NukieLeaks : le grand bordel !

Branle-bas de combat : la cuve du troisième réacteur de la centrale nucléaire de Doel (en province d’Anvers) présente, nous apprend l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire, d’innombrables fissures, la plus importante d’entre elles mesurant un centimètre (1) ! Il pourrait en aller de même pour la cuve du deuxième réacteur de la centrale de Tihange (en province de Liège). La responsable présumée du défaut de fabrication suspecté qui en est à l’origine ? La société néerlandaise Rotterdamse Droogdok Maatschappij, qui a été bien inspirée de faire faillite un mois avant la connexion au réseau de Tihange 2, en avril 1983.

Par ailleurs, des inspections sophistiquées seront menées bientôt sur Tihange 1 (l’un des réacteurs les plus anciens), Doel 4 et Tihange 3, les réacteurs belges les plus nouveaux, qui datent tout de même de 1978, pour la date du début de leur construction, et ont été raccordés au réseau en 1985 (2).

La douche froide après le bain de miel ? Début 2011, après la catastrophe de Fukushima et dans une atmosphère détestable embuée de scission d’arrondissement, le gouvernement belge démissionnaire convenait, sous l’impulsion des autorités européennes, de procéder à ce qu’il était alors convenu d’appeler des stress tests sur les diverses centrales nucléaires. L’objectif de ceux-ci était de déterminer, à l’aune de la tragédie nippone, si nos centrales sont bien équipées pour résister à des événements météorologiques ou géologiques gravement perturbateurs, mais aussi à des attentats terroristes. Plus largement, il était assigné à ces tests un objectif de sécurité générale, qui passait notamment par une évaluation de la robustesse des différents niveaux de protection des réacteurs (3).

Le Commissariat français à l’Energie atomique, dont le site web est une véritable encyclopédie sur la question, précise qu’à la lumière de Fukushima, l’accent a été mis sur trois priorités en matière de recherche et de développement (4), dont on peut s’étonner par ailleurs qu’elles n’apparaissent que maintenant parmi les principales préoccupations des instances officielles :

  • « la dégradation du cœur [ou core] en cuve : la production d’hydrogène et la sauvegarde de l’enceinte, la formation de débris et du bain de corium (combustible et matériaux de structure fondus) et leur progression en cuve ;
  • le relâchement et le transport des produits de fission ;
  • le percement de la cuve : il convient alors d’étudier la progression du corium [cœur du réacteur en fusion] hors cuve, l’interaction du corium avec le béton et avec l’eau. »

Etant donné qu’il était établi dès 2007 que TEPCO, le gestionnaire de la centrale moribonde de Fukushima, qui était chargé de contrôler lui-même la conformité de ses installations, avait falsifié à l’envi ses rapports d’évaluation (5), la première question qu’il eût convenu que les responsables politiques se posassent n’eût-elle pas dû être celle de l’indépendance totale des instances habilitées à vérifier l’état de nos centrales ? Pas pour nos éminences, alors en plein délire narcissique communautaire !

Secondés par des experts extérieurs uniquement pour les tâches pour lesquelles ils ne bénéficiaient pas de l’expertise requise – en ce qui concerne l’exposition des centrales à des risques géologiques, par exemple – des groupes de travail ont été mis en place par l’exploitant Electrabel et sa filiale Tractebel (et, à travers eux, GDF Suez). Ce sont eux qui ont été chargés de remplir les interminables questionnaires établis par les instances ad hoc, puis d’effectuer les vérifications requises afin de pouvoir, de manière régulière, alimenter les tables rondes de scientifiques appelées à statuer sur le sujet (6). Faire reposer l’essentiel d’un stress test nucléaire sur l’entreprise privée qui gère les centrales et se fixe pour objectif de les rentabiliser le plus possible ? Une telle stratégie est commode si d’aventure il était question, en cas d’accident majeur, d’ouvrir le parapluie nucléaire…

Résultat des courses ? Ne le devinez-vous pas ? Au bémol d’une analyse de ladite étude par des experts internationaux près, les instances de contrôle ratifièrent des tests qui prouvaient de manière concluante que « tout va très bien » (7), ce dont le gouvernement ne put manquer de se réjouir.

Qu’est-ce qui explique, dès lors, le revirement soudain de ces derniers jours ? La nouvelle technique de sondage des cuves de réacteurs, qui nous est vantée comme révolutionnaire, n’existait-elle pas il y a à peine quelques mois ? Il faut sans doute chercher l’explication ailleurs. Les tentatives d’explication, pour être précis…

En premier lieu, Electrabel (donc Mestrallet), habituée à encaisser depuis des années sur le dos des consommateurs belges une rente de plusieurs milliards d’euros par an relative à des centrales depuis longtemps amorties, trouvant, en outre, confortable de ne payer que 1,05 % d’impôt sur ses bénéfices (8), se rebiffe (pour la galerie ?) contre la décision du gouvernement actuel de revoir un chouia à la hausse sa participation à l’effort national et, comme un gosse obèse habitué à se goinfrer qui en veut toujours plus, déclare depuis quelques mois que si c’est comme ça, elle fermera certaines centrales non rentables avant terme (9), bousculant ainsi le calendrier de sortie du nucléaire fraîchement approuvé par le gouvernement (10). Faire et défaire, n’est-ce pas toujours travailler ? Vingt fois sur le métier – d’aucuns disent cent – n’êtes-vous appelé à remettre votre ouvrage ? Quoi qu’il en soit, les derniers développements dans ce dossier et les tractations y afférentes s’inscrivent indubitablement, à l’approche des élections communales, dans le cadre d’une indigne partie de bras de fer entre intérêts économiques et honneur politique.

En second lieu, la technique parle d’elle-même. A l’instar de tous les autres réacteurs dont dispose la Belgique, tant Tihange 2 que Doel 3 sont des réacteurs PWR, c’est-à-dire qu’ils fonctionnent  à base d’eau ordinaire bouillante ou sous pression (11). Ces deux réacteurs, contrairement aux autres cette fois, présentent, en outre, la spécificité de fonctionner avec de l’uranium enrichi et du MOX (12). Les deux réacteurs ont donc infiniment plus en commun que le producteur néerlandais de leur cuve. Ceci nécessite quelques mots d’explication…

Le Commissariat (français) à l’Energie atomique nous dit les choses suivantes (4) : « la production d’hydrogène en cas d’accident grave est une spécificité des réacteurs à eau. […] L’hydrogène relâché dans l’enceinte de confinement […] et mélangé à l’air est inflammable si sa proportion est comprise entre 4 % et 75 % en volume. […] En cas de rupture ou de fusion des gaines combustibles, une partie de la radioactivité contenue dans le cœur du réacteur est susceptible d’être transférée dans l’enceinte de confinement, voire dans l’environnement. » Quelques petites fissures y suffiraient-elles ?

Poursuivons notre passionnante lecture : « Les études menées jusqu’à présent ont permis d’acquérir une bonne connaissance du comportement des différentes familles de produit de fission selon leur volatilité pour les combustibles actuels à l’oxyde d’uranium. L’un des objectifs est d’acquérir la même connaissance expérimentale pour les combustibles MOX. » Acquérir la même connaissance en ce qui concerne le MOX ? Se pourrait-il donc que sous la pression de lobbies divers – nous y reviendrons – une technique d’une extrême dangerosité potentielle ait été mise en œuvre avant même que n’en soient mesurés scientifiquement les tenants et aboutissants ? Impossible !

 Enfin, « l’étude de l’interaction du corium avec l’eau dans la cuve et le puits de cuve est importante pour prévenir les risques d’explosion vapeur affectant l’intégrité de l’enceinte de confinement. On étudie aussi l’interaction du corium avec le béton […], en cas de percement de la cuve. Ces phénomènes physiques demandent toujours à être explorés plus profondément. L’enjeu de ces recherches est de garantir le non-percement de la cuve […], qui constituerait une perte de l’intégrité de la 2e ou de la 3e barrière de confinement. »

 Vous vous êtes perdu(e) dans ce fatras technique ? Rassurez-vous, ça va devenir clair… Qu’est-ce que le MOX ?

MOX est donc l’abréviation de mixed oxide, soit oxyde mélangé, en l’occurrence la combinaison d’uranium enrichi et de plutonium qui compose 25 % du core (c’est-à-dire le centre du réacteur) de Doel 3 et Tihange 2 (12). La France, qui compte vingt réacteurs dont le MOX constitue 30 % du core, est la spécialiste mondiale en matière de fabrication du MOX. Mais pourquoi ce MOX est-il si dangereux ? Parce que le plutonium est la molécule nucléaire la plus dévastatrice. Utilisée pour la fabrication des bombes atomiques, elle peut, en fonction de ses différents isotopes (c’est-à-dire de ses variantes) conserver jusqu’au quart de son intensité après 50.000 ans (une période aussi longue que celle qui nous sépare du Neandertal), ce qui signifie qu’elle peut bouleverser l’environnement de manière irrémédiable. Pour l’homme, le plutonium est létal à doses infinitésimales par rapport à l’uranium (13).

 A l’origine, le MOX servait à retraiter le plutonium excédentaire issu de l’arsenal militaire américain. Robert Alvarez, un spécialiste de la question, le déclare sans détour : le MOX est un ratage. Parce que le retraitement du plutonium coûte bien plus cher que prévu initialement, et parce que la France, leader dans la fabrication du combustible hybride, ne parvient à retraiter que 12 % des surplus militaires américains. Il souligne, en prime, que ce combustible pourrait « générer des problèmes dans les réacteurs. » (14)

 Pourquoi Fukushima est-il, à l’estime de nombreux experts, bien pire que Tchernobyl (15) ? Parce que, contrairement à la centrale ukrainienne de sinistre mémoire, dont l’explosion, en 1986, n’a pourtant pas fini de produire ses répercussions, la centrale japonaise – plus particulièrement son troisième réacteur – utilisait du plutonium, transformé en MOX à raison de 30 % de son core… Malheureusement pour eux, les Japonais ne sont pas au bout de leurs mauvaises surprises…

Les premiers résultats visibles de la dispersion du MOX dans l’atmosphère après l’explosion du troisième réacteur de la centrale de Fukushima ont-ils atterri, au gré du rapport définitif relatif à la catastrophe – remis récemment au gouvernement japonais, et qui désigne l’exploitant et l’agence de contrôle comme les responsables premiers (16) – entre les mains de notre Agence fédérale de Contrôle nucléaire, après avoir transité par l’AIEA ?

Une chose semble acquise, en tout cas : même si la nouvelle de la possible fermeture définitive de Doel 3 et Tihange 2 commence à se répandre outre-Atlantique (17), il est peu probable que les dix réacteurs nucléaires états-uniens dont les cuves proviennent du même fabricant (18) y attirent une grande attention, et ce pour une raison bien simple, très politicienne et très inspirée par le business…

Alors que le cinquième épisode de la nouvelle série d’Aaron Sorkin, « The Newsroom », invite ses spectateurs à se pencher sur le rôle éminemment discret de la troisième grande fortune des Etats-Unis (derrière celles de Bill Gates et de Warren Buffett), largement inconnue des Européens (voire des Américains eux-mêmes), à savoir celle des frères Koch (actifs, entre autres, dans l’industrie pétrolière), dans le financement des figures de proue extrémistes du Tea Party, peut-être n’est-il pas inutile de nous arrêter quelques instants, à notre tour, sur l’entourage très nucléarisé du président sortant qui cherche à rempiler. L’exercice nous permettra de réfuter scientifiquement, une fois pour toutes, la propagande qui, avec acharnement, visait, en nos contrées, à présenter Obama comme un écolo américain.

[ En effet, en dépit d’une augmentation, ces quatre dernières années, du soutien fédéral aux énergies alternatives, qui s’inscrit dans la volonté affichée d’amener ces dernières à satisfaire, d’ici à 2020, dix pourcents seulement de la consommation électrique (19), ] les Etats-Unis sont, pour l’heure, de loin les premiers producteurs d’énergie nucléaire et les premiers exportateurs d’électricité produite par cette énergie (20). S’il s’est attiré les foudres de l’industrie pétrolière, avec laquelle il a rompu à la Maison blanche, alors que son prédécesseur l’y avait installée plus que jamais, l’actuel président est loin d’avoir été abandonné par l’intégralité de l’industrie de l’énergie américaine. Et ce n’est pas à celle des panneaux solaires, dont l’un des acteurs majeurs traverse une très mauvaise passe (21), que nous songeons ici, mais à celle du nucléaire, bien sûr.

Exelon Nuclear, la filiale du groupe homonyme, possède et gère le parc nucléaire le plus important des Etats-Unis, le troisième en ordre de grandeur au niveau mondial. Avec ses dix centrales et ses dix-sept réacteurs, l’entreprise, avec une sous-filiale de laquelle Electricité de France (EdF) détient depuis mars de cette année une joint venture, fournit de l’électricité à dix-sept millions de ménages nord-américains (22).

Le CEO (ou directeur exécutif) de la firme, John Rowe, ne manque pas la moindre occasion de dénoncer l’inaction de son pays quant au changement climatique (23), lequel est dû uniquement, comme chacun sait désormais, au surcroît de Co² dans la troposphère supérieure. Rowe a toujours été un soutien financier de poids pour le sénateur comme pour l’aspirant président Obama, allant, comme Clooney, jusqu’à organiser pour lui de nombreux fundraisers (ces cérémonies guindées destinées à la jet set, où le couvert coûte une fortune). Comme si ça ne suffisait pas, le président comptait parmi ses plus proches conseillers des pièces maîtresses sur l’échiquier d’Exelon. Ainsi de Rahm Emanuel, son précédent chef de cabinet (qu’il a viré avec grand fracas, prétendument pour son autoritarisme), qui a veillé au bon déroulement de la fusion stratégique qui a permis l’émergence d’Exelon. Ainsi aussi de David Axelrod, son conseiller stratégique le plus proche (24).

Faut-il s’étonner, dès lors, qu’Obama – de même que la France, au demeurant (de quelque côté que penche le pendule) – continue, même après Fukushima, de promouvoir cette fantastique énergie alternative et salvatrice qu’est le nucléaire (25) ? Faut-il s’émouvoir qu’il semble, en tant que sénateur, avoir, selon la plus absolue logique de la politique soumise à la finance, remanié des lois à l’avantage de ceux qui l’ont fait élire, et au détriment de l’intérêt général, dans cette matière hypersensible (24) ?

Si nous souhaitons préserver un monde vivable, non pas une nature fantasmée et idéalisée, mais une source de mise en perspective par rapport à l’agressivité urbaine et industrielle, le nouveau défi incontournable qui s’adresse à nous est celui des énergies réellement alternatives (solaire, éolienne, biomassive, neptunienne, …), qui méritent, dans l’attente de leur extrême rentabilité, un financement à la mesure des ambitions dont elles sont porteuses. Que les présidents s’entourent donc de ces industriels-là… Ca nous fera de l’air frais !

La recherche et le développement en matière (de fusion) nucléaire, indispensable pour espérer courir dans l’espace, n’aura qu’à être centralisée dans l’un ou l’autre désert inhabité. Et, enfin, les Hiroshima et autres Fukushima appartiendront au passé, en Iran comme ailleurs…

_____________

(1) Source : http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_fissures-a-doel-3-reunion-d-experts-nucleaires-de-8-pays-concernes?id=7822752

(2) Source :http://www.fanc.fgov.be/fr/news/doel-3-foutindicaties-m-b-t-het-reactorvat/537.aspx

(3) Source : http://www.fanc.fgov.be/GED/00000000/2800/2853.pdf (page 10)

(4) Lire : http://www.cea.fr/content/download/78243/1501891/file/DOSSIER_surete_nucleaire.pdf (page 6 / pour accéder à ce lien, introduisez-le d’abord dans votre moteur de recherche)

(5) Lire, à ce propos, ce post édifiant du 05/07/12 :https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/05/le-japon-nouveau-leader-des-energies-alternatives/

(6) Source : http://www.fanc.fgov.be/GED/00000000/2800/2853.pdf (pages 18-26)

(7)  Sources : http://www.fanc.fgov.be/fr/news/l-afcn-entame-l-evaluation-des-rapports-d-electrabel-sur-les-stress-tests/462.aspx

http://www.lecho.be/actualite/entreprises_energie/Stress_tests_positifs_pour_le_nucleaire_belge.9124707-3025.art?ckc=1

http://www.belgium.be/fr/actualites/2011/news_stress_tests_centrales_nucleaires.jsp

(8) Source : http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-06-29/electrabel-paye-tres-peu-d-impots-924024.php

(9)  Sources : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-07-05/nucleaire-la-position-d-electrabel-n-est-pas-du-chantage-925252.php

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_centrales-nucleaires-m-wathelet-se-dit-tres-surpris-par-la-communication-d-electrabel?id=7819678

(10) Lire : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120707_00179899

(11) Source : http://www.cea.fr/content/download/49912/925958/file/CEA-elecnuc-2011.pdf (p. 24 / ici aussi, introduire d’abord le lien dans le moteur de recherche pour pouvoir y accéder)

(12) Ibid., p. 52

(13) Source : http://www.naturalnews.com/031736_plutonium_enriched_uranium.html

Comme on peut le lire su le site web http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/impacts.php3 « le plutonium 239, d’une demi-vie de 24.400 ans, a une activité spécifique environ 200.000 fois plus grande que celle de l’uranium 238 et environ 30.000 fois plus grande que celle de l’uranium 235. » La demi-vie est la période au terme de laquelle une molécule nucléaire perd la moitié de son intensité. Dans le cas du plutonium 239, il faudra, après les 24.400 premières années, qu’une période équivalente s’écoule pour que ladite molécule ne conserve plus que le quart de son intensité, et ainsi de suite.

(14) Source : http://www.dcbureau.org/20110315782/natural-resources-news-service/mox-fuel-rods-used-in-japanese-nuclear-reactor-present-multiple-dangers.html

(15) Source : http://www.bewustnieuws.nl/tag/mox/

(16) Source : http://www.connaissancedesenergies.org/fukushima-remise-du-rapport-final-du-gouvernement-120724

(17) Source : http://www.huffingtonpost.com/huff-wires/20120810/eu-belgium-nuclear-plant/

(18) Source : http://www.levif.be/info/belga-politique/fissures-a-doel-3-reunion-d-experts-nucleaires-de-8-pays-concernes/article-4000163356083.htm

(19) Le complément circonstanciel [ entre crochets ] a été ajouté le 26 août 2012, à la lumière d’une nouvelle analyse effectuée par Bloomberg, dont le présent article, daté du 23 août, rend compte : http://www.bloomberg.com/news/2012-08-23/romney-s-energy-plan-ignores-the-success-of-solar-and-wind-view.html

Outre la dépendance bien connue des Etats-Unis au pétrole, qui amène certains à vouloir repousser toujours plus loin sur leur territoire, sans le moindre égard pour l’environnement ni les biotopes, les limites de la prospection, l’article souligne leur effarante consommation de charbon, lequel fournit actuellement 45 % de leur électricité…

(20) Source : http://www.world-nuclear.org/info/inf41.html

(21) Source : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120813trib000714246/panneaux-solaires-solarworld-justifie-ses-pertes-par-le-dumping-de-ses-rivaux-chinois.html

(22) Source : http://www.exeloncorp.com/energy/generation/nuclear.aspx

(23) Source : http://www.usatoday.com/money/companies/management/profile/2010-01-25-roweceo25_ST_N.htm

Vous noterez, au passage, qu’il n’existe aucune étude relative à l’influence possible de la production humaine d’énergie nucléaire et / ou de l’usage de certaines de ses applications sur le réchauffement climatique.

En ce qui concerne le programme militaire américain ultraconfidentiel HAARP, en revanche, il existe bel et bien une étude des plus scientifique, mais elle ne semble pas troubler grand monde : http://www.grip.org/pub/rapports/rg98-5_haarp.pdf.

Voici comment Luc Mampaey, Attaché de Recherche au Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP), présente cette étude récompensée par l’Université libre de Bruxelles et relayée par le Parlement européen : « Sur un site du département américain de la défense (DoD) à Gakona, en Alaska, l’U.S. Air Force et l’U.S. Navy ont entrepris, en 1993, de faire construire une station de recherche sur les propriétés de l’ionosphère d’une puissance jusqu’ici inégalée: c’est le programme HAARP, High Frequency Active Auroral Research Program. Pure recherche scientifique affirment les militaires; étape supplémentaire et risquée dans les tentatives militaires de manipuler l’environnement à des fins hostiles, rétorquent quelques scientifiques et des organisations écologistes ou pacifistes. A première lecture, rien ne distingue pourtant HAARP des installations de recherches  ionosphériques déjà en fonctionnement. Sauf le gigantisme des puissances évoquées, et le contrôle exclusivement militaire du projet. D’où les inquiétudes et la perplexité qu’il suscite, amplifiées encore par la langue de bois, ou les silences, des autorités militaires. HAARP n’est-il que la partie émergée de nouveaux projets militaires, préludes à une nouvelle course aux armements? HAARP risque-t-il de provoquer des dommages irréversibles ou majeurs à l’environnement? Ou bien n’y a-t-il vraiment aucune raison de s’inquiéter?

 […]

 HAARP est un programme scientifique. Aux mains des puissants, il peut cependant conduire au progrès comme à l’oppression et au désastre. Sans préjuger des intentions finales des Etats-Unis, et reconnaissant que ce travail émet plusieurs hypothèses, et relaye certaines spéculations, il s’avère fondé d’affirmer que le programme HAARP, en synergie avec d’autres programmes militaires, peut conduire à des déséquilibres dangereux pour l’environnement et les populations. »

 (24) Source : http://www.nytimes.com/2008/02/03/us/politics/03exelon.html?_r=1&pagewanted=all

(25) Source : http://www.msnbc.msn.com/id/42106967/ns/politics-white_house/t/obama-defends-nuclear-energy/

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