Jeunesse avec le sourire écartelée…

Jusqu’ici, tout va bien…

Marges polies, éruptions marginales

Everything stays the same

Dans le grand système cannibale

Big business is the game

Toi aussi, tu t’y feras

Parce qu’il faut bien

Parce que t’as pas vraiment le choix

Concours, cher concurrent, à ce qui nous perdra

Lègue donc ton corps au satané spectacle

Il n’y a plus que lui qui veuille de toi

C’est ton destin, deviens un pion

Sur les brancards creuse ton sillon

Les Marc et les Mathieu, sans même parler des Pierre

Tous ont baissé l’échine, et vogue la galère

Ne reste plus que Jean, celui de l’autre grand soir

Qui, sans pitié, atomisera le dérisoire

« Ils croient mener une existence

C’est elle qui les tient en laisse

Par les trop éloquents silences

De la par trop humaine bassesse »

Vous prendrez bien autre chose, Monsieur ?…

Mais volontiers, mais certainement

A l’ère de l’insipide, de tout bois faisons feu

C’est notre service servile

A la mémoire de nos aïeux

Celui que les voluptueux masques du pouvoir

Vendent aux masses de jeunes sans avoir

Pour les récupérer plus tard

Un jeune, ça vaut autant ! (*)

Camp solidaire au Cuba socialiste ?

Ou veux-tu te faire les griffes dans quelque coin d’Afrique ?

Par ici, la monnaie, deux mille euros comptant

Prendre des risques, ça s’appelle

Bien s’occuper des hyènes, des vautours, des chacals

Revoilà la rengaine, sous-sous-gouvernement

Endiguer l’marché de shit, cette incivilité

Produite dans les discours, à longueur d’années

Se vouloir visionnaire, refouler le chômton

Et le refouler bien : en France et outre-mer, passé les cinq millions !

Tandis que brûlent les bagnoles, que pétaradent les révolvers

De Mordor et d’Ailleurs, ce noir pays qui est le mien

Une politique, ceci n’est pas, juste du vent qui s’en donne l’air

Cathédrale impuissance de squelettes qui n’attendent plus rien

Cherchent à faire taire la dissidence, dont ils ne supportent le refrain

Jusqu’ici, tout va bien…

Et une, deux, une, deux, et ron et ron petit patapon

Demi-tour, droite ! Présentez arme !

Démocratie est subversion

Division par le Néant

Et Force par la Division (**)

Pour nos légions lui préférons !

L’esprit bien séparé du reste, qui nous dégoûte, en vérité

Dans le néant clos et hermétique des fières héritières et des preux héritiers

Ceux de Voltaire, de Montesquieu, de Kant aussi, puis d’Rockefeller

Tous par Wall Street glorifiés, vibrant hommage par l’argent

Jean nous dit que ça va péter

Mais Jean est un râleur, et qui l’écoute vraiment ?

Ici Tout, va jusqu’au Bien…

Mais vous n’y pensez pas, mon Père

Après tout le mal que le bien a fait

Le Mal au moins est sans mystère

Il y a les dieux, et puis les chiens.

Sivoplè, Missio, sivoplè !…

Tout ça est dans l’ordre des choses

Jusqu’ici, tout va bien…

____________

« […] » = © Raoul Vaneigem (paraphrase)

(*) « Pour Axa, un jeune, ça vaut 5000 € », affirmait mot pour mot, il y a un an ou deux, lors d’une conférence à l’ULB destinée à vendre le tout nouveau service civil imaginé par l’immigré hongrois mutant, avec le Hirsch en tête de gondole, un représentant de ladite firme, au bénéfice en hausse de 57 %, bien destinée à investir, à moyen terme au moins, dans la jeunesse ainsi acquise…

(**) reformulation de « Strength through Unity, Unity through Faith ».

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