Les juifs d’aujourd’hui sont des individus comme les autres… ni moins, ni plus !

Vous attendez-vous à ce que soit gravé dans cet article le nom du nouvel Immonde, celui du bouc supposé d’après le bouc d’après le bouc enragé ? Ne vous attardez pas, alors, vous seriez déçus !…

Il y a dix ans, j’ai porté plainte contre un ancien employeur pour propos antisémites répétés. J’étais alors un très éphémère commercial pour la multinationale du déménagement Allied, dont la filiale belge, Arthur Pierre, nouvellement acquise, avait pris une part active dans les convois de juifs vers le camp de Breendonk, étape transitoire vers leur excommunication définitive de la civilisation purifiée. Semaine après semaine, le sales manager de ladite entreprise se plaisait à subdiviser avec une nonchalance gaillarde les différents prospects de mon portefeuille ‘clients’ en juifs d’une part, et en non-juifs d’autre part.

« Ach, Frau Zimmermann, das ist ein Jude »… Parfois, j’entends encore en écho l’implacable sentence du niais pétri d’autosatisfaction s’abattre sur un nom à la consonance douteuse. S’il est des cas où cela peut se discuter, dans ses gènes à lui, celui de l’humoriste faisait pourtant cruellement défaut. Nous nous écharpâmes, face à face…

Plus tard, face à l’employée du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le racisme qui recueillit ma plainte, une charmante négresse, je m’effondrai en sanglots. Relater ceci a posteriori n’affecte en rien ma virilité, n’en déplaise aux machos de service. Ce qui m’était intolérable, c’était d’avoir eu à souffrir, ès qualité de subordonné d’une raclure, le énième témoignage du fait qu’en plus de n’en être aucunement la condition, l’humanité est très peu souvent le gage de la réussite sociale. A la faveur du technocratisme ambiant, ce seraient d’ailleurs plutôt les petits nazillons dans l’âme qui auraient la cote dans le petit monde infâme de la méga-entreprise, où le darwinisme social du jour répond au darwinisme racial d’hier, les dénominations ayant certes changé.

Mais pourquoi en serait-il autrement, alors qu’après Nuremberg, l’aggiornamento du milieu des affaires occidental quant à ses relations incestueuses, synarchiques, presque fusionnelles, avec le Reich se fait encore attendre, septante ans plus tard, y compris dans le chef des sales porcs juifs de l’upper class d’outre-Atlantique et dans celui de leurs descendants, dont le sang des congénères a irrigué la machine industrielle, de même que se fait encore attendre la contrition des zélotes d’Herzl, qui ont, par Führer interposé, assis le siège du Divin Royaume retrouvé sur un amas de squelettes livrés en offrande à l’holocauste d’un deutéronome perverti ?

Il y a cinq ans, j’ai assisté à la conférence d’un rescapé des camps nazis. L’événement avait été mis sur pied par une ASBL composée de jeunes Belges de culture mixte belgo-maghrébine  soucieux de promouvoir le dialogue inter-sémite. J’écoutai patiemment le poignant témoignage de l’intervenant, puis me hasardai à lui poser une question sur l’ethnocide rwandais, dont plusieurs rescapés d’une même famille avaient pris place juste derrière moi, et d’autres possibles massacres de masse à venir. Esquivant la question avec maestria, le vétéran, visiblement soulagé, se contenta de me répondre que, pour les juifs, la répétition d’un tel scénario était totalement exclue. Ici aussi, des sanglots malhabilement dissimulés furent au rendez-vous, mais cette fois-ci, je parvins à en définir la véritable cause : ma subjugation face à l’étroitesse d’esprit clanique, c’est-à-dire face à la bêtise !

Qu’importe, en effet, selon cette logique sournoise, que des dégénérés qui se réclament de l’héritage positif d’une telle abjection, érigent des murs de la honte derrière lesquels ils répandent, la conscience tranquille ou à moitié éteinte, leur phosphore blanc sur les cafards qui habitent les lieux ! Qu’importe que les enfants de cet Israël outragé par une présence impure, brisé par un voisinage haineux, martyrisé par le retour de l’antisémitisme galopant, mais libéré par le Monopole de Lumière, soient élevés dans l’inconscience et l’indifférence pathologiques face aux crimes commis en leur nom de l’autre côté dudit mur, et encouragés à vénérer la race supérieure ! Qu’importe qu’une domination hégémonique fondée sur une peur toujours entretenue y ait, depuis quinze ans, propulsé au pouvoir, par la voie des urnes, un conglomérat hétéroclite d’extrême-droite après l’autre !

Qu’importe, en effet : comment reprocher aux juifs d’Israël d’avoir perdu la grâce, de refuser de tendre une nouvelle fois l’autre joue ? Sans ironie aucune, leur attitude est, en un sens, parfaitement compréhensible, si l’on omet intentionnellement Jabotinsky et consorts (Qui voudrait s’en souvenir ?). Mais elle n’est pas pour autant sans conséquences !

La première de celles-ci, rédhibitoire, est qu’il est désormais illégitime pour eux de revendiquer une quelconque supériorité : tant les juifs d’Israël que leurs coreligionnaires étrangers qui soutiennent inconditionnellement le nationalisme exacerbé qui sévit dans ce pays sont devenus des individus comme les autres, avec leurs forces, leurs faiblesses… et leurs excès. Ils sont capables de tout ce dont tout individu et tout peuple, quelle que soit sa culture, est capable, en ce compris l’extrémisme et la dérive totalitaire, et il n’existe aucune raison objective qui permette à l’esprit éclairé d’effectuer la moindre distinction anthropologique entre les fondements haineux d’une extrême-droite israélienne et ceux d’une extrême-droite classique.

Par conséquent, les sophismes qui assimilent toute critique d’Israël et de sa politique à l’antisémitisme, fût-il larvé, ont fait leur temps. Et il est salutaire que ces boomerangs amorcent désormais leur mouvement inverse, car non seulement la banalisation d’une telle accusation a trop longtemps constitué le couvercle de forfaiture intellectuelle posé sur une marmite aujourd’hui en ébullition, mais elle a également usurpé allègrement la mémoire des victimes de l’exode forcé des années noires, qui étaient bien sûr toutes juives, mais pas nécessairement toutes acquises au Grand Dessein !

Ligue de défense juive égale sections d’assaut racistes. Sharon égale vieille ordure. Ehud Barak égale criminel de guerre. Likoud égale droite virant à l’extrême. AIPAC et CRIF égalent officines de censure et lobbies du privilège. Voilà quelques-unes des équivalences que permet cette nouvelle configuration conceptuelle, égalitaire.

Weil, antisémite ! Arendt, antisémite ! Les amalgames nauséabonds entretenus entre antisémitisme et critique (acerbe) de la concrétisation de la théorie sioniste participent également d’une œuvre de purification politico-intellectuelle visant à étouffer la gauche. Les discerner, les mettre au jour et s’en défaire devrait donc permettre à celle-ci de commencer à recomposer un discours propre, distinct et audible, afin que la spirale qui mène « du mensonge à la violence » cède le pas à celle qui, par la raison sensible, permet d’accéder à l’enchantement. Dans cette dernière, la raison du plus fort, Goliath abruti ou David en Goliath mué, n’a pas sa place !

« La période présente est de celles où tout ce qui semble normalement constituer une raison de vivre s’évanouit, où l’on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l’inconscience, tout remettre en question. Que le triomphe des mouvements autoritaires […] ruine un peu partout l’espoir que de braves gens avaient mis dans la démocratie et dans le pacifisme, ce n’est qu’une partie du mal dont nous souffrons ; il est bien plus profond et bien plus étendu. On peut se demander s’il existe un domaine de la vie publique ou privée où les sources mêmes de l’activité et de l’espérance ne soient pas empoisonnées par les conditions dans lesquelles nous vivons. Le travail ne s’accomplit plus avec la conscience orgueilleuse qu’on est utile, mais avec le sentiment humiliant et angoissant de posséder un privilège octroyé par une passagère faveur du sort, un privilège dont on exclut plusieurs êtres humains du fait même qu’on en jouit, bref une place. Les chefs d’entreprise eux-mêmes ont perdu cette naïve croyance en un progrès économique illimité qui leur faisait imaginer qu’ils avaient une mission. Le progrès technique semble avoir fait faillite, puisque au lieu du bien-être il n’a apporté aux masses que la misère physique et morale où nous les voyons se débattre ; au reste les innovations techniques ne sont plus admises nulle part, ou peu s’en faut, sauf dans les industries de guerre. Quant au progrès scientifique, on voit mal à quoi il peut être utile d’empiler encore des connaissances sur un amas déjà bien trop vaste pour pouvoir être embrassé par la pensée même des spécialistes ; et l’expérience montre que nos aïeux se sont trompés en croyant à la diffusion des lumières, puisqu’on ne peut divulguer aux masses qu’une misérable caricature de la culture scientifique moderne, caricature qui, loin de former leur jugement, les habitue à la crédulité. L’art lui-même subit le contrecoup du désarroi général, qui le prive en partie de son public, et par là même porte atteinte à l’inspiration. Enfin la vie familiale n’est plus qu’anxiété depuis que la société s’est fermée aux jeunes. La génération même pour qui l’attente fiévreuse de l’avenir est la vie tout entière végète, dans le monde entier, avec la conscience qu’elle n’a aucun avenir, qu’il n’y a point de place pour elle dans notre univers. Au reste ce mal, s’il est plus aigu pour les jeunes, est commun à toute l’humanité d’aujourd’hui. Nous vivons une époque privée d’avenir. L’attente de ce qui viendra n’est plus espérance, mais angoisse. »

Simone Weil, Réflexions sur les cause de la liberté et de l’oppression sociale, 1934, premiers paragraphes de l’introduction

L’assassinat du Black Panther Fred Hampton par le FBI et la police de Chicago, le 4 décembre 1969 (rétrospective sur Democacy Now!, 4 décembre 2009)

Notice nécrologique à propos de Jabotinsky

La déclaration de guerre de La Jewish Defense League des Etats-Unis, organisation criminelle qualifiée par le FBI de « groupuscule terroriste de droite », aux Black Panthers

Juifs, je ne vous honnis ni ne vous vénère. Vous êtes, parmi d’autres. Et il y a parmi vous des crapules, comme il y a des anges…

***

(ajout, paradoxal, du 10 juillet 2014)

Dieudonné qui rit, Dieudonné qui grogne…

masques de théâtre

Irais-je voir « la Bête immonde » si elle venait à se produire à Bruxelles ? Peut-être. Je ne me l’interdis pas, en tout cas : ça dépendra de mon portefeuille…

Dois-je requérir des excuses de la part du peloton de procureurs autoproclamés pour ce méfait anticipé ? Je les emmerde ! J’ai regardé Le juif Süss… Je les emmerde ! Je suis en train de lire Le protocole des Sages de Sion… Je les emmerde ! Si j’avais du temps à perdre, je lirais même Mein Kampf… Je les emmerde ! Parce que même si j’abhorre l’autoritarisme totalitaire qui a inspiré ces excréments de la pensée où les uns reprochent aux autres ce dont ils se rendront eux-mêmes coupables, je me rappelle à tout moment que l’habit ne fait pas le moine…

Lorsqu’au nom de la démocratie et de la tolérance, certains – et de quel droit ?! – tentent de m’imposer un logos prédéfini, lorsqu’ils m’indiquent ce qu’il convient de penser d’un livre qu’ils m’interdisent de lire, d’un spectacle ou d’un film qu’ils refusent que je voie, lorsque réunir les éléments nécessaires pour se forger une opinion propre devient, pour le grand public, un délit en soi, et lorsque censure et autocensure deviennent, en sus de l’appareil de surveillance d’Etat, des outils permanents pour mater tout embryon de dissidence, c’est à Equilibrium que je pense…

Elles sont comme ça, les générations élevées dans le spectacle : elles ont les références qu’elles peuvent, celles qui leur sont laissées par la fabrique du consentement ©, et il ne faut pas s’étonner qu’à un moment, celui où il est au plus bas, le spectacle se retourne contre lui-même, à l’image d’un astre à la lumière de plus en plus glauque qui se métamorphose en trou noir…

Je continuerai donc, sans que cela n’implique nécessairement une reconnaissance de son talent, de défendre le droit de tout artiste de dire tout et n’importe quoi sur scène, de la même manière que je continuerai de défendre toute fiction, car le roman, la scène, sont des univers parallèles sur lesquels il incombe que personne ne fasse main basse.

Cela précisé, Dieudonné m’exaspère ! Pas autant que le système, certes, mais il m’exaspère ! Chirk que Dieudonné, chirk que ces statuettes ridicules en plaqué or pour chienchiens en quête de récompense !

Vous voulez que je vous en parle, du système ? De ses manœuvres sournoises ? Des agressions physiques dont j’ai été victime, par des skinheads d’extrême-droite notamment, parce que je me promenais au bras d’un misérable pleutre noir en service commandé, qui a préféré fuir comme une tapette lorsque j’étais à terre et que pleuvaient les coups, et m’a, à distance, scruté du regard par la suite ? Vous voulez que je vous parle des petits juges de merde qui falsifient les dossiers lorsque que vous ne faites pas preuve de suffisamment de déférence à leur égard ? De Kafka ? Des juges et des policiers qui, au contraire, pensant se trouver face à un semblable, vous font une poignée de main franc-maçonne ? Des avocats et des huissiers qui ne cherchent qu’à se faire des thunes sur votre dos, et vont jusqu’à vous voler votre dû, ni vu ni connu ? Des barreaux qui ignorent sciemment jugement après jugement, lorsque ceux-ci ne leur sont pas favorables ? Des années et des années de procédure destinées à casser un homme seul sur un mur de merde ? De ces putains d’employeurs qui inventent des fautes graves pour vous renvoyer sans le sou ? Des syndicats de chiasse qui vous versent votre allocation de chômage avec un mois et demi de retard, sans la moindre justification ? Des hivers entiers passés à grelotter parce qu’un putain de proprio qui se la coulait douce à Monaco avait d’autres priorités rentières ? De la connivence affichée entre les rentiers et l’appareil judiciaire ? De la discipline militaire des partis politiques, où aucun écart n’est toléré et où tout humanisme est mort ? Des clans invisibles, des procès staliniens lors desquels vos accusateurs n’osent même pas vous faire face, des fils à papa qui s’attribuent tout le butin ? Des invasions médiatiques de la vie privée ? De l’endoctrinement quotidien à la doxa libérale-conservatrice, idéologie de la fin des idéologies ? Des médecins qui, lorsque vous vous sentez mal, vous prescrivent dans la seconde le Xanax qui fera de vous un végétal ? Du regard suspicieux et méprisant qui s’abat sur vous, partout, si votre look n’est pas conforme aux canons occidentaux, qui plus est si vous portez barbe et cheveux longs ? Du fric comme seul langage social, quel que soit votre niveau intellectuel ? Ou même des innombrables putes et salopards que compte ma famille, jamais à cours de coups bas ? Bref, de toutes ces figurines détestables qui pourrissent la vie, au jour le jour, de tous ces petits caporaux impuissants qui s’accrochent à leur parcelle d’autorité dans un système en décomposition, de toutes ces traînées matricielles en costard cravate qui n’existent que pour nuire ?

Eh bien, je ne vous en parlerai pas ! Je m’en suis largement abstenu jusqu’à présent, et il n’y a aucune raison que je change mon fusil d’épaule. « Ferme ta gueule », me dirait-on de toute façon, et on aurait raison : tous les damnés partagent le même sort ! Plutôt que de tirer la couverture à moi, je préfère donc occuper la place comme un parmi tant d’autres que ce système dégoûte, un parmi tant d’autres qui agresse verbalement l’imposture, un parmi tant d’autres qui refuse à la fois de mener et de se laisser mener, dès lors que telles sont les deux attitudes qui mènent invariablement à l’abîme, un parmi tant d’autres qui crache, qui pisse et qui chie sur cette démocratie de carton-pâte, dans laquelle, comme pour l’accusé, tout ce que vous dites est retenu contre vous, et non pas un au-dessus des autres ! Je m’en fous : je n’ai aucun plan de carrière !

Dieudonné n’est pas comme moi : il fait feu de tout bois. C’est un éjaculateur précoce, alors que les conquêtes sociales auxquelles j’aspire sont de longue haleine. Il me fait penser à Michael X (cette caricature anglo-jamaïcaine de Malcolm), tel qu’il est dépeint dans The Bank Job. Il n’est porteur d’aucun renouveau, et l’espoir qu’il suscite est condamné à retomber comme un soufflé. Parce qu’il adopte les mêmes tactiques que le système : il prend ses suiveurs pour des cons ! Et, en un sens, il aurait tort de s’en priver : il faut être vraiment trop con que pour suivre, que pour croire encore à un Messie !

Et que je te fourgue des bandeaux publicitaires à deux cent euros par-ci, et que je te détourne un phylactère d’Enki Bilal par-là, et que je mets ma gueule à toutes les sauces pour me rendre aussi incontournable qu’un despote moyen-oriental qui affiche la sienne en grand à tous les coins de rue, et que je te fonde mon assurance parce que je me suis fait flouer par la mienne (à l’ancienne et pas sur le mode de la coopérative : si vous aviez tous votre mot à dire, quel temps on perdrait, bande de veaux…), et que je vous encule tous, et que je fais passer pour démocratique un régime qui n’a plus rien à voir avec ça (vidéo postée ce jour sur son compte YouTube) pour mieux fossoyer les chances d’un retour de la démocratie : hors scène, Dieudonné duplique le système pour mieux exposer sa laideur. Mais si ce putain de système, et son marché de dupes transatlantique, si ce système d’inspiration de plus en plus totalitaire doit tomber – et il doit tomber ! –, ce qui aura cherché à le dupliquer suivra la même pente, lorsque l’ivresse de la contestation facile aura cessé d’agir ! Il est facile, en effet, de réduire en bouillie un flan difforme et abject de soumission, mais que construire d’original, c’est-à-dire de nouveau, à la place, qui convienne à tous et n’en écarte aucun ?

Au nom de quoi Dieudo X s’approprie-t-il intégralement la dissidence ? Au nom de quoi se fait-il du blé sur le dos d’artistes qui ne soutiennent ni ses propos ni ses méthodes ? Au nom de quoi se permet-il de devenir si volumineux dans le paysage, avec l’aide de ceux qui prétendent vouloir sa perte ? Au nom de quoi taxe-t-il ses fans par tous les moyens imaginables ? Au nom d’Allah ? Allons, bande de gourdes ! Le fait-il dans l’intérêt des opprimés ? Si vous êtes assez idiots que pour le croire, je vous renvoie à son directeur de publication. Au nom de quoi son acolyte skinhead impose-t-il, exactement comme le système, une manière de penser ? Au nom de quelle pseudo-liberté ce gang d’extrême-droite vénal et véreux, dont la première mission consisterait, arrivé au pouvoir, à museler ses propres sections d’assaut (non violentes, hein, attention !) et à intimider le reste, prétend-il agir ? La même que celle que revendiquait Wilders avant de réclamer l’exode massif des Marocains des Pays-Bas ?…

Aucun suiveur n’est un homme libre. Un homme libre refuse toute allégeance, parce que quiconque adoube soumet.

L’homme libre, c’est celui qui s’autorise à dire à Cohen et à sa clique médiatique qu’à force de faire des fours stratégiques, ils pourraient se transformer en brochettes. C’est celui qui s’autorise à dire que le coup du pharaon et de sa quenelle antique l’a, parmi d’autres, bien fait marrer. C’est celui qui s’autorise à dire que, depuis le temps où il côtoyait des gogo-boys sur les plateaux d’émissions bon marché, Soral est un peine-à-jouir frustré qui a, paradoxalement, fait le jeu du système en laissant celui-ci lui assigner sa place sur l’échiquier, celle d’une bête immonde. C’est celui qui martèle qu’à force de semer le vent de l’ignorance, c’est la tempête de l’abrutissement que l’on récolte. C’est celui qui jamais ne se soumettra à la démocratie de Bill Gates, que l’on peut voir à l’œuvre dans Rollerball. C’est celui qui encule (avec protection, Dieu sait ce que ça colporte…) des ordures comme Lévy ! Mais c’est aussi celui qui se permet de dire à Son Altesse Dieudo X d’aller se faire voir chez les Grecs !

__________

http://www.counterpunch.org/2014/07/09/the-israel-lobby-and-french-politics/

A LIRE ABSOLUMENT :

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/04/05/a-gaza-non-plus-badine-lamour-251075

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