Enfance et sexualité « adulte »…

(Cet article, en ce compris son titre, a été modifié de fond en comble le 25/07/14. L’esprit de l’article initial, trop sentencieux dans sa forme, a néanmoins été préservé.)

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Considérez deux cas d’espèce : d’une part, celui d’un adolescent de dix-sept ans qui fait parvenir depuis son GSM à sa petite amie de deux ans plus fraîche une photo de lui dans son plus simple appareil, une lubrique protubérance venant pimenter l’immortalisation, et l’invitant à en faire autant, dans la mesure des moyens dont l’a pourvue la nature; d’autre part, celui d’un moniteur de camps de vacances pour jeunes pousses prépubères qui, la nuit tombée, vagabonde entre les intimités de ceux (et celles, accessoirement) dont il a temporairement la tutelle.

Si saugrenu que cela puisse paraître, l’adolescent et le moniteur sont, à l’estime d’une certaine justice, déclinée différemment ici et là dans le monde libre, logés à la même enseigne, celle du détournement de mineur(s), le premier aux Etats-Unis, instantanément (1), le second en France, avec près de vingt ans de retard (2).

Je pense avoir déjà écrit à de multiples reprises à quel point, selon moi, les visions traditionaliste et postmoderniste de la société s’entretiennent, s’alimentent l’une l’autre, garantissant par là même leur pérennité mutuelle. Les deux cas d’espèce qui précèdent, ni fortuits ni imaginaires, me semblent illustrer à la perfection cette connivence inavouée : après tout, les propositions « il est interdit de… » et « il est interdit d’interdire » ne contiennent-elles pas toutes deux une interdiction qui révèle le recours à un système ?…

Dans les deux cas susévoqués, le sordide est au rendez-vous : aux Etats-Unis (en Virginie !), le procureur qui, à la requête des parents de la jeune fille (lesquels ont découvert le pot aux roses), poursuit l’ado, avait initialement insisté pour que soit procédé à une identification assermentée de l’organe en érection, la photo délictueuse ayant apparemment cliché, par ailleurs, une décapitation virtuelle. Devant le tollé provoqué par l’initiative, qu’elle fût elle-même le fruit d’un esprit pervers ou l’occasion de railler le ridicule de la situation, la vice-hermine a toutefois reculé. Le jeune contrevenant n’en encourt pas moins une peine de prison… ferme (!). En France, alors que les premières plaintes à l’encontre du moniteur ont été déposées durant la première moitié des années quatre-vingt-dix, rien de concret ne semble avoir été entrepris par le ministère public avant l’année 2008.

A n’en pas douter, les partisans de la trique flagellatoire se rueront sur le second exemple pour faire valoir leur bon droit, tandis que les thuriféraires de la carotte (du laisser-faire, si vous préférez) s’empareront du premier pour justifier le leur. Regardez combien le système est permissif; il est impératif de protéger nos enfants du Mal. Regardez combien le système est rétrograde; il est impératif de libérer les jeunes de cette tutelle paternaliste qui leur interdit toute sexualité. Dans les deux cas, pourtant, les mineurs concernés sont les dindons de la farce…

Certes, les deux exemples auraient pu s’étoffer de détails qui eussent rendu la ligne Maginot moins claire : malgré leur jeune âge, certains ados de dix-sept ans officient tels de précoces maquereaux, et d’autres n’hésitent pas à tester auprès d’adultes bien intentionnés leur capacité de séduction. Ainsi va la vie, subjective, et il serait idiot d’en faire abstraction. Néanmoins, contrairement à l’adulte, le mineur n’a, sauf dans les cas extrêmes, eux-mêmes révélateurs d’abus, pas davantage connaissance du cadre juridique dans lequel il évolue qu’il n’a conscience du degré réel de « la merditude des choses » (c) telle qu’elle peut s’exprimer dans le consumérisme sexuel, sur fond de GHB et d’épidémie. Abstraction faite du cadre légal, l’adulte a bien davantage à gagner d’une relation sexuelle avec un novice que l’inverse : il sait non seulement ce qu’il y cherche, mais aussi ce qu’il va y trouver. Il n’a, en outre, rien à y perdre. C’est pourquoi une responsabilité éthique devrait s’imposer à lui, hors de toute pression sociale.

Si l’âge conventionnel de la maturité sexuelle peut faire débat, tant il varie selon les divers consensus légaux, même au sein d’ensembles de pays réputés proches du point de vue culturel, faire fi, sans plus, de son opportunité témoigne d’un refus de reconnaître l’enfance pour ce qu’elle ou devrait être : la seule période d’insouciance qu’à l’heure actuelle, le système accorde à l’être humain, dans les classes moyennes des pays dits développés. Au-delà de la fraîcheur charnelle de l’objet convoité, c’est cette insouciance que cherche à s’approprier pour un temps le prédateur, de la même façon qu’a contrario, dans certaines cultures primitives, consommer un animal qui se distingue par sa robustesse permet prétendument de faire sienne une part de sa puissance. L’enfant est ici la muse qui permet à celui qui le consomme de remonter le temps afin de le réagencer à sa manière, la drogue à accoutumance qui devient nécessaire lorsque l’effet s’estompe, le détenteur de l’énergie qui propulse la création, aussi…

L’attitude des adultes présumés qui font une fixation sur les enfants, ou même les jeunes adolescents, comme objets sexuels ne constitue ni une rupture par rapport au modèle dominant, ni sa subversion, mais sa continuation logique, dans laquelle l’autorité trouve toujours une forme pour assujettir. Que plusieurs parmi ceux-ci aient un temps côtoyé le gratin, jouissant ainsi de protections déplacées, ne l’atteste-t-il pas ? La toute-puissance demeure l’objectif ultime, là au nom de Dieu, ici au nom de soi…

Or, c’est précisément l’argument qu’ils avancent le plus souvent eux-mêmes, à savoir la non-équivalence des jeunes en termes de maturité sexuelle, qui se retourne le mieux contre eux : malgré l’omniprésence de la pornographie (et des clichés qu’elle instille), il y a (heureusement) encore des enfants de treize ou quatorze ans qui ne sont pas obsédés par la chose. Les y contraindre ou les y pousser, mine de rien, équivaut à instituer une nouvelle norme, à renier la diversité. Qu’y a-t-il donc de si réactionnaire à laisser jusqu’à dix-huit ans les jeunes expérimenter entre eux ? Pénétrer un gosse, puis l’aider à faire ses devoirs ne reflète-t-il pas une légère confusion ?

Dans toute sexualité s’insinue une part d’enfance, une part de celui qu’il était, de celui qu’elle était, de celui que j’étais. Mais, d’une manière générale, le regard d’un enfant exprime bien plus que ce qu’y projette l’adulte. C’est un trésor de jouvence. Apprenons à  savourer le regard d’un enfant…

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(1) Source : http://www.rtl.be/info/monde/international/1109662/usa-un-adolescent-encourt-la-prison-pour-un-sexting-a-sa-petite-amie

(2) Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1190424-docu-sur-l-ecole-en-bateau-cette-atroce-affaire-de-pedophilie-doit-nous-faire-reflechir.html

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(subarticle ajouté le 03/07/14)

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Confessons-le d’emblée : je n’ai pas lu vos livres, monsieur Matzneff. Tout au plus ai-je lu quelques-uns de vos billets d’opinion. Mais, après tout, comme l’affirmait Lévy sous les rayonnements Technicolor dont il est si féru, nous n’irions pas bien loin s’il nous fallait, pour émettre un avis sur un auteur ou nous approprier sa pensée, avoir lu l’intégralité de ses écrits. Et de citer en guise d’exemple la chouette de Hegel, si mes souvenirs sont bons… Je suis donc persuadé que votre grande âme ne prendra pas ombrage de ce que la lecture de ceux-ci, plus qu’hypothétique dans mon chef, est, en outre, subordonnée à une liste de priorités littéraires autrement plus cruciales dont la taille et le diamètre, bien plus qu’ils ne m’émeuvent, me donnent le vertige.

Eh oui : même si je n’ai, par comparaison, pas eu trop à me plaindre de l’enseignement littéraire qui m’a été prodigué, force est de concéder que ma génération n’a fait qu’effleurer les grands classiques, de loin en loin qui plus est. C’est sans doute un motif de regret, de manque aussi, encore qu’à l’ère des messages courts comme une par trop éphémère extase, de nature à rabibocher Robert et Larousse, eussent-ils été contemporains, en leur ôtant à tous deux leur dernier souffle, une ère qui est aussi celle, les malheurs venant généralement par grappes, de la sanctification d’un premier degré moribond, pareille culture vaille plutôt à son furtif (co)détenteur le statut d’exilé de la vie dite publique que l’appréciation de compagnons de salon hautains, de toute façon disparus. Mais ne pinaillons pas…

Vous me voyez venir, n’est-ce pas, monsieur Matzneff ?…

Eh bien, détrompez-vous : cette lettre ouverte (un sous-genre que vous avez-vous-même pratiqué, récemment encore) ne sera pas une énième pustule qu’un zeste d’Eau précieuse parviendrait sans trop de difficulté à effacer d’une face aux atours apparemment angéliques, sinon. Je sais tout le mépris dans lequel, du haut de votre montagne, vous tenez les simplifications grossières et les procès en sorcellerie menés par ces esprits cacochymes qui ne se sont trouvé d’autre talent que celui de procureur. Et, sans prétendre moi-même au moindre talent sinon celui d’aligner de temps à autre quelques mots virtuels – ne le sont-ils pas tous ? – selon une rythmique propre à la fougue ou à l’apaisement, à la pesanteur ou à la légèreté du moment, je vous en fais d’ailleurs l’éloge.

Il est un principe que je partage avec vous, en effet : la liberté pour un roman de tout dire, sans la moindre retenue autre que le style. Si, même par le roman, un auteur ne pouvait, par exemple, dévoiler sa compréhension de l’humanité d’Hitler, si la morale prétendument commune s’abattait, en somme, comme un faisceau d’éclairs de source forcément divine, sur les écrits les moins conformes, si – j’hésite à user du terme, tant il a une connotation normative a contrario – toutes les dépravations de l’esprit étaient frappées de censure, où irions-nous ?…

L’histoire de cette dernière, grossière dans ses prétentions, ne renvoie-t-elle pas notamment aux interdits qui ont toujours frappé la langue populaire, laquelle, bien souvent, se distingue, contrairement à ceux qui la charrient, par sa capacité de s’affranchir bien plus que les langues racées des conventions systémiques ? Oui, le roman peut tout dire. Oserais-je écrire que c’est là son devoir ? Quoi qu’il en soit, il contient probablement plus de vérité(s) que tous les traités et essais réunis, peut être même davantage, comme l’ont suggéré certains (non des moindres), que la réalité elle-même. A l’instar de la poésie, le roman doit être cet espace de liberté absolue auquel les esprits dégagés des contingences passagères aspirent vainement ailleurs, dans le cadre dit commun. Et c’est à ceux qui œuvrent sournoisement, plus souvent par conformisme latent (et donc absence d’illumination) que par réelle volonté de nuire, à rogner cet espace que l’on reconnaît, j’en conviens avec vous, les graines de fascistes.

Mais si le roman a le pouvoir de tout dire, il a également celui de tout suggérer. Or, permettez-moi de vous l’écrire, monsieur Matzneff : vous me paraissez suggérer fort peu, c’est-à-dire que non seulement les mots qui coulent de votre plume résonnent creux pour qui cherche à bander, mais aussi que cette impuissance du lecteur est magnifiée par votre omniprésence. Vous êtes-vous laissé prendre au jeu bancal de la critique niaise, qui, comme pour confiner définitivement la fiction à un pré carré et mettre son auteur en cage, s’enquiert toujours en priorité de la conformité entre l’écrit et la biographie ? Si tel est le cas, vous n’aurez probablement pas fait preuve d’une grande indocilité. Est-ce parce que vous rêviez de devenir dans l’agora ce que vous étiez déjà sur le négatif : le personnage (déterminant défini) de votre propre histoire ?…

Cette ombre est d’autant plus lourde qu’elle impose une figure monolithique à laquelle le lecteur est contraint à s’associer s’il souhaite vous lire comme il convient de lire, en tentant de tirer de l’ouvrage la plus grande quantité de substantifique moelle. Or, c’est précisément là que réside la suprême perversion, n’est-ce pas, monsieur Matzneff ? Disons-le crûment : vous baisez le lecteur, et lui interdisez qu’il vous rende la pareille. En l’assimilant non pas au narrateur mais à votre moi envahissant, vous lui faites excéder le périmètre du livre pour se trouver dans la peau de Gabriel Malkovich.

En érigeant ce dégoûtant monolithe, vous prémunissez contre toute attaque personnelle ultérieure l’ange céleste que vous vous êtes construit, dès lors que, selon cette logique, s’en prendre à l’écrivain revient forcément à s’en prendre à l’œuvre. Glaive et bouclier sont ainsi les deux compagnons du séraphin. Mais si Gabriel jouit de protections déplacées parce qu’il transforme en design syntaxique des giclées prépubères, pourquoi donc quelque bureaucrate acculturé à qui cette alchimie est étrangère jouit-il de protections équivalentes ? Pareille injustice, toute transfrontalière qu’elle soit, n’entache-t-elle pas votre honneur ?…

Tandis que se referme lentement cette quadrature du cercle et que lasse toute mise en scène prolongée, quand bien même le Grand Théâtre l’aurait d’abord exigée, il n’est pas interdit d’établir un parallèle entre votre volonté de contrôle absolu dans son aspect romanesque et sa volonté sœur, durant les ébats : nul n’a à apprendre à Gabriel Matzneff ; Gabriel Matzneff se suffit à lui-même, le portefeuille comblant la faille, le cas échéant. Depuis l’entre-deux-mondes, un pied dans l’un, un pied dans l’autre, en attendant leur fonte prochaine, Gabriel Matzneff a érigé son imposante statue sur la dépouille des volontés tierces, contraintes à partager, dans l’ombre, son sort de personnage-acteur. En un sens, il a anticipé le mouvement du temps, en vidant la vie privée de sa substance. Et c’est en parfait control freak que, dans la compilation de textes qui lui a valu le Renaudot-bis, il a mis en scène son propre passage de vie à trépas, ne fût-ce que par le titre qu’il a donné à la bafouille, tout comme il a paré les critiques qui résisteraient à sa postérité, non sans arrondir quelques angles : séraphin rêvé ou Narcisse invétéré ?

Au fond, êtes-vous, Gabriel Matzneff, vous qui venez d’écrire vous-même à l’actuelle préposée à la Culture républicaine, plus si jouvencelle au demeurant, une lettre ouverte à forts relents d’indignation masturbatoire, dans laquelle la troisième personne l’emporte parfois sur le je ? Tardif dédoublement déiste de personnalité, apparition d’un ‘G’ inconnu jusqu’alors ? Qui êtes-vous, Gabriel Matzneff ?…

***

(added December 12, 2014)

Ubiquity of the Surveillance State – when gutter media re-enact StaSi practices…

Rutger Castricum is the name ! He ‘s one of the sleaziest journalists in the Dutch media landscape. Yet, he considers himself adversarial. Verbally aggressing politicians and other public figures on camera for the fun of it, throwing himself into their arms, inflating his late-teenage ego on screen until that’s all there’s left for the viewer to see : he has been using those narcissistic methods as his modus operandi on a daily basis for the past four years, and will on a weekly basis as of next year.

But, as is the case for most addicts, getting satisfaction requires pushing the boundaries ever further, until he reaches a bridge too far…

While, in France, a far-right gay politician decided to press charges against a cheap media outlet that outed him without his consent, the treatment the liberal-conservative mayor of the Dutch city of Maastricht has been subjected to is even less enviable…

As far as he’s concerned, he’s a known homosexual, and he’s also known for being fond of (legal) young flesh. Skinning him is what the noble Castricum had in mind. So he teamed up with a confused twenty-year-old low-level male prostitute looking for his fifteen minutes of Warhol-glory to set a trap for the mayor…

Here’s how PowNews introduces its report…

Precisely one year after kissing [another] escort, it seems [the mayor] once again overstepped his bounds, once again with a boy toy, […] aged 20 […], who published conversations he had with [him] through the ‘whatsapp’ mobile-phone application. Among other things, these conversations contain fragments from [the mayor]’s agenda, as well as a picture of his office”, in other words State secrets of the utmost value…

After reminding his viewers the unspeakable act of a mayor kissing a perfectly consenting male escort had almost cost the appointed official his position in a country in which, as the Demmink-case (involving alleged pedosexuality) has shown, Puritanism seems to have a very versatile definition, the so-called news anchor adds the following : “meanwhile, a year has gone by, yet [the mayor] doesn’t seem to have remembered his lesson.

We then learn the 20-year-old pig contacted PowNews to tell them he would be having a date with the mayor, and ask them whether they were ready to seize the opportunity, upon which they came up with the idea to plant a hidden camera on him to record his private conversations with the unsuspecting city father.

In a POV-style script, we see the mayor entering a restaurant and sitting down in front of the wannabe private dick, who immediately starts bombarding him with questions (and suggested answers) regarding his whereabouts at the time he receives his short messages, among other things. And – OMG ! – the mayor confesses he usually reads them at City Hall, and deletes them right after.

A few years ago, another gutter-media news outlet had already revealed the then-(Christian-democratic) Prime Minister of Belgium, straight as far as he was concerned, had a rather volcanic libido himself, as could be inferred from the innumerable short messages he had sent to and received from his mistress. It is with great surprise the public was thereby led to believe the PM had a dick too ! Summoned by the MSM to explain to the Belgian people how in the world such a thing was even conceivable, he remained super-phlegmatic, told everyone to mind their own business, and the case was closed.

To the contrary, the mayor of Maastricht resigned two days ago, though what he’s being accused of came nowhere near showing his bulge in a chat room, like Anthony Weiner did (at least not as far as we know). Perhaps his resignation itself is the ultimate proof he wasn’t cut for the job, after all. Nonetheless, the scheme used by the little rats from PowNews and their silly little whistleblower amounts to no less than privacy-invading police-state tactics.

When the former mayor of Toronto was caught on tape violently threatening homosexuals after sniffing a line of coke or two, revealing this information to the public was – some might argue – newsworthy, in spite of the borderline ploy being used. When a male-escort agency thumbed its nose at the previous pope by filming one of its models alongside an alleged role model known for his rigorously conservative conception of life, it was only underlying a doublespeak the public had the right to know about.

“– You give a terrific blowjob.

Yes, I’m not bad in that area.

You’ve got a very hot mouth.

A hot mouth ? Hadn’t heard that one yet… A hot mouth for blowjobs… [laughs]. Mister Mayor, come on…

This highly edifying piece of dialogue is the (translated) transcript of a fragment of the video made during the second date between the gay mayor and his Machiavellian lover, which also took place in a restaurant. It is equivocally subtitled : “[mayor] enjoys the pudding”. Who the most vicious scumbag in the story is (the mayor, the cheap whore, or the third-rank journalist) is up to the reader to decide…

I had become suspicious after what happened a year ago”, the former had told his two-night-stand partner on his first date, “now, things are back to normal. […] But the point is : it can’t happen again […] [though I’m convinced the City Council would still back me.]

To Castricum’s likely satisfaction, he was wrong : the City Council sided with the scum. You see, Calvinism only allows a media blackout when little boys are concerned (For years, the Dutch MSM kept silent about Demmink…). When it comes to big boys, on the other hand, it is ruthless : “after a year, [the mayor] started feeling invulnerable again, and he went for it”, the journalist/spiritual advisor concludes : democracy is served…

Does press freedom justify such tactics ? Should the media be allowed to do their own policing under all circumstances, without any oversight ? Perhaps, aside from Demmink, the one feeling a little too invulnerable is Castricum himself, and, along with him, all those who’ve made the gutter their vantage point… TMI, IMHO, BMF !

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