Archives mensuelles : mars 2013

Archevêque, on voit ton groin !

Les palefreniers des écuries d’Augias se sentent pousser des ailes, ma parole ! Après le gros cardinal protecteur multirécidiviste de pédoprédateurs en soutane (à en croire le prêtre Devillé), qui s’est, en vertu d’un ordre protocolaire bien dans la ligne de sa préférence pontificale, exprimé en faveur d’une nouvelle évangélisation du cul des gosses, lors de la messe inaugurale de l’ancien pieux auxiliaire de Videla (à en croire Estela De La Cuadra et Buscarita Roa, notamment), c’est à présent au tour de l’ex-provincial namurois au balai dans le cul d’en remettre une couche sur les homosexuels, s’assurant par là le buzz facile dont on le sait coutumier. A Bergoglio les pieds; à Léonard Ier  les raies : chacun sa prédilection ! Si la question est de savoir laquelle de ces deux faces est la plus noble, la réponse est simple : none of the above, tant elles se sont transmis le purin de génération en génération comme leur Evangile le plus précieux !

C’est qu’il faut oser, bon sang : alors que parcourt le net la rumeur insistante que Joseph, son mentor, aurait, peu avant sa démission, obtenu des plus hautes autorités italiennes une amnistie pour certains penchants qui ne l’ont éclaboussé jusqu’à présent qu’en privé, voilà que Maline-Bruxelles remonte sur les barricades de la Réaction, sur le mode « tu veux ou tu veux pas ? » En effet, selon le journal auquel il vient de consacrer une énième interview, déblatérant une nouvelle fois les pathétiques obsessions d’un vieillard frustré par l’abstinence, le grand chancelier de l’Université catholique de Louvain n’a abordé « [le] sujet [de l’homosexualité qu’] à la demande de ceux qui lui [posaient] des questions, parce que lui n’a rien à en dire » (1). Mais si elle n’a rien à en dire, pourquoi cette larve de 72 ans ne ferme-t-elle son clapet ? Sans doute bout-elle, en réalité, de cracher une fois encore – pour la route, sans doute – son mépris gluant et putride à la face de ceux aux avances desquels elle n’a que trop résisté autrefois, même si, au fond d’elle, elle avait envie d’y céder. C’est cela, oui : c’est d’un outing sur le tard qu’il s’agit, livré à un journal par trop désireux, par la nouvelle controverse dans un verre d’eau que des organisations dites LGBT intrinsèquement stupides ne manqueront pas de faire éclater suite à ce nouveau coup de boutoir porté à leur pure chapelle, de faire enfin entendre de nouveau le son de cloche conforme à sa propre tradition éditoriale, après les semaines et les semaines de la romaine béatitude dont nous a abreuvés la presse « libre » dans son ensemble : « faites comme moi, pauvres pécheurs », dit en substance la grande bringue voûtée, « soyez homos, mais restez célibataires et prémunissez-vous du péché » ! A la bonne heure, branleur !

Et, comme de bien entendu, ce qui dut arriver arriva, à savoir la proto-astrale conjonction entre Maline-Bruxelles et Lady Gaga autour du déterminisme de la préférence sexuelle, exprimé en ces termes par la première de ces instances : «  [l’homosexualité] est une donnée que les gens découvrent en eux-mêmes et dont l’origine reste un peu mystérieuse. Il n’y a pas de responsabilité morale là-dedans » (1). Born this way, bordel ! Et la déblatération rituelle de continuer de plus belle : « pour un chrétien, c’est une raison de faire un choix de vivre en célibat ou alors de vivre, avec un autre homme ou femme, une relation d’amitié mais en respectant le langage de la sexualité, en respectant sa logique, qui est la polarité masculin-féminin » (1), ou comment confirmer qu’avant même le mariage entre individus homosexuels, c’est la relation sexuelle de même nature qui hérisse les poils pubiens de Monseigneur…

Au moins ces vieux cons qui compensent leur impuissance volontaire par un vicieux tripatouillage spirituel (et plus, sans affinités) dans les pantalons et les jupes d’autrui sont-ils, vous direz-vous, allés à confesse publique pour leurs infanticides spirituels en série. En d’autres termes, ils retiendront la leçon. Rien n’est moins sûr : à l’instar du politicard accusé de corruption qui déclare « je n’ai jamais eu le moindre contact direct avec cette personne », voilà l’homme en noir sur fond blanc qui cantonne : « [que l’évêque Van Gheluwe ait dû] démissionner pour raisons de ce genre, c’est tragique mais cela fait partie hélas de la condition humaine » (2). De la même manière que dans le premier cas, la formulation, proche du mensonge par omission, devrait amener logiquement l’observateur à s’intéresser aux contacts indirects dudit politicard, c’est la structure sémantique très particulière qu’il conviendra de démonter dans le second cas, si toutefois les journalistes n’ont pas déformé, reformulé ou écourté les propos tenus (ce qui leur arrive certes plus souvent qu’à leur tour).

En effet, cette phrase du piquet gibbeux, à mettre en parallèle avec l’infortunée « [Van Gheluwe] demeure un collègue-évêque, et nous prions pour lui », prononcée in tempore très suspecto par son gras prédécesseur, souligne une fois encore le fait regrettable que l’Eglise n’a rien compris et continue de se comporter, fût-ce à demi-mot, comme une corporation uniquement préoccupée, in fine, du sort de ses dignitaires, car ce n’est pas qu’un évêque doive prendre congé (avec solde !) pour avoir été exposé comme pédoprédateur qui est tragique – l’évêque, tout le monde s’en fout, qu’il brûle en enfer, pour les siècles des siècles ! –, ce sont les « raisons de ce genre » qui le sont, avant et après cette fête de Pâques qui tiendra encore certainement en haleine journaleux et bigots ! Quant à la condition humaine, en font partie également, entre autres choses, la branle, le cunni, la tarte à la crème, la pipe, le rimming, la boule de neige, la baise, le doigtage et la sodo, toutes choses qui, si elles se pratiquent dans le consentement mutuel, sont parfaitement compatibles avec une conscience éclairée dont une poignée de vieillards décrépis et prétendument asexués s’inquiètent par ailleurs de l’absence comme des virologues militaires s’inquiètent pour leurs victimes potentielles, ou la hyène pour ses proies !

Faciale pour l'Eminence

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Introducing… D Jahnus, guest « prêté » par Weekidmuze…

D Jahnus

D Jahnus dit :

« Un messie pour chaque clan, la divine onction à l’avenant… »

Scott Williams plays Hammered Dulcimer

Si la musique est omniprésente sur ce blog, ce n’est pas sans raisons. « Close Encounters of The Third Kind » le soulignait déjà à sa manière : si d’aventure l’un ou l’autre alien se hasardait du côté du caillou le plus enviable de la galaxie laiteuse sans avoir au préalable incorporé à sa puce turbo-mnémonique offline l’ensemble des idiomes y véhiculés, de quel autre vecteur que la musique disposerions-nous donc pour établir avec lui un contact non limité au militaire ?…

Infinie dans son répertoire, la musique est aussi éternelle, et elle parle un langage qui n’appartient qu’à elle. La scripture est certes conservée également quelque part, en quelque secrète orbite, mais espérez-vous vraiment – quadrature du cercle, vous en conviendrez – que notre alien, à défaut de remonter le temps ou d’engloutir une pluriséculaire téléproduction qui le laisserait groggy,  s’enquerrait du contexte dans lequel elle a fermenté ? L’écrit consumé, ne restent que les sons, qui s’envolent et à jamais survivront si le justifie le céleste concert de leurs mélodies, car, lui aussi assis dans une histoire, le scénario musical est cependant accessible au tout-venant, et si le supersigné serait bien le dernier à rejeter en bloc quelque genre musical que ce soit, tant peut se dénicher en tous la perle rare annonciatrice du champ champagne mystifié dans les abysses d’un océan perdu mais bien là, il lui faudra toutefois convenir que certaines textures musicales sont plus ragoûtantes que d’autres, plus raffinées en tout cas, que certaines saveurs musicales s’avèrent plus aptes que d’autres à plaire au palais des sons décoré de nuances, de sensitivité et de sens, que certaines effluves stéréo et les hologrammes dopaminés qui en surgissent leur confèrent un cachet dont d’autres ne peuvent que rêver, de sorte qu’à jouir d’un aussi subtil entrelacs de qualités, même un Orionnais moyen tomberait en pamoison…

Tous nos temples, nos statues, nos merveilles : pulvérisés ou à jamais figés lorsque s’essoufflera l’Helios qui nous a vus naître, et comment, alors, sinon par stridences, vagues et fréquences assorties, le phœnix ancien s’inscrirait-il encore dans la lumière du sombre magma d’étoiles parsemé ? Diane, ô,  Diane, toi qui, à intervalles, par bourdonnantes vocalises en nos esprits t’instilles, écoute donc la symphonie monumentale en ton honneur composée, accepte-la non comme une offrande, mais telle une aube aux mille couleurs dont parer ton insondable réacteur. Demain, soyons en sûrs, si par grâce nous le méritons, nous chanterons sous ce ciel azur, et en bien d’autres horizons, l’antique antienne de l’air pur muée en rivage de diapason…

Beaumont Hannant, Mind Colours

L’univers n’est que matière, et la masse de cette matière est le produit de la pensée.

Kliment, Fairdreamers

Celui (Celle) qui nage à contre-courant vers la source de la rivière ne se laissera plus porter par les flots.

Les fonds marins disent non à Antipop Consortium !

Koan, Buyan Island

–          Après avoir tant appris, il incomberait donc de désapprendre ? dit au sage l’enfant.

A quoi sert-il d’apprendre alors ?

–          A désapprendre, répondit le sage.

***

(ajout du 1er décembre 2014)

Le singe et les incantations…

Parmi les slogans que nous a légués mai ’68, nombreux sont ceux qui, outre qu’ils prêtent de nouveau à réflexion, paraissent trop péremptoires que pour être appliqués au premier degré dans la structure sociale, car ils la rendraient parfaitement chaotique. Rien d’illogique à cela : ce ne sont que des slogans…

« Il est interdit d’interdire », le plus emblématique d’entre eux, est aussi, de nos jours, le plus sujet à contestation manichéenne : où le sage se contenterait de salutaires bémols, laissant le reste de la proposition intacte, un certain esprit réac’, qui a le vent en poupe, en ferait volontiers table rase.

Si on l’appréhende de manière cartésienne, cette maxime semble contradictoire dès sa formulation : s’il est interdit d’interdire, il est, par la force des choses, interdit d’interdire d’interdire. Et ainsi de suite à l’infini, par mise en abîme binaire. La considérer sous l’angle du koan serait donc préférable, quand bien même cartésianisme et koan consacreraient leur hypothétique et éphémère jonction dans le principe de centralité du doute méthodique.

Qu’est-ce qu’un koan ? C’est une historiette, un court dialogue ou une affirmation utilisée par le maître zen pour déstabiliser ses élèves, les mettre à l’épreuve de l’esprit critique. Typiquement oriental, c’est la mise en mots d’une contradiction apparemment insoluble, d’une position au premier abord iconoclaste, ou encore d’une aberration trompeuse; c’est une superposition de plans sémantiques dont chacun, en particulier, est invité à faire sens, au pluriel, en suivant le chemin de la sagesse, loin de toute révélation martelée, de toute vérité méthodiquement scientifique. Socrate en eût bu du petit lait, et peut-être cela aurait-il changé son destin…

Quadrature du Cercle

A l’interdiction d’interdire, qui constitue la boucle parfaite — une bulle, diraient certains — pourrait répondre, comme pour compléter l’intimation désabusée, une autre formule tout aussi concentrique, que les quasi défunts soixante-huitards n’ont enfanté que par fertilisation de gamètes tardive : « obéis ou soulève-toi »…

Toutefois, pondu dans la France obscurantiste de l’ère 2007-2012, qui a précédé l’ère de l’absurde accompli, non moins mâtinée de verges (fussent-elles, dans le second cas, bien plus lentes à la détente), ce koan-là, au contraire du précédent, ne s’annihile pas; il se renforce par-delà l’apparente antithèse. Tous deux sont, en quelque sorte, les témoins de leur époque : auto-neutralisation consumériste pour les hippies de naguère, sur le mode affirmatif général, austère absence proclamée d’alternative pour la génération du désenchantement, sur le mode impératif particulier…

Si la subtilité vous échappe, laissez-moi vous l’expliquer…

Le premier slogan semblait instituer une liberté absolue de chacun, conquise sur le système patriarcal, normatif et dogmatique. Immanquablement, la fragmentation extrême des libertés qui en résulterait, des libertés nécessairement amenées à s’affronter en raison de leur ambition illimitée, constituerait l’entrave rédhibitoire à ce projet, de sorte que la négation de l’idéal visé tenait en son principe premier lui-même, lequel principe était d’autant plus socialement dévastateur qu’il confondait, en outre, tous les possibles du versant économique de l’action politique : quoi de commun, en effet, entre poser qu’il est interdit d’interdire la nationalisation de telle entreprise, et la privatisation de cette même entreprise ? La liberté individuelle a ainsi confiné au nihilisme social, qui s’est avéré propice au consumérisme. Or, s’il est concevable que, dans une certaine mesure, tous les choix individuels se vaillent, il n’en va pas de même des orientations collectives. A cet égard, le retour de manivelle contenu dans la proposition pourrait témoigner soit de la lucidité de ses auteurs, soit de leur capacité de prédiction inconsciente. De deux interprétations l’une : ce dernier annonçait soit une résurgence du patriarcat, soit l’avènement du père de substitution qui prendrait la place laissée vacante par le père passablement trucidé, à savoir la nouvelle tutelle que l’on nommerait marché, voile pudique de blocs d’oligopoles qui, s’appuyant sur le chaos relatif instillé par la liberté absolue, se doteraient d’une nouvelle prétention d’autorité. Si c’est dans le marché que de très nombreux hippies ont trouvé leur salut, une résurgence de l’avant n’est toutefois pas impossible pour leur progéniture…

En ce qui concerne le second slogan, il semble porter un espoir : « soulève-toi, et tu seras libre ! Tu as (encore) le choix ! » Certes, un maoïste bourgeois de confort eût pu en dire autant, il y a quarante ans. Mais, de nos jours, l’on cherche en vain les alternatives idéologiques dans le paysage immédiat, fussent-elles utopiques. Et la morne plaine qui s’offre à nous nous amène à nous demander de quel choix réel nous disposons encore, nous, les désenchantés. Tout compte fait, le semblant d’alternative proposé ressemble à s’y méprendre à un seul mot d’ordre, décliné, pour la forme, en deux variantes fort similaires. S’agirait-il de deux options d’obéissance au prix d’une ? Bien sûr, la première équivaut à une obéissance au système en place, à l’establishment, mais qui pourrait croire que, dans les conditions présentes, la seconde n’est pas qu’une illusion ? Et qui pourrait garantir que, si, par miracle, quelqu’hypothétique soulèvement collectif s’avérait, malgré tout, efficace, cette seconde obéissance n’aura pas été qu’une sujétion a priori à un autre système en puissance, peut-être plus liberticide encore ? A ceux, zadistes et autres, qui se battent physiquement sur le terrain, l’interrogation pourra paraître intellectualiste, mais tant diverses instrumentalisations partisanes de mouvements populaires récentes que les totalitarismes du XXe siècle ne démontrent-ils pas qu’elle n’en est pas moins fondée ?…

Ils pourraient me rétorquer que la résolution au statu quo n’a jamais été le moteur du progressisme, et qu’elle impliquerait une souscription de fait à « la fin de l’histoire »… et ils n’auraient pas tort. Mais aurais-je moins raison qu’eux si je soulignais, en retour, la perpétuelle répétition des mêmes combats ? L’humanité est en mouvement, certes, et rien n’est jamais définitivement acquis, mais, alors qu’en Europe, les plus lucides d’entre nous – et ceux qui ont le plus de mémoire – regardent avec nostalgie dans le rétroviseur du Conseil national de la Résistance cependant que son œuvre est dogmatiquement détricotée par les charognes, et, alors qu’aux Etats-Unis, la misère noire affiche une mélancolie comparable à l’endroit de la rébellion initiée par King, il y a une cinquantaine d’années, ce mouvement ne revêt-il pas, pour les damnés de l’humanité, les allures d’une boucle, ou, plus exactement, d’une roue pour hamster qui a tout du tapis roulant ? Ne pourrait-il, en somme, s’apparenter lui-même à une espèce de koan ?

La principale originalité de l’être humain réside dans sa possibilité de déconstruire et de dépasser les déterminismes. S’il est un progrès dont il peut se targuer d’être l’auteur, c’est bien celui-là ! Mais, considérant ce qui précède, et nous rendant, bien malgré nous, à l’évidence que droit et droits succombent au plus primitif des rapports de classe, comment maintenir sa foi en lui ? Et comment, surtout, se prémunir contre la vilaine – et ô combien politiquement incorrecte – tentation de considérer que, dans ces conditions, la lutte elle-même est devenue un déterminisme social, une illusion de mouvement dans l’immobilité de l’ensemble, qui permet juste de ne pas sombrer dans la résignation, et, au-delà, dans la folie, une quadrature du cercle qui ne se révèle qu’aux désespérés ?…

Et si la crise était surtout philosophique ?…

Laisse tes pensées vagabonder, et surtout ne rêve pas…

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Loi de Thélème, dites-vous ?

Manuel Schadwald

DEUTERONOME 12

21 Si le lieu que Yahweh, ton Dieu, choisira pour y mettre son nom est éloigné de toi, tu pourras tuer de tes bœufs et de tes brebis que Yahweh t’a donnés, selon que je te l’ai prescrit, et tu en mangeras dans tes portes, toutes les fois que tu le désireras.

22 Tu en mangeras comme on mange de la gazelle ou du cerf: l’homme pur ou l’homme impur en mangeront l’un et l’autre.

23 Seulement tiens ferme à ne pas manger le sang, car le sang, c’est l’âme, et tu ne mangeras pas l’âme avec la chair.

24 Tu ne le mangeras pas; tu le répandras sur la terre comme de l’eau.

25 Tu ne le mangeras pas, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, en faisant ce qui est droit aux yeux de Yahweh.

26 Mais les saintes offrandes qui te sont demandées et celles que tu as vouées, tu les prendras et tu iras au lieu que Yahweh aura choisi,

27 et tu offriras tes holocaustes, la chair et le sang, sur l’autel de Yahweh, ton Dieu, et tu mangeras la chair.

Iron Maiden (A'dam)

SAGESSE 14

21 Ce fut un piège pour les vivants que les hommes, sous l’influence de l’infortune ou de la tyrannie, eussent donné à la pierre ou au bois le nom incommunicable.

22 Bientôt ce ne fut pas assez pour eux d’errer dans la notion de Dieu; vivant dans un état de lutte violente, par suite de leur ignorance, ils appelaient du nom de paix de tels maux.

23 Célébrant des cérémonies homicides de leurs enfants ou des mystères clandestins, et se livrant aux débauches effrénées de rites étranges,

24 ils n’ont plus gardé de pudeur ni dans leur vie, ni dans leurs mariages. L’un tue l’autre par la trahison, ou l’outrage par l’adultère.

25 C’est partout un mélange de sang et de meurtre, de vol et de tromperie; de corruption et d’infidélité, de révolte et de parjure

Cornelis van Haarlem, De Kindermoord te Bethlehem (1590), Rijksmuseum, A'dam

1 ROIS 13

1 Voici, un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel, par la parole de l’Éternel, pendant que Jéroboam se tenait à l’autel pour brûler des parfums.

2 Il cria contre l’autel, par la parole de l’Éternel, et il dit: Autel ! Autel ! Ainsi parle l’Éternel: Voici, il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi les prêtres des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums, et l’on brûlera sur toi des ossements d’hommes !

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Espoir figé et espoir d’avenir…

Souvent dépeint, autant que n’a pu l’être Brassens dans un autre registre, comme un petit homme en apparence conventionnel dans sa vie quotidienne, Magritte m’agace depuis quelques ans. Magritte ceci, Magritte cela, musée Magritte, Magrittes du cinéma : kassa kassa ! Toutes les occasions opportunistes sont bonnes pour se faire du blé sur un nom qui parle à la fois aux touristes et à la troupe mondaine du cru, toujours prompte à se faire voir où il faut se faire voir et pour laquelle posséder l’art est plus important qu’essayer d’en saisir l’esprit.

Mais faut-il tuer Magritte pour autant ? Et pourquoi m’agace-t-il, au fond, cet homme dont le cinquantenaire du décès se fêtera en toute logique en grande pompe dans quatre ans, qui est né alors que l’humanité, à la suite de Becquerel et de sa découverte de l’uranium et des rayons uraniques, à la fin du XIXe, s’apprêtait, avec les époux Curie, à commencer à en étudier les usages possibles, cet homme qui, dans la foulée, verrait apparaître, à la fin de la guerre de ’14-’18, la TSF puis les émissions de radio quotidiennes, toutes choses qui influenceraient sans doute le surréalisme esthétique dans lequel il s’inscrirait ? Ce n’est pas lui qui se pousse du col aujourd’hui, et ce n’est pas lui qui en bénéficie ou doit en faire les frais, mais la représentation de lui forgée par d’autres à son insu, forcément. La trahison des images, sa plus célèbre toile, celle à la pipe qui n’en est pas une, n’avait-elle pas précisément pour ambition de mettre en lumière cette distinction, apparemment pas encore si évidente pour tous, entre le sujet et sa représentation, qui l’objective ?

Lorsque, dans l’une de ses pièces, le metteur en scène Romeo Castellucci a mis en scène un Jésus à l’image de Big Brother, que des enfants venaient joyeusement canarder de balles de tennis multicolores, et que s’ensuivit un écho de protestations de la part d’organisations catholiques intégristes, j’avoue avoir été saisi d’une certaine perplexité : Castellucci n’avait-il pas mieux à faire ? Telle fut ma première réaction. A quoi bon, en effet, ajouter à l’hystérie religieuse qu’entretenait alors savamment le petit ami de Bettencourt ? D’autres portraits – au hasard, ceux de Pol Pot, Staline ou encore Hitler – n’eussent-ils pas été plus à leur place sur cette scène ? Puis j’ai pensé à cette pipe sublimée…

Romeo Castellucci et sa création

La Bible est le plus fabuleux roman de tous les temps. C’est le premier Nouveau Roman qu’aient écrit les hommes, en vérité ! Et ce mot ne suffirait bien sûr à la décrire : tout à tour empreinte de sociologie de bien avant la sociologie, de mysticisme, de millénarisme catastrophiste, d’injonctions politiques, et de poésie (d’art, donc), elle met quiconque au défi de la dépasser… Si, dans sa deuxième partie, un personnage nommé Jésus (mais qui était en réalité Josh le Nazaréen) est mis à l’honneur, c’est, à en croire le Vatican, ès qualité d’image d’une divinité unique formulée autour de l’équation : « je suppute, donc cela est »… Il en découle que la Bible rapporte l’image de cette image, et que c’est l’image de l’image de cette image qu’a mise en scène Castellucci, dans la droite ligne de la déconstruction picturale amorcée dès la fin du XIXe, dont le surréalisme de l’entre-deux-guerres (c’est-à-dire le rendu artistique de l’impression de l’humanité entière face à la question de l’être revue à l’aune de la science nouvelle et de la première Grande Boucherie qui a eu lieu sans doute en partie en Son Nom) prendrait la relève. Or, c’est cette image de l’image de l’image qu’ont cru bon de venir secourir des intégristes que ce simple geste rend de facto hérétiques, puisqu’ils ont ainsi idolâtré du vent. Et la Bible elle-même n’échappe pas au raisonnement : comment un seul livre – allez, deux, à la rigueur – peut-il prétendre contenir, enfermer, un principe absolu ? Au bûcher, les apôtres et leurs éditeurs, pour péché de vanité !

La notion de péché, attardons-nous y, d’ailleurs : tout remonterait à Adam, cette espèce de clette sioniste qui, en fourrant sa longue tige dans le mielleux scorpion fallopique de la brune Eva, aurait scellé le sort d’une lointaine descendance effroyablement consanguine, dépravée et retorse, qui semble plus souvent qu’à son tour faire abstraction de ce choix cornélien avant la lettre (encore que Tout soit En Lui) auquel un dieu papy pervers aurait soumis ses parents communs : obéissance, ignorance et vie éternelle (Adam ni père, ni fils et Eve ni fille, ni mère, ni putain) ou liberté, curiosité et trépas, qui se serait décliné comme suit dans la pratique : se regarder en chiens de faïence pour le reste de l’éternité, ou baiser et pondre, avec au moins un inceste à la clé, en bout de course. A moins que… A moins que Dieu ne soit adepte de masturbation, de préliminaires et d’éjacs ex utero… Rien qu’y penser me Le rend tout à coup éminemment sympathique, puisqu’il est entendu que ni Lui ni le singe n’a fait émerger du tréfonds des abimes la crasse aux quatre lettres qui point ne se prononce : je suppute, donc cela est !

D’où il résulte que qui s’intéresse de manière plus ou moins éclairée aux Ecritures le fait en sachant bien qu’il s’agit d’une histoire, non comme corpus de règles à suivre à la lettre sous peine de punitions, mais comme recueil d’un ensemble d’habitudes, de modes de vie, d’appréhensions de la sexualité, de peurs et d’idées fixes que partageaient ou voulaient faire partager à d’autres de lointains ancêtres de notre commun arbre de vie, lesquel(le)s ont été imposé(e)s à tous comme une chape de plomb, selon un angle d’interprétation déterminé et quasi figé, dès lors que l’Eglise a uni son destin à celui des monarques temporels, et que la religion s’est faite religion d’Etat(s), mais telle n’était-elle pas sa vocation ?

A cette lumière, le texte s’éclaire sous un jour différent, susceptible de faire éclore une narration plausible, imagée, de l’épisode de la crucifixion, celle de la putain réhabilitée, qui mettrait au monde, quelques mois plus tard, l’un des secrets longtemps les mieux gardés de l’Histoire : la descendance qu’elle et Jésus ont conçue dans la quasi-clandestinité, garante de ressuscitation du second nommé et d’un reboot du scénario initial, au nom d’une nouvelle pureté. D’où l’importance de concevoir Jésus, dès le premier concile de Nicée, en 325, comme l’incarnation d’un principe divin appelée de toute manière à rejoindre les Cieux sitôt sa mission accomplie, et l’origine de la querelle que suscite cette habile remise en cause de la justesse du jugement du Dieu de la Torah, génétiquement plus libéral.

Selon cette lecture et aux yeux de quiconque se dote de tant soit peu d’esprit critique, le mythe de la transsubstantiation littérale, digne d’un surréalisme précoce et décrétée au sein de l’Eglise catholique par le concile de Trente, au milieu du XVIe siècle, est donc l’une des nombreuses tromperies et fourberies monumentales dont Rome s’est rendue coupable au fil des millénaires. De même, considérer littéralement que c’est son sang que Jésus aurait donné pour la réhabilitation de toute l’humanité peut sembler particulièrement spécieux : ne serait-ce pas plutôt son jus (son ADN, pour les âmes sensibles), auquel cas les fidèles sont invités à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de déguster leur prochaine coupe…

Quant à cette croix, elle a sans doute inspiré bien d’autres choses que l’expression ultime, sadienne avant l’heure (mais tout, ici aussi, n’est-il pas lié ?), du sens du devoir d’un demi-dieu ?  Et l’interprétation selon laquelle le corps de Jésus aurait en réalité été enseveli sous terre, en un lieu non connu des badauds, après avoir été décroché de la croix, quelles sont exactement ses implications ? Et quelle est l’exacte nature de ce Satan (étymologiquement l’adversaire, l’opposé, non l’ennemi) à qui, selon la même interprétation, il aurait été (figurativement) livré alors ? Et s’il a donné sa vie pour réhabiliter l’humanité à travers la réhabilitation de la femme, son dessein n’était-il pas essentiellement féminin, consacrant un peu tardivement le rôle du sexe infernal dans l’espèce humaine ? Sans aucun doute certains groupes se sont-ils intéressés à ces questions et à bien d’autres encore. Après tout, la science n’est-elle pas un substantif féminin ?

Fâââmmes...

Amira Casar & Rocco S dans Anatomie de l'Enfer

Au fond – ça coule de source – c’est la sexualité qui est la base de toutes les religions monothéistes, la sexualité et son contrôle, le contrôle de l’énergie sexuelle (par autrui), dont le travail-trepalium et l’obéissance sont des outils de base. Or, les romans bibliques et autres, ainsi que leurs exégèses et interprétations tronquées, la présentent traditionnellement sous un angle peu favorable, dont ne peut émaner que la frustration. Si le grand djihad consiste en effet à maîtriser ses pulsions, doit-il se mener comme un processus individuel libre et raisonné ou comme une initiation linéaire et pré-écrite ? La séparation entre le corps et l’esprit, dont tant les Eglises que la (les) franc-maçonnerie(s) n’a (ont) cessé, selon des logiques, des méthodes et des objectifs bien sûr divergents, de polluer l’Humanité, n’est-elle pas la cause de tous les maux, en réalité ? N’est-ce pas à une redéfinition drastique du bien et du mal que nous sommes appelés à nous atteler si notre objectif est un ressourcement principiel qui permettrait l’abolition de la domination, sans remettre en cause la cohésion de l’ensemble, c’est-à-dire à la réception de l’humanité dans l’âge adulte, où le ‘h’ majuscule s’imposerait enfin ? En d’autres termes, que peut faire l’individu dans la cohérence du nombre ? Tout ce qu’il veut et rien que ce qu’il veut, y compris ce qui déplaît à d’autres, dans la liberté de soi et des autres, et à la vue assumée de tous, s’il le souhaite ! Et que peut faire le nombre dans la liberté du nombre ? Exactement le contraire de l’option fonctionnaliste privilégiée de nos jours par le capitalisme financier, à savoir le partage (des connaissances, des ressources et des talents) plutôt que le repli !

Car si la science n’est rien d’autre qu’une nouvelle religion, la laïcité pas davantage qu’une religion areligieuse, l’attrait pour l’occulte et le sombre une anti-définition clanique, quelles places et quels rôles leur sont-ils encore réservés dans l’évolution humaine, et quelle serait donc la nature perverse de cette dernière ? Paraphrasons : si les camps dits du bien et les camps dits du mal sont des antithèses pures qui se rejoignent in fine, occupent l’intégralité du champ social et vital et fonctionnent comme des Politburos respectifs, quelle peut bien être, pour le nombre, leur pertinence, aux unes comme aux autres ? Si tant le bien que le mal, tant la croyance que la raison, s’échinent, chacun(e) à sa manière, à contraindre et à duper, comment donc définir ce qui vise à libérer ?

Pourquoi le philosophe Slavoj Zizek dérange-t-il tant de monde ? Et pourquoi, en même temps, paraît-il insignifiant ? Il paraît insignifiant parce qu’il est bourré de tics et qu’il se comporte souvent comme un ours mal léché ou un sale gosse, ce qui déforce sa crédibilité. Mais il dérange parce qu’il met le doigt sur la plaie, notamment lorsqu’il affirme et répète qu’il vaut encore mieux, pour le nombre, avoir à se colleter avec un système ouvertement répressif qu’avec un système de domination diffuse qui donne l’illusion de la liberté, car le premier est plus aisément déboulonnable que le second : ceci, pourrait-il dire, en faisant tournoyer son doigt autour de lui à 160 degrés, n’est pas la liberté.

Pourquoi les anarchistes espagnols se sont-ils attiré tant les foudres des franquistes que celles des communistes soviétiques ? Parce qu’ils étaient porteurs du seul modèle de développement éclairé harmonieux, cohérent, consensualiste et non coercitif durablement imaginable, où n’étaient niés ni l’individu ni le groupe, un modèle susceptible d’être étendu sans heurts à l’ensemble du globe. Un tel horizon nie-t-il le progrès scientifique ? Il en est, au contraire, le meilleur adjuvant, qui permettrait, par exemple, d’approfondir notre connaissance de l’énergie nucléaire, mais de ne l’utiliser que pour les fonctions où elle est cruciale, et donc d’en localiser l’exploitation dans de vastes zones peu (idéalement pas) habitées. Il nous permettrait aussi d’aller encore plus loin dans notre exploration de l’espace, car débarrassés des dogmes, nous pourrions enfin nous focaliser sur un espoir dont le morbide, qui façonne notre civilisation, aurait été expurgé, un espoir qui, sans faire table rase des sources du passé, ne les appréhenderait que pour ce qu’elles sont : des sources du passé que la science bat en brèche chaque jour. Un espoir de démolition de toutes les structures archaïques fondées sur la (littérale) vérité de postulats transcendantaux. Un espoir de fusion des principes fondateurs communs à l’humanité entière. Un espoir d’éradication mondiale de la misère, au nom du réel tangible. Un espoir tourné vers un futur de questions, de découvertes, de réponses, et de nouvelles questions… Et oui – pourquoi pas ? – un espoir d’éternité. Un espoir sain, en somme… Naïf que tout cela ? Pas davantage que la foi !

Morning Telegraph

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Terriens, vous reprendrez bien un peu de frayeur ?…

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ILLUMINATEUR

  1. adjectif masculin (du latin illuminare, illuminer) Se dit d’un radar émetteur puissant dont le rayonnement est dirigé vers une cible qui le réfléchit sous la forme d’un écho capté par un récepteur approprié situé sur un… …   Encyclopédie Universelle
  2. substantif masculin 1°   Celui qui répand de la lumière. •   Voici un nouvel hommage qu’elle [la lune] rend à son céleste illuminateur [le soleil] ; à mesure qu’il approchait, je la voyais disparaître, le faible croissant diminuait peu à peu …   Dictionnaire de la Langue Française d’Émile Littré
  3. substantif masculin : système comportant un émetteur laser à infrarouge, utilisé pour diriger contre un objectif au sol un avion d attaque ou une munition guidée (bombes, missiles air sol) …   Encyclopédie Universelle

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 « Les Ejections de Masse Coronale (CME, en anglais)  sont dues à de puissantes explosions magnétiques dans la couronne du Soleil, qui projettent le plasma ionisé dans l’espace interplanétaire, et le gaz neutre associé par collision. Les éjections de masse coronale transportent des milliards de tonnes de matière. La détente, dans l’espace interplanétaire peu dense, du plasma initialement comprimé par les fortes pressions existant à la surface du Soleil, augmente son volume jusqu’à des tailles supérieures à celle du Soleil. Une gigantesque bulle de plasma s’éloigne à vitesse supersonique du Soleil, à plus de 300 000 km/h, en ouvrant les lignes de force du champ magnétique solaire.

À son arrivée au voisinage de la terre après trois à quatre jours, la CME interagit avec le champ magnétique terrestre, produit des aurores boréales et australes, des orages géomagnétiques, perturbe les communications radio, les satellites et les systèmes de distribution d’électricité. »

(Source : CNRS)

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Le soir du 5 février 2013, il y a eu deux éruptions solaires accompagnées de deux éjections de masse coronale (EMC) qui pourraient frôler l’environnement terrestre. Des modèles de recherche expérimentaux de la NASA, se basant sur des observations de l’Observatoire des Relations Soleil-Terre (abrégé en anglais STEREO) ainsi que l’Agence spatiale européenne (ESA) et sa consœur états-unienne (NASA) mais aussi l’Observatoire héliosphérique indiquent que la première EMC a débuté à 19 heures EST, [la masse de plasma solaire dont question] s’étant déplacée à une vélocité de 1200 km/s. La seconde EMC a commencé à 22h36 EST, [et dans ce cas la vitesse de la masse] était de 560 km/s. Historiquement, des EMC d’une telle vitesse et d’une telle direction sont sans gravité. Une EMC, à ne pas confondre avec une éruption solaire : la première est un phénomène solaire susceptible d’envoyer des particules solaires dans l’espace, lesquelles atteindraient la Terre un, deux ou trois jours plus tard. »

http://www.nasa.gov/mission_pages/sunearth/news/News020713-cme.html

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« 15 février 2013 : un astéroïde a frôlé la Terre à une distance jamais observée…

Le 15 février 2013, un astéroïde de la largeur d’un terrain de football a frôlé la Terre à seulement 27 680 km de la surface de la Terre. Même si ce géocroiseur n’a pas heurté notre planète, il a été activement surveillé par les agences spatiales mondiales dont la NASA. […] »

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3628_asteroide_2012_DA14_Terre.php

Little & Big Wheel

Colobus Satanas

IESUS HOMINUM SALVATOR

SUTANIMULLI MUNIMOH NATAS

Svastika

« La « super tempête » solaire qui viendra pourrait faire fondre des centaines de réacteurs nucléaires…

[…] Mais qu’en serait-il de la civilisation humaine face à une menace pire qu’un simple tsunami détruisant une installation nucléaire ? Qu’en serait-il si une vague géante pouvait détruire tout d’un coup toutes les installations à énergie nucléaire de la planète ? Un tel scénario n’est pas juste possible, mais en fait inévitable. Et la vague géante menaçant toutes les centrales nucléaires du monde n’est pas faite d’eau mais d’émissions solaires.

Le soleil, voyez-vous, se réveille. La NASA a récemment averti que l’activité solaire est en hausse, avec un pic attendu en 2013 qui pourrait générer d’énormes niveaux de radiations qui circuleraient sur toute la planète. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a même fait une annonce sur un avertissement urgent sur des éruptions solaires à venir en 2012 et 2013. Ibtimes a écrit, ‘‘Avec le pic d’activité solaire aux environs de 2013, le soleil entre dans une période particulièrement active et de grosses éruptions comme la toute dernière seront probablement communes durant les quelques prochaines années…Une éruption majeure du milieu du 19ème siècle a bloqué le système de télégraphie naissant, et des scientifiques pensent qu’un autre événement similaire est maintenant en route. » […]

 »Plusieurs études de gouvernements fédéraux suggèrent que cette activité solaire extrême et ses émissions peuvent résulter en de complets blackouts pendant des années dans des régions du pays. De plus, il peut y avoir des dérangements dans les approvisionnements de courant pendant des années, ou même des décennies, car les courants géomagnétiques attirés par la tempête pourraient rendre caduques les transformateurs. […] »

http://www.wikistrike.com/article-la-super-tempete-solaire-qui-viendra-pourrait-faire-fondre-des-centaines-de-reacteurs-nucleaires-109723586.html

« En bref : l’activité du Soleil proche de son maximum

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences

L’activité solaire, proche du maximum qu’elle devrait atteindre en 2013, est surveillée en permanence par de nombreux satellites dont l’européen Soho et les américains SDO et Stereo. Les images du Soleil que nous rapportent ces instruments confirment cette tendance.

Le Soleil, qui suit un cycle d’environ onze ans, est proche de son maximum d’activité qu’il devrait atteindre en 2013. Le minimum solaire le plus récent s’est produit en 2008 et depuis cette année, l’activité soleil monte progressivement en intensité. Un premier palier a été franchi en 2010 avec une explosion significative classée M et, depuis, son activité va crescendo avec un maximum attendu l’année prochaine.

Pour calculer cette activité les scientifiques se basent sur le nombre de taches solaires, plus ou moins importants, sur la surface du Soleil. Ces régions actives sont surveillées comme le lait sur le feu car elles sont souvent à l’origine de puissantes perturbations, comme les éruptions solaires ou les éjections de masse coronale, qui influent fortement sur ce qu’il est convenu d’appeler la météorologie spatiale.

En effet, ces soubresauts du Soleil ne sont pas sans impact pour la vie terrestre, en particulier sur le climat de la planète mais aussi sur les activités humaines. De telles tempêtes peuvent par exemple perturber la distribution d’énergie ou affecter le fonctionnement de satellites en orbite, surtout ceux évoluant sur des orbites élevées. […] »

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-bref-lactivite-du-soleil-proche-de-son-maximum_43038/

illuminator
\il*lu »mi*na`tor\ , noun [l., an enlightener, ll. also, an illuminator of books.]
1. one whose occupation is to adorn books, especially manuscripts, with miniatures, borders, etc.
2. a condenser or reflector of light in optical apparatus; also, an illuminant.

Ganesha

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« Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ? Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ? » (Psaumes, 24:3)

1 Corinthiens 14

15 Que faire donc? Je chanterai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence.

20 Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour la malice, soyez enfants.

1 Corinthiens 14

Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification.

28 s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu.

19 Dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.

En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.

Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console et les avertit afin qu’ils soient en mesure de changer.

Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe?

De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites? Car vous parlerez en l’air.

10 Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible;

11 si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.

13 C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter.

16 Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?

23 Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous?

40 Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints.

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1 Corinthiens 7

1 Pour ce qui concerne les choses dont vous m’avez écrit, je pense qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme.

Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.

Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari.

Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.

Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre.

10-11 A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari, et que le mari ne répudie point sa femme.

25 Pour ce qui est des vierges, je n’ai point d’ordre du Seigneur; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle.

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1 Corinthiens 11

Je veux que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme;

Différenciation des appareils génitaux féminin et masculin

et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.

L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.

10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.

Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée.

Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.

11 Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme.

12 Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

13 Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?

Prophète Mohammed

1 Corinthiens 14

34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi.

35 Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église.

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1 Corinthiens 5

1 On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père.

Statue de JP II (Rome)

Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte.

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques,

10 non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde.

Owl of the Bohemian Club

11 Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.

12 Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ?

C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte?

Trevor & The Funky Bunch

Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

ISRAEL-RELIGION-JEWISH-PESACH

« Que Dieu illumine le cœur des juifs et qu’ils connaissent Jésus-Christ, sauveur de tous les hommes. »

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1 Corinthiens 15

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze.

Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts.

Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.

Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton;

11 Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soient eux, voilà ce que nous prêchons, et c’est ce que vous avez cru.

Moloch

12 Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts?

13 S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité.

14 Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.

«  Pour Hans Küng, il n’y a pas lieu de considérer la résurrection comme « une intervention supranaturelle qui peut-être localisée dans l’espace et datée dans le temps. […] Ce n’est pas un événement humain spatio-temporel. Tout ce que l’on sait, c’est que Jésus est mort, et que s’ensuivit une montée de la foi et le message de Pâques des disciples. Mais rien d’objectif ne peut être envisagé ou vérifié, ni concernant la résurrection elle-même, ni quant aux apparitions de Jésus. »»

 H. Kung, Etre chrétien, Paris, Ed. du Seuil, 1978, cité par :

http://faculty.gordon.edu/hu/bi/Ted_Hildebrandt/NTeSources/NTArticles/CTR-NT/Habermas-Resurrection1-CTR.pdf

20 Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

29 Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux?

21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.

22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

56 L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi.

Andres Serrano, Piss Christ

57 Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !

HUBRIS

« La prudence humaine avait ordonné tout ce qui dépend de ses conseils : on songea bientôt à fléchir les dieux, et l’on ouvrit les Livres Sibyllins. D’après ce qu’on y lut, des prières furent adressées à Vulcain, à Cérès et à Proserpine : des dames romaines implorèrent Junon, premièrement au Capitole, puis au bord de la mer la plus voisine, où l’on puisa de l’eau pour faire des aspersions sur les murs du temple et la statue de la déesse ; enfin les femmes actuellement mariées célébrèrent des sellisternes et des veillées religieuses. Mais aucun moyen humain, ni largesses impériales, ni cérémonies expiatoires ne faisaient taire le cri public qui accusait Néron d’avoir ordonné l’incendie. Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d’autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même, où tout ce que le monde enferme d’infamies et d’horreurs afflue et trouve des partisans. On saisit d’abord ceux qui avouaient leur secte ; et, sur leurs révélations, une infinité d’autres, qui furent bien moins convaincus d’incendie que de haine pour le genre humain. On fit de leurs supplices un divertissement : les uns, couverts de peaux de bêtes, périssaient dévorés par des chiens ; d’autres mouraient sur des croix, ou bien ils étaient enduits de matières inflammables, et, quand le jour cessait de luire, on les brûlait en place de flambeaux. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux au Cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les cœurs s’ouvraient à la compassion, en pensant que ce n’était pas au bien public, mais à la cruauté d’un seul, qu’ils étaient immolés. »

Tacite à propos de Néron, Annales (XV, 44)

25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds.

James Steele (Vietnam, El Salvador, Irak)

À propos de Caligula : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/suet/caius/trad.html

26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.

42 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible.

46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.

47 Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel.

50 Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité.

51 Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés,

52 en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés.

53 Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.

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Psaumes 24

10 Qui donc est ce roi de gloire ? – L’Éternel des armées : voilà le roi de gloire !

Pope Benedict XVI leads his Wednesday general audience in Paul VI hall at the Vatican

« Tout à coup me vint l’idée d’un Christ prêchant la paix pour 2000 ans, et l’endroit où Il pria pour la dernière fois [était] le jardin des oliviers de Gethsemane. J’avais l’idée de représenter le Christ comme s’il ressurgissait d’une explosion dans ce vaste jardin des oliviers, le paisible site de Ses dernières prières. Le Christ s’élève de ce cratère creusé par une bombe nucléaire, une explosion atroce, un vortex de violence et d’énergie. »

Pericle Fazzini

Gabriel's trumpet

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Apocalypse 6

1 Je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre: Viens.

Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.

Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait: Viens.

Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la Terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.

Syrie & Iran

Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main.

Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: Viens.

Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la Terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la Terre.

Famine dans l'est de l'Afrique (Ethiopie, etc), depuis 2010

Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu.

10 Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la Terre?

11 Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.

12 Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang,

Tremblement de terre en Haïti, début 2010

13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la Terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes.

14 Le ciel se retira comme un livre qu’on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places.

15 Les rois de la Terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes.

16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau;

17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?

Apocalypse 8

1 Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.

Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données.

Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône.

La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu.

Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.

Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.

Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la Terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.

Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang,

Fukushima (2011)

et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt.

10 Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.

12 Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même.

Eclipse solaire hybride (03-11-2013)

Eclipse lunaire annulaire 10-05-13

13 Je regardai, et j’entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d’une voix forte: Malheur, malheur, malheur aux habitants de la Terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner !

Apocalypse 9

1 Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la Terre. La clef du puits de l’abîme lui fut donnée,

et elle ouvrit le puits de l’abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise; et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.

Eruption du volcan islandais Eyjafjallajokull, 2010

De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu’ont les scorpions de la Terre.

Il leur fut dit de ne point faire de mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front.

Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et le tourment qu’elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme.

En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.

11 Elles avaient sur elles comme roi l’ange de l’abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.

Volcan Katla, Islande

12 Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela.

13 Le sixième ange sonna de la trompette. Et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu,

14 et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d’Euphrate.

15 Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, furent déliés afin qu’ils tuassent le tiers des hommes.

18 Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches.

Apocalypse 12

1 Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement.

Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes.

Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté.

Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône.

Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.

Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,

mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.

Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la Terre, il fut précipité sur la Terre, et ses anges furent précipités avec lui.

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

11 Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.

12 C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps.

13 Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la Terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle.

14 Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent.

15 Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve.

16 Et la Terre secourut la femme, et la Terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche.

17 Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.

Apocalypse 13

11 Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon.

12 Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la Terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie.

13 Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la Terre, à la vue des hommes.

14 Et elle séduisait les habitants de la Terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la Terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait.

15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.

16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,

17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.

Apocalypse 15

15 Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable: sept anges, qui tenaient sept fléaux, les derniers, car par eux s’accomplit la colère de Dieu.

Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu.

« La météorite russe trente fois plus puissante que la bombe d’Hiroshima

[…]

Selon l’agence spatiale américaine, la météorite mesurait dans les 17 mètres de large lorsqu’elle a fait son entrée dans l’atmosphère, et pesait dans les 10 000 tonnes. Elle aurait explosé au-dessus de la Terre en libérant près de 500 kilotonnes d’énergie, soit trente fois la bombe atomique larguée au-dessus de Hiroshima en 1945. […]

Pseudo-météorite russe (02-2013)

UN MILLIARD DE ROUBLES DE DÉGÂTS

La vie a pourtant repris son cours dans la région, où une cinquantaine de blessés étaient toujours à l’hôpital dimanche, sur un total initial de plus de 1 200 blessés, atteints pour la plupart par des bris de verre. »

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/17/la-meteorite-russe-trente-fois-plus-puissante-que-la-bombe-d-hiroshima_1833906_3244.html

Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’agneau, en disant: Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!

Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés.

Après cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel.

Et les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple, revêtus d’un lin pur, éclatant, et ayant des ceintures d’or autour de la poitrine.

Et l’un des quatre êtres vivants donna aux sept anges sept coupes d’or, pleines de la colère du Dieu qui vit aux siècles des siècles.

Et le temple fut rempli de fumée, à cause de la gloire de Dieu et de sa puissance; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept fléaux des sept anges fussent accomplis.

La dernière cène revue et corrigée

« Exclusif : un siège pour le pape à la tombe du roi David

Vendredi 01 février 2013

[…]

Un accord historique a été conclu entre Israël et le Vatican. Les autorités israéliennes ont accordé au pape un siège officiel dans la chambre où est supposé s’être déroulée la dernière cène, sur le Mont de Sion, à Jérusalem, et où certains chercheurs pensent que David et Salomon, rois juifs de Judée, sont enterrés. »

http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/12814#.UU2uITeWSt8

Apocalypse 16

1 Et j’entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges: Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu.

Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image.

OGM à finalité commerciale

Le second versa sa coupe dans la mer. Et elle devint du sang, comme celui d’un mort; et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer.

Catastrophe pétrolière BP, Golde du Mexique, juin 2010

Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d’eaux. Et ils devinrent du sang.

https://yannickbaele.wordpress.com/2013/02/10/otez-a-schiste-trois-lettres/

Et j’entendis l’ange des eaux qui disait: Tu es juste, toi qui es, et qui étais; tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement.

Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire: ils en sont dignes.

Et j’entendis l’autel qui disait: Oui, Seigneur Dieu tout puissant, tes jugements sont véritables et justes.

Le quatrième versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu;

https://yannickbaele.wordpress.com/2013/02/12/gratia-solis-generositatis-omnibus-fingit/

et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l’autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire.

10 Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres; et les hommes se mordaient la langue de douleur,

Trône de Pierre, Vatican

11 et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs oeuvres.

12 Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l’Orient fût préparé.

13 Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles.

14 Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout puissant.

16 Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon.

17 Le septième versa sa coupe dans l’air. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C’en est fait!

18 Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y avait jamais eu depuis que l’homme est sur la Terre, un aussi grand tremblement.

Fazzini de nouveau

Hiroshima, 1945

19 Et la grande ville fut divisée en trois parties, et les villes des nations tombèrent, et Dieu, se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère.

20 Et toutes les îles s’enfuirent, et les montagnes ne furent pas retrouvées.

21 Et une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent, tomba du ciel sur les hommes; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand.

Apocalypse 17

 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux.

C’est avec elle que les rois de la Terre se sont livrés à l’impudicité, et c’est du vin de son impudicité que les habitants de la Terre se sont enivrés.

Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes.

Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution.

Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la Terre.

Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.

Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.

La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la Terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra. –

C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.

10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps.

Bea, Al & the others

11 Et la bête qui était, et qui n’est plus, est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition.

Al & Jo

12 Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête.

13 Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête.

14 Ils combattront contre l’agneau, et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi.

15 Et il me dit: Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues.

16 Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu.

17 Car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.

18 Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la Terre.

Apocalypse 18

1 Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité; et la Terre fut éclairée de sa gloire.

Il cria d’une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux,

Pie XII

21 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous!

Le Grand-Maître d'Irsmun (livre dont vous êtes le héros)

Addendum apocryphe de l’auteur J’avais sifflé trois bons litrons de rouge de Christ le jour où j’ai écrit ce truc-là, alors faut m’excuser : je me suis un peu emporté. Dieu notre Seigneur pardonne les enflures qui l’auraient pris au pied de la lettre. Cela dit, faites pas les malins, bandes de merdeux, parce qu’y a du vrai…

1 Corinthiens 7

23 Ne devenez pas esclaves des hommes.

The largest black hole :

____________

Le NT est-il à prendre comme un tout ? Dans l’affirmative, pourquoi l’exercice courant qui consiste à n’en citer que les quelques passages dont « on » se réclame et qui sont particulièrement avantageux à « nos » thèses serait-il moins sacrilège que le présent post ?

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Intermède vidéo d’Amour païen

Beware, for deceptive is the Beast…

« Eternelle la vie est désormais dans mon sillage

Lové dans mon cercueil rouge étincelant, c’est un dernier clou que j’attends

Pendant que tous ces vilains gentilshommes à leurs stupides jeux s’adonnent

Il y a un horizon rouge flamboyant qui crie nos noms

*****

Et alors qu’en deux se déchirent tes fantasmagories

Pensais-tu vraiment que paverait la voie

Ce chemin de sang ?

Tourne-toi donc

Et révèle à l’éternelle vie ton bécot de bienvenue, mon ange

*****

Raciste de partout, qu’as-tu donc fait ?

Mec, ton cher fils en entrailles en tueur tu as mué

Couronne ma peur ton roi à portée de tir

Aimer chacun : il n’est qu’une chose que je désire…

*****

Et tandis qu’en deux tes fantasmes s’écartèlent

Pensais-tu vraiment que ce chemin de sang

Imprègnerait la stèle ?

Fais demi-tour, vas-y

Et sème ton baiser d’amour

*****

Pas de temps pour la haine, ne demeurent que questions

Qu’est ce, l’amour, as-tu les coordonnées du bonheur, la Vie, qu’est-ce ?

Et la paix, où est-elle tapie ?

Quand donc trouverai-je la force de me libérer ?

*****

Et dis-moi : où est l’amour dans les divagations de ton prophète ?

Ce charabia, c’est une prison pour morts-vivants, mec

Le message qu’à toi et ton enfer tordu j’adresse ?

Fais-moi donc face et fais jaillir ce suçon au plaisir

A la vie éternel ange »

______________

Traduction libre et lyrique

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Si la scientologie est une secte, la Compagnie de Jésus est sa vicieuse aînée !

Paul Amar  (composition de coquillages - titre non disponible)

Peut-être êtes-vous de ces gens qui apprécient la compagnie d’interlocuteurs francs, avec lesquels la dispute – c’est-à-dire l’échange d’arguments – peut avoir lieu sans arrière-pensées et dans la plus franche liberté de propos. Ces interlocuteurs-là se font très rares. Mais peut-être êtes-vous à la fois de ces gens qui estiment que la sincérité se mérite et qu’au fond, ce que vous pensez vraiment ne regarde que vous et que de discours en apparence obscurs peut jaillir quelque lumière. Les deux attitudes ne sont pas contradictoires, mais dans les deux cas, mieux vous vaut, si l’on s’en réfère à leurs écrits, éviter la compagnie intime des jésuites.

Benevole et fortiter ! (emblèmes et devises spécifiques)

Quelle est donc cette créature hybride dont certains exemplaires, toujours souriants et enjoués dans la lumière, ont peuplé les plateaux de télé ces derniers jours, et dont est vanté à présent, à longueur d’articles et d’émissions, le prétendu progressisme  ? A coup sûr des gens très intelligents, qui placent leurs pions et ont pour vocation d’infiltrer toutes les structures de pouvoir (si besoin pour les monter les unes contre les autres), temporelles (partis politiques, services secrets, justice des hommes, médias de masse, professions libérales diverses, notamment) et spirituelles (notamment le Vatican, mais aussi d’autres instances suprêmes de religions orientales) au niveau planétaire, des gens pour qui la fin (en réalité fondamentaliste) justifie les moyens, y compris une science sans conscience, et font partie d’une espèce de franc-maçonnerie christique d’avant la franc-maçonnerie elle-même, hautement hiérarchique et largement hermétique dans ses échelons supérieurs.

Dès lors que Georges-Marie est issu de cette confession, où il tenait jusqu’à récemment le rôle de Provincial (de responsable d’une région qui peut être aussi vaste qu’un continent, si l’on préfère), grade supérieur directement subalterne à celui, suprême, de (préposé) général plénipotentiaire (dit pape noir), dans la mesure où, par ailleurs, en dépit de la possibilité purement théorique que son départ de l’Ordre pour cause d’incompatibilité avec l’élection à la papauté – d’ailleurs, Petrus Romanus, « l’évêque de Rome » (1), est-il bien le pape et après lui un pape y aura-t-il encore ? – ait pu lui être accordé par celui qui officie actuellement ès qualité de pape de l’ombre (2), nommé à vie lui aussi, sauf contrordre, l’apparemment affable père Adolfo Nicolas, l’intéressé « demeurent liés pour vivre toujours et mourir dans le Seigneur au sein de cette compagnie […] » (3), compte tenu, enfin, du fait que le pas si saint Siège semble être entré de plain-pied dans l’ère chrétienne du marketing prosélyte, dans lequel tombent pieds joints tout ce que la piteuse profession journalistique contemporaine, férue de hype et d’inhabituel, compte de moutons de Panurge, sans doute est-il indiqué de remettre certains pendules à l’heure…

Adolfo Nicolas, Supérieur des Jésuites

Dans « Sécularisation et religions politiques » (4), l’écrivain Jean-Pierre Sironneau rapporte ce fait qui a troublé plus d’un historien : aux yeux d’Hitler, le chef de la SS Himmler était son propre Ignace de Loyola (5), le fondateur espagnol de la Compagnie de Jésus, en 1540. Exagération, généralisation abusive, théorie du complot, sans doute… Encore qu’à examiner ses Constitutions de plus près, le lecteur ne peut qu’être troublé : parmi les trois vœux que doivent formuler les candidats à l’admission dans la Compagnie, le vœu d’obéissance est cardinal, en effet, et il se décline de manières les plus abjectement diverses :

§ 35 : « l’obligation [pour un candidat] de dire la vérité dans l’Examen doit être une obligation sous peine de péché. Ainsi sera évitée la tromperie, qui pourrait résulter de ce qu’on ne s’ouvre pas en toute sincérité à son Supérieur […]. »

Parmi les informations à divulguer lors de cet interrogatoire religieux,

§ 36 à 50 : «

–          s’il est né d’un mariage légitime ou non ;

–          Et sinon, dans quelles circonstances il est né d’un mariage illégitime ;

–          S’il descend de parents chrétiens de vieille souche ou de chrétiens récents ;

–          Si quelqu’un de ses ascendants a été censuré ou déclaré coupable pour quelque erreur contre [la] religion chrétienne, et comment ;

–          S’il a encore son père et sa mère, et comment ils se nomment ;

–          Quelle est leur condition et quel est leur métier et leur genre de vie. S’ils sont matériellement dans le besoin ou dans l’aisance, et de quelle façon ? […]

–          Combien il a de frères et de sœurs, mariés ou non ;

–          Que est leur métier et leur genre de vie ; […]

–          S’il a des dettes ou des obligations civiles et s’il en a, quels en sont le montant et la nature ; […]

–          S’il a eu ou s’il a une maladie cachée ou apparente, et laquelle. On lui demandera spécialement s’il souffre de quelques maux d’estomac ou de tête, ou d’une autre infirmité ou carence naturelle en quelque partie de sa personne, et on ne se contentera pas de l’interroger là-dessus, mais on l’examinera, autant que possible ; […]

–          Quel a été, dans son jeune âge et [par la suite] son comportement ou son attrait face aux choses salutaires à sa conscience ; […]

–          […] s’il a eu ou s’il a des opinions ou des idées différentes de celles que tiennent communément l’Eglise et les docteurs qu’elle approuve et, à supposer qu’il en ait eu parfois, s’il est prêt à soumettre son jugement [!] et à penser conformément à ce que la Compagnie décidera qu’il faut penser sur ces choses ; […]

–          S’il est totalement décidé à quitter le siècle et à suivre les conseils du Christ notre Seigneur […]. »

Plus la Compagnie en sait sur quelqu’un, mieux elle peut le manipuler et l’avancer sur l’échiquier selon le rôle qui, à tout moment, lui convient le mieux et qui avantage l’ensemble. Mais pour ce faire, il est nécessaire de couper tous les liens qu’il avait avec ses proches. Ainsi,

§ 60 : « étant donné que les relations orales ou écrites avec des amis ou des proches selon la chair apportent souvent plus de trouble que d’aide à ceux qui s’appliquent aux choses de l’esprit […] on leur demandera s’ils acceptent volontiers de ne pas garder de relations avec ces personnes […] »

§ 62 : « […] il leur est saintement conseillé qu’ils prennent l’habitude [de considérer] non pas qu’ils ont des parents ou des frères, mais qu’ils en avaient [et d’agir en conséquence], montrant qu’ils n’ont plus ce qu’ils ont quitté pour avoir le Christ en lieu et place de toutes choses […]. »

§ 116 : « il doit […], en toute humilité et en toute obéissance, avancer et cheminer dans la voie qui lui a été montrée par Celui qui ne connaît et en qui il n’y a aucun changement. »

§ 274 : « on ne doit pas admettre d’opinions nouvelles […]. »

Aucun changement, vraiment, dans le chef des tortionnaires qui font parallèlement office de Christs de substitution ? Il semble pourtant qu’il ait plu au Seigneur, dans sa bonté divine, d’abroger récemment quelques parties du texte initial des Constitutions, par exemple :

§ 246 : « si [un novice] écrivait à quelqu’un d’autre, il ne le fera qu’après en avoir obtenu la permission et en montrant la lettre à celui que le Supérieur aura mandaté. Si c’était à lui qu’une lettre était envoyée, celle-ci sera d’abord donnée à celui qui aura été désigné par le Supérieur ; après l’avoir lue, il la donnera ou ne la donnera pas au destinataire, selon ce qu’il estimera opportun dans le Seigneur pour son plus grand bien et la gloire de Dieu. »

Clarifiant ce dernier passage, il n’est pas inutile de préciser que les novices sont cloîtrés dans des maisons dites de probation où ils sont régulièrement soumis à des épreuves diverses dans lesquelles l’humiliation joue indéniablement un rôle majeur… Parmi ces novices, des ados, dès l’âge de quatorze ans (6), un âge (décidément fétiche dans et autour de l’Eglise) où l’on est supposé, en pleine ébullition des sens, faire vœu de chasteté. Mais que le lecteur se rassure : la commisération des supérieurs est sans bornes, et la latitude de leurs interprétations infinie : quoi qu’il en soit, la trique n’est jamais loin…

Père jésuite Luc Versteylen

§ 270 : « en matière de corrections, […] on reprendra en premier lieu avec amour et douceur ceux qui pèchent ; deuxièmement, avec amour certes, mais pourtant de telle façon qu’ils se sentent confus et honteux ; troisièmement, on ajoutera à l’amour ce qui les frappera de crainte. »

Et en sus, mes bien chers frères, l’on soumettra réalité et justice au culte des apparences…

§ 166 : « bien que quelqu’un n’ait pas été condamné par sentence publique, si son erreur a pourtant été publique et qu’il a été fortement suspect, et que l’on craint qu’un procès puisse lui être intenté, il ne doit pas être admis. »

§ 269 : « quand il s’agit d’imposer corrections et pénitences, la manière de faire qui doit être observée sera laissée à la charité prudente du Supérieur et de ceux qu’il aurait mis à sa place […] et chacun devrait accepter ces pénitences de bon gré, avec un vrai désir d’amendement et de progrès spirituel, même si elles étaient données pour une faute dont on n’est pas coupable. »

Après tout cela, voilà au moins les survivants « Thétans opératifs », vous direz-vous. Pensez-vous ! Big Brother est partout…

Paul Amar (composition de coquillages - titre non disponible)

§ 63 : « pour progresser davantage en esprit, et spécialement pour un plus grand abaissement et une plus grande humilité personnelle, on lui demandera s’il accepte volontiers  que toutes ses erreurs, toutes ses fautes et tout ce qu’on notera et remarquera à son sujet soient manifestés à ses Supérieurs par quiconque en aura eu connaissance en dehors de la confession […] pour une plus grande gloire de Dieu. »

§ 78 : « […] la Compagnie pourra aussi, dans la mesure où cela lui paraîtra convenir, prendre d’autres renseignements ailleurs pour être plus satisfaite, pour la gloire de notre Dieu et Seigneur. »

Tiens donc, après la SS, une espèce de GeStaPo dont les membres infiltrés, qui dans des banques, qui dans des services de l’Etat, qui dans le milieu médical, qui dans des entreprises d’assurance, pourraient piocher à leur guise, dans la plus totale illégalité mais au nom du Souverain Seigneur, dans les bases de données auxquelles ils ont accès ?…

En toutes étapes, les apprenants dans la Compagnie de Jésus sont donc invités à renoncer eux-mêmes tant à toutes les institutions mondaines qui fondent la démocratie qu’à ce qui fait d’eux des hommes (au corps, principalement à ses attributs sexuels, comme à l’esprit critique) pour tendre vers la parfaite mortification dont JC aurait montré la voie. C’est ni plus ni moins que du sadomasochisme « dans le Seigneur », « pour la plus grande gloire de Dieu », expressions méga-pompeuses mais ultra-récurrentes dans le texte, qui supposent en réalité la soumission au bon vouloir d’un supérieur qui peut accorder des dérogations de toutes natures, à la tête du client (la fameuse casuistique jésuite), mais symbolise en toute occasion la domination, l’autorité du Christ lui-même. Et pour obtenir cette soumission,

§ 66 : « […] ils aideront et serviront tout le monde, malades et biens portants, selon ce qu’on leur ordonnera, pour mieux s’abaisser et s’humilier, et donner par là comme un signe évident qu’ils se séparent entièrement du siècle […] pour servir entièrement leur Créateur et Seigneur crucifié pour leur salut »

§ 82 : « […] ainsi, à l’opposé du sentiment commun des hommes, pourront-ils, pour son divin service et sa louange, s’humilier davantage et progresser davantage en esprit pour la gloire de la divine Majesté. »

§ 85 : « […] [Si le Supérieur commande au candidat] ou lui dit : « faites ceci ou cela », il lui montrera […] qu’il parle comme le Christ à un homme, puisque c’est à sa place qu’il lui commande. De la sorte, celui qui obéit doit considérer et estimer la parole qui vient [de celui qui donne l’ordre, quel qu’il soit], ou de tout autre qui serait son Supérieur, comme si elle venait du Christ notre Seigneur, afin de pouvoir être pleinement agréable à la divine Majesté. »

§ 101 : « […] là ou il n’y aurait pas d’offense envers la divine Majesté, ni de péché de la part du prochain, [il faudrait qu’ils veuillent] subir outrages, faux témoignages et affronts, et être tenus et estimés pour fous […] et ceci parce qu’ils désirent ressembler à notre Créateur et Seigneur Jésus-Christ […], l’imiter et le suivre […]. »

§ 263 : […] et ils ne découvriront pas seulement leurs défauts, mais encore les pénitences ou les mortifications et les dévotions et toutes leurs vertus, souhaitant avec une pure volonté être dirigés par eux partout où ils auraient dévié de la voie droite, ne voulant pas être conduits par leur propre sentiment si celui-ci n’est pas en accord avec le jugement de ceux qui tiennent pour eux la place du Christ notre Seigneur [ainsi à la fois juge et partie] »

§ 102 : « […] s’il répond affirmativement qu’il désire avoir de tels saints désirs, on lui demandera, afin que ces désirs se réalisent mieux, s’il est décidé et prêt à accepter et à souffrir patiemment, avec la grâce de Dieu, de tels outrages, moqueries, affronts que comporte la livrée du Christ, et tous les autres qu’il aurait à subir, de la part de n’importe qui […] dans la Compagnie (où il veut obéir, s’humilier et gagner la béatitude éternelle […]. »

§ 265 : « […] on doit l’exercer dans des choses basses qui semblent devoir être utiles pour l’humilier. »

A la lecture de ce qui précède, ce qui suit ne manque pas de piment. Parmi les critères qui empêchent l’admission dans la Compagnie, l’on note en effet…

§179 : « […] des passions ou des attachements qui ne semblent pas pouvoir être dominés ou des habitudes de péché dont on ne peut espérer beaucoup d’amendement. »

Par ailleurs,

§ 210 : « […] si l’on jugeait dans le Seigneur qu’il serait contraire à son honneur et à sa gloire que reste dans cette compagnie celui qui semblerait ne pouvoir être corrigé de certains attachements dépravés ou de vices qui offensent la divine Majesté, on devrait d’autant moins tolérer ceux-ci qu’ils seraient plus graves et plus coupables, même si, n’étant pas connus, ils n’étaient pas pour les autres un objet de scandale. »

Voilà pour l’esquisse des principes qui, « dans le Seigneur », sous-tendent le projet jésuite. A présent, une courte contextualisation de ses origines s’impose sans doute : fondée en Espagne par Loyola en 1540, en plein tumulte d’une inquisition espagnole qui officiait déjà depuis plus d’un demi-siècle, vingt ans à peine après l’apparition de la Réforme (protestante), qu’elle haïssait et qui, parmi d’autres, le lui rendait bien – comme la vilipenderaient plus tard les philosophes français des Lumières – et une petite soixantaine d’années avant le baptême de la franc-maçonnerie, en Ecosse, la Compagnie s’inscrivait résolument dans la Contre-Réforme.

Tout semblait pour elle aller pour le mieux dans le meilleur de son monde jusqu’à ce qu’elle trouve sur son chemin des maisons royales qui voyaient son immixtion dans leurs affaires d’un très mauvais œil, et qu’elle se fasse renvoyer d’un Etat européen après l’autre. Le 21 juillet 1773, le pape Clément XIV, à la base un franciscain (!), qui avait prophétisé que pour ce geste il serait probablement assassiné, prit une mesure pour interdire la Compagnie de Jésus, qui referait néanmoins surface quarante ans plus tard, en un temps qui coïnciderait avec la fin des guerres napoléoniennes, par la grâce ou la faute de Pie VII, en échange sans doute d’un engagement formel renouvelé à se mettre au service du pape. Dans l’intervalle, les néo-pestiférés se réfugieraient massivement dans des pays non catholiques où ils n’étaient pas pourchassés. C’est ce qui explique sans doute en partie leur goût du voyage, leur présence aux quatre coins du globe et leur connivence non officiellement établie avec certains pans de la franc-maçonnerie.

La Compagnie de Jésus, avec son pape noir à sa tête, pratique-t-elle aussi des messes noires, ou cette couleur fait-elle uniquement référence aux habits de prêtre traditionnels dont ce dernier se vêtit, par opposition à la blanche toge du pape officiel ?…

Ceux qui sont appelés à assumer, dans l’Ordre, des rôles plus élevés et qui ne relèvent pas de sa milice temporelle sont invités à prononcer, en plus des vœux d’obéissance, de chasteté et de pauvreté, un quatrième vœu, qui s’énonce comme suit :

§ 527 : « en outre, je promets spéciale obéissance au souverain pontife en ce qui concerne les missions, selon ce qui est contenu dans les mêmes Lettres apostoliques et les Constitutions. »

Au début du siècle dernier, à la veille de la première guerre mondiale, apparut le document suivant, disponible dans les archives de la bibliothèque du Congrès américain, que d’aucuns eurent tôt fait de présenter comme l’obscure annexe de ce quatrième vœu :

« Je promets par ailleurs et déclare que, dès qu’une telle occasion se présentera, je ferai, ouvertement autant que secrètement, une guerre implacable à tous les hérétiques, Protestants et Maçons, tel que j’y suis mandaté, afin de les faire disparaître de la surface de la Terre entière, que je n’épargnerai ni l’âge, ni le sexe, ni la condition, et que je pendrai, brûlerai, décharnerai, bouillirai, écorcherai, étranglerai et enterrerai vivants ces infâmes hérétiques ; truciderai l’estomac et les entrailles de leurs femmes, et écrabouillerai la tête de leurs enfants contre les murs afin d’annihiler cette race exécrable. Que lorsque ceci ne pourra être fait ouvertement, j’utiliserai secrètement la coupe empoisonnée, la corde à strangulation, l’acier du poignard, ou la balle de plomb, sans égard pour l’honneur, le rang, la dignité ni l’autorité des personnes, quelle que soit leur condition sociale, en public ou en privé, comme je peux y être mandé à tout moment par n’importe quel agent du Pape ou Supérieur de la Fraternité du Saint-Père de la Compagnie de Jésus.

loge P2, de très sinistre mémoire

En confirmation de quoi je dédie par le présent engagement ma vie, mon âme et toutes mes facultés corporelles, et avec la dague que je reçois à présent, j’écrirai mon nom avec mon propre sang en guise de témoignage à cette fin, et dussé-je me dédire, ou faiblir dans ma détermination, puissent mes frères et compagnons soldats de la milice du Pape me couper les mains, les pieds, ainsi que ma gorge, d’une oreille à l’autre, m’ouvrir l’estomac et puisse mon âme être éternellement torturée en enfer par des démons. Que mon vote soutiendra toujours un Chevalier de Colomb de préférence à un Protestant, particulièrement un Maçon […] Que je placerai des jeunes filles catholiques dans des familles protestantes, de sorte que rapport mensuel soit fait du mouvement intime des hérétiques. […] »

D’après des recherches effectuées par un internaute nord-américain (jésuite ?), il s’agirait en réalité d’un faux grossier qui a circulé lors d’une élection particulièrement agitée et dont le contenu a été rapporté par un membre du Congrès états-unien, condition pour figurer dans le répertoire de la bibliothèque du parlement US, qui n’implique en rien une validation de son contenu par ce dernier (7). Quel dommage, en un sens : nous qui aurions tant voulu croire en ce complot de chevaliers noirs souterrains, fringants et virils, qui ont puisé leur force dans le sang de la Sainte-Inquisition « dans le Seigneur », ont été pourchassés des décennies durant par de vilains monarques, bannis par un pape mécréant, mais seraient restés fidèles à leurs idéaux de départ : la sauvage fourberie au nom du Christ, démenti cinglant du monopole musulman de la violence.

Il n’en demeure pas moins que subsiste cette amère musique de fond des Constitutions de la Compagnie de Jésus, dont il ressort que tout est instrumentalisation, car comment pourraient se concilier le prétendu Royaume des Cieux vendus aux crédules au nom d’un certain Christ et l’incarnation de ce dernier par des armées de clones assoiffés, au sommet, d’un pouvoir totalitaire et morbide ? Noires sont les âmes de ce sommet : rien n’importe aux leaders jésuites sinon le pouvoir qu’ils peuvent tirer pour eux-mêmes de l’agitation permanente d’une marionnette christique avec laquelle, par commodité temporaire, ils se confondent : ni la gauche, ni la droite, ni le juste, ni l’inique, aucune autre religion que la leur, sectaire, rien d’autre que ce qui accroît leur pouvoir et leur influence, et le tout non par sincère conviction, mais par obéissance !

C’est ce qui explique qu’au nom de la diversité, l’Ordre étende ses vicieux tentacules partout où il le peut. C’est ce qui explique qu’un Bergoglio puisse s’être opposé fermement à la Théologie de la Libération que soutenaient, outre Arrupe (l’antépénultième pape noir), à en croire Nicolas, les deux prêtres argentins torturés par la dictature de Videla, jésuites eux aussi, dont le nouvel « évêque de Rome » continue d’être à demi-mot accusé de complicité dans la dénonciation. Que penser d’ailleurs de l’enlèvement massif d’enfants d’opposants par la junte argentine, placés de force dans des familles de militaires du régime après que leurs mères furent intentionnellement assassinées (8) ?

Tout est subjectif puisque rien sinon Christ-Mort ressuscité à la gloire de la Compagnie n’a d’importance pour le sommet. Que ceux qui s’imaginent donc que le démantèlement de la Curie – voire du Vatican tout entier – que not’ Georges-Marie, tellement conscient du déluge de péchés capitaux que ne manquerait de révéler la publication de tout ou partie du rapport sur les finances de l’Eglise et les abus sexuels ecclésiaux sur mineurs dont il s’entretiendra samedi qui vient avec son prédécesseur, contraint par chantage et intimidation à la démission, qu’il demande à chaque occasion à la foule – pas uniquement pour « s’humilier », espérons-le pour lui – de prier pour sa réussite, est susceptible d’accélérer, rendant possible la double lecture de son rapprochement avec les « schismatiques » d’Orient, tels que les qualifient les Constitutions de la CJ, comme une ambition de décentralisation et une volonté d’unifier certains chrétiens (face à un péril extérieur qui guette, malgré la paix chère à Francisco ?) – serait la garantie d’un surcroît de progressisme et de libéralité morale laissent au placard leurs lunes…

Que ceux qui croient que parmi ses objectifs réputés humanistes, « l’évêque de Rome » chérisse particulièrement la guérison des douze Sidéens dont il a naguère lavé les pieds et la mise au point à brève échéance d’un vaccin qui empêcherait d’autres de rejoindre leur triste sort prennent la peine de lire ce qui suit…

Act Up !

Bergoglio lavant les pieds de douze malades du SIDA

§ 272 : « tous veilleront à tirer du fruit des maladies du corps, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l’édification des autres, en ne se montrant ni impatients, ni tristes, mais bien plutôt en ayant et en manifestant une grande patience […], usant de paroles pieuses et édifiantes qui montrent qu’ils acceptent la maladie comme un don de la main de notre Créateur et Seigneur, puisqu’elle ne l’est pas moins que la santé. »

Derniers jours de J-P II

Que ceux qui se seraient émus en voyant hier ce pape sortir de sa papajeep pour aller embrasser une personne trisomique parmi l’assistance daignent, s’ils s’intéressent aux doubles standards, lire pour leur édification les paragraphes suivants…

§ 186 : « il faut remarquer que ceux qui ont des difformités ou des défauts physiques notables, par exemple ceux qui sont bossus ou contrefaits, que ce soit de naissance ou par suite d’une cause extérieure, comme des coups ou d’autres choses semblables, ne sont pas faits pour notre Compagnie. D’une part, de telles choses sont habituellement un obstacle pour le sacerdoce et, d’autre part, elles n’aident pas à l’édification du prochain avec lequel nous sommes en relation en raison de notre Institut […] »

§ 29, 30 et 185: « [parmi les empêchements qui excluent de la Compagnie, un facteur serait de] souffrir d’une maladie où le jugement en vienne à s’obscurcir ou à n’être pas sain, ou [d’] avoir une prédisposition pour cette maladie [car ceci] porterait un préjudice notable à la Compagnie elle-même […] ; [ou encore de pâtir d’] une déficience physique, [d’] une maladie, [d’] une faiblesse ou [d’] une difformité notable […].»

Une telle mesure est-elle même légale au regard des lois anti-discriminations et des lois sur le respect de la vie privée (auxquelles sont heureusement soumises, en principe, les compagnies d’assurance et, plus largement, les entreprises du Monde de l’En-Bas, notamment) ?

Enfin, ceux qui croient encore au Père Noël sont invités avec suave persuasion à prendre connaissance de la glorification de la pauvreté dont Saint-Nitouche se veut le héraut :

§ 161 : « les dons extérieurs : noblesse, richesse, notoriété et choses semblables ne suffisent pas si les autres manquent, de même qu’ils ne seront pas nécessaires quand les autres existent. Cependant, dans la mesure où ils donnent de l’édification, ces dons rendent plus aptes à être admis ceux qui le seraient, sans eux, en raison [de qualités spirituelles]. »

§ 258 : « [celui qui a la charge de toute la compagnie] peut, mieux que [quiconque], comprendre ce qui convient et ce qui est le plus urgent dans tous les lieux [d’une Province donnée], en tenant compte des rois, des princes et des autres autorités, pour ne leur donner aucune raison de s’offenser. […] »

§ 254 : « pour que tous commencent à faire l’expérience de la vertu de la sainte pauvreté, on leur apprendra qu’ils ne doivent utiliser aucune chose comme leur étant personnelle. […] »

§ 287 : « que tous [les candidats] aiment la pauvreté comme une mère […] »

Tout ceci devrait amener tous les observateurs, au premier rang desquels les journalistes qui lui servent la soupe, non à intenter un quelconque procès d’intention – par nature infâme – à un fonctionnaire liturgique dont seul l’examen de la conformité entre les paroles, les actes et les décisions fera sens, ni à faire l’impasse sur l’humilité et la chaleur qui semble émaner du nouvel « évêque de Rome », mais à se souvenir que l’encensoir n’est pas un outil d’édification (encore moins d’information), et ainsi ils serviront le Seigneur ! Renoncer à la posture panurgique au bénéfice de l’esprit critique devrait donc, compte tenu de ce qui précède, leur permettre de comprendre que Georges-Marie a choisi de n’être plus de ce siècle, de n’être plus un homme, mais une espèce de clone dont le seul but ultime est de servir pour l’instant, à l’endroit où elle l’a placé, la funeste compagnie dont il est issu, à travers la glorification de la crucifixion d’un prisonnier d’opinion du temps jadis.

Pauvres pécheurs, Dieu nous garde…

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(1)    Lire : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130316.AFP6757/en-se-disant-notre-eveque-il-nous-dit-son-programme.html

(2)    « Il nous semble », peut-on lire dans le paragraphe 231 des Constitutions de la Compagnie de Jésus, « […] que ceux […] qui partent d’eux-mêmes ne doivent pas être reçus sans qu’auparavant le Supérieur du lieu […] d’où ils sont partis, ou le Préposé général […], ayant été averti, ait donné son accord […] »

Source : http://www.jesuites.com/documents/constitutions_nc/constitutions-index.html

(3)    § 119 des Constitutions de l’Ordre

(4)    La censure littéraire à l’égard des novices de l’Ordre, qui imprime plusieurs paragraphes de ses Constitutions et leur esprit tout entier, amène à écrire que le livre ici cité serait sans doute rangé du côté des œuvres impies :

–          § 251 : « […] on donnera […] à l’âme sa nourriture en lisant un livre plutôt pieux que difficile […] »

–          § 266 à 268 : « Qu’il n’y ait pas […] d’instruments qui servent à des choses vaines [par exemple] des livres profanes […] »

(5)    Sécularisation et religions politiques, Ed. Mouton de Gruyter, Berlin, 1982, p. 334

(6)    § 160

(7)    Source : http://www.victorclaveau.com/htm_html/Anti-Catholicism/jesuit_oath_debunked.htm

(8)    Lire : http://www.rfi.fr/ameriques/20110301-argentine-juge-voleurs-bebes-dictature

____________

N.B. :

– La mise en caractères gras de passages des citations relèvent de mon choix éditorial. Par ailleurs, la traduction de l’addendum supposé au quatrième vœu, que ne sont tenus de formuler que les membres supérieurs de la Compagnie, est personnelle.

– Si vous êtes en quête d’émerveillement, visitez http://www.paulamar.fr/

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Six chouettes principes pour une intronisation réussie…

1/ Toutes les Ecritures répondaient et continuent de répondre à des buts politiques.

2/ Aucune Ecriture et, par voie de conséquence, aucune Eglise, pas même la somme de toutes les Ecritures et de toutes les Eglises, ne peut prétendre sans vanité au monopole de Dieu.

3/ Dès lors, se positionner contre l’Eglise en tant que principe doctrinal et dogmatique n’implique une souscription ni au satanisme, son meilleur ennemi, ni à l’athéisme.

4/ Subséquemment, les actes et les pensées que réprouve l’Eglise mais qui ne contreviennent ni à la liberté (de jugement) ni à la dignité individuelle de qui que ce soit sont parfaitement compatibles avec Dieu.

5/ Notre seule certitude contemporaine face au Mystère est l’existence de l’Esprit, et l’Esprit est un superordinateur de fabrication humaine, dont certains pensent qu’il nous détermine absolument depuis l’enfance et qui, entre autres potentialités, nous permet de communiquer les uns avec les autres et nous transmet des informations par influx médiatique neuro-télépathique.

6/ L’Esprit est notre passerelle commune vers Dieu si Dieu existe. En tout état de cause, Il est notre chemin vers la Source…

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Jésus sans Christ est le seul viable horizon humaniste.

« Ayons le courage de parcourir notre chemin avec le Seigneur, avec la croix du Seigneur, d’édifier l’Eglise sur le sang du Seigneur, qu’il a versé sur la croix, et de reconnaître l’unique gloire : le Christ crucifié. » Non, dis-je. Trois fois non, même ! Au milieu du concert de hâtives louanges adressées à Georges-Marie par des armées de béni-oui-oui qui auraient à tout rompre applaudi, sur la place Saint-Pierre, jusqu’à la nomination symbolique de Satan Cardinal en personne, ce père fouettard pour adultes en mal de repères manichéens, il faut oser l’écrire : Christ est le problème, non la solution !

Idiot utile, Jésus ? Voire… Représentation cathédrale de ce qui est supposé relier, en ce bas monde, près d’un milliard de têtes de pipes, de capi ou de kapos, selon l’humeur du moment, le bouc émissaire sacrificiel (contradictio in terminis, peut-être…) peut être aussi perçu comme un résistant de la première heure : résistant contre les préjugés idiots et faciles qui accablent les différents, la putain en tête, partant résistant contre l’ordre établi, résistant contre les marchés de son temps, comme il l’eût été contre les dictatures militaires de tous acabits que des versions plus contemporaines de ceux-ci ont imposées, il y a quelques dizaines d’années à peine, à des troupeaux latino-américains crucifiés pour la bonne cause.

Jésus, de ce que l’on en sait et pour autant que cela importe, était un rebelle, un rebelle d’avant le temps des dandys sans cause. Le méconnaître, l’oublier, ne peut servir qu’un objectif : sacraliser la servitude qui l’a cloué au pilori, donc l’immobilisme, donc la mort, celle qui invite à le bouffer à la fin des homélies et, dans la foulée, à le boire sans vergogne. De quelque’angle que l’on considère cette gore et abjecte cène, c’est aux chaînes qu’elle rend honneur, non à l’homme libre ! Ne sont-ce des principes, donc des idées, donc un esprit, le sien par exemple, qui servent de guides et de boussoles, rendent le corps libre, par-delà la sauvagerie, de faire ou de ne faire point ?

Sa base enracinée dans le sol, son horizontalité garante supposée d’égalité contrecarrée par une verticalité hiérarchique pointée vers le céleste : la croix scénarise une symbolique absolue qui ne manque pas de piment. Mais elle est aussi statique, figée, vermoulue en puissance. Le bois a besoin d’air, d’air frais, de mouvement astéréotypique. Son dessein est de devenir, et pour devenir, il doit avoir les coudées franches. Là réside le défi de l’évolution sociale, avec ou sans la Chiesa : dépasser la sauvagerie en se passant de dogmes, précisément parce que ceux-ci ont sans doute contribué, en l’étouffant, à sa résurgence décomplexée. Garder l’Eglise au milieu du village, alors ? Plutôt chercher le juste milieu entre deux insatisfactions, celle de l’interdit général et celle de l’interdiction d’interdire, qui composent le rapport de forces structurel annihilant de nos sociétés et rendent illusoire toute liberté réelle.

Point de clous, donc, merci ! Point de dessein immuable ! Point de sang déversé ! A nous l’Esprit, le bel ! A nous l’imagination !…

Amsterdam, obélisque commémorative du Dam

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