Sans titre 1

Beati pauperes spiritu… Tous, nous servons quelqu’un ou quelques-uns et, à travers eux, quelque chose mais, in fine, rien de ce que nous faisons ne sert à quoi que ce soit, pas à nous en tout cas. Faire revient donc uniquement  à servir l’apparent immuable, ce qui fait de faire un acte de collaboration. Collabo ou résistant pendant la deuxième guerre mondiale ? Nous sommes nombreux à nous être posé cette question, ne fût-ce qu’en diagonale. La collaboration d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Pas encore. De nos jours, il faut d’abord se rendre compte que l’on collabore, et à quoi. Collaborer est intrinsèque, ce n’est pas un choix. Un immense voile recouvre le sordide qui était sordidissime naguère, et crûment apparent aux yeux de tous. Chacun collabore dans son coin. C’est ce qui rend la dichotomie caduque. A l’heure actuelle, résister peut se limiter à ne pas collaborer. C’est aussi simple que ça. Ce l’est encore, ici. Mais comment survivre en résistant ? Et comment vivre ? Souveraine ambition ! En démocratie d’apparat aussi, la collaboration est un système, une putain de hiérarchie ! Ab esse ad posse valet, a posse ad esse non valet consequentia … Seul le refus de la collaboration peut venir à bout de la collaboration pour la supplanter par la collaboration. Mais en avons-nous l’ambition ?

Catégories : Philo de comptoir | Poster un commentaire

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