Syrie : qui est le valet noir ?

Il est facile d’écrire à propos de la Syrie depuis un salon en Belgique, indécent même, tant la situation sur place est indescriptible d’horreur confuse et tant se juxtaposent les masques cauchemardesques de cette horreur.

Début janvier 2012, plusieurs journalistes, parmi lesquels le photographe de presse français Gilles Jacquier, furent victimes, à Homs, de tirs de roquettes qui eurent raison de ce dernier sur le coup. Etant donné l’arsenal dont dispose le régime syrien et sa posture belliqueuse depuis le début de la guerre civile qui sévit depuis plus de deux ans déjà, il était tentant de conclure à chaud que c’était lui qui était à l’origine de l’assaut. Plusieurs mois auront été nécessaires pour déterminer que cette fois-là, il n’en était rien, que c’étaient des rebelles qui avaient orchestré la manœuvre dans le but d’émouvoir l’opinion publique internationale, tuant, en même temps que le photographe français, plusieurs des leurs au passage.

Peut-on tirer une leçon générale de cet événement ? Absolument aucune : chaque fait mérite une analyse attentive et experte. C’est d’une telle analyse qu’a été chargée la mission d’enquête de l’ONU qui a atterri en Syrie alors même que fusaient sur YouTube les missiles chimiques…

Que ces armes aient été utilisées en Syrie paraît ne faire aucun doute. Elles l’auraient été à plusieurs reprises, de manière limitée, au cours de cette année. Il semble, en effet, que le régime d’al-Assad en soit particulièrement féru, spéculativement bien sûr. Pourquoi sinon ferait-il partie – aux côtés de la Corée du Nord et d’Israël, par exemples – des rares Etats qui se tiennent à l’écart de la convention pour leur abolition, qu’ils ne l’aient tout simplement pas signée ou qu’ils s’abstiennent de la ratifier ? (1) Et pourquoi aucun démenti cinglant n’a-t-il émané des autorités syriennes lorsqu’en des termes élémentaires, l’administration américaine y a fait référence il y a environ un an, qualifiant de « ligne rouge » leur usage, et promettant, le cas échéant, de sérieuses représailles ? Pourquoi, enfin, se serait-elle engagée, à travers un communiqué envoyé à l’ONU fin 2012, qui, dans d’autres circonstances, prêterait à éclater de rire, « à n’utiliser en aucune circonstance des armes chimiques, si elles existent » ? (2)

Parallèlement audit communiqué, le pouvoir syrien avait également averti le monde qu’un groupe de rebelles se fût emparé, à la fin de l’année dernière, d’un dépôt de munitions où de telles armes auraient été stockées. (Ibid.)

Au début du mois de mai dernier, l’ancienne procureure générale du tribunal international pour l’ex-Yougoslavie Carla Del Ponte, membre d’une mission indépendante de l’ONU, déclarait à la BBC : « durant notre enquête relative à des crimes contre l’Humanité ou des crimes de guerre [qui auraient éventuellement été perpétrés en Syrie], nous avons collationné des témoignages directs qui faisaient apparaître que certaines armes chimiques avaient été utilisées – du gaz innervant [pour être précise] –  et ce qui semblait en ressortir […], c’est [que ces armes] avaient utilisées par les opposants [au régime d’al-Assad], par les rebelles. Nous ne disposons d’aucune indication qui nous permettrait d’établir que le gouvernement syrien en a utilisées. A présent, la commission spéciale mandatée par le secrétaire-général va bien sûr enquêter [à ce propos] et nous dire ce qu’il en est, mais j’étais un peu stupéfaite lorsque nos premières indications pointaient vers une utilisation de gaz innervant par les opposants. »

Sitôt ces propos prononcés, le porte-parole de la Maison-Blanche a sauté sur son micro pour les relativiser, exprimant ses doutes quant à la faculté des opposants d’utiliser de telles armes. Quoi qu’il en soit, le conflit semble, depuis quelques mois – et depuis le début de ce mois en particulier – être émaillé de coïncidences troublantes, de signaux presque subliminaux répondant à une horlogerie quasi mécanique. Ainsi, bien sûr, de cet attentat chimique à grand échelle parfaitement synchrone. Ainsi aussi de ce dépôt de munitions détruit le 1er août (3), c’est-à-dire le jour même où devait s’entamer la livraison officielle d’armes occidentales aux opposants, en une de ces gigantesques explosions dont raffole Hollywood. Il ne manquait plus que le « roger » de rigueur, à ceci près que le Grand Noir a d’autres chats à fouetter – ou à moucharder, c’est selon.

Sans doute, craignant l’eau froide, se rappelle-t-il les déclarations devant le congrès US, en juillet 2013 de son chef d’état-major général selon lesquelles « même des interventions limitées telles que l’établissement de zones de non-survol ou de zones tampons, ou même des bombardements limités de sites militaires syriens, pourraient coûter des milliards [de $], ne garantiraient pas la sécurité des civils et seraient susceptibles de mener rapidement à l’escalade involontaire. Un engagement plus important [serait] difficilement évitable » (4). Et en quoi sinon en une offensive de troupes au sol un tel engagement pourrait-il se concrétiser ? Or, la myriade d’agents de services secrets de tous bords présents sur place depuis belle lurette sous des couverts professionnelles divers exceptés, n’est-ce pas là le grand tabou d’une communauté internationale exsangue et peu désireuse de voir ses boys s’embourber de nouveau à si brève échéance et à issue si incertaine dans des guerres peu smart ?

Déléguer, alors, ou laisser d’autres faire le sale boulot, à leurs risques, périls et bénéfices ultérieurs éventuels, mais avec l’appui logistique d’usage ? Voilà une éventualité à l’idée de laquelle la France et la Grande-Bretagne semblent trépigner d’impatience. Quoi de plus noble, en effet, que de secourir la veuve et l’orphelin ?

Cent mille ! Cent mille, voilà le nombre estimé de victimes du conflit syrien à ce jour – presque autant que les estimations les plus prudentes du nombre de victimes irakiennes de la dernière invasion états-unienne en date – selon le comptage  – improvisé, forcément – effectué par une ONG très partisane (5), l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH). What’s in a name, en effet ? Au micro d’Amy Goodman sur Democracy Now ! pas plus tard qu’hier, la réprésentante emblématique d’une autre association des plus mystérieuses active en Syrie, l’intrépide Razan Zaitouneh, déclarait : « nous allons commencer à nous battre contre ceux-là parmi les rebelles qui sont opposés à nos principes de notre révolution » (6). Est-ce à dire qu’il existait jusqu’ici une sainte alliance ?…

Avocate syrienne, journaliste et elle aussi porte-étendard autoproclamé des droits de l’humain, la dame, au nom de délicieuse consonance iranienne, se propose, par l’entremise de son association, de documenter, avec un parti pris assumé, les exactions commises contre « les martyrs et les détenus de la Révolution« . En 2011, elle a reçu – en lieu et place de Brad Darling ( ;-) – le prix Sakharov pour la Liberté de l’Esprit. Ce prix, qui vise à récompenser une personnalité exceptionnelle qui œuvre à l’expansion de la communauté internationale, c’est en grande partie à ses vidéos postées sur YouTube et à son blog qu’elle le doit, lesquels étaient, selon le Parlement, la principale source des médias quant aux événements qui se sont déroulés avant et pendant le printemps rouge syrien. Certaines fractions du Parlement européen ont été – on le sait – particulièrement diligentes dans leur exigence d’armer les opposants.

Le Conseil européen, quant à lui, vient de déclarer (hier), par la voix de sa porte-parole pour les Affaires étrangères : « il nous faut mettre un terme à la spirale de violence [en Syrie], au terrorisme et au flux toujours croissant de réfugiés. Il incombe à la communauté internationale d’agir avec le sens de l’urgence et de la responsabilité ». (7) Deux jours auparavant, la même prenait acte du fait que « l’opposition avait invité la mission [de l’ONU] à se rendre dans les zones qui se trouvent sous le contrôle des rebelles ». (8)

Et le ministre français des Affaires étrangères d’opiner du chef, et même d’aller beaucoup plus loin encore. Que l’on en juge par les propos suivants, rapportés sélectivement d’une interview lacanienne menée de main de maestro (9) à écouter et à réécouter en long, en large et en oblique pour chacun de ses mots et pour tous les non-dits qu’ils impliquent : « Hier soir, j’ai eu, à sa demande, longuement, le président al-Jarba, qui est le président de la coalition nationale syrienne, c’est-à-dire ceux qui dirigent les résistants. […] Lui me confirme absolument ces éléments. […] Il y a eu […] [selon lui] utilisation massive d’armes chimiques […] dans la banlieue de Damas. […] Si c’est vrai, c’est un carnage épouvantable. […] S’il y a eu utilisation d’armes chimiques, tous les spécialistes disent qu’elles viennent de Bachar. Pourquoi ? Parce que les gaz auraient été apportés par les avions, par les missiles. Et là, les résistants n’ont pas la possibilité d’avoir ces armes-là. […] Il faut immédiatement autoriser les enquêteurs, qui sont sur place, [à investiguer l’événement]. […] Si les Syriens ne veulent pas, ça veut dire qu’ils sont pris la main dans le sac. […] Si cela a eu lieu – comme c’est probable –, c’est fait au moment où, précisément, les inspecteurs de l’ONU sont là. Ca veut dire […] : « moi, Bachar al-Assad, je me moque de la communauté internationale. » […] Et ça veut dire aussi – puisque c’est intervenu exactement un an et un jour après la phrase célèbre d’Obama, [qui disait qu’] il y a des lignes rouges qui, si [elles] sont franchies, [entraîneront] des conséquences énormes, […]  – que Bachar al-Assad et ceux qui l’inspirent – l’Iran tire largement les ficelles dans cette affaire, malheureusement – […] considéreraient qu’ils ont une impunité absolue. Et cela, la communauté internationale ne peut pas l’accepter. […] [Si les Russes utilisent au Conseil de Sécurité de l’ONU leur droit de veto pour empêcher une inspection des lieux où des armes chimiques auraient été massivement employées], les décisions [devront] être prises d’une autre façon.[…] [Quant à l’Iran, qui est venu dès ce matin au secours de Bachar al-Assad], il y a plusieurs aspects : il y a l’aspect syrien : il est avéré que l’Iran est engagé aux côtés de Bachar, à la fois directement, et indirectement par le biais du Hezbollah : vous avez [entendu] que le chef du Hezbollah a dit l’autre jour : « si je dois aller me battre en Iran, j’irai. » Et donc, il joue un rôle – tout le monde le sait – très important, en particulier par toute une série d’officiers qui… euh… et puis par des livraisons d’armes. Bon. Ca, c’est un aspect. Et puis, il y a un autre aspect qui concerne l’Iran, qui […] me préoccupe beaucoup et doit préoccuper tous ceux qui suivent les affaires internationales, c’est l’affaire du nucléaire militaire. Alors, nous avons eu… il y a un nouveau président en Iran […] mais, pour le moment, le risque du nucléaire militaire iranien n’a pas diminué. Donc, […] nous attendons des gestes concrets de l’Iran en matière nucléaire. Vous me direz [que] c’est un autre sujet. Ce n’est pas exactement un autre sujet parce que la question est de savoir si l’Iran veut jouer le jeu de la communauté internationale ou non. »

Le même jour, il avait déjà déclaré que « la France veut « une réaction de force » si un massacre à l’arme chimique est avéré en Syrie. Le Monde, journal français particulièrement présent sur le front (10) rappelle en outre que, le 4 juin, l’intéressé avait déjà évoqué la possibilité d’agir contre Damas « de façon armée ». Sans doute est-ce lui aussi qui, avec son bagage et son bagout, avait convaincu le président normal d’assumer en l’occurrence, dans la foulée de la campagne malienne, le rôle de leader du monde libre en étant le premier à promettre officiellement des livraisons d’armes aux opposants syriens.

Libye, rebelote ? Soyons francs : peu adulateur de dictateurs psychopathes, je m’étais laissé embarquer dans cette aventure-là, avant d’en percevoir plus clairement les tenants, aboutissants et guerres collatérales réelles, et je me suis juré à moi-même que l’on ne m’y reprendrait pas de sitôt. L’amateur d’antiquités du quai d’Orsay ignore-t-il volontairement les mises en gardes du général Dempsey ou, les ayant intériorisées, a-t-il œuvré à travailler un angle voué à étendre son amplitude sur le terrain ? Quoi qu’il en soit, lorsqu’à plusieurs reprises, un politicien occidental de première vue en vient à identifier un dictateur par son prénom, le ravalant ainsi au rang d’un enfant, voire d’un chien, il y a de l’eau dans le gaz…

L’ombre de leurs précieux amis qataris et de quelques autres dans le dos, la diatribe musclée de l’ancien poulain du parrain vénitien et la stratégie franco-britannique fabriquent-ils, tels les Etats-Uniens en Afghanistan à l’époque soviétique, les ennemis qu’il s’agira demain de combattre ? Peut-être, mais elles témoignent aussi de la réalité d’un Occident entre deux feux dans le conflit syrien : certes, il s’agit d’aider non pas tant à l’arrivée au pouvoir d’opposants instables que d’en renverser son actuel titulaire, mais il s’agit aussi d’éviter une dissémination malencontreuse d’armes qui pourraient déstabiliser le déséquilibre de la région, dont Israël est encore le principal bénéficiaire. Il se peut, comme d’aucuns l’affirment (11), que ce pays ne se soucie pas outre mesure du fait que les Syriens s’entre-tuent, mais imaginer que les armes chimiques de la dictature syrienne tombent entre les mains du Hezbollah, acteur actif du conflit, ou entre celles de redoutables islamistes qui, une fois l’aventure actuelle terminée, pourraient être tentés de se chercher un nouvel ennemi commun (histoire de souder l’intérêt national) ne peut manquer de susciter en eux l’effroi. Evidemment, leur priorité du moment est persane, mais – cela ne tombe-t-il pas bien ? – elle a été intégrée au discours…

Qu’à première vue, il soit dans l’intérêt du régime syrien de répondre par la positive à l’invitation de l’ONU à laquelle ses opposants ont déjà souscrit semble a priori aller sans dire, surtout si son principal allié l’y invite : quel meilleur gage de bonne foi ? Mais ne serait-il pas utile, sionisme et antisionisme mis à part, d’examiner les différentes configurations possibles, partant du principe qu’une utilisation massive d’armes chimiques a bel et bien eu lieu :

1/ Les opposants sont à l’origine de l’affaire.

a) Ils sont tellement désespérés et jusqu’au-boutistes qu’ils sont prêts à tout pour provoquer une intervention militaire occidentale. Leurs précédentes tentatives supposées n’ayant pas abouti, ils ont décidé, avec quelques conseils avisés, de recourir aux grands moyens.

b) Comme ils se livrent mutuellement la guerre en sus de leur confrontation avec l’armée syrienne (12),  l’une de leurs factions s’en est prise à une autre, dans l’espoir de faire d’une pierre deux coups.

2/ La dictature syrienne est à l’origine de l’affaire.

a) Les plus hautes sphères du pouvoir en ont donné l’ordre. Sadomasochistes et défiantes, elles souhaitaient ainsi marquer leur territoire et signifier aux Etats-Unis et à la communauté internationale à quel point elles prennent au sérieux leurs menaces. Il n’y a là, en principe, rien d’inconcevable : le massacre d’Halabja en 1988 est là pour le rappeler, non sans un distinguo contextuel de taille : dans sa lutte acharnée contre l’Iran, au détour de laquelle il avait gazé des civils kurdes par milliers, Saddam bénéficiait du soutien tacite de la communauté internationale.

b) Un général soupe-au-lait avait mal dormi la nuit précédente et a décidé de s’en venger sur des innocents d’une autre manière que celle habituellement utilisée.

Le lecteur se fera son opinion, mais qu’il n’oublie pas une troisième éventualité… A mesure que s’amplifiait la guerre civile syrienne, la presse a fait état de défections retentissantes dans les rangs du régime, jusque dans l’entourage familial d’al-Assad, certains anciens généraux étant passés à l’ennemi. Celles-ci n’ont toutefois pas semblé ébranler le pouvoir davantage que de raison. Les canaux occidentaux seraient-ils dès lors convenus de recourir à des méthodes plus subtiles ? Le monolithisme de façade de la dictature syrienne peine à cacher des désapprobations profondes de  méthode. Se pourrait-il, dès lors, que certains commandants ou certains généraux répondent à deux maîtres ?…

Depuis le salon belge où sont écrites ces lignes, la guerre d’usure paraît ingagnable. Depuis le salon belge où sont écrites ces lignes, la Blitzkrieg paraît périlleuse. Depuis le salon belge où sont écrites ces lignes, un authentique espoir de concorde syrienne s’en va, en ce moment même, réconforter, comme il le peut, les enfants et les femmes, exilé(e)s ou non, qui chaque jour prient Allah (ou un Autre) pour qu’Il fasse advenir des jours meilleurs… enfin ! (13)

Horloge (Résillot Antiquités - Brocante, Vesoul)

_____________

(1) Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_l%27interdiction_des_armes_chimiques#Adh.C3.A9sion_.C3.A0_la_Convention

(2) Source : http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/8/60077/World/Region/Syria-warns-terror-groups-may-use-chemical-arms.aspx

(3) Source : http://www.france24.com/fr/20130801-syrie-homs-explosion-depot-munitions-rebelles-milices-pro-regime-bachar-al-assad

(4) Source : http://www.cfr.org/syria/syrias-crisis-global-response/p28402

(5) Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/syrie-nombre-morts-evoque-est-vraiment-fiable-alexandre-del-valle-620412.html

Selon l’auteur de cet article, « les témoignages [produits par cette ONG] vont tous dans le même sens : la diabolisation d’Assad et la sanctification des rebelles sunnites (Frères musulmans, salafistes et milices ASL) ».

(6) Source : http://www.democracynow.org/2013/8/23/syrian_activist_on_ghouta_attack_i

(7) Source : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/EN/foraff/138610.pdf

(8) Source : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/FR/foraff/138607.pdf

(9) Bourdin Direct, RMC, 22/08/13 : http://www.youtube.com/watch?v=dGdzbJLM3AE

(10) Lire : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/27/syrie-le-monde-temoin-d-attaques-toxiques_3417225_3218.html

Exceptionnellement, le journal avait traduit cet article en anglais…

(11) Source : http://ecfr.eu/content/entry/commentary_syria_the_view_from_israel141

(12) Source : http://www.cbc.ca/news/world/story/2013/07/13/syria-rebels.html

(13) relire : https://yannickbaele.wordpress.com/2013/02/07/epilogue-du-sordide-en-attente/

 

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