Archives mensuelles : avril 2016

The forbidden peace of mind (3) : serenity reloaded…

Quelle vie épanouie ne vivrions-nous tous si les uns les autres, au gré de péripéties infamantes concoctées pour nous faire perdre notre temps, nous ne nous échinions, par délectation ou commandement, à nous la gâcher pour leur plaisir…

« Jamais [plus] vous ne serez capable de sentiments humains ordinaires. Tout sera mort en vous. Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité. Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes.« 

Ulysse 31, Le Fauteuil de l’Oubli

Notre passé est nôtre, comme le passé est commun. Pourquoi, tandis que l’humanité s’obsède de sa lointaine origine, l’homme devrait-il à la sienne renoncer ?

***

Que vieillesse soit sérénité, sagesse et inspiration; est-elle en soi angoisse, mesquinerie et dénigrement, qu’elle s’éteigne !

 

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Bons baisers de la Diplosphère…

  • jacou

(25 avril @13h41)

Merci beaucoup Frédéric pour ce nouveau texte.

Néanmoins, je souhaiterais réagir au court passage suivant :

« il apparaît que le projet d’en finir avec l’empire du capital sur la société ne peut que passer par une destitution du droit de propriété et une institution de la propriété d’usage (quand je parle ici de propriété, il n’est évidemment question que des moyens de production et pas des possessions personnelles) »

Oui bien sûr, je comprends l’absolue nécessité de s’attaquer à la propriété des moyens de production en tant que moteur (principal) de création de richesses.

Cela dit, il me semble tout aussi nécessaire de frapper le patrimoine et de façon très forte ! Par le biais du droit de succession par exemple ?
Ceci pour le moyen.

Mais la justification en est très simple selon le vieux adage populaire : « l’argent va à l’argent ». On en veut pour preuve si c’était encore nécessaire le fonctionnement actuel du capitalisme financier qui comme le disait Naomi Klein il y a déjà 20 ans n’a plus aucun besoin d’usines ou d’ouvriers pour s’auto-entretenir et bien au delà de s’accroître dans des proportions toujours plus démentes.

Alors pourquoi s’attaquer à l’un (les moyens de production) et rester aussi pudique quant à l’autre (le patrimoine) ?

Même si je comprends politiquement pourquoi vous dites cela, j’ai quand même un peu de mal à vous suivre sur ce point précis.

 

  • Yannick

(28 avril @06h08)

@jacou :

« Alors pourquoi s’attaquer à l’un (les moyens de production) et rester aussi pudique quant à l’autre (le patrimoine) ? »

Parce qu’affirmer haut et fort qu’on fera (pour son bien !) main basse sur la modeste baraque de Josiane et que ses quatre fils seront ainsi condamnés à vivre dans des mansardes staliniennes à perpétuité aliènerait l’élément bourgeois, prédominant sur la place de la République, pardi ! Mais rassurez-vous : ça figure à l’agenda pluriannuel du Politburo, son objectif ultime étant bel et bien l’abolition de toute forme de propriété privée ; il suffit que les temps soient mûrs, et c’est une oeuvre de longue haleine. Dès qu’ils le seront, l’Etat raflera tout, ses fidèles serviteurs garderont certes les datchas, mais, comme hier, le commun des mortels sera libre, affranchi de toutes ces abjectes possessions qui l’empêchent de servir le commun avec la ferveur requise. Il est interdit au pendule, voyez-vous, de chercher le juste milieu : il lui faut toujours pencher. Sinon, comment la prochaine droitisation pourrait-elle voir le jour ?…

Au fait, Lordon, l’allocation universelle, c’est trop libéral pour toi, non ? Pour ces fossiles de syndicats, n’en parlons même pas… Faudra que ça vienne de la droite, putain !…

 

  • Chammal

(28 avril @07h06)

Yannick,

Sans l’éternité, la propriété reste une illusion.

Pourquoi voulez-vous empêcher les quatre fils de Josiane de se bercer de leurs propres illusions ? Et surtout au nom de quoi voulez vous les obliger à se partager la maison de Josiane, eux et leurs familles reconstituées ?

C’est peut-être là que réside la tyrannie suprême : enlever à l’homme sa seule certitude dans un monde d’illusions, celle de sa mort annoncée.

 

  • Yannick

(28 avril @23h24)

@ chammal :

Vous inversez le paradigme : de la contrainte à se défaire de cette illusion-là, si tant est que votre métaphore soit pertinente, vous faites un empêchement de chérir leurs propres illusions, d’une mainmise extérieure une obligation intrinsèque fictive…

Les anarchistes espagnols, ceux-là même au nom de l’éradication desquels la déclinaison locale du parti stalinien a constitué avec les fascistes une alliance objective (une autre !), s’accommodaient parfaitement de la propriété, et laissaient vaquer à leurs occupations ceux qui rechignaient à se joindre à l’effort commun : c’est là toute la différence, tant dans la pratique qu’en esprit, entre souplesse et dirigisme, ce dernier relevant de la perversion religieuse.

Ferré lui-même ne s’est-il pas réjoui à de multiples reprises que ses royalties permettraient à sa progéniture de n’avoir jamais à se soumettre à la tyrannie d’un patron ? Peut-être verrez-vous là une apologie de la rente plutôt qu’un affranchissement du faire ?

L’Etat est un patron, carnivore, omniscient, insaisissable, car aux contours changeants, et éminemment vertical, par la force des choses. Son éternité à lui, lui par la propriété des hommes conférée, échapperait-elle au champ de l’illusoire ?

Le vivant, de par sa multiplicité, est tension perpétuelle entre communauté et singularité, et tant faire l’impasse sur ce que les hommes ont en commun et devrait relever du partage relève d’un nouveau dogmatisme qui ne dit pas son nom, vilipender l’individualité procède d’un totalitarisme ancien dont, au demeurant, le communisme centralisé, s’inscrivant en la matière dans une longue tradition, était loin d’avoir le monopole historique. Peut-être est-ce cela, finalement, la pensée complexe : tendre toujours vers le point d’équilibre entre ces deux caractéristiques fondamentales…

Or, point d’individualité sans vie privée, et point de vie privée sans cadre… Toute nouvelle aspiration ’communiste’ se devra, pour être viable, d’en tenir compte, et s’adjoindre durablement les forces des ’petits possédants’, car si identifier et connaître l’ennemi est pour lui, comme hier, crucial, il lui faudra bien se rendre à l’évidence : [hors les moyens de production] ce n’est pas la propriété, mais son accumulation ; ce n’est pas l’individu, ’démuni’ en tant que tel, mais la corporation : http://www.shalegas.international/2014/05/24/uk-ministers-allow-drilling-private-land/

A moins, bien sûr, que la vie privée ressortisse nécessairement, elle aussi, à l’illusion ?…

 

  • Chammal

(29 avril @06h31)

Yannick,

La nature « perpétuelle » de toute concession est tributaire de la spéculation immobilière à Monaco plus qu’ailleurs.

Que les anarchistes soient favorables à la propriété quoi d’étonnant ? Les libéraux, les capitalistes et tous les réactionnaires et autres marchands de sable aussi. Il faudra attendre Proudhon pour qu’un penseur anarchiste qui n’est pas issu de la bourgeoisie révèle l’arnaque de la propriété.

Si la bourgeoisie s’attache tant à en graver la nature « naturelle » dans les articles 17 du marbre de ses lettres au Père Noël, c’est que ce « droit » n’est pas si naturel que ça.

Tout ce que Josiane transmettra à ses fils ce sont les échéances de son emprunt d’accès à la propriété, pour peu qu’elle ait réussi à les honorer jusqu’à son dernier souffle… normal, on ne rêve jamais gratis.

 

  • jacou

(29 avril @10h11)

@Chammal,

Certains « libéraux » sont eux aussi et très honnêtement conscients de l’anachronisme et de l’injustice flagrante que représentent la transmission de patrimoine par l’héritage et souhaitent l’abolir. Je pense à Bill Gates par exemple.
Mais ça tant que les Yannick préfèreront nous casser les couilles avec Josianne, son trou à rat et son livret A, c’est Lilianne qui n’aura toujours aucun souci à se faire.
Et l’héritère Laurence Parisot de continuer à prétendre que la vie n’offre aucune assurance et n’est que prise de risque alors qu’elle-même doit toute sa fortune et sa position sociale à celles de ses parents !
Ben voyons.

Quant au revenu universel, commencez donc par vous demander pour quelle raison justement c’est la droite qui le promeut le plus fort. Parce qu’elle y voit un bon prétexte pour supprimer la sécurité sociale. Gros malin, brave garçon Yannick.

 

  • Chammal

(29 avril @10h59)

jacou,

Pour Bill Gates, ne vous emballez pas trop tout de même, il déshérite ses enfants à 10 millions de dollars près tout de même. Et pas en tant que libéral, mais en tant que joueur de Monopoly©.

Il est comme tous les multimilliardaires, frappé par le syndrome de ce jeux. C’est un jeux où il n’y a ni gagnant ni perdant, il s’arrête juste quand il n’ y a plus rien à vendre ou à acheter. Tous ses grands discours sur la charité c’est du blabla, en réalité il réintroduit du cash dans la partie pour que ses héritiers n’héritent pas de 10 millions de courants d’airs chacun et puissent continuer la partie après sa mort. Y a pas à dire, ces mecs là, ça cogite.

Pour le revenu universel, vous avez raison, à condition de préciser que la « vertu des marchés » aura tôt fait d’équilibré la situation par une inflation automatique, du montant de ce revenu, aussi garanti soit-il.

 

  • jacou

(29 avril @11h12)

@Chammal,

Je ne suis pas dupe du delta entre le discours et la réalité d’un Bill Gates. 🙂 Mais le discours a au moins le mérite d’exister. Et peut-être Yannick peut-il y être sensible, sait-on jamais. A lui Josianne X, à moi Bill G.

 

  • Yannick

(29 avril @13h14)

Aux jacous…

je pourrais répondre pareillement par la hargne, l’irrespect, la vulgarité et la caricature dont ils font preuve. Je m’en garderai (car « je vaux mieux que ça »), me contentant de relever :

  • qu’à défaut d’en faire table rase, on a les idoles qu’on peut, et que celle-ci n’est plus que probablement qu’agitée en l’occurrence telle un chiffon rouge devant le taureau. Si tel n’était pas le cas, toutefois, louons la cohérence de ’la pensée’ et l’absence totale de servitude volontaire…
  • que Gates est, parmi les sociopathes, un psychopathe d’envergure : youtube.com/watch ?v=xjNX-qoGtIQ (titre : « Bill Gates’ Published Plan to Drench the Earth With Sulfuric Acid « ), et que quelques dizaines de milliers de paysans indiens lui doivent indirectement, par l’entremise de son investissement dans Monsanto, leur suicide.
  • qu’ils semblent encore ignorer, envers et contre tout, dans le cas de Gates comme de tant d’autres, la possibilité de legs abrités dans des paradis fiscaux jusqu’ici insuffisamment explorés, et faire spontanément confiance aux affirmations publiques de milliardaires qui se barricadent dans des forteresses aux alentours desquelles ils rachètent l’ensemble des autres propriétés afin de n’être pas incommodés par ’le menu fretin’.
  • que très grande semble, en effet, parmi les révolutionnaires de carton pâte, la propension à étiqueter, à enfermer l’interlocuteur dans des catégories génériques, à lui manifester son dédain puéril et catégorique en n’ayant même pas la décence de s’adresser directement à lui, bref à lui dénier son humanité et sa parole singulière.

 

  • Yannick

(29 avril @13h18)

@ Chammal :

Je suis au regret de noter que vous aussi pratiquez l’amalgame, fût-ce de manière plus distinguée : anars, lib-caps et réacs, même combat ? La première fois, ils sont venus chercher les capitalistes. Je n’ai rien dit… Je n’étais pas capitaliste (un peu facile, je vous le concède, mais pas plus que votre fourre-tout).

Subsidiairement, qui donc vous a parlé de naturalisme ? Répondez-moi plutôt que d’exorciser vos propres démons : de mes critiques, vous semblez n’avoir cure, et je n’ose penser que leur pertinence soit telle qu’elles vous laissent sans voix. Défaut d’introspection, dès lors ?…

Quant à Josiane, je dois vous démentir : sa modeste habitation, elle l’a elle-même reçue en héritage. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis de ne pas sombrer dans l’héroïne et la prostitution…

Enfin, en ce qui concerne l’allocation universelle, il va sans dire que leur montant, comme celui des salaires et des allocations existantes, devrait être automatiquement lié à l’évolution des indices de prix. J’ai la faiblesse de penser que les universitaires qui promeuvent ladite mesure ne sont pas dupes, et qu’ils ont par conséquent intégré ce paramètre à leurs cogitations.

Quoi qu’il en soit, je présume que vous vous rendez compte qu’une phrase de quelque deux lignes ne suffit pas à régler son compte à un projet dont le mérite principal réside, tandis que depuis plus de trente ans les gouvernements les plus divers tiennent en haleine une plèbe de gogos avec l’hologramme d’un ’plein emploi’ chimérique, refusant obstinément de considérer que l’automatisation et la robotisation des tâches ne vont que s’accentuant (rendant d’autant plus cruciale la propriété publique des moyens de production, tant en termes démocratiques qu’en termes de juste répartition des dividendes générés par les machines), dans la reconnaissance inconditionnelle de la valeur intrinsèque de chaque être humain, dès sa naissance, y compris ceux qui sont périodiquement appelés, tels des marmots sous des épées de Damoclès, à se justifier de l’usage de leur temps devant la machine Pôle Emploi.

Outre qu’elle signerait la mutation d’une bureaucratie arbitraire et ubuesque en un service efficace et transparent, l’allocation universelle est un tremplin plutôt qu’une fin, une bouée pour éviter la noyade face à l’évolution que Marcuse, il y a plus de trente déjà, avait décrite et, je le répète, un affranchissement du faire plutôt qu’une apologie de la rente.

Ne présente-t-elle aucun risque ? Ce n’est pas sûr, mais j’attends de vous, avant que nous en discutions, le cas échéant, une contribution argumentée un chouia plus substantielle.

 

  • Chammal

(29 avril @13h47)

Yannick,

Je ne voudrais pas vous paraitre désobligeant, mais c’est vous qui pratiquez la confusion.
Vous confondez « communistes » et « anarchistes ». Pourquoi voulez-vous que les anarchistes bourgeois renoncent à leurs rentes ?

Pour le revenu universel, je vous confirme, les spécialistes ont intégré l’inflation autant qu’ils l’avaient intégrée au moment des accords de Grenelle en 1968, en trois mois l’inflation avait bouffé les augmentations.

Vous ne croyez tout de même pas que les actionnaires vont vous payer à rien foutre, tout même ? la part patronales c’est tout de même mieux dans les dividendes, non ?

 

  • Yannick

(29 avril @15h31)

Par rapport à d’autres forums, celui du Diplo se distingue par son ouverture : point besoin de s’enregistrer pour y ajouter un commentaire (limité à 3000 caractères, attention !), encore que je présume que nos adresses IP le sont à notre insu. Il y a pourtant à ceci un inconvénient : rien n’empêche un individu mal intentionné de subtiliser l’identité d’un autre intervenant, et de se faire passer pour lui. A cet égard, je ne puis que constater, en l’espace de deux commentaires, un soudain laisser-aller quant au style, « tout même »…

Ceci posé, sans vouloir, à mon tour, être désobligeant, votre propos est sectaire et exclusif : dites-moi donc ce que les anarchistes espagnols déjà cités, ou encore leurs proto-homologues new-yorkais du milieu du siècle dernier, avaient de bourgeois, et d’acommuniste.

Vous refusez le débat : par deux fois, j’ai relativisé l’aspect rentier de l’allocation universelle, et voilà que vous me le resservez. Ce dogmatisme est désolant, d’autant plus qu’il ne s’agit ici que d’un échange verbal anodin. De quels redoutables atours ne se parerait-il à la tête de l’Etat ? C’est à se demander (comme Bourdieu, en un sens, à ceci près qu’il est ici question d’un autre écran), si toute possibilité de conversation honnêtement intellectuelle et sereine ne s’est pas évanouie.

Pour le solde, j’ai évoqué l’évolution de l’indice des prix, qui n’a rien à voir avec le one-shot dont vous me parlez : moins les marqueurs de ces évolutions sont espacés, plus l’impact potentiel de ces dernières sur le montant de l’allocation est réduit. Dois-je vous rappeler que l’outil à travers lequel nous communiquons, qui sert certes à introduire par ailleurs des ordres boursiers à la vitesse de l’éclair, mais peut aussi s’avérer utile pour d’autres applications, n’existait pas encore en ’68 ?

Enfin, vous semblez suggérer qu’avec l’introduction de l’A.C. disparaîtrait d’un coup tout rapport de forces. En outre, la propriété publique des moyens de production, vos actionnaires seraient-ils si prompts à vous l’accorder ? A la différence de la sécurité sociale telle que nous la connaissons, toutefois, née d’un compromis auquel s’était [en dernière instance] résolu ‘le patronat’ par crainte de ‘pire’, le fait que la droite libérale semble compter pour l’heure plus d’adeptes de l’A.U. que la gauche pourrait indiquer aussi une volonté d’éviter un nouveau clash, qui induirait une nouvelle perte de temps de profit.

Or, à cet égard, au risque de vous décevoir (encore qu’il eût fallu pour cela que vous m’estimassiez au préalable), je préfèrerais, en matière strictement socio-économique, un Roosevelt 2.0, dont l’original est honni de nos jours jusque dans les rangs des réputés ‘démocrates’ d’en face, à un nouveau carnage communard autour de barricades, observé depuis le balcon par ‘l’avant-garde diplomatique’. Et si Lordon se rend compte que le capitalisme financier pourrait, en s’aliénant les petites classes moyennes, être en train de scier la branche sur laquelle le fordisme avait assis son emprise, je doute que cette prise de conscience ait échappé à ‘la haute’ : propagande médiatique en boucle et Xanax ® ne pourront indéfiniment distraire les laissés pour compte de leur condition, la surveillance panoptique endiguer leur mécontentement…

Nous rêvons tous, Monsieur, même les disciples du réel monolithique. Ce sont la nature, l’intégrité et le degré d’anarchie de nos rêves qui importent, et donc aussi l’allégresse (ou le tumulte) qu’ils charrient…

 

  • Chammal

(1er mai @06h23)

 

Yannick : « dites-moi donc ce que les anarchistes espagnols déjà cités, ou encore leurs proto-homologues new-yorkais du milieu du siècle dernier, avaient de bourgeois, et d’acommuniste. »

Vous avez cité les anarcho-syndicalistes ou les communistes libertaires espagnols à propos, selon vous, de leur défense de la propriété privé, alors que non seulement ils étaient contre mais en plus il avaient commencé à mettre en place sa suppression en particulier en Catalogne.
Mais voilà, ils n’étaient pas des idéologues bourgeois, eux.

… vous prétendez vouloir débattre ? mais de quoi au juste ?… de votre malhonnêteté ou de votre ignorance ? quel intérêt ?

Quand l’Espagne révolutionnaire vivait en anarchie, par Frédéric Goldbronn & Frank Mintz (Le Monde diplomatique, décembre 2000)

 

  • Yannick

(7 mai @16h54)

 

@ Chammal :

ce que j’ai écrit :

« Les anarchistes espagnols, ceux-là même au nom de l’éradication desquels la déclinaison locale du parti stalinien a constitué avec les fascistes une alliance objective (une autre !), s’accommodaient parfaitement de la propriété, et laissaient vaquer à leurs occupations ceux qui rechignaient à se joindre à l’effort commun : c’est là toute la différence, tant dans la pratique qu’en esprit, entre souplesse et dirigisme, ce dernier relevant de la perversion religieuse. »

… devient sous votre clavier :

« Vous avez cité les anarcho-syndicalistes ou les communistes libertaires espagnols à propos, selon vous, de leur défense de la propriété privé, alors que non seulement ils étaient contre mais en plus il avaient commencé à mettre en place sa suppression en particulier en Catalogne.
Mais voilà, ils n’étaient pas des idéologues bourgeois, eux.
 »

Que vous rétorquer, dès lors, sinon que…

« … vous prétendez vouloir débattre ? mais de quoi au juste ?… de votre malhonnêteté ou de votre ignorance ? quel intérêt ? »

Que c’est celui qui dit qui est, peut-être, restant ainsi à un niveau qui vous demeure accessible ?…

Le cadre de notre discussion était bien défini : collectivisation des moyens de production vs. collectivisation totale. A la première, les anarcho-syndicalistes que votre ’camarade’ peine à considérer comme de ’vrais communistes’ ont en effet souscrit sans réserve, y compris quant à celle des terres arables. L’ai-je à un quelconque moment contesté ? L’ai-je tant soit peu déploré ?

J’ai écrit que, parallèlement à cela, la propriété privée ’intime’ n’était pas visée absolument par cette ’commune’ espagnole, et que la dissension y était possible. Je maintiens ces affirmations, qui se basent sur divers témoignages d’anciens ’communards’ recueillis durant les années ’90.

De la propriété privée, en tant qu’elle est garante non de la faculté de soumettre économiquement mais de celle de développer une vie privée qui échappe à la tutelle du groupe, vous faites une caractéristique de ’l’idéologie bourgeoise’, dont je serais, à vous lire, un succédané, sinon un thuriféraire. Or, outre que mes propos s’affranchissent volontairement de toute forme d’idéologie, votre volonté patente d’abolir toute propriété privée relève bel et bien, quant à elle, du totalitarisme le plus idéologique qui soit, dont l’application, en d’autres contrées, a hélas donné la pleine mesure de l’ambition. Le bourgeois honteux, c’est vous, Monsieur, vous qui, à travers un puritanisme communiste qui tait son nom autant qu’il le hait, aspirez à contrôler chaque aspect de la vie de vos semblables (?) et à rendre ceux-ci intégralement conformes et obéissants à l’enclos idéologique que vous avez, du haut de votre stalinienne superbe, pour eux défini.

Sans doute vous a-t-il échappé, chemin faisant, que la raison pour laquelle le PC espagnol a fini par se retourner contre les anarcho-syndicalistes était précisément sa peur de s’aliéner par une révolution qui menaçait trop directement leur mode de vie et leurs habitudes les légions de fonctionnaires, de petits commerçants et de petits agriculteurs qui faisaient le gros de ses troupes, et sur lesquelles il comptait dans son opposition au franquisme. Et c’est ainsi que le substrat d’idéologie bourgeoise du communisme espagnol ’pur et dur’, tel que vous semblez l’affectionner, se réduisit à trahir et à sacrifier ceux dont il était objectivement le plus proche, au nom d’une stratégie de guerre (civile) dont il avait bien sûr le monopole de la validité, et en raison de leur insoumission à son contrôle omnipotent, constituant face à eux un second front qui viendrait s’adjoindre dans un même élan au front franquiste (Je sais, je sais… c’est dur à lire, n’est-ce pas ?).

J’ai appris dernièrement que Keynes, l’apôtre des investissements publics dans les grandes infrastructures de l’Etat, était aussi un boursicoteur invétéré. Le grand économiste composait, comme tant d’autres hommes (et femmes), célèbres ou prétendument anonymes, avec ses petits paradoxes. Ainsi également de l’un des professeurs de l’enseignement secondaire qui ont le plus influencé mon éducation…

L’homme était, comme cela se disait naguère, un « compagnon de route » des communistes, bien que sa passion de l’outre-rideau de fer se portât particulièrement sur la Tchécoslovaquie et la Hongrie, ces nations qui, fût-ce par le velours, avaient résisté à la trique de fer. Il avait lu Marx, bien sûr, et il abhorrait la petitesse d’esprit. En réalité, c’était un romantique, un poète… affilié au PC : paradoxes, paradoxes ! Il ne se posait pas moins de nombreuses questions, lui qui habitait dans une villa cossue à l’extrémité de quelque bourg de province à la végétation luxuriante, loin du bruit des turbines, et même de celui des moissonneuses-batteuses…

Votre communisme ’sait’, Monsieur. Que lui importe, dès lors, le questionnement ? Et que s’encombrerait-il de poésie ?…

http://blog.mondediplo.net/2016-04-25-Nuit-debout-convergences-horizontalite

Hugo, 'ma destinée'

La tentative de dialogue qui précède est à mettre en perspective avec l’article précédent qui suit : https://yannickbaele.wordpress.com/2014/04/14/si-vient-la-guerre-limpide-en-seront-les-fondements/

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The forbidden peace of mind (2) : end of the masters…

Depuis des années, mais plus encore depuis quelques semaines, s’accumulent dans mon subconscient, de manière directe ou subliminale, les messages, entendus sur les ondes, perçus par télépathie, et/ou produits par autosuggestion, qui m’incitent, à la manière d’un John Goodman de sang et de flammes dans un Barton Fink énigmatique qui m’avait interpellé, adolescent, ou de ces robots gardiens de l’ordre qui, au moyen de leur torche électrique, martyrisent, dans THX1138, un Robert Duval à terre, à faire quelque chose de ma vie.

« Même pas cap », disait-on naguère à quelque camarade récalcitrant que l’on souhaitait ainsi mettre à l’épreuve, dans la cour de récré. Les canailles supposément devenues adultes, la méthode n’a pas vraiment changé, même si les incitants à deux sous ont été reformulés pour leur attribuer un semblant de consistance. Désormais, c’est plutôt « cesse donc de t’apitoyer sur ton sort et de faire la victime » qui a la cote. Be a man, voyons, et passe outre à tout ce que tu as écrit, à toutes les opinions que tu as défendues, à tous les arguments que tu as développés : personne, de toute façon, ne prendra la peine de les lire, encore moins d’y répondre…

S’il en est ainsi, la raison est claire : il n’y a – il ne peut y avoir – qu’une voie (prétendument) émancipatrice, et même ceux qui vilipendent la pensée unique y ont depuis longtemps souscrit. Demeure sauvage, selon cette logique, celui qui contre-argumente après avoir pensé, celui qui, décidément, ne parvient pas à se faire à l’idée qu’il n’est de liberté qu’engendrée par la prise de conscience qu’il n’y en a aucune,  celui qui refuse de se donner sans réserve à une configuration sociale moribonde, celui que ne stimule pas une succession interminable de bassesses et d’injustices civilisées, sciemment projetées sur lui par les imposteurs les plus divers, celui qui est en paix avec celui qu’il était et préfère, loin de toute nostalgie, l’évolution à la rupture, celui qui revendique son hypersensibilité raisonnée comme une perspective sociale épanouissante, comme un âge adulte réel plutôt que cliché !

Demeure chrysalide qui rejette la prémisse de la réification, et s’écarte ainsi de l’omnipotente mais diffuse religion nouvelle des « ressources humaines », laquelle dissocie à dessein lesdites ressources tant du bonheur individuel afonctionnel que des principes et des idéaux auxquels souscrit l’individu, qu’il lui importerait de sacrifier sur l’autel de la contribution dont il est supposé redevable à la société : ce n’est que de la sorte qu’il est possible de mouvoir avec la plus grande facilité les pièces sur l’échiquier, dussent-elles perdre tout enthousiasme, toute vitalité, et ne plus faire office que de caractères formatés mus par un improbable devoir

Or, survit qui s’adapte, certes, mais qui à l’inique s’adapte en âme trépasse. Et c’est bien là tout l’enjeu de cette idéologie : n’avoir que la survie comme alternative à la mort, sans boussole aucune… Longtemps m’a torturé l’esprit la question de ce qui distingue un principe d’une idéologie. Puis je me suis rendu à l’évidence : la seconde est un agencement spécifique de principes et de règles, et toujours cet agencement et ces règles, ainsi que la sélectivité de leur application, sur les principes y prennent le dessus. S’il peut se propager à travers une idéologie, le premier, en revanche, n’en a pas fondamentalement besoin…

Le dissimulassent-elles, nos sociétés sont doctrinaires, et elles le sont logiquement au détriment des principes vecteurs de liberté individuelle, au nombre desquels celui de s’associer. Preuve de leur linéarité dogmatique, elles étiquètent notamment comme losers ceux qu’elles empêchent de mener à bien des ambitions personnelles qui s’écartent de la ligne qu’elles ont tracée pour eux, tandis qu’elles qualifient de winners ceux qui se contentent de suivre le mouvement. Combien de vies originales brisées par la médiocrité des parvenus, la jalousie des suiveurs d’ordres, et la possessive compulsion de domination des faibles d’esprit, qui s’y imposent ?…

Nos sociétés produisent de la peur au quotidien, mais cherchent-elles par ce biais à conjurer le spectre du terrorisme, ou plutôt l’effroi glacé qui leur parcourt l’échine à l’idée d’une sérénité commune fondée sur l’absence de contrôle social,  en lieu et place du diktat de performance sous surveillance ? N’est-ce pas dans ce contrôle social qu’elles puisent leur autorité primaire ?

Si offusquante qu’aux agents provocateurs du « même pas cap » cette disculpation puisse paraître, si nous ne pouvons devenir, ce n’est pas dû à nous, mais à l’effroyable pesanteur d’un système idéologique qui n’a de cesse, par décrets unilatéraux et assignations automatiques, que de rendre conforme dans l’abrutissement, et qui confère aux moins éclairé(e)s dans la cité, trop ravis de l’honneur qui leur est fait, l’exécution de cette besogne.

Or, à la société hiérarchique, qui ne cesse à celles, définitivement dissoutes, du père et de la mère, de substituer de semblables figur(in)es d’autorité, nous ne devons strictement rien ! En quoi une société qui recourt à de tels procédés, une société qui exonère les coupables tandis qu’elle culpabilise les justes, parfois sans même les accuser, leur épargnant ainsi le fardeau  de livrer leur vérité, une société qui, non contente de s’approprier l’intime, a la morgue de statuer sur ce qu’elle croit avoir compris de ce qu’elle n’aurait jamais dû s’approprier, une société de salauds qui, bien que n’ayant, pour la plupart, jamais eu à faire les leurs, nous intiment de faire nos preuves jour après jour, comme si la veille n’avait jamais été, une société où s’envole toute parole, ne laissant que sables mouvants, une société qui à tous les principes fondamentaux sur lesquels repose la dignité humaine a fait un sort, en quoi, écrivions-nous, une telle société serait-elle désirable ? En quoi faudrait-il y contribuer ? Quel projet digne, socialement justifié et respectueux de l’individualité de chacun serions-nous à même d’y porter ? Et quelle communauté de feeling et d’esprit pourrait-elle donc y éclore ? Répétons-le : à la société hiérarchique, nous ne devons rien !

Toute vassalisation, a fortiori celle qui implique une soumission doctrinaire comme condition première d’appartenance au faux ensemble qu’est le clan, il nous faut, tant au nom de l’universalisme que de notre identité, rejeter avec force ! Car quelle estime de soi et de l’ouvrage à entreprendre, et quel respect des autres dans notre cas demain, pourrions-nous préserver si nous acceptions de n’être que l’objet des projections viciées d’étrangers nullement intéressés de nous connaître, mais ne s’habilitant pas moins à nous inféoder, si nous laissions des agents du système à l’empathie infirme et disposés à vendre jusqu’à leurs proches dans l’espoir de bénéficier un peu plus longtemps d’une respectabilité bourgeoise qu’ils savent non seulement futile, mais aussi usurpée, déterminer seuls notre destin, si nous nous pliions par nécessité au conditionnement social qu’ils instillent, à l’ubiquité de leur endoctrinement (définition : cf. infra), à la dépossession de nos racines au nom du travail comme aliénation permanente, d’un prétendu bien commun qui nous ignore, ou en échange de la promesse implicite d’une garantie clanique, et au non-argument d’autorité (cf. ancienne Constitution du sous-bassement) qu’ils nous assènent, bref quelle estime – et quelle cohérence – espérer préserver si nous empruntons pour nous mener à notre projet un chemin qui en ruinerait les fondements mêmes ?

tablier de valetSoleil usurpé

Aucune injonction stéréotypée à être ne saurait nous mouvoir, qui moins est lorsqu’elle s’exerce par la malveillance, car nous ne sommes plus dans une cour de récré, et, ne vous déplaise, nous sommes déjà ! Il semble parfois nécessaire de le rappeler. Ou nous ne sommes pas, mais alors nous ne serons jamais. D’ailleurs, vous, êtes-vous si sûr(e) d’être ? Avez-vous jamais été ?…

Si notre société était telle qu’elle se prétend, il n’y aurait pas d’étalon unique pour mesurer la pertinence présumée d’une vie. Et nous pourrions devenir, de la manière dont nous l’entendons, dans une perspective sociale que nous avons définie, et retenue comme la plus durable. Refuser de renier ses principes face à une oppression qualifiée par Wolin de totalitarisme inversé peut certes conduire à une inertie apparente aux allures sacrificielles, mais je ne souscris, en ce qui me concerne, à aucune forme de sacrifice, donc à aucune forme de sacrifice de soi, qu’il se manifeste par la retenue ou par l’engagement, car cette notion est contraire à la société plurielle et juste que j’appelle de mes vœux, où, pas plus que les crapules, les héros n’ont leur place.

Un être est humain parce qu’il ne se limite pas à sa fonction. Cette fonction, plus son humanité lui est déniée, plus négligemment il l’exercera. Un humain est lorsque son existence excède les doctrines. Plus ces dernières l’asservissent, plus son être se dessèche…

 

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S’il fallait démontrer que l’on n’est pas une ordure à moitié, Nicole G. se porterait volontaire !

Nouveau courrier du mercenaire de la tyranne…

HINFORT UND BIS SIE KLAMSIERT IST JEDEM KONTAKT MIT DEINE GROSSMUTTI STRENG VERBOTEN !

Signé : la Kommandantur (c.c. : subsection MSM)

How low will Her Grace fall, I ask you ?

nouveau courrier du mercenaire de la chienne

réponse au mercenaire

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Hexagone : une tragédie en six actes (mais sous un seul angle)

Acte un : prendre conscience, une fois arrivé au pouvoir, que l’Etat est totalement à la merci des détenteurs de sa dette nationale, et entériner cet état de fait sans la moindre rebuffade, dans l’espoir d’obtenir de nouveaux prêts (principe dit de réalité).

Acte deux : faire diversion en désignant un bouc émissaire commode car non affranchi et essentialisable, et ainsi se réaménager un large espace de contrôle social.

Acte trois : bombarder de manière unidirectionnelle le débat public de jeux de rôle partisans, de sophismes basiques et d’ignominies primograduelles afin de le privatiser au bénéfice de quelques egos politiciens, et de repousser simultanément les limites de la décence politique et toute contestation de fond. Tout en appliquant la tactique du bélier, s’assurer cependant que les propos tenus soient suffisamment équivoques que pour permettre plusieurs interprétations.

Exemple : « le voile [islamique] […] est un asservissement de la femme […]. Il faut un sursaut, sinon c’est la réponse totalitaire, autoritaire, qui s’imposera ».

http://www.atlantico.fr/pepites/manuel-valls-voile-est-pas-phenomene-mode-c-est-asservissement-femme-2651774.html

Elisabeth Badinter

A la lire attentivement, on se rend compte que cette affirmation pose (ou sous-entend) que :

a) « la réponse totalitaire » n’est pas encore à l’œuvre ;

b) l’origine d’une telle réponse demeure incertaine, en dépit de la certitude de l’avènement de « la réponse » proprement dite, en l’absence de « sursaut » ;

c) ladite réponse a d’ores et déjà la primauté morale sur ce qu’elle est supposée combattre, et qu’elle sera justifiée à s’imposer en ultime recours.

Toutefois, elle ne détermine pas :

a) la nature du « sursaut » escompté, par rapport à la situation de ces cinq dernières années, déjà très sursautante ;

b) le statut précis de ceux à qui cet appel au « sursaut » s’adresse ;

c) en quoi un tel « sursaut » diminuerait ou augmenterait la probabilité de « la réponse totalitaire ».

Elle n’en remplit pas moins la fonction supradécrite.

Acte quatre : conserver pour un temps indéterminé le pouvoir de n’en avoir aucun, en appliquant ou non soi-même tout ou partie de « la réponse », ou se refaire une jeunesse après avoir délégué, de manière plus ou moins emphytéotique, ce pouvoir à « la réponse » exercée par d’autres (option préférée naguère) ;

Acte cinq : observer l’anéantissement final de la structure sociale démocratique ;

Acte six : se présenter en antidote de « la réponse » et en garant du retour de la normalité.

teletubby

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Note : en ce temps révolu où le président était encore le patriarche, il laissait certes les enfants jouer, mais sonnait aussi toujours, du haut de sa superbe, la fin de la récréation, qui s’affirmait par une conclusion, sans appel, de raison et de bon sens, dictée par son expérience. Aujourd’hui, le président, souhaitant uniquement que les enfants se brûlent les uns après les autres, assiste en faux copain à leurs jeux destructeurs. C’est peu dire que de dire que la superbe s’est évanouie…

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« Belgium is not a ‘failed State’ »

Un mois après l’explosion en chaîne des réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Doel, qui a donné lieu à l’évacuation urgente de toute la population qui résidait dans la frange nord-orientale de la banlieue anversoise (1) et ainsi fait de dizaines de milliers de personnes des sans-abri, et alors que le sort de la ville qui abrite le onzième port mondial demeure lui-même incertain, le premier ministre belge, dont la gestion au bas mot laxiste de la sûreté publique nucléaire a été décriée par les médias du monde entier, s’est entretenu en exclusivité avec une équipe de CNN (2)…

Monsieur le premier ministre, l’impensable s’est produit : deux des six réacteurs nucléaires que compte votre pays ont explosé. Très nombreux sont les observateurs et les acteurs de terrain qui affirment aujourd’hui que vous avez délibérément ignoré les innombrables signes avant-coureurs qui laissaient présager une telle catastrophe, notamment une suite d’incidents critiques dans la partie nucléaire des deux sites concernés (3), et que vous n’avez pas pris les précautions nécessaires, voire que ce sont les décisions prises par votre propre gouvernement, à savoir notamment la prolongation de réacteurs périmés, qui l’ont provoquée. Que répondez-vous à ceux qui vous disent que votre responsabilité personnelle dans ce désastre est déterminante ?

incidents nucléaires à Doel et à Tihange (2010-2015)Je leur réponds que la situation est grave, mais qu’il ne sert à rien, à ce stade, de se chercher des poux. Il faut regarder vers l’avenir, et trouver ensemble des solutions qui nous permettront de résoudre cette crise dans les meilleurs délais. A cet effet, je viens de lancer un nouveau mouvement politique, En marche !, qui réunira l’ensemble des forces vives de ma caste au sein d’un gouvernement d’union nationale pour parer à l’urgence et relever le défi. Je vous signale quand même que la NVA vient enfin de plonger significativement dans les sondages…

Donc, vous ne portez aucune responsabilité…

Il est toujours possible de mieux faire, mais en l’occurrence, mon gouvernement s’est contenté de suivre les recommandations d’Engie, l’exploitant privé de nos centrales, et de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, en théorie indépendante. Aujourd’hui, je me sens trahi… A l’avenir, lorsqu’on nous annoncera que le danger que représentent nos centrales est nul, il faudra redoubler de vigilance. A cette fin, nous annoncerons d’ailleurs un premier train de mesures dans les mois qui viennent.

On entend ici et là que les affaires de corruption qui ont émaillé le parcours professionnel de Monsieur Bens (4), le nouveau directeur nommé par votre gouvernement à la tête de l’AFCN, rendaient celui-ci très malléable…

En effet, si je vous dis que la franc-maçonnerie est une pieuvre, je ne vous apprends rien… Peut-être faudrait-il d’ailleurs de nouveaux accords Octopus pour sortir de ce marasme…

Cette tragédie s’inscrit dans une succession de dysfonctionnements majeurs de l’appareil d’Etat belge. Je ne mentionnerai que les gâchis judiciaires qui entourent les procès contre les crimes de l’Eglise catholique (5) et de la scientologie (6), qui confèrent une impression de délitement sans pareil des fonctions régaliennes de l’Etat. L’Etat belge est-il encore en mesure d’assumer ses missions premières ?

Ecoutez, avant ces explosions, nous étions à deux doigts de l’équilibre budgétaire.

Ce n’était pas ma question…

Mais c’est ma réponse.

Il est question de sous-investissement, voire de désinvestissement, chronique dans toute une série de secteurs essentiels…

Lorsqu’ont été publiés les Panama Papers (7), j’ai ordonné à mon ministre des Finances d’interjeter appel contre la décision négative de la Commission européenne dans le dossier des « excess profit rulings » (8), ces privilèges consentis par l’Etat à une poignée de multinationales, car je l’affirme haut et fort : il n’y a pas (ou si peu) de place pour l’évasion dans l’optimisation ! N’oublions pas qui sont nos maîtres (9). Sachons leur faire honneur et maintenir vierges leurs casiers judiciaires. Heureusement, ce n’est pas au Panama que la plupart des grandes fortunes belges passaient leurs vacances…

Vous semblez prendre les événements avec une certaine légèreté, mais au sein de la population, la colère gronde. De plus en plus de personnes se révoltent contre le fait que vous les infantilisiez à dessein, et si elles se tiennent à la métaphore, elles vous comparent à des parents indignes, qui maltraitent leur progéniture.

Je les entends, mais je leur dis qu’à présent, il faut s’unir pour faire face au défi commun. A titre provisoire, les milliers de délocalisés ont trouvé refuge dans les divers palais du Heysel, à Bruxelles. J’encourage toute la population à leur apporter de la nourriture et des vêtements, car les budgets de l’Etat sont insuffisants. Si certaines personnes sont prêtes à offrir le gîte à un ou plusieurs de ces déplacés, c’est encore mieux. Nous allons montrer au monde que la solidarité, en Belgique, n’est pas un vain mot.

Entre-temps, les services sanitaires sont débordés, et les pilules d’iode sont déjà en rupture de stock…

En effet. L’un de mes prédécesseurs avait l’habitude de dire qu’un problème ne se résout que lorsqu’il se pose. Peut-être avait-il tort…

Selon les météorologues, le temps venteux de direction sud/sud-ouest au moment de l’explosion des réacteurs nucléaires a déplacé d’importantes masses d’air pollué vers le reste du pays et vers la France.

Je tiens à démentir catégoriquement ces allégations : la masse d’air est restée au-dessus d’Anvers ! En ce qui concerne les matières fissiles qui se sont écoulées en grande quantité dans l’Escaut, en revanche, je ne dispose d’aucune information.

Qu’en est-il alors de la population anversoise en tant que telle ?

Malheureusement, cette question excède mes compétences : il faudra la poser au bourgmestre de la ville et au président de la région flamande… Tout ce que je peux dire, c’est qu’ils sont bien avancés désormais avec leur zone de police unique… ha ha ha !

Quelques mois avant ces événements tragiques, votre ministre de l’Intérieur s’était rendu à Washington dans le cadre d’un sommet sur la possible prolifération d’armes nucléaires dites sales…

Vous avez raison : quelle ironie, n’est-ce pas ?

Monsieur le premier ministre, nous vous remercions infiniment pour cet entretien exclusif que vous avez consenti à nous accorder…

Hé, c’est quand vous voulez, hein !

_________________

(1) Lire (FR) : http://www.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2011/Plan_d’urgence_nucleaire_belge.pdf

(2) Mise en perspective (FR) : http://www.7sur7.be/7s7/fr/32684/Menaces-terroristes-en-Belgique/article/detail/2668676/2016/04/07/Charles-Michel-sur-CNN-La-Belgique-n-est-pas-un-Etat-defaillant.dhtml

(3) Sources (NL-FR) : http://www.standaard.be/cnt/dmf20160407_02224447

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2669023/2016/04/07/Doel-1-va-redemarrer-ce-soir.dhtml

(4) Source (FR) : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-corruption-jans-bens-confirme-au-poste-de-directeur-de-l-afcn?id=8999501

(5) Lire (FR) : http://www.lalibre.be/actu/belgique/le-parquet-federal-ne-requiert-pas-de-renvoi-dans-le-dossier-calice-5703e63935702a22d616560e

(6) Relire (FR) : https://yannickbaele.wordpress.com/2016/03/11/secte-de-scientologie-vers-lappel/

(7) Rappel (EN) : https://theintercept.com/2016/04/05/heres-the-price-countries-pay-for-tax-evasion-exposed-in-panama-papers/

(8) Source (NL) : http://www.hln.be/hln/nl/926/Geld/article/detail/2665551/2016/04/04/Belgie-gaat-in-beroep-tegen-opheffing-excess-profit-rulings.dhtml

(9) Lire (NL) : http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20160404_02219600

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The forbidden peace of mind : the curse of the snake…

Enfin, je me sentais renaître. Enfin, je pouvais respirer. Enfin, je m’affranchirais une fois pour toutes de la perverse emprise de cette vieille rosse qui se nommait ma mère. Enfin, j’avais atteint l’équilibre intérieur. Enfin, je serais débarrassé de la médiocrité omniprésente d’une famille inculte, lâche et cruelle qui tire vers l’obscurité tout ce qui aspire à la lumière, d’une pauvre fille qui n’a de cesse de châtier autrui pour les choix qui en ont fait une ratée, de cette sangsue qui ne peut s’affirmer qu’aux dépens des autres, de cette caricature qui en est réduite à s’adresser à son entourage afin de déterminer que son comportement d’enfant gâtée ingrate est bel et bien ignoble. Enfin, mes quarante kilos superflus fondraient comme neige au soleil, et le corps sain célébrerait de nouvelles noces avec l’esprit. Enfin, un été savoureux s’annonçait pour moi. Enfin, je retrouverais le plaisir de la rencontre. Enfin, je conclurais ce blog pour passer à autre chose. Enfin, je pourrais me prouver que ma voie est la meilleure pour moi. Enfin, je serais à l’abri du racket mental du système, du chantage des bourgeois employeurs, du stress de la survie. Enfin, je pourrais vivre ma vie, de principes, de création, de partage et de débauche à la fois, et tourner le dos à la case qui m’est assignée, quelle qu’elle soit. Enfin, je serais indépendant, à quarante ans, de tout et de tout le monde. Enfin, l’austérité imposée s’évanouirait, et le plaisir referait surface. Enfin, je n’aurais que moi-même à blâmer en cas d’échec. Enfin s’achèverait le règne du sadisme rampant et lâche qui a ponctué une décennie de mon existence. Il suffisait pour cela d’un substrat de respect et d’une réminiscence de dignité. Mais était-il bien raisonnable de les espérer d’une marâtre qui choisira à coup sûr comme épitaphe : « ci-gît Nicole Goossens. Sa seule réalisation, la seule fierté de ses dernières années : avoir détruit la vie de son fils » ?… Fallait-il décidément qu’elle s’y accroche, à sa futile apparition sur cette Terre, qu’à ce jeu de dupes sans cesse renouvelé qui l’a détruite elle finisse par prendre goût, qu’à ce vain agencement par de sombres forces dicté dont toute saine volonté est absente par commodité elle se résolve, pour m’entraîner ainsi avec elle dans la perpétuation d’un si détestable cliché. Pas une ligne ne lui eussé-je sinon consacrée. Et chacun eût vécu en paix, de nouveaux horizons à sa portée. Si elle s’était effacée, comme il lui incombait de le faire, si, plutôt que de combler par une domination tyrannique le manque intérieur qui la ronge, elle avait enfin lâché prise, si seulement elle avait honoré sa parole et avait en temps utile sollicité la mienne, jamais je n’aurais dû écrire ces phrases. Ces phrases sont une légitime défense contre la perspective de me laisser ronger à mon tour, une nécessaire expurgation du mal, un antidote indispensable contre la bassesse qui par son épouvantable étreinte vise à m’annihiler. Elles sont la tragique réponse d’un verseau poussé à bout par un bouc au double langage gémellaire. Je ne suis ni mon père, ni ma mère. Qu’ils reposent torturés par leurs méfaits !

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L’athée et le méta

en cours de rédaction

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Nigger fashion

In the US, she would have had to resign on the spot. Not in France, where, as everybody knows, there are no communities because all citizens are treated equally, without distinction of any kind, such as race, color and blah blah blah.

The day before yesterday, during a famous morning talk show (1), the French (socialist) minister of Women’s rights was asked for her opinion about some major fashion designers’ initiative to launch a new clothing line specifically targeted at Western Muslim women. Once more, the legendary tolerance, the sweet openness, of the enlightened French mind was offered a platform to expose to the world why it should envy the Frogs’ no-hijabs-attached emancipation model…

You may not realize it, but by entering the Islamic wear market, companies like Dolce & Khilāfa are actually “evading their social responsibility” and strengthening the fundamentalists’ hold on the female body, putting Muslim women in a position to “have to wear” for instance swimsuits covering their entire bodies, but first and foremost regular hijabs.

rainbow hijab with flowers

You may consider that, far from estranging creatures who are not really women as long as they don’t affirm their rights to act and dress in a way that pleases the government from the rest of society, this fashion initiative, however inspired by profit, is more likely to contribute to their secularization than it is to confirm the gateway theory (From hijab to burqa, there’s only one step…). But the radical French belief system is unable to grasp such an argument. To the Frog intelligentsia, there is no middle ground : you are either with them or against them (2). The same is true on a philosophical level : every single thinker who’s not culturally pure, every single intellectual who doesn’t squarely submit to the State doctrine, is mercilessly vilified by an army of politicians and commentators, all religiously bound by a mysterious desire to provoke a culture clash and, through their uncompromising discourse and their de facto segregation policy, to radicalize even the most peaceful Muslim.

While the government is vowing “to help women who want to resist the fundamentalists’ influence”, Muslim women, sometimes pregnant ones, get beaten on the streets of France (3) only because they’re wearing a partial Islamic veil ! Not a word from the feminist minister about that growing trend…

As for the new labor bill the French government put forward recently, reminiscent of 19th century near-slavery, the minister’s own services published a report stating it would be even more detrimental to women than to men (4). Either she didn’t read it, or she thinks one submission is preferable to the other…

Does she believe some women might be wearing a hijab of their own free will ? Sure : “some Afri… American niggers were in favor of slavery, ya know”… (5)

France, cradle of Human Rights, symbol of Universality, we praise Thy Name…

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(1) You can watch it here (in French) : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/mode-islamique-c-est-irresponsable-de-la-part-de-ces-marques-785022.html

(2) Belgium is far less intrusive, much more liberal, on these matters. We’ll see how long this will last after last week’s events…

(3) Sources : http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/26/musulmane-enceinte-rouee-coups-foulard_n_6949144.html

http://oumma.com/222187/toulouse-une-etudiante-agressee-metro-qu-portait-voil

(4) Read (FR) : http://www.leparisien.fr/economie/comment-la-loi-el-khomri-va-penaliser-les-femmes-13-03-2016-5622163.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.be

(5) Source : https://www.zamanfrance.fr/article/ministre-droit-femmes-compare-musulmanes-voilees-a-negres-lesclavage-20777.html

***

(ajout du 25 août 2016)

Le burquni tue : une sélection…

« Après le débat sur le foulard islamique, le débat sur le voile islamique, sur le nikab, sur la burka, sur le burkini, sur le voile à l’université, sur les femmes voilées qui accompagnent les sorties scolaires, sur les nounous voilées dans les crèches, sur la longueur des jupes, sur le halal, sur les magasins qui vendent du halal, sur ceux qui ne vendent pas de porc, sur les menus de substitution à l’école, sur l’abattage rituel, sur les prières de rues, sur le financement des mosquées, sur le « terrorisme islamique », sur les barbus, sur la taille des barbes, sur le salafisme, sur le djihad, sur les piscines non mixtes, le débat sur l’identité nationale, le débat sur la laïcité, le débat sur la déchéance de nationalité, le-débat-sur-l’islam-est-il-compatible-avec-la-République, le-débat-sur-peut-on-vraiment-parler-d’islamophobie-en-France, après des centaines de Unes sur (ou contre) les musulmans, dans Valeurs actuelles, L’Express, Le Point, Le Figaro, etc. je me demande vraiment pourquoi les musulmans ont l’impression que la France aurait quelque chose contre eux.« 

https://www.facebook.com/louisgeorges.tin/posts/10157314671885644

Tandis que de nouveaux Poliakov en puissance prennent assidument des notes dans la perspective d’un nouvel exode que d’aucuns ont déjà, dans les colonnes du Corriere della Sera ou ailleurs, appelé peu ou prou de leurs vœux, il en faut, de la ténacité intellectuelle, pour prendre encore le temps de rédiger, après une décennie de propagande d’Etat aux allures de torture intellectuelle, le moindre article de fond rationnel en réaction à une instrumentalisation grossière de l’émotion de la part de petits branleurs politiciens au Q.I. plane, toutes confessions partisanes confondues, lesquels, se plaisant à se renvoyer les corps musulmans féminins comme des amas de patates froides, vont jusqu’à croire, superbes de féculence, être parvenus à compenser les effectifs policiers absents à Nice le 14 juillet par de nouvelles brigades des mœurs estivales, à moins que leur radicale détermination à ouvrir un boulevard aux takfiristes ne relève simplement d’une continuité politique qui, bien plus que d’en faire l’apologie, témoignerait en amont d’un véritable désir de terrorisme.

Il faut d’autant plus de ténacité, en effet, qu’au moment même où l’on écrit un tel billet d’opinion, il est difficile de ne pas s’imaginer les clins d’œil complices entre les petits maires de province et le mis-en-examen-en-chef candidat à l’immunité, sourire mesquin aux lèvres à l’idée de contribuer de plus belle à la spirale de la tension abrutissante qui était supposée, foi de stratèges dégénérés, marginaliser une certaine droite au bénéfice d’une autre, réputée plus aisée à mater par la troisième droite dans la dernière ligne homonyme. Il est difficile de ne pas entendre les conseils sournois prodigués à leurs clients, après analyse des derniers sondages confidentiels, par des mercenaires de la com’ qui n’ont eu de cesse, depuis une décennie, de détruire les restes du débat intellectuel français par la mauvaise foi la plus affranchie, la duperie la plus vulgaire, le cynisme le plus hautain et le mépris de la citoyenneté le plus affiché. Or, répondre à ces gens-là sur leur terrain, c’est déjà tomber dans leur piège.

Car ce sont eux, en effet, qui déterminent le cadre, ou plutôt le bocal, dans lequel les poissons rouges que nous sommes à leurs yeux sont appelés à développer leur argumentaire rationnel, selon les canons établis. Nos arguments, ils les connaissent avant même que nous ne les couchions sur le papier, et ils s’en moquent. Quelle que soit notre opinion, ils relèvent tellement de l’évidence que tout ce que nous pourrions écrire est attendu, et qu’il nous faudrait, pour chaque ligne de propagande, dix lignes pour la démonter, ce qui atténuerait en conséquence la portée de toute entreprise d’intérêt public que nous estimerions exercer, en particulier vis-à-vis de tous ceux que le système maintient soigneusement dans un état de pulsion, ces cohortes de citoyens dont les tâches productives peuvent être exécutées sans qu’il soit requis d’eux qu’ils pensent.

Les thématiques avariées que le cercle restreint habituel refourgue odieusement et avec régularité, par malware politique, aux intellectuels et au public façonnent le goulag intangible de la pensée du monde libre. Ils sont autant de baballes derrière lesquelles l’on fait courir les chiens dans un espace clos. Si brillante soit notre réponse, elle n’en demeurerait pas moins une réponse suscitée au Grotesque, nécessairement conventionnelle, presque mécanique même, et que notre intellect soit amené à s’abaisser ainsi au niveau de la fourberie d’un maître de circonstance, Lisnard ou tout autre indigent, ne constitue pas le nadir de l’absurde…

Régulièrement à la traîne de la politicaille désormais, appelé à son renfort dans de trop nombreux cas, réactif en tout état de cause, il faut impérativement au débat intellectuel progressiste redevenir offensif, bousculer fond et formes dans la sérénité, et prendre l’ennemi par surprise, car penser dans des cadres hâtivement pensés pour nous par des scélérats qui nous méprisent, est-ce encore penser ?…

***

Mon top 3 des réponses

https://loubiaconnection.blogspot.be/2016/08/cest-deja-demain.html?m=1

http://nadiageerts.over-blog.com/2016/08/burkini-et-pendant-ce-temps-y-en-a-qui-doivent-bien-se-marrer.html

https://www.slate.fr/story/122505/guerre-terrorisme-chasse-burkini

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