Archives mensuelles : décembre 2016

Business as usual ?

That’s all well and good but, as my dawg just put it, what if the party holding the majority in Congress happens to be (more or less) the president’s party ?

Exactly, I told him, good dawg ! And this is a systemic institutional flaw : how could « the FF » (the fist-fuckers ?), whose purported wisdom led them to implement checks and balances for each part of government (xcept the deep state…), go along with the idea that the conclusion of an impeachment process motivated by a president’s failure to comply with the Constitution would be left at the hands of a partisan majority, particularly at the very start of a new presidential term ? Was the will to protect the power of the presidency so strong to them and to all their successors that the necessity to preserve the Constitution came second ?…

Woof !”, my dawg replied, and I don’t know exactly what he meant by that.

Yet, not only is this fundamental institutional flaw crucial in removing a culprit from office (and God knows some have the ultraviolet word written on their foreheads), it also means the House of Representatives, should it by a simple majority reject an objectively warranted impeachment, would create de facto constitutional jurisprudence, while in theory the Constitution can only be modified by a two-third majority.

« [There is] a poverty of really useful and unambiguous authority applicable to concrete problems of executive power as they actually present themselves. » – Justice Robert H. Jackson, 1952

You saw it too, didn’t ya, ol’ scoundrel, the Japs notwithstanding…

“In 1998, the conservative provocateur Ann Coulter made waves when she wrote that President Clinton should be either impeached or assassinated. Coulter was roundly – and rightly – condemned for suggesting that the murder of the President might be justified, but her conceptual linking of presidential impeachment and assassination was not entirely unfounded. Indeed, Benjamin Franklin had made the same linkage over two hundred years earlier, when he noted at the Constitutional Convention that, historically, the removal of “obnoxious” chief executives had been accomplished by assassination. Franklin suggested that a proceduralized mechanism for removal – impeachment – would be preferable.”

http://scholarship.law.cornell.edu/facpub/164/

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« Pendant ce long point d’orgue du mois [de décembre], la vie politique paraît comme suspendue au bon plaisir d’un homme qui ne déteste pas éprouver ainsi le pouvoir que sa charge lui donne sur d’autres hommes. Qui y résisterait ? Mais qu’il est donc vain, ce pouvoir-là. Et l’autre, le vrai, la domination des choses, la capacité d’en modifier le cours, qu’il est donc rare de l’exercer… Longtemps, j’ai cherché à comprendre sans y parvenir ce qui rend les ministres si heureux de l’être quoi qu’ils prétendent. Maintenant, expérience faite, je crois le savoir. C’est la dilatation du Moi que la fonction provoque. JE se gonfle, s’enfle, s’étale, se dandine, caressé, courtisé, sollicité, photographié, insulté, caricaturé, entretenu par tout l’appareil qui l’entoure dans le sentiment de son importance et de sa singularité. Car JE ne fait plus rien comme tout le monde. Je arrête, décrète, tranche, favorise, nuit, nomme, déplace. JE traverse les villes en trombe, précédé de motards casqués qui font gicler de part et d’autre de leur sillon les automobilistes comme du gravier. JE ne circule qu’accompagné d’un garde du corps, c’est donc que son corps n’est pas n’importe quel corps. Quelques mois après la formation du Gouvernement, un ministre, neuf dans cet emploi, en était à exiger que les couloirs se vident lorsqu’il les traversait pour quitter le ministère […]. »

Françoise Giroud, La comédie du pouvoir, Livre de Poche, Paris, 1977, p. 201

« Ils sont nombreux, ceux qui pourraient faire leur le conseil fameux de Mussolini : « méfiez-vous du piège mortel de la cohérence ! ». En d’autres termes, il n’y a que des vérités de circonstances. Pour les uns, cela s’appelle adhérer au matérialisme dialectique, au nom duquel la contradiction est en mouvement ; l’assertion d’hier ne saurait lier si les conditions d’aujourd’hui en requièrent une autre. Pour d’autres, cela s’appelle ne pas s’encombrer de scrupules, la fin justifiant les moyens. »

Ibid., p. 267

« Chefs d’Etat, de clan […], patrons, politiciens, militaires, tribuns, vedettes, bureaucrates et résidus familiers de l’autoritarisme, tous ont, dans la vulgarité qui les caractérise, un polichinelle dans le tiroir, un fœtus dans le bocal, en embryon desséché dans le cœur. Plus ils s’acharnent à l’exorciser, plus se révèle au grand jour leur puérilité réprimée. Les trépignements de la dignité offensée, ce doigt accusateur, ces pitoyables jérémiades, ce sourire narquois, cette culpabilité agressive […], qu’est-ce d’autre que singeries d’enfants brimés, blessures ravivées du passé, maladroitement dissimulées par la gravité et le sérieux de l’adulte responsable ? Voudraient-ils encore que l’on croie en eux ? On croirait plus simplement à leur humanité si, renonçant à traiter les hommes comme des morveux abêtis par la gifle et le mensonge, ils choisissaient soudain de préférer l’authenticité vécue aux prestiges dérisoires du paraître. »

Raoul Vaneigem, Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l’opportunité de s’en défaire, Seghers, Paris, 1990, p. 31

 

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