Archives mensuelles : novembre 2015

Tonton, pourquoi t’encryptes ?

Une section d’assaut conditionnée par un quarteron de hiérophantes corrompus qui se revendiquent de l’islam a perpétré un atroce carnage. Par conséquent, les gouvernements s’emploient à neutraliser l’unité restante et les sections similaires, ainsi qu’à éradiquer le cercle des baasistes disparus. De quoi faudrait-il qu’on doute ?

On peut s’en tenir à cette version, et adjoindre ainsi au désir de sécurité physique la sécurité intellectuelle. On peut également la trouver simpliste, et élaborer, au départ de coïncidences troublantes et d’indices épars, des vérités non étayées qui le seraient tout autant. Qu’il soit entendu que le présent article ne se satisfait ni de l’une de ces options, ni de l’autre.

Semer l’angoisse et la division qui renforceront la domestication de populations étrangères, dans le cadre de cette guerre invisible mais féroce et impitoyable évoquée autrefois par un autre président, et espérer ainsi leur faire avaler plus aisément des législations et autres traités confectionnés depuis des décennies au profit d’une poignée de malfrats, servir des intérêts financiers divers que la perspective de guerres propulse dans les cimes, donner un coup de fouet aux budgets de défense, atterrer les progressistes, altérer des alliances militaires, muscler, au nom de minorités prétendument menacées, des régimes jugés trop mous que pour assurer leur confort, cependant que toujours plus insidieusement le danger s’approche d’autres territoires disputés (de longue date), accélérer une fédéralisation que des méthodes plus douces, apparemment, ont laissée de marbre, ou au contraire la torpiller : nombreux sont les bénéfices qui peuvent être escomptés d’attentats tels que celui d’il y a deux semaines, qui par des gouvernements, qui par des cercles d’influence opaques ou des individus qui leur sont ou non loyaux.

Mais qui se demande à qui profite le crime se doit de garder à l’esprit que coïncidence divine n’est pas coïncidence politique, pas plus que vol de vautours n’est vol de vampires : les premiers sont immoraux, les seconds criminels. Et à qui, au départ de présomptions, ambitionnerait d’éblouir ces derniers (s’ils existent) reviendrait la charge de démontrer qu’ils ont, d’une manière ou d’une autre, contribué volontairement à la réussite de la mission Bataclan. Or, avant de la démontrer, il faudrait au moins envisager l’option d’une instrumentalisation plus élaborée des forcenés, ce dont le débat public se garde soigneusement.

Imaginons un homme qui souhaiterait refaire sa vie avec une autre femme sans avoir à verser à son épouse actuelle, qu’il hait copieusement, la moindre pension alimentaire, et qui ferait appel à un tueur à gages pour résoudre son dilemme. Lequel de l’exécutant impassible ou de l’architecte retors correspondrait-il le plus à la figure du Mal ? Sans atténuer d’un iota la qualification de barbares qu’il convient d’accoler aux terroristes, cette interrogation, qui peut paraître secondaire, est fondamentale, en vérité : si tant est qu’il importe de les dissocier, le Mal s’incarne-t-il dans la violence ou dans la stratégie qui la suscite ? Elle est fondamentale tant en termes de causalité philosophique que de réflexion et d’action politiques.

Dans ce nid d’espions qu’est la capitale de l’Europe, symbole de l’antithèse du pacte de Varsovie qui, pour survivre, a bien dû se trouver une nouvelle thèse, imaginer que des milieux radicaux aient été infiltrés et finalement téléguidés par des phalanges plus obscures encore est tout sauf farfelu : l’infiltration de la groupusculaire extrême-droite catholique belge durant les années de plomb devrait nous le rappeler. Autour du glaive de croisé, l’apparente convergence d’intérêts était manifeste, mais, ne fût-ce qu’en raison du rapport de forces, la duperie non moins caractérisée.

Playmobil débile

Elle le serait d’autant plus s’il était avéré que la nouvelle moisson de terroristes, qui a la grâce d’être peu onéreuse, et kamikaze qui plus est, immunisant ainsi d’éventuelles filières non ouvertement suspectées, doit ses passages à l’acte à une instrumentalisation multiple, dont Daesh ne serait que le paravent utile. Le FBI vous dirait que l’intrigue est payante, lui qui n’a cessé, ces dernières années, de produire des scénarios inédits qui lui permettent d’appréhender de nouveaux terroristes avant qu’ils ne passent à l’acte, mais après les avoir lui-même formés et poussés au crime (1). Pour l’exécution de basses besognes, il est toujours préférable, en effet, de recourir à des esprits d’autant plus malléables que leur instabilité psychologique, l’infinité de leur ego et leur obsession pour une cause déterminée concourent à occulter chez eux toute vision panoramique.

Quoi qu’il en soit, d’une telle vision ils ne sont pas les seuls à être dépourvus, puisqu’aucun des observateurs, chroniqueurs et autres experts qui ont pignon sur rue n’a encore fait preuve de la témérité nécessaire pour dépasser le simple effleurement de la question saoudite. Et même le fou du Puy, qui, en affirmant à brûle pourpoint, chez Drahi, que nos dirigeants étaient « achetés » par la pétromonarchie, est sans doute allé le plus loin en la matière, s’est abstenu d’envisager que des éléments de l’hydre saoudienne (soyons prudents…) aient pu jouer un rôle direct dans les attentats, sans même aborder tout ce qui excède le périmètre de cette Arabie-là.

Ne nous laissons pas à notre tour gagner par une quelconque obsession : peut-être le déroulement des événements est-il aussi limpide qu’il nous est présenté. Mais n’est-ce pas le propre de l’homme que d’ouvrir toujours plus de portes, quitte à en refermer quelques-unes après avoir inspecté les lieux en vain ? Si, pour décontextualiser une parole célèbre, « absence de preuves n’est pas preuve d’absence », que dire alors du renoncement à les chercher ?…

Qui a fourni les armes aux terroristes ? Et qui les a fournies à celui qui les leur a fournies ? L’absence de surveillance de suspects potentiellement dangereux clairement identifiés, pour la deuxième fois en dix mois, est-elle révélatrice de défaillances ou de complicités ? Le GSM trouvé dans une poubelle à proximité du Bataclan appartenait-il vraiment à l’un des assaillants ? Outre par leur connaissance approfondie du droit pénal international, comment expliquer que les cadres de Daesh délèguent presque toujours à de petits caporaux la revendication des divers attentats commis à l’étranger, différant notablement en cela des dirigeants d’al-Qaïda ? Quand ces cadres se sont-ils exprimés publiquement pour la dernière fois ? Infiltrer le commandement de Daesh faisait-il partie des objectifs assignés aux troupes d’élite US (quelque 3500 hommes) déployées dans la région ?

A ce florilège de questions, sans doute très incomplet, s’ajoute celle du rôle précis d’Internet non seulement dans la radicalisation de terroristes qui n’ont jamais foulé le sol syrien (comme c’était le cas pour deux des trois frères français de Molenbeek), mais aussi dans la planification et l’exécution des assassinats. La copine de l’hébergeur occasionnel de celui qui fut partout présenté, sans preuves, comme l’instigateur de ceux-ci affirmait hier que c’est après avoir allumé son ordinateur dans une pièce adjacente à celle où elle se trouvait que ledit hébergeur lui aurait demandé de quitter les lieux. Est-ce à dire qu’un ordre lui avait été donné par voie électronique ?

Dans la défense de l’espion qui alla au froid face aux innombrables accusations auquel il a eu à faire face ces dernières semaines de la part de néoconservateurs nord-américains appuyés par le directeur de la CIA lui-même, ceux-ci ne lui ayant jamais pardonné les maigres réformes du système de surveillance intégral auxquelles ses révélations ont donné lieu, Glenn Greenwald a sans nul doute été le plus farouche (2). Illustrée de multiples exemples d’attentats perpétrés bien avant que le nom Snowden ne fût connu du grand public, sa démonstration défonce comme un bulldozer l’argument selon lequel les secrets (de polichinelle) rendus publics en 2013 seraient l’explication d’un plus grand discernement des terroristes dans leur usage des moyens de communication modernes.

De leur côté, Julian A. et Jacob Appelbaum, le principal concepteur du subréseau internet Tor (deep web), accessible aux initiés only, et qui regroupe à la fois white hats, black hats, dark glandes et criminels, misent depuis un an au moins sur la généralisation du cryptage pour échapper au panvoyeurisme d’Etat. Dans son article, Greenwald appelle d’ailleurs les grandes firmes de la toile qui se sont déjà dotées d’un cryptage embryonnaire à ne pas céder à la pression des agences de renseignement.

Ce faisant, il entérine toutefois le postulat selon lequel les services secrets, CIA et NSA en particulier, ne sont pas parvenus à percer le code utilisé par Daesh dans ses communications électroniques. Mais comment en être sûr ? Comment ne pas imaginer que ce battage médiatique autour de la nouvelle vulnérabilité supposée de l’appareil de surveillance d’Etat ne relève pas en fait d’une très habile contre-propagande destinée à camoufler le fait que Daesh est épié dans ses moindres e-mouvements ? Comment concevoir, en effet, que le réseau informatique d’une telle organisation puisse échapper aux méthodes d’interception que des budgets militaires pharaoniques ont permis auxdites agences de développer ? Partant, comment ne pas envisager que de la simple écoute, du simple décodage, certains, dans ces officines-là comme dans d’autres, ailleurs, aient été tentés de passer à l’encodage ?…

Après tout, comme l’affirmait encore récemment Beauvau, adepte du délit d’opinion, face à une telle menace, le « juridisme » n’a pas sa place…

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(1) Brève sélection de sources : https://theintercept.com/2015/11/19/an-fbi-informant-seduced-eric-mcdavid-into-a-bomb-plot-then-the-government-lied-about-it/

https://theintercept.com/2015/02/25/isis-material-support-plot-involved-confidential-informant/

https://theintercept.com/2015/03/16/howthefbicreatedaterrorist/

(2) Lire : https://theintercept.com/2015/11/18/nyt-editorial-slams-disgraceful-cia-exploitation-of-paris-attacks-but-submissive-media-role-is-key/

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Séparer le bon grain de l’ivraie…

Après des siècles d’esclavage,
Le Belge sortant du tombeau,
A reconquis par son courage,
Son nom, ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Désormais peuple indompté,
Grava sur ta vieille bannière:
Le Roi, la Loi, la Liberté!

Trump

Marche de ton pas énergique,
Marche de progrès en progrès;
Dieu qui protège la Belgique,
Sourit à tes mâles succès.
Travaillons, notre labeur donne
À nos champs la fécondité!
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté!

Villiers sous les lambris

Ouvrons nos rangs à d’anciens frères,
De nous trop longtemps désunis;
Belges, Bataves, plus de guerres.
Les peuples libres sont amis.
À jamais resserrons ensemble
Les liens de fraternité
Et qu’un même en’ nous rassemble :
Le Roi, la Loi, la Liberté!

Froman

Ô Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras!
À toi notre sang, ô Patrie!
Nous le jurons tous tu vivras!
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle:
Le Roi, la Loi, la Liberté!

Daesh

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Geachte Luckas, niet wie terecht problemen aankaart, wel wie al te eenzijdig veralgemeent, is een racistische moslimhater…

Ik heb het op deze blog al eens geschreven : enkele jaren geleden ben ik in de stad Maastricht op een uiterst brutale en onaangekondigde wijze door een bende neonazi’s overvallen. Ben ik ineens alle blanken gaan haten ? Nee : na er grondig over nagedacht te hebben ben ik erin geslaagd om een onderscheid te maken tussen blanke fascisten en gewone blanken. Hoe betreurenswaardig ook, jij blijkt daar echter niet toe in staat, wanneer het om moslims gaat…

Begrijp me niet verkeerd : ervan uitgaan, los van wat er zich afgelopen vrijdag in Parijs heeft afgespeeld, dat er helemaal niets aan de hand is (en was) zou inderdaad van een misplaatste vorm van irenisme getuigen, maar het vergrootglas waardoor je radicalisering bekijkt is niettemin lichtdicht, en de haast waarmee je van deze gebeurtenissen gebruikt maakt om, als het ware, je slag thuis te halen vind ik bijzonder ongepast. Niet omdat ik « weldenkend » zou zijn (Je moet hieronder maar eens een kijkje nemen…), wel omdat ik ervan overtuigd ben dat de tientallen mensen die onder de kogels van een stelletje psychopaten omgekomen zijn, onder wie ook een aantal moslims, niet zouden hebben gewild dat hun tragische overlijden op deze manier zou worden geëxploiteerd : meerdere Franse kranten hebben intussen hun namen gepubliceerd, en hun achtergrond bondig geschetst, en daaruit blijkt in elk geval dat ze allemaal open van geest waren, en dat ze zeker niet behoorden tot het groepje reactionaire Franse intellectuelen wier beeld de argumenten die je aanhaalt bij mij oproepen.

Uiteraard weet ik het niet zeker, en zou ik zelf niet schuldig willen bevonden worden aan hetgeen ik je net heb verweten, maar ik ben van oordeel dat al die slachtoffers (een woord dat in deze context een letterlijke betekenis heeft), mochten hun stemmen nog hoorbaar zijn, de lijn niet zouden doortrekken door te beweren dat de laffe criminelen die hun reis op deze Aarde voortijdig hebben beëindigd het bewijs zijn dat de multiculturele samenleving een mislukking is. God moge me kastijden moest ik dit verkeerd inschatten. Zouden ze dat wel denken, dan zouden ze er tenminste een andere uitleg voor bedenken : misschien – heel misschien – zouden de gettoïsering, de verarming (veroorzaakt door politieke keuzes die bepaalde bevolkingsgroepen doelbewust benadelen), de afschuw van talloze werkgevers voor namen die in hun oren net iets te Zuiders klinken, de boze of angstige blikken naargelang de huidskleur, in hun mond ook wel eens aan bod kunnen komen…

Onlangs nam ik de bus richting Brussel-centrum. Voor mij zat een Arabische familie : vader, (deels gesluierde) vrouw, dochter en zoon, allebei jonge tieners. Net als alle jongeren van hun leeftijd zaten de kinderen, elk in zijn eigen hoek, hun gloednieuwe i-phone te folteren. Uiterst beleefd waren ze, maar ze spraken noch Frans, noch Engels (laat staan Nederlands), enkel Arabisch. Op een bepaald ogenblik kwam er rechtover de jongen een vrouwtje rond de vijftig zitten : het was immers de laatste vrije zitplaats in de bus. Ter hoogte van de Grote Zavel vroeg hij haar hoeveel haltes er nog waren voor de Grote Markt (Deze twee woorden kende hij in het Engels namelijk wel…). Met de typische hoofdbeweging van een hautain trutje keek ze plots omhoog, alsof die vuile allochtoon haar antwoord onwaardig was, al was hij nog maar een kind. De vriendelijke glimlach die het Arabische ketje tot dan op zijn gezicht had staan veranderde ogenblikkelijk in een grimas van onbegrip en verslagenheid : in plaats van « wat heeft die bitch tegen mij ? » bleek hij zich af te vragen hoe haar reactie te verklaren viel, alsof hij medelijden met haar had. Toen ik hem wel het antwoord gaf heeft hij me zonder liegen tot driemaal toe bedankt, en ook zijn vader heeft me, wanneer ze later uit de bus zijn gestapt, zijn waardering betuigd, alsof ik hen een buitengewone dienst had bewezen. Het ging duidelijk om buitenlandse toeristen, wier verdere verblijf in ons land hopelijk naar wens is verlopen, maar voor de valse allochtonen die hier wonen (vals in die mate dat ze wel degelijk minstens één landstaal beheersen, maar toch op één of andere manier van het gewone volk onderscheiden dienen te worden) zijn zulke blikken, zulke reacties, dagelijkse kost. Dat sommigen na verloop van tijd dan ook ongevoelig worden is mijn inziens allesbehalve verwonderlijk.

Zoals de afgeslachte bezoekers van het Bataclan, en waarschijnlijk zoals jij ook trouwens, sta ik erop mijn leven te kunnen leiden zoals ik dit zelf bepaal, zonder enig opdringerig tuchtcomité dat het zich, namens God weet welke ingebeelde transcendentale toestemming of opdracht, zou veroorloven om me mijn privéleven te dicteren, om te bepalen welke kunstvormen ik mag appreciëren en welke niet, kortom om mij te verbieden van het leven te genieten, al heb ik moeten vaststellen dat dergelijke comités dezer dagen voor de meest uiteenlopende redenen (maar vooral ten gevolge van de verrechtsing van de samenleving) alomtegenwoordig zijn, ook ver buiten de islam…

Waar jij en ik het echter fundamenteel over oneens zijn is dat jij er geen moeite mee blijkt te hebben om voor moslims dezelfde retoriek te gebruiken als Wilders wat Marokkanen betreft : in je opiniestuk komt geen van hen namelijk in een goed daglicht te staan.

Wellicht is een vergelijking tussen Gaza en Auschwitz wat ver gezocht. Wellicht hadden de demonstranten waar je het over hebt zich beter tot het getto van Warschau beperkt. Wat er ook van zij, kun je hen deze politieke mening echt kwalijk nemen ? Een kreet van verontwaardiging is het, geen oproep tot haat. En hun verontwaardiging richt zich naar al de Westerse regeringen (hun regeringen !) die Israël onverminderd hun steun blijven toekennen, ook al schendt dat land regelmatig – stelselmatig zelfs – zowel het internationaal recht als de meest elementaire mensenrechten. Enkel Saoedi-Arabië worden gelijkaardige privileges gegund.

Wie een onrecht met een ander onrecht tracht te rechtvaardigen, een moord met een andere, komt in een helse spiraal terecht. Maar is het daarom verboden om erop te wijzen dat Israël, sinds de Gaza-enclave bestaat, er met de regelmaat van een klok “het gras komt maaien”, desnoods met behulp van verboden chemische wapens, en dat regeringsleiders aldaar tot nu toe steeds met een glimlachje en een tikkeltje hasbara aan elke inbeschuldigingstelling door het internationaal strafhof zijn ontsnapt ? Hoelang zal er van ons nog verwacht worden dat we zulke praktijken met het joodse leed van weleer onderdanig goedpraten omwille van een exclusief schuldgevoel dat blijkbaar door de generaties heen dient overgedragen te worden ? Is het cynisme van een Netanyahoe die Hitlers verantwoordelijkheid in De Grote Uitroeiing onlangs nog op een bijzonder verwerpelijke manier minimaliseerde nog niet voldoende zichtbaar voor iedereen ? Hoelang zullen die slachtoffers nog moeten dulden dat hun namen door gewetensloze haatzaaiers onophoudelijk door de modder worden gesleurd ?

Niet alleen de extreemrechtse regeringen die hij heeft geleid zijn al jaren aan het pogen elke kritiek op regelrechte staatsmisdaden in de kiem te smoren, zowel op Noord-Amerikaanse campussen als voor Franse rechtbanken. Ook Hollande en zijn regering deden hier aan mee toen ze een aantal pro-Palestijnse betogingen verboden middenin de laatste grasmaaibeurt. Straffer nog : de Franse president deelde uitdrukkelijk, zowel voor als tijdens het Gaza-offensief, zijn steun aan Israël mee !

Dat moslims vandaag de joden van gisteren zijn beweert overigens niet alleen de omstreden voormalige burgemeester van Molenbeek (1) : verschillende linksleunende Franse chroniqueurs (Naulleau, Caron o.a.) delen die mening, en ze worden niet noodzakelijk tot de Dieudonné-achterban gerekend. Laten we tenslotte niet vergeten dat de kampen de eindbestemming waren van een zeer lange kruisweg. Dit onderstrepen heeft op zich niets met anti-joods antisemitisme te maken; ook dit is simpelweg een argument voor een politiek debat dat in een gezonde democratie rationeel en zonder taboe zou moeten kunnen worden gevoerd. Het bij voorbaat dogmatisch “schandalig” noemen en het aan de door katholiek Vlaanderen (2) gehate Moureaux vastkoppelen dient dit waarschijnlijk te voorkomen, op de meest “weldenkende” manier. Niet uit angst voor het argument zelf, maar omdat voor moslims – en voor hen alleen – telkens het vermoeden bestaat dat hun woorden, uiteraard steeds in zekere mate met taqiya besmeurd, iets anders betekenen dan wat ze werkelijk zeggen.

Legitiem lijkt me dus de vraag of het echt zo verbazend is, wanneer alle democratische uitlaatkleppen voor een niet te verdragen degout van je eigen maatschappij zo zorgvuldig worden vastgetimmerd, dat sommigen geweld als de enige uitweg beschouwen. Ik heb het hier uiteraard niet over de gestoorde maniakken van afgelopen vrijdag (van wie de werkelijke kennis van de islam nog moet bewezen worden : “Allahu Akbar” roepen kan iedereen…) , wel over de jongeren die in augustus 2014 toch beslisten om hun betogingsrecht op te eisen, en bijgevolg door de Franse hoofdstad een spoor van vernieling zaaiden : van “rebels without a cause” gesproken… In alles wat ze voortaan doen dreigen die gasten, mede door columns zoals de jouwe, nog meer dan vroeger met deze gruweldaden te worden geassocieerd. En ook dat zou een neerwaartse beweging tot stand brengen… voor de hele maatschappij ! In Missouri en Maryland zullen ze het je zeggen : het leger inzetten tegen betogers is ver van ideaal, ze als “thugs” karakteriseren evenzeer…

Ik geef grif toe dat er voor ‘islamofobie’ vervangwoorden zouden moeten worden uitgevonden : wie brand sticht in een moskee of een vrouw die een hijab draagt uitscheldt (of erger) is niet bang, al is hij duidelijk een lafaard. Haten en vrezen zijn immers twee verschillende houdingen, al kan dat laatste soms hevige afkeer tot gevolg hebben. Maar laten we een secondje redelijk wezen : enerzijds heeft de koran niet het monopolie van gruwelwoorden, anderzijds weet iedereen met een beetje gezond verstand dat wanneer Marine Le Pen uit strategische overwegingen besloten heeft om met biologische discriminatie komaf te maken ten voordele van culturele discriminatie, ze gewoon op een andere manier het vaderlijke erfgoed heeft geëerd. Neem hun koran van ze af, het blijven Arabieren, nietwaar, Luckas ? Trouwens, diversiteit.be (ooit bekend als het Centrum voor Gelijkheid van Kansen en Racismebestrijding) heeft niet zitten wachten op een nieuw wetsvoorstel om islamofobie aan te kaarten en tegen te werken…

Zijn in wat voorafgaat de redenen voor het bloedbad van vrijdag de dertiende te vinden ? Eerlijkheidshalve moet ik toegeven dat het lot van de zielige sukkelaars die er de verantwoordelijkheid voor dragen mij volledig onberoerd laat : ze mogen wat mij betreft rechtstreeks de hel in. Misschien hadden ze een excuus verdiend toen ze nog een ziel hadden, maar daar is het nu te laat voor. Diegenen die nog niet zo ver zijn, daarentegen, en uiteraard ook diegenen die alle mogelijke onrechtvaardigheden blijven slikken, inclusief Luckas Vander Taelens opiniestukken in Knack, zonder eraan te denken buiten de wet te treden, die interesseren me wel ! Jou niet, maat ?…

Zoals historicus Maarten Van Rossem het gisteren bij Pauw formuleerde vooraleer hij werd onderbroken, omslaan in primitief geweld heeft grotendeels met de context te maken : wanneer een autoriteit het onnoemelijke toelaat (en zelfs bevordert) laten sommige mensen zich gauw gaan. Het is brave blonde jongens van bij ons vijfenzeventig jaar geleden ook overkomen…

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(1) Lees (EN) : http://www.counterpunch.org/2014/07/09/the-israel-lobby-and-french-politics/

(2) Ik meen me te herinneren dat ook Leonard vol lof was voor de dragers van de nieuwe plaag…

N.B. : dit is een antwoord op : http://www.knack.be/nieuws/belgie/wie-sluipende-radicalisering-in-brussel-aankaartte-was-een-racistische-islamofoob/article-opinion-626813.html
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Lees ook (FR) : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/08/29/fourest-chichah-va-donc-vermine-fasciste-retour-detendu-sur-la-confrontation-de-deux-nevroses-a-lulb/

… en “French Muslims Are Terrorized” (EN) in : https://yannickbaele.wordpress.com/2014/04/06/le-hurlement/

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Valls : « 31 Bataclans, ça va, mais 1 Bataclan, bonjour les dégâts ! »

Des preuves accablantes de crimes de guerre perpétrés indistinctement par des lâches à l’encontre de civils innocents (1), une barbarie sans nom, des actes ignobles qui ne s’inscrivent pas dans un conflit de civilisation, car ces tueurs n’en ont aucune, bref « une horreur »…

Dans le cadre du droit, la France se montrera déterminée et impitoyable à l’égard de ceux qui s’en sont pris si odieusement à son mode de vie et aux valeurs qui la fondent, et c’est victorieuse et pionnière qu’elle annihilera le terrorisme !

C’est d’ailleurs à cette fin qu’elle a dépêché, il y a précisément un mois, son premier ministre en Arabie saoudite, où ce dernier et son homologue du commerce local ont pris des engagements contractuels d’une valeur de 10 milliards d’euros couvrant notamment l’achat de trente patrouilleurs rapides, mais aussi diverses collaborations en matière de réseaux de surveillance et de communication avec appui satellitaire (2), lesquels viendront renforcer l’arsenal de missiles anti-aériens et antichars, de blindés et de canons commandé par le Sultan-Soleil à la France entre 2013 et 2014, pour un montant de 3 milliards € pour cette dernière année seulement (3).

Ce nouvel effort commun pour un monde plus sûr entre Etats qui se comprennent sera le bienvenu dans la traque impitoyable menée depuis mars dernier par la famiglia, avec l’appui inconditionnel de l’Outre-Atlantique, contre les innommables terroristes yéménites qui menacent eux aussi les valeurs régionales.

Certes, plus de 5000 de ces lâches, dont plus de la moitié s’étaient frileusement déguisés en civils pour échapper aux légitimes représailles de la République (4), ont déjà rejoint les fosses (ce qui porte à 31 Bataclans le nombre de pseudo-civils anéantis), mais la route est encore longue, et les objectifs sans limite…

C’est au nom de ces valeurs partagées que le député danois d’extrême-droite Espersen, qui préside la commission des Affaires étrangères du Parlement, a appelé l’ensemble du monde libre à s’inspirer des méthodes utilisées par sa tête-de-pont moyen-orientale. Pas de quartier dans la guerre totale : les civils, femmes et enfants y compris, n’avaient qu’à bien se tenir (5).

Moralité : il n’y en a absolument aucune, ni de part, ni d’autre…

Valls avec le ministre du commerce saoudien, 12 octobre 2015

RAPPEL

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(1) Source : https://www.amnesty.org/en/latest/news/2015/10/yemen-call-for-suspension-of-arms-transfers-to-coalition-and-accountability-for-war-crimes/

(2) Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20151013.OBS7578/arabie-saoudite-les-indecents-cocoricos-de-la-france.html

(3) Source : http://www.bastamag.net/Amnesty-demande-l-arret-des-ventes-d-armes-a-l-Arabie-Saoudite-suspectee-de

(4) Source : http://www.unocha.org/aggregator/sources/80

(5) Source : http://www.thelocal.dk/20151115/danish-mp-bomb-women-and-children-or-lose-to-isis

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« Etat d’urgence » : définition pour les élèves du cours de laïcité

L’état d’urgence est régi par la loi 55-385 du 3 avril 1955.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000695350&categorieLien=cid

Le décret 2015-1476 du 14 novembre 2015 en fixe, dans le cadre présent, les modalités d’application.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031473413&fastPos=1&fastReqId=1496568908&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

Ainsi, l’article 5 de la loi est d’application pour l’ensemble de la france métropolitaine :

« la déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l’article 2 :

1° D’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ;

2° D’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;

3° D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics. »

Les articles 6, 8 et 9 sont, à ce stade, susceptibles d’entrer en vigueur en Ile de France uniquement.

Article 6

« Le ministre de l’intérieur dans tous les cas peut prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret visé à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics des circonscriptions territoriales visées audit article.

L’assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l’objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d’une agglomération.

En aucun cas, l’assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes visées à l’alinéa précédent.

L’autorité administrative devra prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance des personnes astreintes à résidence ainsi que celle de leur famille. »

Article 8

« Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire où est institué l’état d’urgence, et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées par le décret prévu à l’article 2.

Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre. »

Article 9

« Les autorités désignées à l’article 6 peuvent ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories définies par le décret du 18 avril 1939.

Les armes de la cinquième catégorie remises en vertu des dispositions qui précèdent donneront lieu à récépissé. Toutes dispositions seront prises pour qu’elles soient rendues à leur propriétaire en l’état où elles étaient lors de leur dépôt. »

Il en va de même pour l’article 11, dont n’est retenu en l’occurrence que le premier alinéa :

« Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent, par une disposition expresse :

1° Conférer aux autorités administratives visées à l’article 8 le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. »

En est donc exclu, en principe et pour l’heure, l’alinéa 2, qui eût, sinon, habilité « les mêmes autorités à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toutes natures, ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales« .

Outre que ces moyens de diffusion sont soumis par ailleurs à l’interprétation (très large, comme on a pu le constater depuis janvier) de la loi 2014-1353 du 13 novembre 2014 réprimant notamment l’apologie publique des actes de terrorisme…

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000029755573

… il n’y aucun lieu pour le pouvoir de craindre que la presse subventionnée fasse preuve d’un zèle excessif dans la contestation.

Cover of weekly le Point (Nov. 16, 2015)

Certes, il est permis de s’interroger sur les raisons pour lesquelles pareille disposition totalitaire a été maintenue dans l’arsenal législatif français, mais, compte tenu du contexte, une telle interrogation est marginale.

Notons également que la loi 55-385 dispose en outre, en son article 12, que

« lorsque l’état d’urgence est institué, dans tout ou partie d’un département, un décret pris sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre de la défense nationale peut autoriser la juridiction militaire à se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes, relevant de la cour d’assises de ce département. »

Le décret 2015-1476 demeure muet sur le sujet, mais si les mots ont une importance, le fait que la France soit « en guerre« , comme aiment à le marteler depuis janvier les néoconsoc, implique indubitablement l’application des articles 699 et 699-1 du Code pénal.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006151992&cidTexte=LEGITEXT000006071154&dateTexte=20060621

Enfin, la loi stipule les délais et les conditions de prolongation de l’état d’urgence. Signalons, à cet égard, que la presse rapporte qu’au moins l’un des interlocuteurs reçus à l’Elysée hier a fait savoir que le Monarque souhaitait que cette situation censément exceptionnnelle soit d’application durant les trois mois qui viennent.

https://www.rtbf.be/info/dossier/attaques-terroristes-a-paris/detail_francois-hollande-voudrait-prolonger-l-etat-d-urgence-pendant-3-mois?id=9137166

La rupture émotionnelle provoquée par les attentats tend ainsi à éclipser une autre rupture, tout aussi significative, dans le discours politique, l’insignifiant de la com’ publicitaire habituelle faisant place, sans crier gare, au signifiant juridique implicite. En d’autres termes, il incombe, pour la première fois, d’écouter très attentivement les mots que prononcent les porcs dans la ferme aux animaux…

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Annihiler Daesh ? « UNE URGENCE » !!!

Lorsqu’en septembre 2013, en pleine crise des armes chimiques syriennes, Kerry, qui avait succédé à Clinton en février de la même année, déclara : « ceci est notre Munich à nous », il ne croyait pas si bien dire…

Certes, l’allusion à la posture de soumission adoptée par Chamberlain et Daladier face à Dodo-la-Moustache en septembre 1938, à la veille de l’annexion du pays des Sudètes, une allusion caractéristique d’un débat politique qui, d’analogie facile en facile analogie, tourne désespérément en rond, avait pour but d’exhorter l’Internationale Communauté à se départir de toute naïveté, réelle ou affichée, à l’égard du substrat soviétique arabisant qui régnait absolument sur cet Etat issu, quant à lui, d’un deal exclusivement franco-britannique. Mais, quitte à rester dans la réduction, l’on se rend compte, à la relire, du caractère prophétique qu’elle revêtait, s’agissant de Daesh…

L’heuristique et l’historiographie contemporaines se sont trop abondamment penchées sur le faisceau de complicités directes (dans le chef de Standard Oil, par exemple) ou indirectes (par apathie politique) dont a pu bénéficier le régime nazi, même après le déclenchement général des hostilités, pour que nous puissions ignorer l’option – pour ne pas dire la stratégie – qui prévalut alors dans le chef des chancelleries occidentales et de leurs pourvoyeurs de fonds : l’ascension de Hitler était résistible, mais, dès lors qu’elle servait un plus large dessein, elle fut considérée par d’aucuns comme un passage obligé, qui valait bien quelques sacrifices de civils…

En va-t-il de même pour al-Baghdadi et sa cohorte de fous furieux traités naguère dans les prisons irakiennes de l’Empire ? Nombreux sont ceux qui vous diront qu’il est trop tôt pour le dire. Pourtant, la lecture d’un rapport confidentiel établi, en août 2012, par le département de la Défense américain, et partiellement publié en mai dernier (1), suite à une requête populaire (FoIA-request) laisse d’ores et déjà pantois. En page 291, ses rédacteurs indiquaient, en effet, il y a plus de trois ans déjà, qu’il était « possible que s’établisse dans l’est de la Syrie une principauté salafiste formelle ou informelle, et [que] tel [était] exactement ce qu’escompt[aient] les puissances qui soutiennent les forces de l’opposition, afin d’isoler le régime [de Damas] […] ».

L’analyse se poursuivait de la manière suivante : « ceci crée l’atmosphère idéale pour un retour d’al-Qaïda en Irak dans ses anciens fiefs de Mosul et de Ramadi, et cela [lui] donnera un nouvel élan, sous couvert d’unification des franges irakienne et syrienne du jihad, ainsi que du reste des sunnites dans le monde arabe, contre ce que [l’organisation] considère comme l’ennemi unique, à savoir les dissidents [lisez : Daesh, ou, à l’époque, ISI]. L’ISI [pour rappel : nous sommes en août 2012 !] pourrait également proclamer un Etat islamique à travers une union avec les autres forces terroristes présentes en Irak et en Syrie, ce qui créera un grave danger pour l’intégrité et la protection du territoire irakien » (2). Suit une page entière censurée pour les besoins de la cause, sur laquelle les historiens de demain se précipiteront, une fois ladite censure levée, dans l’espoir, sans doute, de déterminer si elle contient la stratégie conseillée à l’Exécutif face à ce « grave danger », et, si oui, en quoi cette dernière consistait…

Evolution du cours de l'action Lockheed Martin (15 novembre 2015)Qui s’intéresse au sens des mots n’attendra pas, toutefois, pour relever que, parmi « les puissances qui soutiennent les forces de l’opposition », le document n’opère aucune distinction, laissant ainsi le champ libre aux extrapolations les plus… disons… complotistes.

Quoi qu’il en soit, que ses intentions fussent vicieuses ou vertueuses, et qu’elle ait ou non tenu compte des répercussions probables tant de ses actions sur le terrain (notamment ses livraisons d’armes aux « rebelles » dans un tel contexte) que de son inaction stratégique (Les premières frappes aériennes contre Daesh en Irak n’eurent lieu que dès la seconde moitié de l’année 2014…), l’Internationale Communauté est bel et bien à l’origine d’un chaos qui, tel une tâche d’huile noire dont les antécédents, plus à l’ouest, étaient assortis de croix d’un genre particulier, se répand sur la carte du Moyen-Orient. De ce chaos, si l’on excepte bien sûr les peuplades locales, seules les victimes parisiennes ont eu, à ce jour, à payer le prix, en aucun cas ses preux architectes !

Et le pire, c’est que l’habile gestion de l’émotion nouvellement suscitée, dont les vagues dans toute l’Internationale Communauté se ressentent, charriant leur exigence de solidarité et d’unité avec des dirigeants au mieux incapables, au pire retors et criminels, fera sans doute en sorte, préparatifs de guerre obligent, qu’ils n’aient jamais à s’en justifier…

Qu’il était touchant, l’hommage à Jaurès. Qu’il était sincère aussi…

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(1) Department of Defense, 12 août 2012, p. 291

http://www.judicialwatch.org/document-archive/pgs-287-293-291-jw-v-dod-and-state-14-812-2/

DIA report, august 2012 (p.291)(2) La traduction de ce paragraphe respecte la concordance des temps du texte original.

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When a French-Israeli member of France’s highest administrative jurisdiction calls for internment camps for suspected extremists…

In a January 2015 post, I had mentioned a very enlightening conversation between a former French Defense minister and a former head of the UCLAT (the French antiterrorism unit) that took place in the studios of public broadcaster France 24, just two weeks after the first terrorist attack that struck Paris this year (1).

Both men were discussing the appropriateness of resorting to preventive incarceration for known Muslim extremists in light of the Charlie Hebdo bloodbath. One of them defined this form of imprisonment, quite similar to the extreme measures taken by FDR against US citizens of Japanese ancestry during WW II (2), and comparable to the treatment the Harkis emigrating to France in the early sixties were subjected to as well (3), as follows : “well, it means we take people likely to [blank], and we tell them : “we’re sorry, but you’re likely to [blank], and therefore we’ll put you in [an army camp] for six months [or so], until things settle down.” […] In other words, their incarceration would be based on the assumption [that they might commit a terrorist act]. It is legally possible, but a state of emergency has to be declared”. Either such a procedure is supervised by a special penal court, or it’s left at the discretion of administrative jurisdictions.

Without ruling it out, should future terrorist attacks occur, they agreed back then it was too early to consider such an explicit reversal of the rule of law, one that would imply some people would no longer be presumed innocent until proven guilty, but presumed guilty without a trial in sight instead.

Eleven months later, in the immediate aftermath of the Friday the 13th mass shootings, one man has revived the option. Not just any man : Arno Klarsfeld, son of Serge and Beate (who both dedicated their lives to making a census of the French Jews who were deported to the concentration camps), is a (not so) distinguished member of France’s highest administrative jurisdiction, known as Conseil d’Etat, where he was appointed by royal decree by the latest republican president.

An outspoken neocon (who, unlike the then-president of the French Republic, supported the 2003 invasion of Iraq that has gotten us where we are now), Klarsfeld Jr. acquired the Israeli nationality after 9/11 in order to enroll with the Israeli Border Police (a.k.a. Magav), which, according to Wikipedia, is more than often “assisting the IDF, and [deployed] for counter-terrorism and law enforcement operations in the West Bank, as well as in Jerusalem” (4), whatever that entails.

Often depicted as a hothead and ridiculed for having “the intellect of a 12-year-old”, he owes his entire career to his father’s political influence, through back-channels such as CRIF, the omnipotent umbrella-organization allegedly representing all Jewish frogs in the country of laïcité.

Yesterday evening, France’s most acclaimed (Saturday night) talk show switched to the special-edition mode, and Klarsfeld was one of the pundits in attendance (5). While every other guest, including mostly dull politicians, tried to refrain from capitalizing on popular emotion too soon, as Paris clearly woke up in a daze, he, on the contrary, immediately suggested implementing the Tom Lennox agenda by screening police and other (highly trustworthy) databases for known Muslim extremists, whether already sentenced to prison time in the past or not. The amount of individuals concerned (1,500, according to him) was quickly debunked by a journalist (according to whom candidates to this post-democratic experiment are probably at least three times as numerous…), but that didn’t alter the core of his message in any substantial way.

In all fairness, it should be pointed out Klarsfeld only used the words “[mass] administrative arrests”, and even though he did refer to camps used by North Ireland in the past to contain IRA-detainees, he hasn’t openly advocated opening any “internment camps” in France, but that subtlety doesn’t make much of a difference since such camps would be the only manageable way of avoiding radicalization within regular prisons, while effectively ensuring a permanent surveillance of all suspects (6).

There’s a French expression that says : « la vérité sort de la bouche des enfants ». It’s a variant of a famous paragraph from the bible, whose English equivalent could be : “out of the mouths of babes and sucklings come grains of truth”. If this is true, the truth, in this case, lies not in the beloved son’s proposal, but in the mere fact he’s making it public…

When the French democratic party laid out the main features of the new surveillance bill it was about to submit to Congress in the wake of the January events (7), the bill’s promoters insisted it was the result of years of intense pondering behind the scenes. The subtext was crystal clear : all they lacked was the right context to push it through. When the cartoonists ascended to martyrdom, this obscure bill finally saw the light of day, courtesy of the newly-found, if short-lived, bipartisan consensus.

With France’s regional elections scheduled for next month, and its presidential election drawing near, only fools can imagine resuscitating the fake unanimity forged around the JeSuisCharlie-hashtag almost a year ago. But drawing the conclusion Klarsfeld’s opinion is that of a lone wolf would be wishful thinking : the more ISIL strikes, the more what has been lying in the shadows is likely to emerge once again…

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(1) Le débat, France 24, January 22, 2015 (search this blog for the following tags : Longuet, Querry)

(2) Read : https://en.wikipedia.org/wiki/Internment_of_Japanese_Americans

(3) Harkis are Algerians who fought alongside the French army during the war of independence. When Algeria ceased to be a French colony, they were seen as traitors and, a as result, a lot of them emigrated to France.

Read (FR) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Camps_de_transit_et_de_reclassement_pour_les_harkis

(4) Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Israel_Border_Police

(5) On n’est pas couché, France 2

(6) Hours before Klarsfeld made his proposal, the state of emergency was declared. The law regulating it (55-385) already provided for the possibility of (administrative) house arrests (in French : assignations à résidence). To the legal expert, this was clearly not enough.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000695350&categorieLien=cid

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031473413&fastPos=1&fastReqId=1496568908&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

(7) Read : https://www.laquadrature.net/en/surveillance-law-France-carefully-listening

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Alignement et impuissance

Sitôt l’aube poindra, le carnaval reprendra ses droits. Tant et si bien qu’elle aura des allures de crépuscule, cette aurore. Point de marche, cette fois : cela ne saurait marcher deux fois. Cela n’avait pas marché, d’ailleurs. Pas sur la longue distance. Les longues distances, nous ne connaissons plus ça, nous autres. Et eux non plus d’ailleurs. Eussent-ils attendu, ne fût-ce qu’un mois, ils auraient peut-être renoncé. Car un bail aurait expiré – c’est déjà ça. Mais désormais… Désormais, il faudra bien une loi. Une autre encore, pleine de surprises. Et pour la porter quelque homme fort, sitôt l’aube poindra. Qui scellera, par-delà Rubicon, l’alliance sacrée, le front commun contre l’envahisseur des urnes, sur fond de deuil de la Nation : voici notre encre, maintenant signons ! Pluie écarlate du Bataclan, dissipez pour nous, cyniques pécheurs, la grisaille du Grand Bazar. Peuple outragé, entendez-vous leur prière ? Peuple brisé, peuple martyrisé, mais popularité requinquée ! Bis repetita, en attendant le ter : la vie est généreuse, le supplice chinois.

Plic, ploc, plic… Le truc, il paraît, c’est de se concentrer sur les phases intermédiaires, pas sur les gouttes. Si tu te focalises sur les gouttes, c’est foutu ! Illusion que les gouttes. C’est la sagesse des intermèdes qui te permet de les recevoir avec calme et détachement, comme du cinéma. Chéris les intermèdes, et goûte les gouttes : elles sont à toi. N’écoute pas les esprits intraitables qui, sitôt l’aube poindra, traqueront encore le bouc : « get up in the morning slaving for bread, sir »… Ah, il a bon dos, le bouc ! Un menu problème d’étiquette, et le voilà à l’origine du déluge de balles ! Souris au militaire que tu croises dans la rue, et dis-toi que tu le vaux bien. Et sois poli envers l’ami ricain, dont les symboles, une nouvelle fois, ressortent marris de l’aventure. Momo’s Queens Of the Stone Age vs. Friday The Thirteenth’s Eagles Of Death Metal : 1 – 0 ! Il veut ton bien, l’ami ricain : ton président boude Antalya, il fait de même. Pour être, demain, à ses côtés, en image, à l’Elysée. C’est qu’il en sait des choses. Il a de grandes oreilles. Ce serait idiot de s’en priver…

France sur écoute mais France passoire, ennemi identifié mais ennemi volatil, caniche souverain dans la guerre… Exécutants, commanditaire ou toi : quelle est, au juste, la cause première, François ?

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Précision du 16 novembre 2015 : l’information selon laquelle Obama ne se rendrait pas à Antalya, démentie depuis par les faits (suite, peut-être, à un revirement de l’intéressé), était originaire de :

http://nos.nl/liveblog/2068951-terrorisme-in-parijs.html?title=terrorisme-in-parijs

Ook Obama niet naar G20

Ook de Amerikaanse president Obama meldt dat hij verstek zal laten gaan bij de G20-top in Turkije. Een reden is nog niet bekendgemaakt.”

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NAVO-embedded Canvas : Rademakers « positieve » bullshit geïllustreerd…

Het was heel lang geleden : ik was hun goedkope centrumrechtse propaganda en hun brainwashingstrategieën immers zo beu dat ik besloten had om nooit meer naar Terzake – of naar de VRT in het algemeen – te kijken. Niet omdat ik een fan van commerciële zenders ben, maar omdat de Vlaamse publieke omroep naar mijn mening zo laag was gezonken, de media-ethiek en de bereidheid om fouten toe te geven en om de kijker als een volwaardige en volwassen partij (en niet langer als een domme consument) te beschouwen zodanig op zich lieten wachten, dat de Reyerstoren haast niet meer gered kon worden. Maar omdat iedereen een tweede kans verdient nam ik eergisteren eens een kijkje (1)…

Er wordt met betrekking tot de VRT vaak beweerd dat het nog steeds een rood bastion zou zijn : in augustus jl. deden twee Panorama-journalisten op de NPO nog hun beklag over hoe “chantabel” de Vlaamse zenders hoofdredacteur zou zijn, hoe er met name vanuit Hasselt en andere hoeken druk op hem zou worden uitgeoefend (2). Politieke druk.

Maar de VRT fungeert niet alleen als een spreekbuis voor socialistische belangen, ver ervan : alle belangen worden gediend, behalve die van het publiek en van de intelligentie, zo blijkt. Waarom zou Defensie, wier huidige NVA-topman onlangs het nieuws nog haalde (3) vanwege de mogelijke invloed die hij op de VS-ambassadrice in België zou hebben uitgeoefend voorafgaand aan het publiceren van dier opiniestuk in De Standaard, waarin Bauer zo vrij is geweest om het land dat haar herbergt op de vingers te tikken wegens haars inziens onvoldoende investeringen in het militaire gebeuren, dus niet eveneens haar deel van de zendtijd opeisen ? Of is het soms zo dat de verschillende lobbies door middel van politieke benoemingen de zender zodanig hebben geïnfiltreerd dat de zogenoemde journalisten nu spontaan, en ieder voor zijn kamp, als lakeien optreden ?…

Een van de onderwerpen die Terzake voor haar maandageditie selecteerde was de reusachtige NAVO-oefening die momenteel in verschillende Zuid-Europese landen plaatsvindt. Een prima gelegenheid, zou je denken, om een “positief” studiogesprek te voeren over, onder andere knelpunten, de toenemende proliferatie van kernwapens in Europa (onder NAVO-invloed), de werkelijke rol van het oude continent in deze door de VS gecontroleerde imperialistische structuur, het nut, de legitimiteit en de gevolgen van haar optredens in Libië en Syrië, alsook de mogelijke gevolgen van haar voortdurende expansie naar het Oosten.

We hebben ons echter met een filmpje tevreden moeten stellen. En dat filmpje kan niet eens als een reportage worden bestempeld…

Vranckxachtige journalisten niettegenstaande, het is de laatste jaren niet ongewoon voor reporters om met het leger van hun eigen land als bagage mee te reizen om vervolgens, vanuit de frontlinie, over allerlei al dan niet – en vaker niet dan al – door de VN goedgekeurde militaire interventies verslag te geven. Voor noodleidende zenders is het een manier om hun kosten tot een mum te beperken : het leeuwendeel ervan wordt immers door het leger zelf gedekt, en hoe “positief” is het niet om eens en voorgoed te weten tot welke zijde van een conflict men behoort…

Nieuw is echter embedded journalism in Europa zelf. De VRT geeft het voorbeeld…

Het verslag begint met een veertig seconden (!) durend propagandaclipje van de NAVO zelf, zonder meer overgenomen door het « duidingsprogramma« , waarna de reporter kort in beeld komt om meteen min of meer kleur te bekennen : “we lopen mee in het spoor van NAVO-secretaris generaal Jens Stoltenberg om [te] weten [te komen waarom, waarom nu en waarom op deze manier]”, luidt zijn boodschap.

Dan is het de beurt aan zelf gefilmde maneuvers in een fictief Spaans dorpje, met veel actie, veel helikopters, enkele tanks en veel schieten (nog eens 30 seconden). Als een goed PR hondje beperkt de reporter zich tot de beschrijving van wat er wordt getoond, vooraleer hij, zonder enige vraag te stellen, het woord overlaat aan een NAVO-woordvoerder, die gerust van de micro gebruik kan maken om zijn eigen verhaal te brengen (ongeveer 20 seconden).

Dat de NAVO nu zo groots oefent is geen toeval : de wereld is er de laatste jaren namelijk voor het Westen niet veiliger op geworden”, waarschuwt de reporter. Maar de redenen hiervoor laat hij in het duister. Gelukkig komt er dan wat men wel een korte toespraak van Stoltenberg moet noemen, aangezien er (nogmaals) geen enkele gefilmde vraag aan voorafgaat, alsof hoge militaire machtsbekleders een uitzonderlijke behandeling verdienen, en men al blij mag zijn dat ze ons te woord willen staan : meteen wijst de Noor in de richting van Rusland. Vijftig seconden zonder onderbreking of opvolging krijgt Zijne Majesteit om de kijker te hypnotiseren.

Hierna krijgen we weer een aantal helikopters en tanks in actie te zien, met een commentaar op de achtergrond dat in het Engels als volgt zou kunnen worden vertaald : “NATO’s not to be fucked with”… Maar waarover gaat de oefening precies ? Welke opdracht hebben de soldaten gekregen ? Aangezien, zoals iedereen weet, de NAVO zich enkel voor goede doelen inzet was het die dag de bedoeling om een aantal gijzelaars te bevrijden van een stelletje boze barbaren. Tja, wat hadden jullie gedacht ? Dat ze een ziekenhuis in een of ander Afghaanse miniatuurstad zouden platbombarderen misschien ?…

Tijd dan voor het minuutje nationale trots : er doen namelijk “ook Belgische militairen mee : paracommando’s en verkenners”. Een « Jager te paard » (?) legt uit wat moois hij die morgen allemaal heeft betoverd : de kijker is onder de indruk !

Met de typische toon die journalisten gebruikten in de jaren ’60 en ’70 ten aanzien van de ietwat achterlijke middenklasse stelt de reporter daaropvolgend : “toch is samenwerken met collega’s uit meer dan dertig landen niet eenvoudig”. Ah nee, gij !… Een kapitein legt, eveneens ongestoord, uit waarom (40 seconden).

Waarschijnlijk omdat de redactie van oordeel was dat de kijker er op dat ogenblik nog niet voldoende heeft zien defileren worden er hem opnieuw enkele gevechtsbeelden voorgeschoteld. Ditmaal gaat het om een bestorming, op z’n Bauers (de andere), van een schip door Portugese Spetsnaz (nota : de reporter gebruikt de terminologie “special forces”, hij had eveneens “speciale eenheden” kunnen zeggen, maar goed, Europa is tenslotte maar een kolonie, nietwaar ?) : de kijker houdt zijn adem in ! Des te meer omdat er achteraf nog een landing van troepen op een of andere Zuiderse Normandische kust wordt geënsceneerd, alsof de moderne bewapening het nog zo ver zou laten komen…

Embebbed till the end als het ware wordt de reporter nadien meegesleurd naar een vliegdekschip van de Britse marine voor een geïmproviseerd fool-scale partijtje Stratego : “indrukwekkend allemaal”, licht hij emotioneel toe. Aan deze kant van het scherm zit men op een “maar” te wachten, maar dat zal er niet komen…

Wel geeft hij toe dat deze oefeningen voor Defensie waarschijnlijk een niet te onderschatten kostenplaatje met zich meebrengen. Maar dat doet the master’s voice dan enkel om er aan toe te voegen dat België er niet aan kan ontsnappen : het land geeft immers “veel te weinig uit aan defensie”. Waar hebben we dat nog gehoord ? Right… En hier komt dan weer, ter gepaste conclusie van dit uiterst objectief stukje mediageschiedenis, de Jens tevoorschijn om dit allemaal nog eens te bevestigen (20 seconden).

Zoals het hoort komt het laatste woord echter aan de reporter zelf toe, maar gezien de eensgezindheid maakt het weinig verschil uit : “meer spenderen aan defensie de komende jaren is trouwens onvermijdelijk, ook voor België” (lees : de sluiting van de kerncentrales is voor de volgende generatie)… Maar wacht even, Stoltenberg wil toch snel (25 seconden) nog iets kwijt : hij laat de landen vrij om te kiezen welk type toestel ze willen aanschaffen ter vervanging van de verouderde F16’s. Meent U het, Uwe Majesteit ?…

En ook de Britse admiraal van het vliegdekschip schuift aan (25 seconden). En een Brits manneke dat blijkbaar anoniem wou blijven, wat worstelt met zijn voornaamwoorden, maar verdomd veel common sense vertoont : “if we’re going to fight together, you’re going to have to exercise together”. En dan nog, om de loop helemaal af te ronden, de woordvoeder van het begin (15 seconden). Verdorie, stop pushing, guys ! Aan deze officier besluit de reporter zijn eerste – en meteen ook laatste – vraag te stellen. Net als een leeuw die plots uit zijn kooi schiet neemt hij de micro voor de mond en spuwt hij, stoutmoediger dan ooit, de volgende woorden : “Exercises never stop…” – “Exactly !”…

Hart boven hard” was de slogan die ook de VRT gebruikte om te protesteren tegen de besparingen die de Vlaamse regering haar heeft opgelegd. Of ook de vorm en inhoud van deze reportage onder deze maatregelen te lijden hebben gehad valt moeilijk in te schatten. Wel is zeker dat “hard boven smart” steeds meer aan de orde lijkt…

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(1) Terzake, Canvas, maandag 9 november 2015

(2) Radio Reporter, Radio 1 (NL), 23 augustus 2015

(3) http://www.standaard.be/cnt/dmf20150930_01896379

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P.S. : ik heb, ter verduidelijking, een dag nadat ik dit artikel heb gepubliceerd, vastgesteld dat Terzake op 24 september 2015 wel degelijk met Stoltenberg een gesprek had gevoerd, weliswaar in de NAVO-kantoren. Er zijn toen wel vragen gesteld, maar, op één uitzondering na (een vraag over potentiële nieuwe samenwerkingen met Poetins Rusland), bleven ook die uiterst oppervlakkig, vriendelijk zelfs, soms ook van psychologische aard. De journaliste die het gesprek voerde – en tegelijk dus ook te gast was – betuigde de NAVO-topman bovendien tijdens het hele interview een buitengewone eerbiedigheid. Ze introduceerde namelijk het fragment met : “voor onze gast gingen we vandaag met pleziiier op verplaatsing”, en nam van haar gastheer afscheid met : “Mr. Secretary General, thank you so much for having us”. Er bestaan betere voorbeelden van adversarial journalism, vooral ten opzichte van een machthebber van het “military-industrial complex”…

Wat er ook van zij, dit neemt niet weg dat het fragment waarover sprake in dit artikel in de lade ‘hedendaagse propaganda’ thuishoort, en dat dit anderhalve maand eerder opgenomen interview, waar de VRT-redactie helemaal niet naar verwijst, dit geenszins goedmaakt.

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Le sophisme, par P. Hochart

« Qu’est-ce qu’un sophiste ?« , conférence à la B.N.F., 10 décembre 2014

S’agissant de la sophistique antique, on ne peut manquer de relever que bon nombre des caractéristiques évoquées dans cette définition relèvent de ce qui est apparu des sophistes à ceux qui en ont fait la critique, ainsi qu’à celui qui de cette critique a entrepris de faire une synthèse résumée.

Et ce qui m’apparaît de ces apparitions ne me semble pas composer un tableau unanime : comment concilier, en effet, l’approche par questions/réponses (a priori ouverte) du sophiste avec le caractère estampillé sloganesque de ses interventions ? S’agirait-il de slogans qui se distillent a contrario ?

Une autre question que je me pose est celle de la nécessité (ou non) pour un orateur, qu’il soit antique ou contemporain, de répondre à la totalité des caractéristiques évoquées pour pouvoir être qualifié de sophiste : si, dans ‘agora, un orateur affiche sans ambiguïté une opinion, c’est-à-dire s’il dévoile ses intentions, tout en se fondant sur une illusion de savoir qu’il propage consciemment et par binômes, et sur une confusion entre politique et philosophie, animée par une logique intéressée, se peut-il qu’il soit un sophiste, ou n’est-il qu’un charlatan ? Et qu’est-ce qui permet de distinguer ces deux qualificatifs ?

A l’inverse, la sophistique s’accompagne-t-elle nécessairement d’une stratégie politique (obscure), à défaut de quoi elle serait plutôt soit maïeutique (Socrate pouvant être considéré comme le pivot entre deux conceptions ou exercices philosophiques), soit nihilisme (avant l’heure) ? Dans la négative, qu’est-ce qui permet d’affirmer qu’elle est hégémonique, tyrannique et asservissante ? Le sophiste est-il un maître (d’apprentissage) ou un professeur ? En d’autre termes, peut-il n’être qu’un susciteur d’opinions ? Son propos doit-il forcément être appréhendé selon une perspective binaire, ou peut-il l’être aussi selon une logique d’équanimité qui ne se limite pas au choix entre deux pôles ? Et, si une stratégie politique l’anime, celle-ci est-elle nécessairement obscurantiste ?

Il me semble que poser ces questions interroge l’intention de l’orateur, et je serais tenté, une nouvelle fois, de renvoyer ici aux dialogues constitutifs des koans, dans l’apprentissage de la sagesse zen, laquelle me semble pouvoir prendre à son compte l’aphorisme selon lequel « il n’y a rien qui soit en soi et par soi ». Ainsi, si, dans un contexte idéologique occidental, un maître contemporain demande à un élève si, selon lui, Jésus est une vache, et intime à un autre de tuer Jésus, il rendra indubitablement ceux-ci aphones (pour un temps), et ce par le seul pouvoir d’un logos affranchi de tout savoir constitué, et obscène (au sens étymologique) en termes de représentation, qui se fixe comme objectif individuel de rendre l’élève plus sage, de sorte que cette sagesse puisse – objectif politique, cette fois – rejaillir sur la société dans laquelle il s’insérera. Ici aussi, la méthode (la stratégie, pourrait-on dire), qui invite à la contestation, prend le pas sur la teneur du propos, mais elle n’a rien d’hégémonique.

Pourrait-on résumer en disant que la sagesse zen (de même que la sagesse socratique, dans un registre différent) a pour but de faire éclore, tandis que la sophistique a pour but de dominer, ou serait-ce trop manichéen ? Et pourrait-on conclure en postulant que, malgré cette divergence (si elle est avérée), toutes deux suscitent le dialogue entre soi et soi, celui qui fait du sophiste l’autre (intérieur) dont ne peut se passer le philosophe ? …

 

Catégories : Philo de comptoir, Politique / Société | Poster un commentaire

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