« An inconvenient truth » : ite missa est ?

Unless Peace Comes (collectif, 1968)

EXTRAITS

GUERRES SECRETES ET ALLIANCES CHANGEANTES

« Des déficiences tant dans la compréhension basique des processus physiques [à l’œuvre] dans l’environnement que dans les techniques de changement [climatique] rendent très ténue la possibilité qu’une modification [du climat par l’homme] constitue un système d’armement intéressant dans un futur proche. […] A terme, toutefois, des moyens distincts de l’armement conventionnel pourraient être utilisés afin de sécuriser notre prééminence nationale. Alors que s’accentue la concurrence entre de nombreuses nations avancées, il pourrait être à l’avantage d’un pays donné de s’assurer un environnement naturel paisible tout en perturbant l’environnement de ses concurrents. Les opérations qui produiraient de telles conditions pourraient être menées secrètement, étant donné que la grande irrégularité de la nature fait en sorte que tempêtes, inondations, sécheresse, tremblements de terre et tsunamis puissent être considérés inhabituels, mais point inattendus. Une telle ‘guerre secrète’ ne devrait jamais être déclarée, ni même connue des populations affectées. Elle pourrait se poursuivre pendant des années, et seules les forces de sécurité concernées en seraient conscientes. Les années de sécheresse et de tempête seraient attribuées à une nature revêche et ce n’est que lorsqu’une nation serait profondément épuisée que s’entamerait une tentative de conquête par les armes. »

Gordon J. F. MacDonald, How To Wreck the Environment, in Unless peace Comes, A Scientific Forecast of New Weapons, Nigel Calder Editions, 1968

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Avant d’entamer ma plaidoirie, Vos Honneurs, je vous saurai gré de me permettre, s’il-vous-plaît, ô, Vos Grâces, de clarifier un certain nombre de paramètres destinés à mettre en contexte la requête foutrement iconoclaste que je m’apprête à formuler.

Je tiens, en effet, à ce que tout doute qui aurait pu tourmenter vos esprits savants quant à mes louables intentions, en toute matière, à tout instant, s’estompe en un  fugace éclair d’allégresse à l’ouïe des multiples professions de foi suivantes…

1/ A aucun moment n’ai-je, Vos Honneurs, contesté la réalité du changement climatique mondial.

Un réchauffement climatique a, en effet, été mesuré au cours du siècle dernier. En Belgique, il fut de deux degrés en moyenne. Cela, même ceux que l’on qualifie, à l’aide d’un néologisme barbare, de climato-sceptiques, ne le contestent pas. C’est un fait établi, qui relève de la science vérifiable.

2/ J’éprouve une affection particulière pour les ours polaires, ces amis à poils dans lesquels il m’arrive de me reconnaître, ainsi qu’envers les phocinés de toutes natures et de tous acabits, d’ailleurs.

Il est probable, même s’il s’agit cette fois de spéculation, que l’accumulation récente de phénomènes naturels extrêmes, ainsi que la diminution, année après année, de la superficie du permafrost arctique, soient dus à ce réchauffement. Quoi qu’il en soit, la première à en pâtir est la faune sauvage locale. Or, la diversité des espèces vivantes est déjà suffisamment mise à mal par la prédation de l’homme. L’Arctique doit demeurer vierge de toute exploitation économique.

3/ Je suis un fervent partisan des énergies renouvelables, et un inlassable détracteur tant des énergies fossiles que de la bombe à retardement nucléaire.

La question du réchauffement climatique est indissociable de celle de l’énergie.

Quant à l’énergie nucléaire, il est établi désormais, sans la moindre incertitude, que des aléas circonstanciels que les populations locales ne maîtrisent pas et qui peuvent varier de nature au gré des latitudes rendent la sécurité liée à la production d’énergie nucléaire particulièrement instable. La vétusté de l’essentiel des infrastructures, qui ont, pour la plupart, excédé la durée d’utilisation estimée qui leur avait été impartie lors de leur mise en service ajoute bien sûr au danger. La priorité béate accordée à la résorption des déficits publics et de dettes nationales pour l’essentiel indues, qui empêche jusqu’à des investissements de maintenance lourde, clôt le cercle.

Quant aux énergies fossiles, il est établi également que le taux de particules fines dans l’atmosphère ne cesse d’augmenter. C’est le mérite du GIEC que de l’avoir mis en évidence. Si cette réalité est difficilement palpable pour ceux qui s’isolent dans des cocons successifs (habitation, voiture et bureau climatisés), elle est, en revanche, tangible pour les piétons des grandes villes, dont je suis. Par conséquent, climato-sceptique ou non, chacun devrait souscrire à la nécessité de réduire drastiquement l’usage de ces énergies. Or, l’actuel modèle productiviste acharné ne le permet pas.

La priorité des scientifiques et des maigres budgets alloués à la recherche devrait, par conséquent,  consister à mettre sur pied des méthodes destinées à permettre de stocker l’énergie produite par éoliennes et panneaux solaires, talon d’Achille de ces techniques, pour l’heure.

4/ Je m’accroupis, je m’agenouille, je m’assieds, je m’allonge devant la Science.

Pas plus qu’Al Gore, je ne suis un scientifique, au sens où je n’ai pas fait de l’exercice de sciences appliquées ma profession. La plus grande ennemie de la Science est la science : parce qu’elle alimente l’ignorance, la science de bazar nuit à la Science. Je n’en suis pas moins d’avis que, dans une société (même réputée) démocratique, les fruits de la recherche scientifique doivent être mis à la disposition de tous, donc vulgarisés.

Mais le principal écueil possible d’une telle vulgarisation est l’instrumentalisation politique et, a fortiori, économique, de la Science. Or, c’est, me semble-t-il, l’écueil auquel a succombé le GIEC, qui me donne l’impression de s’être vu imposer un cahier de charges hors duquel il lui était impossible de fureter. Rappelons, à toutes fins utiles, que le lien direct que ce groupe établit entre le réchauffement climatique et le seul CO² (produit par les énergies fossiles), en dépit du fait qu’il se base sur de très volumineux rapports, demeure purement spéculatif, ce qui revient à dire que son caractère scientifique vérifiable peut être mis en doute.

« Si vous placez des glaçons dans un four à micro-ondes », apostrophai-je Jean-Pascal Van Ypersele de Strihou, à cette époque directeur de cette vénérable institution, il y a quelques années, lors d’une conférence privée, « ils fondront inévitablement ». L’intéressé, et une large portion de l’assistance avec lui, m’ont regardé comme si je débarquais de Mars. Au fil des siècles, l’intuition scientifique, qui n’est pas nécessairement le fait de scientifiques purs et durs, a pourtant joué un rôle considérable dans le développement du savoir commun…

Mon humble intuition à moi avait trait, en posant cette question, à l’influence possible – j’insiste sur ce dernier terme – de l’effet de la conjugaison des rayons électromagnétiques produits par la constellation de satellites de fabrication humaine qui tournoient autour de notre planète sur le réchauffement climatique observé. Je ne mettais en doute ni la responsabilité humaine dans ce dernier, ni le résultat de travaux sur lesquels se sont penchés quantité de chercheurs, de par le monde, mais me cantonnais à souligner que d’autres paramètres, celui-là en particulier, pouvaient également interagir et expliquer la situation actuelle.

En toute franchise, j’estimais avoir posé, ce jour-là, au climatologue-en-chef une colle, être sorti de chantiers battus et j’espérais que, l’espace de quelques minutes, ce dernier me suivrait sur mon chemin de traverse. Las ! En quelques secondes à peine, il m’envoya, avec la plus parfaite des courtoisies, sur les roses. C’est, dans sa réponse, l’absence du moindre argument probant pour réfuter l’éventualité que je soulevais qui me laissa perplexe. Il se contenta, en effet, de me répondre que l’action desdits satellites se limitait à la très haute atmosphère, et qu’il était donc peu probable qu’elle ait la moindre incidence sur le climat. Le débat avait, d’autorité mais sur des bases scientifiques fallacieuses qui relevaient plutôt de l’instinct immédiat (dès lors qu’à ma connaissance, aucune étude scientifique publique n’a été menée sur le sujet), été déclaré illégitime avant même qu’il ne puisse s’ouvrir…

Ces œillères me surprirent, car elles semblaient indiquer que le GIEC s’était, au préalable, fixé pour mission de déterminer la responsabilité exclusive des énergies fossiles dans le réchauffement climatique, s’interdisant toute autre considération.

5/ Je hais uniformément le marketing trompeur.

Depuis lors, je regarde avec circonspection toutes les affiches publicitaires relatives au réchauffement climatique que je croise sur ma route, ainsi que les discours enflammés des néophytes, qui me semblent, en effet, se laisser entraîner, sinon par une religion nouvelle, au moins par un nouveau chapelet de croyant devant lequel, à défaut d’être estampillé hérétique, chacun est tenu de se prosterner.

Or, je suis trop écologiste, j’ai trop de respect pour la science démocratique, j’éprouve trop de dégoût envers l’instrumentalisation des peuples, déjà multi-instrumentalisés sans en être conscients, ainsi que, par conséquent, envers le marketing trompeur surabondant, que pour m’y résoudre.

La question que j’avais posée à Van Ypersele relève, pour l’heure, d’un tabou politique scellé en grande partie par le ‘secret Défense’, et connu du grand public uniquement sous l’appellation vague et confuse de « bouclier anti-missiles ». Je suis convaincu qu’elle fera l’objet de toutes les attentions dans les décennies qui viennent. Plusieurs – sinon la totalité – des membres du GIEC, sans même évoquer les responsables des Etats hautement militarisés, le savent fort bien.

Les Anciens attribuaient la foudre, dit-on, à l’intervention d’une ou de multiples divinités. A notre époque, la pseudoscience et l’intervention du hasard dans les phénomènes naturels sont l’apanage des manants, la science captive et ses applications celui des gardiens du Temple.

Si d’aventure, il apparaissait, à l’avenir, de manière éclatante que la corrélation exclusive établie par le GIEC était une fumisterie, l’impact d’un tel contrecoup sur des mouvements auxquels je tiens (parce qu’ils ont leur raison d’être) serait gigantesque. En effet, plus rien ne permettrait, dans pareil cas, de les distinguer des formations politiques conventionnelles, qui militent en faveur de modèles énergétiques désuets et reprendraient dès lors le dessus, puisqu’ils auraient, à leur tour, par stupide mimétisme, dans la plupart des cas, par endoctrinement, succombé à l’exercice propagandiste de la désinformation à large échelle dans le but de faire avancer certains de leurs objectifs politiques.

***

Par conséquent, Vos Honneurs, honorables Maîtres du Climat comme détestables chasseurs planétaires incultes, manipulateurs et fossilisés du complotisme, je ne saurais avec davantage d’insistance vous conjurer d’intégrer à votre science infuse l’exhibit A qui suit, publique et accessible à tous par l’entremise de cette curieuse machine nouvelle aux ramifications planétaires que certains, par défi, nomment Internet.

Et, ainsi, vous ferez (peut-être) justice… climatique !

Ulrich Schnauss & Mark Peters, « Inconvenient Truths« 

Office des Brevets des Etats-Unis d’Amérique du Nord

Brevet 4.686.605

Date de dépôt

11 août 1987

Dépositaire :

(feu) Bernard J. Eastlund, diplômé de Physique du Massachusetts Institute of Technology et de la Columbia University

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« […] Par l’application appropriée des différents aspects de la présente invention, à des endroits stratégiques et avec des sources d’énergie adéquates, [les présents instruments] fournissent les moyens et la méthode pour provoquer des interférences dans les communications sur une très large partie du globe, et même les perturber totalement. Cette invention pourrait être utilisée non seulement afin de perturber les communications terrestres, à la fois civiles et militaires, mais aussi les communications aériennes et maritimes (tant en surface que sous la surface).Elle aurait des implications militaires considérables, en particulier en tant que barrière ou facteur de confusion face à des missiles ou des avions ennemis. La ceinture ou les ceintures d’ionisation élargie produite(s) par la méthode et les instruments détaillés par cette invention pourrai(en)t être utilisé(s) tant comme système d’alerte anticipée que comme moyen pour perturber les communications, surtout si celle-ci est installée au nord de l’Alaska et au Canada. […]

La présente invention présente une variété phénoménale de ramifications possibles et de développements futurs. […] La destruction de missiles ou d’avions [de même que] leur déflexion […] pourraient en résulter, en particulier si des particules à vitesse variable sont utilisées. En outre, de larges parts de l’atmosphère pourraient être soulevées vers de très hautes altitudes, de sorte que les missiles se trouveraient confrontés à des forces d’entraînement inattendues et non planifiées, ce qui résulterait en leur destruction ou leur déflexion.

La modification du climat en fait [également] partie, par exemple en altérant la trajectoire des vents ou les modèles d’absorption solaire dans la haute atmosphère à travers la construction d’une ou de plusieurs volutes qui feraient office de lentilles. […] Des modifications moléculaires de l’atmosphère sont également envisageables […]. Outre qu’il serait possible de modifier la composition atmosphérique d’une région, la présence d’une ou de plusieurs molécules particulières pourraient être accentuée. Ainsi, par exemple, les concentrations d’ozone ou de nitrogène pourraient être artificiellement augmentées. De la même manière, […] diverses entités chimiques telles que le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone, les acides nitrés ou d’autres encore [pourraient être fragmentées]. […]

[Par ailleurs], l’enveloppe de plasma qui entoure un missile ou un satellite pourrait être utilisée comme détonateur afin d’activer un champ [électromagnétique] d’une telle intensité qu’il détruirait ledit missile ou ledit satellite. Partant, des irrégularités peuvent être provoquées dans l’ionosphère, qui interféreraient avec le fonctionnement normal de différents types de radars […].

[Enfin], des volutes concordantes avec la présente invention pourraient être constituées afin de simuler ou de réaliser les mêmes fonctions que celles réalisées par la détonation d’un engin nucléaire de type « heave », sans avoir à faire détoner véritablement un tel engin. »

Source :

http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&d=PALL&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.htm&r=1&f=G&l=50&s1=4686605.PN.&OS=PN/4686605&RS=PN/4686605

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Article connexe :

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/10/06/hegemonie-militaire-dans-lespace-bouclier-anti-missiles-et-space-based-laser-weapons-quelques-exemples-de-lusage-possible-des-impots-americains/

La référence bibliographique et la citation qui en est extraite, qui figure en début d’article, ont été ajoutées le 24/11/13.

Catégories : Philo de comptoir, Politique / Société | Tags: , , , , , , , , , ,

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