Haddock et Booz Allen Hamiton (ou Morpho-Safran)…

Le risque que soit dévoilé le modus constituendi de leurs réseaux n’est pas seul en cause; plus prosaïquement, les crimes de lèse-majesté qu’ils subissent en raison de leur grossière fatuité y sont aussi pour beaucoup : cela fait une dizaine d’années, à présent, que ceux qui se sont érigés en juges a priori de la parole autorisée s’inquiètent ouvertement du fait que cette prérogative leur échappe de plus en plus, et en appellent ouvertement à une mise au pas d’Internet. Que de vaniteux sophistes et des extrémistes notoires y aient trouvé refuge fait leur jeu.

Mais, à eux seuls, ils ne suffisent pas à justifier la kyrielle de lois nouvelles destinées à « encadrer », comme on dit pudiquement, les usages sur la toile : on n’adopte pas une loi pour surveiller ou  faire taire quelques marginaux. Il faut, par conséquent, à ces censeurs-là démontrer que la chienlit est générale. Et toute occasion est bonne pour ce faire.

La surabondance de « fake news » supposées, qui auraient été un élément déterminant dans l’élection de Drumpf, en est le dernier exemple en date. Priés de toutes parts de s’autopolicer, les principaux gestionnaires de réseaux sociaux redoublent donc d’inventivité algorithmique pour séparer le convenable de l’inconvenant.

Même si la prison s’est avérée un bien plus pernicieux bouillon de radicalisation violente, c’est aussi prioritairement au net que la fausse noblesse du politiquement correct impute le passage à l’acte de nombre de terroristes.

Or, s’il est indéniable que quantité d’échanges numériques sont, pour dire le moins, peu reluisants, les raisons pour lesquelles il en est ainsi ne se caractérisent pas nécessairement par leur évidence. Il ne viendrait à l’idée de personne, en effet, de nier que, sur la toile comme ailleurs, la bassesse sincère a évidemment sa place. Mais à ce point ? Et toujours sur les mêmes sujets ?

Certains pointent aujourd’hui du doigt le recours à des intermédiaires (nécessairement indiens, semble-t-il) qui submergeraient contre monnaie sonnante et bitcoïnante de courts commentaires prototypiques destinés à accroître la popularité de tel ou telle accro à la reconnaissance les innombrables agoras numériques.

Mais, pour expliquer l’extrême rareté des commentaires postés sous des pseudonymes (toujours clairement) à consonance arabe qui ne s’accompagnent de fautes d’orthographe en série, d’une syntaxe plus que primaire, et d’insultes – voire de menaces – qui feraient honte au capitaine Haddock, un extrait du neuvième épisode de la sixième saison de Homeland propose une autre piste :

Rassurez-vous : ce n’est que de la fiction…

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Pour info : https://theintercept.com/2017/03/21/revolving-door-military/

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