Oui, je suis chômeur ! Et alors, bande de merdeux ?

Et populiste, avec ça ! Et fasciste ! Et antisémite ! Et communiste ! Et islamo-fasciste ! Et tyrannique ! Et d’extrême-droite ! Même si la combinaison de ces qualificatifs n’a aucun sens ! Essayez donc, corrompus de toutes natures, internationale de mafieux underground de toutes étiquettes, de tirer sur le pianiste, de renvoyer aux petits, aux sukkeleirs, l’image putride de vous-mêmes que vous n’osez affronter. Puisque les mots n’ont plus aucune importance ! Puisque la vérité est un continent perdu ! Je sais, moi, qui je suis, et ce que je ne suis pas !!!

Entre maintes autres qualités, je suis chômeur, en effet. Cela me rend-il très différent de l’ouvrier ou de l’employé de base ? Pas à en croire mon compte bancaire, en tout cas : de ce que la collectivité me verse, il ne reste rien en fin de mois. Ce que la collectivité me verse aide à faire tourner l’économie : je ne bénéficie d’aucune espèce de ristourne, ni en matière de transport, ni pour la nourriture ni pour le logement. Je paie chaque année la taxe régionale au taux qui s’applique à un chef de famille standard. Et, dans une configuration où le nombre d’emplois disponibles est largement inférieur à celui des demandeurs d’emplois, face à des employeurs potentiels formatés qui n’ont que faire du potentiel, des aspirations, du talent ou de la créativité et ne proposent pour la plupart que des jobs de merde pour prolétaires soumis, il faudrait que j’aie honte ? Mais qu’ils aillent donc se faire foutre !

Allez vous faire foutre, roitelet, petits ministres de pacotille, de centre-droit comme de droite, puisque la gauche s’est évaporée ! Vous avez plus de comptes à rendre que moi ! Je suis populiste, vous vous rappelez ? Le vaudeville que vous orchestrez à travers vos débats tronqués, qui ne trompe personne sur votre unanimisme, le mépris de la plèbe que manifestent vos interventions télévisuelles de porte-voix de l’élite financière, votre corruption structurelle et uniforme – oui, tous pourris, ou qu’on me prouve le contraire, à moi qui ai été militant politique et vous ai défendus naïvement et en bloc, des décennies durant, contre ce genre d’amalgame ! – trahissent votre véritable valeur : vous ne valez pas tripette !

Vous – non ceux que vous taxez de populistes, parmi cette plèbe – êtes en train de créer les conditions d’un rejet massif et nuisible de la politique dans son ensemble. Parce que les cercles dans lesquels vous évoluez ont définitivement perdu le contact avec la base, dont ils ne se soucient même plus. VOUS êtes les fossoyeurs de la démocratie, le terreau du fascisme, les géniaux architectes de l’apathie populaire qui, lorsque le bol sera plein, se transformera en colère que personne ne pourra plus contenir. C’est sur vos propres cadavres que vous dansez le menuet de l’oligarchie triomphante !

Tel ce Cahuzac, ministre du budget de la France, en charge de la lutte contre la fraude fiscale, qui mérite le prix Nobel d’arrogance. On ne fait pas mieux ! La gauche ? Mais laissez-moi rire ! Si l’ancien monstre du FMI a été viré, ce n’est pas pour qu’il soit remplacé par ses sbires ! Dans sa réfutation catégorique et hautaine des accusations étayées de Médiapart à son encontre, relatives à des comptes bancaires non déclarés dans la principale banque suisse, Cahuzac (condensé d’arrogance huppée ultra-mondaine zigzaguant entre les avoirs cachés) peut compter sur le soutien précieux et affirmé de tous ses petits collègues de droite ainsi que de la presse centralisée dite libre, certainement aussi irréprochables en la matière qu’il ne peut l’être.

L’affaire a éclaté début décembre 2012. Serait-ce pour la faire oublier que la gauche molle a remis le mariage homo au goût du jour ? Allons donc, aucun complot au pays des vaillants ! Pas plus d’ailleurs que dans notre misérable petit Etat-tampon, où l’équivalent de Cahuzac avait déclaré il y a à peine trois mois qu’une nouvelle amnistie fiscale à l’avantage des grands fraudeurs fiscaux – cet argent-là, est-il besoin de le préciser, n’est pas investi dans l’économie, contrairement à l’aumône des chômeurs que le gouvernement auquel il appartient a décidé de revoir à la baisse – l’amènerait à démissionner. C’est qu’on ne l’entend plus, le secrétaire d’Etat ! Où c’est qu’il est ?

sale type

Quelle personnalité en vue, voire très en vue, quels grands rentiers, quels ministres, quels patrons, quelles hiérarchies syndicales, cette troisième amnistie a-t-elle pour but de soustraire à la bile populaire ? A combien d’autres absolutions de cette nature devons-nous encore nous attendre ? Et quelle est donc cette nouvelle loi capital-corporatiste scélérate qui officialise la possibilité, pour les grandes fortunes, de soudoyer le ministère public afin d’échapper à un procès ? Combien de temps encore ces aristocrates bourgeois hautains réduiront-ils les individus et les peuples à l’esclavage ? Quand se décidera-t-on à mettre au pas les paradis fiscaux, à commencer par le temple international de la franc-maçonnerie, j’ai nommé : la république helvète ?

Que ces Messieurs les initiés nettoient donc le purin devant leurs portes. Après, peut-être seront-ils autorisés à nous reprocher, à moi et à mes compagnons d’infortune, d’être chômeurs !!!

***

(ajout du 8 mai 2015)

WARNING : TRESPASSERS WIL BE FIRED ON !

Avant le travail forcé des chômeurs, l’invasion inopinée de leur domicile…

L’Etat-Goliath dit libéral, c’est-à-dire en principe inexistant, vient d’annoncer une nouvelle mesure de rétorsion contre David par laquelle il confirme sa compulsion à se comporter avec la nouvelle caste des intouchables comme l’eût fait l’Etat soviétique : non seulement il est rétif à reconnaître l’individu dans ses droits sociaux, mais il estime qu’une économie de bouts de chandelles escomptée de quelques centaines d’euros par mois l’habilite à s’inviter dans les domiciles privés de ceux auxquels il aura, petit à petit mais avec une détermination acharnée, de mesure vexatoire en réhabilitation de l’esclavage, ôté toute dignité humaine pour les réduire au rang de choses : après tout, qu’ils refusent de s’assumer comme hommes nouveaux, libérés de toute contrainte autre que mercantile, qu’ils contestent l’évidence pourtant martelée depuis des décennies, à savoir que le travail abrutissant et dérégulé libère, n’indique-t-il pas qu’ils se complaisent dans leur statut d’esclaves assistés ? Partant, pourquoi les nouveaux curés leur octroieraient-ils la moindre indulgence ?…

Comme au bon vieux temps des Soviets, il est préférable de confier leur sort aux inspecteurs de l’Etat libéral, qui, avec le zèle d’agents de la police politique destiné à justifier la pertinence du dur labeur de service public que, par affectation prioritaire des impôts à l’éradication du seul parasitage social qui vaille que l’on s’y intéresse, leur aura confié le Politburo, passeront au peigne fin les cases de la plèbe en quête d’une brosse à dents surnuméraire par rapport à l’état civil déclaré, fouilleront, en vertu de leur due assermentation, armoires et tables de nuit dans l’espoir d’y dénicher quelque preuve incriminante de vie commune non déclarée à l’Appareil (Tout de même, il ne saurait être question d’encourager l’épanouissement amoureux de la vermine…), inspecteront avec minutie les draps de lit à la recherche d’une trace suspecte de copulation non répertoriée, et prendront même, au terme d’un stage ad hoc prodigué par la Sûreté de l’Etat libéral et en parfaite synergie avec celle-ci, toutes notes pertinentes que le moindre indice d’activité subversive leur imposerait de prendre : n’est-ce pas, tout compte fait, dans les castes du dessous que se recrutent la plupart des terroristes ?…

Soviétiques avec l’assistanat, c’est, en revanche, tel un harem de traînées défraîchies qu’avec les suzerains dégénérés du nouveau lignage, Luxleaks et assimilés en toile de fond, Starbucks comme modèle, HSBC comme guide et l’ISDS comme horizon, les petits sergents de l’Etat libéral se comportent.

C’est le syndrome de la traînée en cuir : béance maximale pour les VIP, fouet, cire et spéculum pour les budgets très modestes. A quoi ce syndrome, qui flirte avec les plus vils instincts d’une bourgeoisie moyenne renfrognée, à l’odeur de vieille chaussette pétainiste ou verdinaziste, selon la déclinaison locale, est-il dû ? Est-il de nature freudienne, voire même psychiatrique ? Il traduit en tout cas un trouble du comportement qui ne peut être ignoré, expression visible de projections perverses liées au plus jeune âge, qui, non élucidées, rongeraient toujours plus les patients. Symptomatiques en sont une désignation répétitive de coupables innocents, faits prisonniers de l’arbitraire bureaucratique, ainsi qu’une lâcheté maladive face aux coupables indifférents, affranchis de la justice commune.

Même parmi les rangs de la démocratie dite sociale, le phénomène fait des ravages : pas plus tard que cette semaine, il a amené une pute au bout du rouleau, qui, comme tant d’autres dans la nouvelle féodalité démocratique, doit sa carrière de sangsue politique au fait que son papounet l’a précédée dans l’arène cependant qu’elle mouillait encore son lit, à déclarer que fraude fiscale et fraude sociale relevaient d’une culpabilité équivalente, nonobstant la palpable différence des détournements respectifs concernés (1). On le voit : passé un certain stade, la lâcheté et le vice deviennent si prédominants qu’ils forcent les patients à des contorsions surhumaines. Des putes comme celle-là, qui finiraient par s’exposer, attachées et grandes ouvertes, dans un palais du Heysel pour appâter les clients récalcitrants, il faut les sortir de leur misère. Il y va de la salubrité publique !

Quant aux autres, celles qui n’assument qu’avec trop d’entrain leur fierté de porter cravache au ceinturon tout en exhibant le plug géant qu’elles ont planté dans un arrière-train rigide comme le marbre et pourtant victime de coulée continue, il est trop tard pour elles. C’est malheureux, mais ainsi va la vie. Il y a quelque temps encore, nous leur aurions demandé de nous aider à comprendre leurs tourments, une telle bassesse nous étant désespérément inaccessible… Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : leur internement forcé est inévitable ! C’est, voyez-vous, qu’à force d’économies de bouts de chandelles, les coalitions se lézardent…

____________

(1) Source : http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150504_00643035

Publicités
Catégories : Politique / Société | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Navigation des articles

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :