« Elite » pédocriminelle : « je te tiens, tu me tiens… »

« Presque chaque parti est, directement ou indirectement, impliqué. C’est mieux qu’on se mette d’accord et qu’on scelle une entente pour repartir du bon pied, les mains propres. Tu ne trouves pas, Yannick ? » Nous sommes en 1996, en pleine agitation populaire consécutive à l’arrestation du meurtrier et pourvoyeur d’enfants qui n’a plus à être nommé. Un certain Marc B., avec qui je partageais mon premier engagement politique, me reconduit chez moi. Nous venions de tenir un meeting dans les locaux de la piscine communale de Saint-Josse, où un autre militant, d’une cinquantaine d’années, observait fixement deux gosses d’origine marocaine d’une dizaine d’années qui faisaient quelques longueurs. « Ils sont beaux, hein », m’avait-il lancé avec le regard concupiscent du pervers de service.

En réalité, j’ignorais à quoi ce Marc faisait allusion, ou plutôt je n’en mesurais pas toute la portée. Un peu plus tard, à l’occasion de la conclusion des accords dits Octopus, dénommés ainsi parce qu’ils avaient réuni en urgence autour de la table les huit principaux partis belges, pour réformer l’appareil policier notamment, les choses deviendraient un peu plus claires, cependant que, sous la pression de la terreur populaire, les langues commenceraient à se délier au sein du parti.

Lorsque j’ai vu, il y a quelques jours, le nouveau premier ministre libéral-conservateur néerlandais, qui est en réalité l’ancien, s’exprimer au Parlement néerlandais sur le couac provoqué par une réforme des soins de santé bataves obtenue de haute lutte par son partenaire social-démocrate dans le cadre des quelque cinquante jours de négociation qu’il aura fallu à leurs partis respectifs pour trouver un terrain (très friable) d’entente, cinq jours à peine après la lecture de la déclaration de politique générale supposée allier les contraires dans l’espoir d’un hypothétique salut national censé clore la période trouble qui a agité le pays depuis 2010, je me suis souvenu des propos de 1996.

« Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. » La campagne électorale a beau avoir été féroce, c’est à une scène de conte pour enfants qu’ont assisté les téléspectateurs néerlandais cette semaine. Sourires forcés sur toutes les bouches, de quelque côté que l’on porte le regard, poignées de main, embrassades, discours convenus et quasi dithyrambiques de presque tous les partis, y compris du parti de gauche local, par la voix du nounours qui le dirige : c’est un peu comme si venait d’avoir été formé un gouvernement d’union nationale qui les réunirait tous dans ce magique Eden retrouvé… Pour résumer la situation avec les termes d’un professeur (belge) de droit canon : « ce gouvernement s’est spécialisé dans l’art de vendre du vent »…

Pourtant, la tempête gronde, et tous ces protagonistes ne le savent que trop bien. Depuis 2002, en effet, le siège de secrétaire général du ministère de la Justice et de la Sécurité est occupé par un personnage pour le moins embarrassant que tous s’échinent pourtant à protéger de leur parapluie : Demmink, Joris de son prénom, traîne derrière lui des casseroles en surnombre qui permettent aujourd’hui à quiconque de traquer sur Internet ses louches agissements de pédoprédateur présumé (1). La Thaïlande, la Turquie, la République tchèque et d’autres destinations célèbres pour la facilité de s’y procurer, sous l’âge légal, des compagnons rémunérés d’un soir figurent au nombre de ses régulières escapades.

Qui connaît les étalons tchèques sait qu’ils laissent rarement indifférents : c’est toute une armada de modèles qui, au lieu de se déhancher sur les catwalks de Milan, se pressent pour tourner dans des films X ou accompagner ces messieurs fortunés pour une nuit, garnissant ainsi leur portefeuille de quelques billets bienvenus (3). Mais, outre ceux-ci, plusieurs mineurs s’adonnent eux aussi à ces pratiques, avec leur consentement ou sous la contrainte.

C’est au bar Pinocchio – tout un programme ! – qu’aurait été aperçu notre homme à de multiples reprises, dans les années ‘80. En 2007, ledit bar a changé d’enseigne, devenant le Temple, sous l’impulsion d’un homme d’affaires originaire de Los Angeles, qui affirme à ce propos qu’il a « nettoyé l’endroit [et que] l’atmosphère [y] est bonne à présent. » (4)

Mais, aux Pays-Bas aussi, le secrétaire général se serait adonné à diverses reprises à des viols d’enfants âgés de douze à quatorze ans, un commerce qui aurait été facilité par le milieu de la pègre, dont d’aucuns estiment qu’il tenait le haut fonctionnaire par sa barbichette fictive, et contrôlait par son entremise un département régalien crucial.

C’est en tout cas ce qu’assurent plusieurs témoins, locaux et étrangers, dont les déclarations et les plaintes ont été systématiquement écartées sans la moindre enquête approfondie par le ministère où siège… Vous avez compris ! Dans la catégorie des conflits d’intérêts, celui-ci confine assurément à la quadrature du cercle ! Rares sont pourtant les politiciens du pays à la tulipe qui ont pris la peine d’émettre ne fût-ce qu’une réserve à l’égard de l’intéressé. La plupart d’entre eux fuient à toutes jambes les caméras lorsque le sujet est abordé, tandis que d’autres, dont les ministres successifs supposés assurer la tutelle du ministère dont question, ont toujours soutenu sans réserve leur confrère.

Jamais un démenti, de quelque nature qu’il soit, n’a été apporté par Demmink aux accusations gravissimes dont il fait l’objet de la part de plusieurs victimes. Jamais les témoignages confondants qui l’accablent n’ont été gratifiés d’une ébauche de réaction. Troublant, non ? aurait dit Desproges. Au contraire, son mutisme et son inquiétude sont apparus récemment au grand jour lorsqu’il a été directement confronté à celles-ci, à la sortie de son domicile haguenois. Observez donc son regard qui se fige à la vitesse d’un gland qui se rigidifie…

C’est que, depuis son départ à la retraite, il y a une semaine ou deux, les pressions internationales s’intensifient à son encontre. Une commission spéciale du Congrès américain a même été mise sur pied pour examiner son cas spécifique, les Pays-Bas étant considérés comme une plaque tournante du trafic d’êtres humains, d’enfants mineurs en particulier, et trois députés américains (républicains) sont bien décidés à ne pas lâcher le morceau (2).

Ce morceau pourrait bien être le lien manquant, la clé à l’énigme Zandvoort, du nom de cette localité néerlandaise où ont été découverts des DVD contenant des photos qui représentaient plus de 8000 enfants (dont certains de très bas âge) nus, abusés et malmenés par des criminels sadiques. Ces preuves permettraient d’établir le lien entre les réseaux d’exploitation sexuelle d’enfants à travers l’Europe (et au-delà), qui impliqueraient de nombreuses personnalités du monde des affaires et de la politique. Au Portugal, le ménage a été fait, dans une certaine mesure, il y a deux ans, dans le cadre de l’affaire de l’orphelinat de la Casa Pia, qui s’est soldée par la condamnation d’un présentateur-vedette de la télévision nationale et d’un ambassadeur (notamment).

Malgré les similitudes entre les différents dossiers (profils de personnalités impliquées, loi du silence) et les parallèles que permettent d’établir les fichiers informatiques de Zandvoort, auxquels elle ne semble avoir donné aucune suite, la Belgique, fidèle à sa longue tradition, a opté pour le « circulez, y a rien à voir » . Un réseau ? Pensez donc : des prédateurs isolés, a conclu la commission ad hoc ! C’est probablement de cette success story que cherchent à s’inspirer à présent les conservateurs d’outre-Manche (où des directeurs d’orphelinats portaient également une double casquette), de même que leurs (plus ou moins) coreligionnaires bataves…

Car, dans ce dernier cas, l’absence, à ce jour, de poursuites contre Demmink est loin d’être un cas isolé (5). « Il faut sauver le soldat Demmink (et nous par la même occasion) », semble avoir délibéré le monde politique. « Le domino Demmink, il faut le faire tomber », vocifèrent, quant à eux, un nombre toujours croissant de citoyens…

____________

(1)    Source (NL) : http://www.geenstijl.nl/mt/archieven/2012/10/dan_doen_de_vs_het_wel_de_zaak_demmink.html

(2)    Source (EN) : http://www.prnewswire.com/news-releases/pressure-mounts-for-the-arrest-of-dutch-justice-ministry-secretary-general-joris-demmink-on-child-rape-claims-170534736.html

(3)    Lire (EN) : http://www.romea.cz/en/news/czech/the-lives-of-czech-and-romani-male-prostitutes

(4)    Source (EN) : http://prague.gayguide.net/Gay_Guide/Bars_Clubs/

(5)    Source (NL) : http://www.geenstijl.nl/mt/archieven/2012/08/blijerheideschafraad_updatetop.html

***

(ajout du 17 avril 2015)

Que reprocher à Christian Panier ?

Imaginons qu’ils soient, un jour, contre toute attente, jugés pour crimes de guerre, incarcérés, puis, quelques dizaines d’années plus tard, remis en liberté conditionnelle, sans qu’ils sachent où aller… Il faudrait un sérieux courage, une rectitude morale à toute épreuve, pour accueillir chez soi, sans contrepartie et sans la moindre expression de repentance de leur part, George W. Bush, Bachar al-Assad, Abou Bakr al-Baghdadi, ou encore Benyamin Netanyahou. Ce serait un peu comme héberger Hitler en personne, lui reconnaître, selon les principes de l’Etat de droit, la qualité qui, en dépit de tout, le fait appartenir à la grande communauté humaine, dût-elle s’en offusquer…

En hébergeant dans la douceur bucolique de son imposante ferme namuroise celle que, sinon, les manants du coin, la fourche à la main, eussent tôt destinée au bûcher comme la première sorcière venue, c’est un acte quasi similaire qu’a posé l’ex-président du TPI (Tribunal de Première Instance) de Namur Panier. Quasi, car il importe, toutefois, d’éviter tout amalgame entre possible exécutante et architectes déclarés de l’ignominie, comme il importe d’évaluer la gradation dans l’architecture : si, d’aventure, l’occasion se présentait, déclarait Panier hier soir, à la T.V., un petit plan à trois avec Dutroux lui-même pourrait également – « pourquoi pas ? » – avoir ses faveurs.

Tandis que la T.V. illustrait son admirable dévouement par une scène phare de l’une de ces mises en images forcément kitsch de la biographie romanesque vouée, depuis des lustres, à l’adoration de cet étrange personnage que Rome, avant de ressusciter par les lettres, aurait mis à mort par la croix, Christian faisait la moue. A travers un enchaînement digne du MTV des beaux jours, où s’entrecoupaient passages dudit film et citations de l’intéressé, c’est sans doute aux versets suivants de Matthieu que la T.V. souhaitait faire allusion :

« Vous avez appris qu’il a été dit: tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (5:43-48)

L’immaculation faite homme, Panier ? Voire ! Adversaire du tout-répressif, de l’incarcération à tout-va, censée répondre aux répercussions des inégalités sociales massives, résolument opposé à la privatisation du système pénitentiaire pratiquée outre-Atlantique (qui trouve, chez nous itou, ses bleus avocats), toutes choses qui ne peuvent que nous le rendre sympathique, partisan, en outre, de la transaction pénale si et seulement si les très riches ne sont pas les seuls à en bénéficier, notre homme est avant tout d’extrême-gauche !

L’un ou l’autre psychanalyste fourvoyé, politologue à ses heures perdues, a certes pu prétendre que le communisme centralisé, avec sa nécessaire figure de proue omnisciente en son centre, ne traduisait jamais qu’un transfert sur un objet athée de valeurs intrinsèquement chrétiennes, mais en quoi diable la Martin est-elle l’ennemie du juge à la retraite ? En quoi le maltraite-, le hait- ou le persécute-t-elle ? Panier – alléluia ! – aurait-il atteint la perfection ? Si tel était le cas, il ne jurerait pas autant, et pas en public ! Et le châtiment de masse suprême qui règlerait le compte de tous les tordus qui maltraitent ou persécutent, mettant fin à cet infâme entre-deux sado-maso, serait enfin inscrit au calendrier.

Sachons raison garder : si la Martin n’est pas la Voisin, Panier n’est sans doute pas davantage Blanche-Neige. En témoigne sa réaction pour le moins indélicate à une paire de posts Facebook indignés, signés Gino Russo et Jean-Denis Lejeune. Dans ces posts, les deux figures d’abnégation, forcées, au fil des décennies, d’avaler, au nom de la Justice, les pires couleuvres qui soient, ayant appris que les Clarisses avaient fait, en la personne du juge à la retraite, une nouvelle émule, s’émouvaient de ce nouveau camouflet. Sa réaction, Panier prétend à présent la regretter, mais à la manière du politicien, laquelle charrie toujours son lot de circonlocutions qui finissent par faire douter de la sincérité des regrets : « si mes propos, tels que rapportés par la presse, ont pu blesser », etc…

Ben oui, ducon ! Quand tu balances à la gueule de personnes modestes qui ont tout subi – le pire du tout, s’entend – en gardant toujours, cependant, la tête haute, que « [tu] les [as] connu[es] plus digne[s] et plus raisonnable[s] », c’est un énième coup que tu leur assènes, toi qui affirmes refuser de t’ériger en « conseiller de conscience » ou en « juge » de celle qui a délibérément, selon la version officielle, laissé deux gamines crever de faim, mais ne sembles pas trop gêné aux entournures, en revanche, pour statuer sur l’attitude de victimes pérennes, ces victimes – que le son de ce mot est insupportable ! – aujourd’hui instamment invitées, comme le fut Paul Marchal lors d’une émission de T.V. flamande, en janvier 2014, face à une auteure qui avait cru bon de se faire du beurre en se glissant dans la peau de la matonne – Dieu la préserve d’avoir à se mettre dans la peau des suppliciées ! – à faire preuve de compassion à l’égard des Thénardier, parce que les Thénardier eux-mêmes ont sans doute eu un parcours difficile, et parce qu’ils sont des hommes, après tout, et que Cosette, c’est le passé…

Oui, Ducon, lorsque tu te permets d’ironiser sur l’état de santé de l’un de ces parents, susceptible d’expliquer « l’altération de sa clairvoyance légendaire », c’est leur plaie demeurée béante que tu remues avec un malin plaisir. Tous les choix respectifs qu’ils ont été sommés d’effectuer sont-ils incontestables ? Sont-ils des saints ? Ils ne réclament pas ce statut, juste un peu, un tout petit peu de respect, de compréhension et d’empathie… durables. Et si la dignité qu’ils ont manifestée une nouvelle fois en se désolidarisant de la manif démago-brune qui s’est tenue, il y a quelques semaines devant le nouveau domicile de votre protégée ne vous suffit pas, que vous faut-il de plus, Votre Honneur ?…

Tous les parents touchés par l’affaire Dutroux sont unanimes : à aucun moment les tortionnaires n’ont-ils exprimé le moindre regret. Quant aux indemnisations dues, il eût mieux valu ne pas en parler : « [Martin] essaie, dans la mesure de ses moyens, [d’indemniser les victimes] puisqu’elle vit d’allocations sociales qui, comme vous le savez, ne sont pas particulièrement généreuses et qui risquent, hélas !, si la politique que notre pays connaît [se poursuit], de l’être moins encore à l’avenir […] ». Peut-on imaginer meilleure défense des allocataires sociaux ?!

Héberger une meurtrière vilipendée par un peuple entier, mais libérée sous conditions, est-ce répréhensible ? N’incombe-t-il à la raison, vu les circonstances, de donner tort aux émotions suspectes et de porter haut l’étendard de l’Etat de droit ? Louable préoccupation, mais telle est-elle vraiment la question ?

A mon estime, la question est triple, et je vous la pose, Monsieur le Juge :

a/ Avez-vous suffisamment pris conscience, dans l’acte que vous avez posé, de la dualité interprétative qu’autorise sa dimension symbolique, et des conséquences politiques de la face négative de cette dualité ?

b/ Les SDF morts de froid en Belgique, l’hiver dernier, méritaient-ils moins votre sollicitude ?

c/ Lorsque vous affirmez que la Martin « [vous] a confié un certain nombre de choses rares […], des choses que [vous] consid[érez] déontologiquement [n’avoir] à révéler à strictement personne », situez-vous votre affirmation sur un plan juridique, politique, ou éthique ?

Dans le premier cas de figure, pouvez-vous considérer que d’autres, considérant tout autre chose, et arguant que vous n’êtes pas tenu par le secret du confessionnal, brandissent tout aussi déontologiquement une obligation inverse, si les « choses rares » dont vous faites état sont susceptibles d’altérer certaines conclusions judiciaires ?

Dans les deuxième et troisième cas, entremêlés pour l’occasion, estimez-vous pertinent d’ajouter un peu plus de confusion encore à un dossier dont la confusion fut, de bout en bout, la trame, quelques allusions voilées supplémentaires, égoïstes ou politiques, à l’indigne marchandage sous-jacent qui n’a cessé de marquer de sa vile empreinte cette innommable tragédie aux mille masques ?

Vous en avez trop dit ou n’en avez pas dit assez, Monsieur. Et s’il est une chose qui, en l’occurrence, peut, en conscience et en raison, au-delà, donc, de toute passion, légitime ou lugubre, vous être reprochée par tout un chacun, c’est cette courte incise que vous, ancien dépositaire d’autorité, avez glissée dans l’entretien, qui, après tant d’autres, perpétue l’insoutenable équivoque et maintient vivace une ombre malsaine…
______________

https://www.rtbf.be/info/emissions/article_menace-conspue-christian-panier-est-l-invite-de-jeudi-en-prime?id=8957819

http://www.dhnet.be/actu/belgique/l-ex-juge-panier-heberge-michelle-martin-jean-denis-lejeune-et-gino-russo-se-dechainent-sur-facebook-551d0f423570fde9b275ca67

http://www.sudinfo.be/1254017/article/2015-04-01/exclusif-rien-ne-va-plus-entre-gino-russo-et-christian-panier-je-l-ai-connu-plus

http://www.vandaag.be/binnenland/143816_hemmerechts-niet-de-bedoeling-paul-marchal-te-kwetsen.html

 

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