.html

(4)    http://www.powned.tv/nieuws/politiek/2012/07/politie_wietpas_helpt_niet.html

(5)    http://www.bndestem.nl/nieuws/algemeen/binnenland/11349749/Wietpas-schiet-doel-voorbij.ece

(6)    http://www.globalcommissionondrugs.org/wp-content/themes/gcdp_v1/pdf/Global_Commission_Report_French.pdf

(7)    http://www.powned.tv/nieuws/binnenland/2012/07/noorden_vreest_wietpas.html

***

(ajout du 08 novembre 2014)

La Hollandie telle qu’en elle-même

Votre Majesté Louis le Seizième,
Sire,

Le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Hugues Matelly était formel, il y a deux jours, sur le plateau de Mediapart : selon la législation et les procédures en vigueur le soir du meurtre de Rémi Fraisse, c’est-à-dire avant que l’usage des grenades offensives ne soit suspendu par votre ministre de l’Intérieur, il y avait trois cas de figure dans lesquels ce type d’arme pouvait être utilisé par les forces dites de l’ordre :

1/ suite à une autorisation explicite et préalable de l’autorité publique, c’est-à-dire soit le préfet, qui représente localement ledit ministre, soit ce dernier directement, afin d’atteindre les objectifs par elle définis ;

2/ dans le cadre de l’exécution d’un ordre précis émis, lui aussi, par ladite autorité (par exemple, évacuer une place où seraient concentrés des manifestants violents), si le recours initial à des moyens plus conventionnels a échoué à mener cette tâche à bien ;

3/ sans l’aval de l’autorité de tutelle, si et seulement si le gradé ou supérieur en charge de l’escouade estime que cette dernière est confrontée à un danger tel qu’elle ne pourrait s’y soustraire par d’autres moyens, l’usage de grenades étant considéré alors comme un moyen de légitime défense.

Dès lors que des divers témoignages recueillis et rendus publics, il ressort qu’une confortable distance de sécurité séparait les manifestants écologistes de l’escouade à l’origine du tir qui fut fatal à Rémi Fraisse,

Dès lors qu’il appert, en outre, sur base des mêmes témoignages, que les quelques projectiles (cailloux et mottes de terre) qui auraient été lancés sur l’escouade le soir précis du meurtre ne justifiaient aucunement la riposte manifestement disproportionnée qui s’ensuivit,

Que, par conséquent, sur base desdits témoignages, l’escouade ne pouvait se considérer dans un état de légitime défense face à des agresseurs lourdement armés ;

Dès lors qu’il est établi qu’une quarantaine de grenades ont été projetées sur ou dans les environs immédiats des manifestants au cours de la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2014 ;

Dès lors , enfin, que votre ministre de l’Intérieur a déclaré, au cours de l’émission Preuve par Trois du mardi 28 octobre, que le meurtre de Rémi Fraisse n’était pas le résultat d’une bavure,

La troisième des hypothèses évoquées par le lieutenant-colonel Matelly peut, sur base des pièces rendues publiques à ce jour, être écartée.

Nous pouvons en conclure, Sire, que l’autorité publique a donné son consentement à l’usage desdites grenades offensives par l’escouade de la police militaire présente sur les lieux, que ce soit au cours de l’offensive menée ou préalablement à celle-ci.

Or, comment pourrions-nous croire qu’après les camouflets successifs essuyés par votre gouvernement à Notre-Dame-des-Landes et, dans un registre différent, plus violent sans doute, à Guiclan, le préfet du Tarn ait été amené à gérer de manière autonome cet autre conflit local au retentissement national qui agite, depuis plus d’un mois, la commune de Sivens, que, par étourderie, vous prononciez encore Sirvens, la semaine dernière, confirmant ainsi votre intérêt prononcé pour le drame dont ce lieu a été le théâtre, et, par là même, votre implication résolue dans l’établissement de la vérité quant à ses tenants ?

Comment pourrions-nous imaginer, sachant ce qui précède, que ledit dossier n’était pas administré directement par votre gouvernement, et que le préfet y a assumé un autre rôle que celui de rouage dans une chaîne de commandement longue et stratifiée comme le pont du Gard ?

Comment pourrions-nous, partant, concevoir, étant donné les implications potentielles de la contestation dans la ZAD du Testet sur l’autorité solidaire de votre gouvernement, qu’au-delà de celle de votre ministre de l’Intérieur, la responsabilité de votre premier ministre, Sire, ne fût pas directement engagée dans la résolution du conflit ?

Comment concevoir, en effet, que, dans le gouvernement à l’autorité extrêmement centralisée qui est le vôtre, le fils d’immigré en charge de l’intendance de Votre royaume, ne fût celui dont émana, à l’origine, l’ordre de disperser les manifestants tarnais par tous les moyens nécessaires, y compris l’usage d’armes militaires ?

Deux semaines auront été nécessaires à vous extraire de votre lancinante torpeur, mais vous avez toutefois, Sire, pris trois initiatives aux fins d’établir une espèce de vérité quant à l’assassinat de « ce jeune homme, Rémi Fraisse » (« that woman, Miss Lewinski »…) :

1/ Vous avez chargé votre ministre de l’Intérieur de s’enquérir quant à la nature des grenades utilisées, dont l’usage est codifié par la loi depuis plus de cinquante ans. Sauf votre respect, Votre Majesté, mieux vaut tard que jamais…

2/ Vous avez chargé le haut commandement de la gendarmerie d’enquêter sur les circonstances précises du meurtre. Sauf votre respect, Votre Majesté, l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

3/ Vous avez chargé votre garde des Sceaux de saisir deux juges d’instruction supposés établir – en toute indépendance, dites-vous – la vérité. Sauf votre respect, Votre Majesté, je me vois dans l’obligation de vous informer que plusieurs sectes – plusieurs ennemis de l’intérieur, dirait votre premier ministre – ont infiltré l’appareil judiciaire de Votre royaume à tous ses niveaux, et ce depuis des décennies, sinon des siècles. Dût l’un de leurs protégés se voir menacé par des fourches caudines indignes de son rang, ceux-ci n’hésiteraient en aucun cas à étouffer l’affaire qui le vise. La justice, Sire, est une farce, une orgie de faux-semblants, une débauche de vanité à la solde de serments contradictoires ! Plutôt vous dessiller les yeux que vous mentir, Sire ! Plutôt vous déniaiser sur le tard qu’entretenir vos illusions…

Il n’en demeure pas moins qu’avant même ces diverses enquêtes, c’est un témoignage d’empathie que les foules attendaient de vous. Une telle marque d’humanité est toujours appréciée des manants, pour qui émotion et sentiments constituent encore, les primates, des signes de compréhension et de partage. Le partage d’une douleur, en l’occurrence… Or, qui, de nos jours, ès qualité de monarque, n’étreint le peuple est appelé à embrasser funeste destin.

Deux jours durant, votre gouvernement s’est tu, pourtant. Votre propre bouche est demeurée cousue plus longtemps encore. Le premier communiqué officiel consécutif au meurtre avait des allures d’extorsion et était empreint du style technocratique si cher à Votre règne. Le second s’apparentait à un crime de lèse-majesté auto-consenti pour les besoins de la cause.

Avant même toute enquête, c’est aussi à un examen critique qu’il vous eût appartenu de soumettre vos subalternes, de manière plus fouillée qu’en les regardant droit dans les yeux.

Et avant de conclure, de manière feutrée, à l’absence de tout fluide rouge, entre-temps coagulé, sur les mains de votre premier ministre, dans l’intérêt unique de l’Intérêt supérieur de Votre royaume, menacé en son fondement par des républicains velléitaires aux attributs barbares, c’est la parole de ce ménestrel un peu fou auquel vous aviez rendu hommage qu’il siérait que vous vous rappeliez, Sire : « la gauche est l’antichambre du fascisme »…

Nous croyons en vous, Sire. Nous voulons y croire. Aidez-nous à croire, Sire ! Sire, que n’y croyons-nous plus ?!…

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/28/nombreuses-manifestations-en-france-apres-la-mort-de-remi-fraisse_1130902

http://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-remi-fraisse-la-famille-demande-a-hollande-de-faire-toute-la-lumiere-06-11-2014-4271211.php

dailymotion.com/video/x29h3fh_sivens-la-gestion-des-forces-de-l-ordre-et-les-violences-policieres_news

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