Archives mensuelles : mars 2016

“Wij zijn geen burgers”

Eindelijk verwoordt een politica luidop een pervers gevoel dat iedereen binnen haar kaste met haar wel deelt, maar niet met zoveel woorden durft uit te spreken : politici zijn geen burgers, geen primi inter pares. Ze maken, omwille van hun beroep, deel uit van een afzonderlijk kringetje dat over het monopolie van het maatschappelijk denken beschikt. Burgers zijn namelijk per se irrationeel, aan primitieve impulsen onderworpen, en dus zeker niet in staat om een verlichte opinie uit te drukken. Als kinderen van hun ouders hangen ze af van de verlichting

[W]ij zijn geen burgers. Wij zijn politici, beleidsmakers. Wij mogen ons bij uitstek niet laten leiden door angst; we moeten een helikoptervisie hanteren en de rauwe emoties vanuit de buik overstijgen. We moeten hoop bieden waar die vandaag zonder onze interventie totaal verloren is.

Liesbet Sommen, Knack, 31 maart 2016

http://www.knack.be/nieuws/belgie/bart-de-wever-en-yvan-mayeur-herpak-u-en-toon-leiderschap/article-opinion-685799.html

In een vandaag verschenen opiniestuk verwijt Sommen twee burgemeesters (die van Brussel en die van Antwerpen) dat ze de laatste dagen niet geaarzeld hebben om de aanslagen van verleden week te misbruiken voor hun eigen politieke gewin. Al is haar kritiek terecht, ze komt niettemin in het verlengde van wat ze bekritiseert, en kan bijgevolg tegelijk worden beschouwd als zelfkritiek : het stof is nog niet gaan liggen op de lijken van 3/22, of de zandbakmentaliteit van de zogenaamde elite, niet zozeer over de gedeelde verantwoordelijkheid van dit fiasco dan over de (al dan niet redelijke) partijpolitieke profilering naar aanleiding ervan, maakt opnieuw ravages.

Dat Sommen haar pijlen naar twee van haar collega’s richt omdat zij hun eigen pijlen naar elkaar richten moet immers de aard van dit indianenverhaal niet doen vergeten : zou de betrokkene de minabele en verwerpelijke pogingen om het laken naar zich toe te trekken na deze macabere gebeurtenissen echt willen overstijgen, dan zou ze niet op de man(nen) spelen, maar wel het hele austeriteitsbeleid in vraag stellen, in plaats van het te vereerlijken in de eerste alinea’s van haar column : het is immers dat beleid dat de goede werking van de gehele publieke dienstverlening, waaronder uiteraard justitie en politie, gedwarsboomd heeft.

Ze zou de structurele problemen aankaarten die ertoe geleid hebben dat er in dit land een sfeer van bananenrepubliek heerst, en zich niet tevreden stellen met een aantal internationale peilingen die blijkbaar moeten aantonen hoe rooskleurig het leven in het Belgenland is.

Hoop moeten de burgers van de politici niet meer verwachten. Zoveel is na bijna een decennium van dat funeste beleid al te duidelijk geworden. Het enige wat ze kunnen produceren is miserie : wat dat betreft zijn ze keien in hun vak ! Een beetje bescheidenheid en een tikkeltje waardigheid misschien, als het niet te veel gevraagd is…

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Muslim pride

Regardez-les ! Mais regardez-les donc, ces paquets de crétins qui s’imaginent qu’ils représentent encore qui que ce soit, que leur parole marketée est encore dépositaire de la moindre valeur. Regardez-les accourir à la moindre explosion pour se faire prendre en photo sous les lambris de quelqu’alcôve européenne, et donner du « nous resterons unis » et du « nous sommes plus nombreux », comme si ce ‘nous’ avait encore une résonance hors de leurs petits cénacles de happy few, comme si leur voix éteinte portait celles du nombre ! Quel que soit l’angle selon lequel on vous considère, Messieurs, ‘dames, vous êtes minoritaires et, quoi que vous fassiez, vous faites partie du problème, si tant est que vous ne l’ayez pour une large part initié, avec vos guerres, avec vos allégeances, avec vos inimitiés !

Qu’avez-vous entrepris concrètement pour réunir, vous qui ne bandez plus (ou ne mouillez plus, c’est selon) que lorsque vous sabrez dans les budgets publics d’investissement, tandis que vous vous rincez l’œil en scrutant à leur insu la vie des autres sous toutes ses facettes (l’évasion fiscale exceptée). Pervers, voilà ce que vous êtes ! « Nous sommes », « nous sommes »… Vous êtes en sursis, bande de résidus politiques ! Ne nous mêlez pas à vous : nous valons mieux que ça ! Jamais sans doute dans l’histoire de l’humanité éveillée n’y a-t-il eu, en nos contrées, une telle densité, un tel réseau international, d’incapables, obstinés, qui plus est, à imposer leur médiocrité par le haut ! A force d’infliger à tout va des sacrifices, vous avez suscité d’étranges vocations. Que celles-ci se soient trompées d’objet est peut-être la seule chose qui puisse leur être reprochée !

Quelle sera, cette fois, votre réponse, Messieurs les ploutocrates ? Une nouvelle loi ‘travail’ ? Une flat tax, peut-être ? Et quelques expropriations pour couronner le tout ?!

Si vous n’étiez pas si déconnectés des réalités quotidiennes des petits, qui peuvent être très grands en âme et sans trop d’efforts vous surpasser en esprit, peut-être vous seriez-vous rendu compte, vous les pseudo-experts en relations publiques, qu’il existe entre certaines communautés un déficit de communication !

Or, ce n’est pas en exigeant des musulmans pacifiques qu’ils prennent leurs distances par rapport à un nihilisme qui n’a jamais été le leur, ni en leur enjoignant de se joindre à une masse éplorée au sein de laquelle toute initiative leur est déniée, qu’il se résorbera. Bâtir des ponts, voilà la clé, et ne pas se contenter d’en imprimer la représentation sur de foutus billets de banque ! Combien de fois ne vous a-t-on dit que vous étiez dépassés, vous les minables boutiquiers de partis, vous les comptables gestionnaires de la déchéance, vous chez qui plus la moindre étincelle ne jaillit, vous les grands timoniers de la décadence ?

A l’heure actuelle, tout rassemblement de foules présente des risques. Tous sauf un…

La majorité des musulmans d’Europe, c’est-à-dire la majorité de ceux qui vivent ici depuis des dizaines d’années, est pieuse et humble : elle répugne à se mettre en scène, à faire du bruit. Voilà d’ailleurs la première raison pour laquelle elle est aux antipodes des mises en scène hollywoodiennes de ces derniers mois.

Comme vous et moi, comme NOUS TOUS, à l’exclusion de vous, elle chérit justice et égalité. Mais qu’elle brave sa pudeur pour en exiger la concrétisation en Palestine, qu’elle exprime son indignation face à Goliath comme d’autres lui chantent des chansons d’amour, suffit pour la châtier !

De quelles occasions cette communauté dispose-t-elle pour mettre positivement en valeur les joyaux de sa culture, les produits de ses terroirs d’origine, ses musiques, ses chants, ses sourates, ses danses, et les faire partager aux profanes ?

Messieurs les ploutocrates, vos insipides réunions ne signifient rien, et vos symboles ont la puissance d’un hochet étoilé dont les couleurs ne cessent de se ternir.

MUSLIM PRIDE BRUSSELS ! En toute Humanité…

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Première date de publication : 24 mars 2016

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« Enfants d’Irak, dites à vos dirigeants de mettre un terme à leurs bombardements, et vous vivrez en paix »…

http://www.lalibre.be/actu/international/irak-un-village-enterre-ses-morts-apres-un-attentat-de-l-ei-a-la-fin-d-un-match-de-football-56f68d6635702a22d5c117f0

Ils étaient là, et c’était tout. Beaux d’insouciance, puissants de sensibilité, sages sans le savoir. De toutes les couleurs, d’un commun horizon.

Ils étaient là. Ils n’auraient pas dû.

Enfants rescapés d'al-Asriya, 25 mars 2016http://nieuws.vtm.be/184294-trek-jullie-terug-en-leef-vrede

J’aime le chocolat, le Côte d’Or qui reste fidèle à sa recette d’origine. Celui aux noisettes entières a un goût inimitable, qui, en fondant, laisse dans la bouche une saveur caramélisée que les copies, inconsistantes, ne peuvent que lui envier.

J’aime le chocolat. Je ne devrais pas.

http://www.lalibre.be/actu/international/si-les-belges-continuent-a-manger-leur-chocolat-mise-en-garde-d-un-ministre-israelien-56f28f9835708ea2d3d6528d

J’aimerais jouir de la vie, à mi-chemin entre bohème libertaire et mystique apaisante, à mille lieues du mondain. J’aimerais regarder le ciel sans avoir à survivre, n’être pas qu’objet dans des regards livides. J’aimerais exister.

Je jouirai de la vie. Je ne devrais pas.

DImanche 20 mars 2016, Paris. Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Je serai un. Universel par l’essentiel. Telle sera, dans la lumière comme dans l’ombre, irréductible et irrécupérable, mon Entité supérieure.

Je serai un. Je ne devrais pas.

DUDH

http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/

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“Een bitch huh zalve op de wound” : Kerry anwers the Flemish press…

[…] I can tell you that the government that’s been in place for about a year has been extremely vigilant and extremely proactive.

Just last month, before these attacks, we had a foreign fighter search team here, in Belgium, working with the Belgian authorities.

Nina Myers

– “We need to be more willing to allow authorities to trade certain kinds of information in order to be able to protect people. […]”

SWIFT

– “One of the suicide bombers, el Bakraoui, was [apparently] on a [US] terror list, [but] not in Belgium, not on the Schengen list : doesn’t that illustrate that there isn’t enough exchange of information ?

Victor-Drazen

– “Absolutely, that’s exactly what I was talking about.

– “What are you going to do about it ?

– “Well, we’ve been advocating for some period of time for Europe as a whole to adopt a broader information sharing system. I think it is fair to say that in a number of countries, partly because of Mr. Edward Snowden, and the history, people have had a reservation about doing some of these things, because they felt it might be an invasion of their privacy.

ES

I don’t worry about my privacy. The fact that I’m getting on an airplane, not on a military airplane as I’m doing right now, but on a civilian airplane, as I was doing when I was a senator : I don’t care if they know I’m on the plane, cuz’ I’m obeying the law […].

The BrinkTim Robbins (The Brink)

I would urge Belgium and all European countries to create a more integrated flow of information so that we can protect ourselves more [efficiently]. […] There is a way to do that and still protect people’s legitimate privacy. There is absolutely a way to do that, and we’ve proven it and we’ve lived with it : we passed the Patriot Act after 9/11, and I think most Americans – some object still, but most Americans – have come to view it as not interfering with their day-to-day [lives] and their rights.

'patriot act'

(Terzake, VRT/Canvas, March 25, 2016)

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De mon père, je n’ai gardé qu’une chose…

Hôtel des DunesTous les étés avant mon onzième anniversaire, c’était pareil : il n’y avait qu’une seule destination. D’autres enfants auraient pu s’en lasser, mais pas moi. Malgré la journée entière passée sur des autoroutes accablantes de chaleur dans une voiture bondée d’objets utiles, faire pendant quelques semaines escale à Lesconil était un vrai plaisir. Il y avait pour moi quelque chose de féerique dans ce petit village breton bercé par les vagues de l’Atlantique, où résonnait, le quatorze juillet, le son magique des cornemuses…

Mon père est né à Bruxelles, mais c’était là son berceau spirituel, non loin de là en tout cas, en terre de menhirs et de dolmens. Plages de sable fin y alternaient avec plages de galets, et du marché hebdomadaire se dégageaient d’agréables effluves de poisson et de crustacés frais à nulle autre pareilles, ces langoustines et ce poisson qui se retrouveraient le soir dans nos assiettes, après quelques Bernard-l’ermite en guise d’entrée.

Dans les rues qui menaient à la place du village, les bigoudènes, vêtues de leur longue robe noire et coiffées de leur long chapeau conique blanc dentelé, tricotaient leur fil de laine sur le pas de leur porte. Et le vieux Youn était trop heureux de pouvoir échanger quelques mots avec nous.

Au bar du village, un juke-box flambant neuf nous proposait la pop anglo-saxonne du moment. « Forever Young, I Want To Be… » : une chanson en particulier semblait toujours faire mouche auprès de mon père…

Aux alentours du Grand Hôtel des Dunes, où nous résidions, une dizaine de chiens, grands et petits, apprivoisés ou sauvages, faisaient le bonheur des enfants. En me mordant, l’un d’eux a pourtant failli me refiler la rage. Je me souviens comme d’hier des deux Saint-Bernard qui léchaient affectueusement la plaie béante à mon genou, sur la terrasse de l’hôtel, comme pour s’excuser de l’agressivité de leur compère.

A l’arrière de l’hôtel, il y avait un vaste jardin, des fourrés et quelques arbustes sur les côtés : un terrain de jeu idéal pour les gosses. Plus loin, quelques rochers qui faisaient office de brise-lames et abritaient une faune abondante. D’autres enfants s’amusaient à y repérer de gros crabes rouges. En ce qui me concerne, ce sont les étoiles de mer qui me fascinaient. Elles seraient désormais en voie de disparition…

Tôt le matin, sur un petit bout de littoral algal déserté par la marée, les pêcheurs imitaient avec leurs bottes le tapotement des pattes des mouettes pour extirper de la vase les néréis qui leur serviraient d’appât les jours suivants. Chaque année, mon père se faisait un devoir d’embarquer sur un petit bateau de pêche et de partir au large pour une journée …

Et quand venait le moment de partir vraiment, il avait toujours dans les yeux ce mélange de nostalgie et d’amertume face à l’horizon sans fin de l’océan, une profondeur triste qu’il prenait toujours soin, en d’autres occasions, de masquer.

Quand on est gosse, ce genre de chose-là, on ne le comprend pas…

Aujourd’hui, lorsque j’entends la caresse des vagues sur le sable et je regarde au loin, ce n’est pas la mélancolie qui m’assaille, mais une étrange torpeur, un bien-être indéfini qui ne s’explique, ni ne s’exprime. Une modeste plénitude… qui ferait presque pleurer.

 

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Table rase et Intérêt « supérieur » : et si on parlait de la violence des femmes ?

Il y avait un appareil photo contemporain de l’expo ’58.

Il y avait deux petits tourne-disques portables, ancêtres du walkman, un rouge carré, un bleu ovaloïde, et les disques qui les accompagnaient, Telstar des Tornados notamment.

Il y avait les cassettes audio de mon grand-père, les James Last qui rythmaient les paisibles soirées de Noël, et faisaient qu’on se sentait bien, à l’abri du froid, en famille, à l’abri du père et de la mère.

Illes diront que c’est la pureté.

Il y avait « give-me-the-koe », le fidèle compagnon de mes jeunes jours, sur qui il m’arrivait de reporter – qu’il m’en excuse – l’agressivité ambiante des deux petits adultes : il faudrait attendre d’avoir cinquante ans pour mettre bas un enfant… Pendant ce temps, Josse-à-la-gueule-noire gambadait dans le champ d’à côté, étreint par son épouvantable solitude.

Il y avait les vieilles BD jaunies par le temps, des classiques, que j’avais reçues en héritage.

Il y avait mes collections internationales de pièces de monnaie et de timbres : que d’après-midi n’ai-je passé à les trier, ceux-là. Que de pays ces estampes des quatre coins du monde ne m’ont-elles fait découvrir…

Il y avait tous les petits soldats de plastique, préférables dans cet état qu’en grandeur nature.

Il n’y avait pas de petites voitures – consécration pour les crétins que d’habiter la toto qu’ils poussaient, rampants, de leurs petites mains ! – mais un large bus : déjà, le transport en commun !

Il y avait quelques jeux dits de société : un scrabble, un échiquier…

Illes diront que c’est la honte.

Il y avait mes dissert’ de rhéto, et d’avant, et d’après, mes cours de Zabus sur l’amour courtois, les incubes, les succubes, et toutes ces choses étranges. Et Vincent Price : « what place is this ? »

Il y avait toute mon histoire à l’AGL, à la FEF, à Orange sur les Ondes, mes interviews de Martou, de Michel (l’homme au traîneau), de Gerardescu, de Morael-l’amoral, et de Busquin pour Le Cafard enchaîné, titre prémonitoire. LOL, Busquin !…

Il y avait des petits bouts d’histoire compilés, des sources à l’aide desquelles quelque descendant de Sosson pourrait expliquer aux petits idiots de demain ce qu’étaient les institutions européennes, disparues entre-temps, peut-être.

Illes diront que c’est la peur.

Comme la NSA et comme des rats de la pire espèce, elles ont tout passé au crible, sans un égard, sans un mot, se débarrassant de tous les encombrants : aux petits automates creux et sans conscience rien n’échappe ! Leur œuvre : briser le continuum des existences ! Pour mieux faire théâtre, pour mieux se la jouer : le non-sens engloutissant le sens jusqu’à plus soif ! Aucun passé : flotte, « mon fils », dans le grand néant commun, flotte et sers !

Il y avait des textures, des parfums, des dialogues, des fantômes. Il y avait des souvenirs, des souvenirs de vie !

Illes ne diront jamais que c’est la divergence : comment donc pourrait-on diverger ?!

 

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Seuls quelques tanks

Quelques chars sans doute suffiraient. Ils suffiraient sans doute à conquérir ce petit lopin de terre, cette menue parcelle que j’ai la prétention de réclamer, moi qui étais né pour être serf, moi qui étais né pour expier. Je raserais des bourgades entières, j’annihilerais des peuples entiers. Je ferais histoire. Par la peur, je m’imposerais parmi la race des Saigneurs, ceux des origines du monde, ceux à qui tout est donné. Mes projectiles répondraient aux cris futiles des enfants : devenu grand, je sais ce qui importe. J’irriguerais sillons et champs du rouge écarlate de la terre première. Pour retourner aux sources. Par versets, par sourates, ou obscénités séculières. Il serait à moi, ce petit lopin de terre, quelques chars y veilleraient. Quelques obus. Quelques bombes. Quelques mines également. Et derrière la complainte du muezzin, le tambour des micros, la fin de mes tourments. Shalom, salam, salut, camarades ! Chiez, ceci est mon Temps ! Qui s’obscurcit en algarades, qui arraisonne le sentiment. Au fusil l’aigreur, et la fleur fanée… Plastique terreur, candeur recyclée. Code-barres au frontispice, consommation sans sensations, chaînes aux pieds, consumation sans sommation. Hélas, je n’ai que quelques phrases, justes quelques phrases, quelques phrases juste. Et les voilà déjà qui se disloquent…

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Beaucoup de réactions suite à notre entretien à bâtons rompus avec le Professeur Strange…

Alors, on me dit : « ben alors, Yanno, quand c’est qu’on l’aura, not’ réponse » ? Bon, ben un p’tit peu de patience, merde : tout ça se met en place. Mais il faut le temps, hein : vous imaginez bien le volume à traiter. Puis, nous, on se fait pas du blé sur le dos de nos lecteurs avec des spectacles de plus en plus stéréotypés (z’avez vu l’entrée en matière genre rire forcé à la Gad Elmaleh dans la version de La Bête Immonde dispo sur YouTube ? Ah, putain, les mecs…), donc on peut pas se permettre d’engager une douzaine de manutentionnaires pour gérer le courrier. Mais, bon, voilà déjà une petite sélection, hein, on fait ce qu’on peut…

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Message vidéo de Paul, de Liège : j’adore ! Ca, au moins, c’est pas de l’humour de sale Marlouf ! Ca m’a rendu le sourire, tiens ! We want more ! Qu’est-ce que t’en penses, frrrangin ? (s’adressant, en roulant les ‘r’, à une espèce de clone sous-provincial affadi de Donald Trump)

Ravi de vous avoir rendu le moral, cher Paul. Au fait, c’est quoi, un Marlouf ? Ce après quoi court votre doberman, vous dites ? Très bien, très bien…

Caroline, de Waterloo, sur Twitter : mais vous n’avez pas honte de parler ainsi d’une maman ?…

C’est toi qui as dû te farcir toutes ses lubies et tous ses coups bas, poufiasse ? Est-ce qu’on a parlé de ta mère ? Non ? Alors, tu viens pas faire chier !

Jared Hedebouw, de Bruxelles, dans La Pravda tordue : si je comprends bien, c’est un problème d’héritage, c’est ça ? T’as pas honte, p’tit bourgeois, de chialer comme ça, alors qu’il y a des situations bien plus dramatiques, et que nous sommes tous en lutte ?

Je parle au nom du fils évoqué dans l’article. Alors, tu m’écoutes bien, hein :

De un, c’est d’abord une question de respect d’engagements pris de manière formelle, qui permettent d’envisager (ou de torpiller) un horizon. C’est aussi qu’on s’attend pas nécessairement à ce que ce soit sa mère qui vous noie alors que vous commencez à peine à ressortir la tête de l’eau. Et, enfin, c’est ce désir inconsidéré d’être considéré comme un être humain. Inouï, non ?

De deux : vis dix années comme celles que je viens de vivre, et c’est tous les jours que tu chialerais, homme de théâtre !

De trois, j’en ai pas plus à foutre de ta putain d’idéologie que de toutes les autres ! Moi, je crois plus au Père Noël, qu’il s’appelle Maduro ou autre chose. Tu me trouves un propos que j’ai tenu, une action que j’ai posée, qui est en contradiction avec ce que j’ai écrit ici, et je te paye une chope, OK… Puisque je suppose que t’es trop dans la norme que pour fumer des pétards.

De quatre, y a toujours moyen de trouver pire : au lieu de naître dans le Bas-Molenbeek, il est possible de naître en Somalie, et de crever de faim de manière quasi instantanée. Soutiens donc les multinationales autorisées à forer du schiste dans les backyards, et soutiens Attali, qui te parle de l’impossibilité prochaine pour quiconque n’est pas de la haute de transmettre quelque bien que ce soit à sa progéniture, le milieu financier s’engageant généreusement à faire bénéficier à tous les serfs de « bourses d’échange de logements » (Rappelle-toi : https://yannickbaele.wordpress.com/2013/10/25/pourquoi-le-totalisme-cher-a-j-attali-est-bel-et-bien-un-totalitarisme/) : c’est ça, le vrai communisme !

De cinq, ça fait près de dix ans que je mène mes luttes à moi, modestes certes, mais hautement symboliques. Et si, par exemple, je me souviens pas de la réponse du Progress Lawyers Network à mon courriel lui demandant de me soutenir face à une agence immobilière surfriquée, c’est parce que je n’en ai reçue aucune !

Yann Eldin, de Paris, sur Chacals+ : arrête tes conneries, tout le monde a bien compris que c’étaient des faux dialogues. C’est pathétique !

Ca s’appelle un procédé stylistique, connard, comme mon poing dans ta putain de gueule ! Si tu savais ce qu’il doit ramer, celui qui ambitionne de tenir une conversation de fond en y mettant les formes sur internet, face aux trolls en séries décérébrés par les Hanouna et les Barthès pour compte de l’oligarchie, et face aux petits PhD qui s’y croient… Pour la énième fois, du vent, bande de salopards !

Professeur Gérald Strange, sur Skype : ça va ?

Jusqu’ici, tout va bien !

Vous ne pensez pas que vous vous exposez un peu trop ?

Ca permet de se compter, ducon !

Et votre avenir ?

Quoi, celui qu’on s’obstine à me dénier ?…

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Petit entretien de survie pour l’apocalypse qui vient…

A deux doigts de devenir SDF par la grâce d’une mère indigne, nous nous sommes entretenus avec le Professeur Gérald Strange, le gérant de l’annexe bruxelloise d’Arkham, le célèbre asile de Gotham…

Quels sont, selon vous, les caractéristiques d’une mère indigne ?

Gérald Strange : il y en a toute une panoplie. Pouvez-vous préciser votre question ?

Prenez une meuf qui a toujours vécu à l’œil dans une grande baraque avec jardin mise à sa disposition par ses parents, une meuf tellement gâtée qu’elle recevait tout (bouffe, meubles,…) gratuitement, une meuf qui, après vingt-cinq ans de vie pépère, si on excepte son hystérie schizophrénique, est parvenue à convaincre ses parents de vendre ladite baraque… tout en empochant le produit de la vente (« C’est déjà ça de pris »…), une meuf qui, après la mort de son père, survenue alors qu’elle se faisait dorer la pilule au Mexique, est parvenue à convaincre sa mère de faire transférer tout son pognon sur son propre compte…

Supposez à présent que la même meuf, sachant que son fils est dans une merde pas possible, largement accentuée par la Grande Machine ‘humaine’, aurait appris de celui-ci, il y a six mois, que son père venait de décéder lui aussi. Au lieu de l’inviter à en parler, elle abuserait de la sénilité d’une veuve de quatre-vingt-huit ans pour la parquer illico dans un hospice de luxe, histoire de pouvoir, ni vu ni connu, vendre la baraque de ‘la vioque’ dans le même mouvement ($$$ !), au nez et à la barbe de son fils, après s’être débarrassée de tous les effets personnels de ce dernier qui y traînaient encore. Cerise sur le gâteau et baume au cœur : elle ne l’en informerait que quelques jours après son anniversaire, par hasard bien sûr.

Une telle meuf est-elle une mère indigne ?

Gérald Strange : absolument pas. J’ignore de qui vous parlez, mais, selon les critères en vigueur dans la profession, la personne que vous me décrivez est parfaitement rationnelle. Elle s’est fixée un objectif clair, à savoir ‘après elle, le déluge’, et elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’atteindre. Je dirais même que c’est le fils qui est un monstre (Que ne lui a-t-il donné un petit-fils ?!) , et avec votre permission je souhaiterais l’examiner.

Vous me parlez de rationalité, Professeur, mais vous devez savoir que la meuf dont question est inculte de chez inculte. C’est le genre de fossile qui s’endort devant sa putain de télé (« C’est tout ce qui me reste. »). Ca n’a jamais produit la moindre idée de sa vie, mais ça ne tolère aucune dissension. Pire : lorsque son fils, Revenant dans sa version citadine, a le toupet de s’indigner, ça charge son avocaillon d’aboyer. La valeur de la parole d’une telle catin est inversement proportionnelle à son amour propre. Elle n’est rien de plus qu’un agent du système, qui fournit à ce système son plein concours pour neutraliser un propos divergent. Cette pauvre cruche ne comprend même pas que l’économie mondiale va bientôt s’effondrer pour de bon, laissant en priorité sur le carreau tous ceux que les ordures comme elle auront soigneusement réduits à néant.

Gérald Strange : ce genre d’insecte n’en assume pas moins un rôle crucial dans la biosphère : en débarrasser tous les détritus qui n’ont pas pu ou voulu s’adapter au totalitarisme de la société décadente, c’est-à-dire ceux qui, selon le mot d’une conseillère communale Ecolo, refusent de « jouer le jeu » et se retrouvent ainsi dans « les flux de SDF », ou, selon le mot de feu le compositeur Yehudi Menuhin, ceux qui n’ont pas compris ou pu se faire à l’idée que « la seule liberté, c’est de se donner [à la société totalitaire et décadente] comme le font les pétales d’une fleur ». Ce sont tous d’irréductibles anarchistes assez fous que pour penser qu’ils sont autorisés à définir eux-mêmes leur propre bonheur individuel, et leur propre engagement social. Je respecte infiniment ces insectes, car sans eux, jamais le système n’arriverait à ses fins, mais je préférerais malgré tout qu’ils épargnent quelques-uns de ces spécimens pour que je puisse en étudier le comportement à Arkham.

En somme, face à une loi du plus fort purement circonstancielle dans laquelle ni principes, ni collégialité, ni talent, ni bienveillance, ni empathie, ne jouent le moindre rôle, il incomberait de courber l’échine…

Gérald Strange : vous ne croyez pas si bien dire : c’est en général d’une puissante indignation, et même d’une colère non maîtrisée, face à un faisceau d’injustices sciemment organisées que dépend la réussite du téléguidage d’un individu, dont les micro-ondes de basse fréquence constituent toujours l’amorce (pssshhhhhh). A Arkham, nous avons une énorme expérience en la matière. Tous les médiocres vendus, les pauvres mecs et les pauvres meufs, qui se pavanent sur l’ancien écran ont été conditionnés de cette manière, à la Winston. C’est le seul moyen de s’assurer de leur loyauté. Mais pensez-vous qu’ils le regrettent ? Non, ils sont tellement satisfaits qu’ils cherchent toujours à faire des émules. Ils sont morts : ils sont parfaits ! Toutefois, en ce qui me concerne, j’émets quelques réserves quant à cette méthode. Prenez Léopold Storm, un bon p’tit gars qui a été confié à mes soins : saine indignation que la sienne ! Je suis Léopold Storm,ha ha ha ! Je pense que la société serait beaucoup plus passionnante s’il y en avait davantage comme lui. D’ailleurs, mes vœux sont en train d’être exaucés…

Un dernier mot pour nos lecteurs, Professeur ?

Gérald Strange : bien sûr… Je suis honoré d’avoir pu donner ces conseils à tous les petits loups, les petits pédés en particulier, qui contemplent le suicide tant leurs parents les étouffent et la société les emmerde. Vous n’êtes pas seuls ! Il y en a plein comme vous à Arkham et on s’amuse bien, vous savez… Videz vous aussi votre chargeur dans les fossiles, et avec un peu de chance, vous nous rejoindrez… Et dites-vous bien ceci : dans une société qui justifie le supplice sadique comme moteur de l’action sociale, peu importe que vous ne nuisiez à personne. Alors, autant nuire ! Ou devenir humoriste

Merci, Professeur !

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Tout ce que nous disons étant systématiquement retenu contre nous, nous tenons à préciser que les caractères dépeints dans cet entretien sont bien sûr purement fictionnels, et qu’ils ne présentent aucune similitude avec des personnages existants ou ayant existé…

Courrier de l'avocat de la mère indigne au bailleur

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Secte de scientologie : vers l’appel !

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De trois choses l’une : ou Yves Régimont, le président de la 69e (!) chambre du Tribunal correctionnel de Bruxelles, qui vient de déclarer irrecevables les poursuites à l’encontre de la pseudo-Eglise de scientologie (1), a des affinités non déclarées (autres que l’éventail d’affinités habituel), ou les services sous l’autorité du Procureur fédéral ont intentionnellement introduit un dossier mal ficelé, ou encore le Reich, après avoir annoncé dès 2007, qu’il « contrecarrerait tout effort visant à stigmatiser tout un groupe sur base de croyances religieuses uniquement […] » (2) est parvenu, par divers canaux, à exercer sur le Pouvoir judiciaire belge une pression suffisante pour aboutir audit verdict d’irrecevabilité.

Quoi qu’il en soit, que le procureur ne fasse pas appel de cette décision constituerait un double motif d’indignation, d’une part quant à l’impossibilité d’examiner les arguments de fond retenus contre les (présumés) escrocs concernés, qui équivaudrait à un déni d’intérêt public, d’autre part quant au coût des vingt années d’enquête qui ont mené au non-procès initial.

S’exprime ici avant tout le chômeur et le citoyen soucieux de sa vie privée.

Le premier, socialement fragilisé par une décennie de politiques putassières, outre qu’il s’inquiète de pouvoir être reçu, à son insu, par une double casquette, lors d’un entretien dit d’activation, laquelle pourrait aussitôt communiquer, contre son gré, des informations qui ne les concernent pas aux dirigeants de quelque groupuscule totalitaire au décorum néofasciste (Gageons qu’après la plainte introduite en 2008 par Actiris à leur encontre, les suppôts de Hubbard ne se seront pas privés de faire de l’entrisme au sein de la vénérable institution bruxelloise…), s’indigne de pouvoir, parmi les offres d’activité professionnelle glanées au gré de ses pérégrinations électroniques, en sélectionner une qui relèverait de la tutelle des pourfendeurs de Xenu, par exemple en s’adressant par mégarde à quelqu’équivalent de l’entreprise néerlandaise JobFit, dont le nom ne laissait en rien présager qu’il s’agit en réalité d’une société-écran qui agit au nom de l’Irrecevable… (3)

Le second, outre qu’il revendique de fumer de temps à autre un joint en toute tranquillité, sans déranger qui que ce soit, ne tolère pas qu’une poignée de charlatans réactionnaires s’insinuent, comme ils l’ont fait dans certains quartiers huppés de la région bruxelloise l’année dernière, par l’entremise de prospectus aussi alarmants que mensongers, et sous couvert d’une autre société-écran (Narconon), au sein du milieu familial d’autres fumeurs de joints pour y semer la discorde et apporter des solutions qui n’en sont pas, tout en violant la confidentialité d’informations qui ne concernent pas directement les personnes assez crédules pour se laisser prendre dans leurs filets.

Il va de soi que ce chômeur, cet individu-citoyen, se solidarise par ailleurs des nombreuses victimes des méfaits de la secte de scientologie.

Toutes les religions constituées ont ceci en commun qu’elles cherchent à propager l’obscurantisme, et qu’elles y œuvrent de manière prosélyte. Toutefois, la secte de scientologie a ceci de particulier que, face au prétendu profane, elle ne dit pas son nom !

Pourquoi faudrait-il, dès lors, le lui reconnaître !?

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(1) Source : http://www.dhnet.be/actu/faits/la-scientologie-gagne-son-proces-par-ko-56e2af2d35708ea2d373d591

(2) Source : http://www.boston.com/news/world/europe/articles/2007/09/04/scientology_faces_criminal_charges/

(3) Source (NL) :

http://webwereld.nl/e-commerce/3622-vacaturesite-blijkt-dekmantel-scientology

(4) Lire : http://www.cs.cmu.edu/~dst/Narconon/

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