Louange au voyageur…

Il venait de loin.

Par grandes enjambées, petits pas mesurés, pas de loup hésitants, il avait franchi collines, rivières, barrages et bocages. Ce qu’il cherchait ? Le savait-il encore ? Que de fois, pendant son périple, le caillou sur lequel il posait ses pieds endoloris n’avait-il fait sa danse ? De combien de révolutions n’avait-il été le spectateur ? Par combien de nuits aux étoiles lointaines ne s’était-il laissé bercer ? A combien de reprises les tendres lueurs de l’aube n’avaient-elles induit en lui l’impression d’une fin d’odyssée ? Que leur dirait-il, à ces aborigènes étranges, à ces sauvages civilisés ? Pas plus qu’eux lui, il ne les connaissait. Seraient-ils sensibles à son voyage inédit ? Manifesteraient-ils quelqu’intérêt ? La densité tragique de son épopée par lui seul visible l’avait porté vers les rivages d’une insouciance à réinventer. Spontanéité d’un sourire, curiosité d’une découverte, émerveillement d’un horizon. Flottement. Il y serait bientôt. Et bientôt, espérait-il, de curieuses silhouettes blanches lui lanceraient au loin…

« Viens, régresse avec nous… »

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