Archives mensuelles : octobre 2017

Fourest a-t-elle été physiquement victime de Ramadan ?…

Caron, Zemmour, Naulleau, et même Ruquier : tous ont dénoncé l’inconséquence et les pratiques de sophiste de la petite sotte qui doit toujours avoir raison, même lorsqu’elle sait qu’elle a tort. On se rappellera notamment son tonitruant rappel de l’extermination de six millions de Juifs par la France durant la dernière guerre mondiale, ses mensonges éhontés et répétitifs, ses divagations à propos de l’Ukraine, sa minimisation des violences envers les musulmans en France lors d’interviews par des chaînes de télévision étrangères, ou encore la furie avec laquelle, entre vaines dénégations de la proximité de certaines de ses thèses avec celles de l’extrême-droite (de Wilders à Pamela Geller) et prêche féministe enflammé, elle s’était empressée d’emboîter le pas à la sauvagerie de Souhail Chichah lors d’un débat à l’ULB en 2012.

« Never argue with stupid people, they will always find a way to drag you down to their level and then beat you with experience », affirmait Mark Twain. Si la petite peste s’est sans doute fait un nombre incalculable d’ennemis dont les méthodes ne sont pas toujours halal, que penser des siennes ? Que cache son incapacité patente de reconnaître ses erreurs, et de persister dans la faute, loin de toute autocritique ? Pourquoi s’obstine-t-elle à empêcher ses interlocuteurs de parler lorsque ceux-ci la mettent en difficulté ? En vérité, Fourest hait le débat contradictoire. Elle s’y prête pour la forme, c’est tout, mais elle le hait. Elle le hait comme le haïssent tous ceux qui croient détenir la Vérité, même lorsqu’elle est mensonge. Or, son incroyable talent, la rigueur à nulle autre pareille de son Œuvre journalistique et son humilité légendaire rendent tout simplement sa vérité pathétique. Tous les moyens sont bons pour faire taire l’adversaire. Qu’elle refuse de voir cette vérité en face et préfère, jouissant d’un besoin pathologique de notoriété, fût-il marque d’imposture, se complaire dans un ‘he said, she said’ hasbaresque supposé lui bénéficier l’expose d’autant plus comme ce qu’elle est : une petite chipie ridicule et buzzigène qui défie la raison de lui envoyer une paire de baffes (figurées, bien sûr). C’est d’ailleurs ce qui s’est produit en 2009 lors de son face-à-face avec Ramadan à CSOJ, lequel l’avait, on peut le dire, intellectuellement démontée.

Mais la voilà qui, des Grandes Gueules à CNews en passant par Elkrief, refait à présent la tournée des popotes en surfant à la fois sur l’affaire Ayari et sur le marais Weinstein, espérant sans doute prendre sous la ceinture une revanche que ses méninges sont trop faibles et trop tordus pour lui garantir sur le terrain intellectuel. Mais qu’est-ce qui lui permet de s’approprier ainsi le combat de cette femme, et de l’étendre de nouveau à un combat religieux ? La cause des femmes (musulmanes) serait-elle  servie par cette nouvelle OPA néoconne ? Cadet des soucis de cette petite pimbêche, bien sûr…

Curieusement, elle a déclaré (hier et aujourd’hui) qu’elle avait eu vent de l’agression supposée d’Ayari [d’autres femmes] par Ramadan [dès 2009, soit] peu avant le débat qu’elle aurait avec lui en présence de Taddeï. Or, lesdits faits sont supposés s’être déroulés la même année. [L’agression d’Ayari se serait, quant à elle, déroulée en 2012.] Se pourrait-il que la pasionaria ait, dans la plus abjecte tradition sartrienne, orchestré quelque rencontre intime avec le prédicateur dans l’espoir de le piéger ? Indirectement, la blanche colombe s’en défend, arguant que, depuis les critiques qui lui ont été adressées, elle s’est fait un devoir de mener ses enquêtes de la manière la plus scrupuleuse possible : croix de bois, croix de fer… sauf si j’y suis déjà ! Tout antisionisme comme toute exonération a priori du sulfureux théologien mises à part, toutefois, il n’est pas interdit de se poser la question, foi de complotiste !

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corrections [x] apportées le 4 novembre 2017

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“We’ve cut more regulations than any president in history — by far, it’s not even a contest.”

“ALERT: Knowingly Exposing Others To HIV Is No Longer A Felony In California

BOTTOM BEWARE!!!

The State of California has declared that knowingly exposing others to your HIV positive spunk is no longer a felony.  It’s now just a simple misdemeanor—no joke…like a fucking traffic infraction. Lord help us all!

Now more than ever… it’s time to get one PrEP A.S.A.P.!

We have to ask though.. is California on glue?!

Don’t they know jealous exes and jaded gays will exploit this new legal loophole in an act of revenge? It’s already happening… […] This shit has us on high alerT!

If you are one of the few gays left still braving it out in the open without PrEP, we put together 3 helpful steps to make sure your Top is not infecting your Cum Sock!

  1. BYOC (Bring Your Own Condom): That’s right bitch, don’t trust ANYONE. Not even if he looks healthy. Bring your own condoms, open them yourself and put it on his dick. This way, you know he has not snipped the tip. If you’re high make sure to write your initials on the back so you know which ones are yours.
  2. Question Sharp Objects In Sight: Inspect the bedroom! If you’re like us you always check for hidden cameras before fucking random guys off Grindr…you should also be on the lookout for sharp objects in hand’s reach like pins, thumb tacks, needles, syringes, scissors, forks, knives, toothpicks, IKEA furniture tools, pistachio shells and cracked iPhone screen glass…just to name a few!
  3. Feel For It: Some guys will try to Stealth you by slowly rolling the condom off when you’re high, or huffing poppers and unaware what’s going on. To circumvent this, reach around every 5 minutes or so to check if his shaft is still covered in latex, just pretend you’re guiding his dick in n’ out with your hand.

Stay SAFE WeHo

xoxo

Jesus Juice”

http://www.wehoconfidential.com/2017/10/alert-knowingly-exposing-others-to-hiv.html

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“Bill sponsors Sen. Scott Wiener and Assemblyman Todd Gloria, both Democrats, argued California law was outdated and stigmatized people living with HIV.”

http://edition.cnn.com/2017/10/07/health/california-hiv-bill-signed/index.html

http://www.bfmtv.com/societe/transmission-du-virus-du-sida-que-dit-la-loi-837071.html

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006417650&dateTexte=&categorieLien=cid

https://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=qrva&language=fr&cfm=qrvaXml.cfm?legislat=53&dossierID=53-b028-607-0072-0000201000535.xml

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Allah inches

 

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Du cilice au dogme de l’austérité ? Mate-moi ces guignols…

Luis de Guindos Jurado, né le 16 janvier 1960 à Madrid, est un économiste et homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP). Il a été secrétaire d’État à l’Économie de 2002 à 2004, à l’époque de José María Aznar, puis est devenu, en 2011, ministre de l’Économie et de la Compétitivité sous la présidence de Mariano Rajoy.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Luis_de_Guindos

17 janvier 2013

Outre le soutien des milieux catholiques et d’une bonne partie de l’establishment milanais, le «Professore » [Mario Monti] va aussi pouvoir compter avec l’appui de son éminence grise, Federico Toniato, 36 ans, le jeune vice-Secrétaire général du Palazzo Chigi, réputé proche de l’Opus Dei et véritable trait d’union avec le Saint-Siège.

https://www.lesechos.fr/17/01/2013/lesechos.fr/0202505581572_italie—mario-monti-engage-le-publicitaire-martin-sorrell-pour-contrer-le–cavaliere-.htm

27 janvier 2013

Inutile cercare responsabilità del Pd nella vicenda del Monte dei Paschi. Meglio guardare alla massoneria e all’ Opus Dei. Con qualche bersaglio preciso: Mario Monti, Franco Bassanini e Vittorio Grilli.

http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/2013/01/27/sospetti-del-tesoriere-rosso-massoni-opus.html

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« Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. »

‘Mère Theresa’

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No, it’s not !

I mean, maybe it is to you…

But then again…

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La branlette, c’est fou !

L’avocat à la Cass’, désormais immobilisé, avait pris place dans le prétoire. Il y a la branlette heureuse, tranquille. La sienne était frénétique comme celle d’un pustuleux dépassé par la chose, à mi-chemin entre indignation surjouée et insensibilité de classe . Le verbe haut, au diapason de la justesse de la cause, il entama sa plaidoirie : que ne sait-on, dans ce pays, laisser les possédants jouir de « l’intimité » de leur fortune ? Et une vétérane, une main plantée dans le vagin, de surenchérir : ah oui, « la chasse aux riches, ça suffit ! »

Le lisier de la parole se répand avec verve ces temps-ci, jusqu’à devenir monopole. Surfemmes et surhommes ont choisi leur combat. L’indécence est partout sublimée. Branleurs et branleuses n’ont jamais été autant à la fête.

Démonstration est faite : la branlette est notre attribut le plus commun. Présidents branleurs, traders branleurs, chroniqueurs branleurs : NOUS SOMMES TOUS DES BRANLEURS ! Chacun à notre façon. C’est le spectacle qui veut ça. Pas même la gent féminine n’y échappe : Verdier-Molinié, par exemple, quelle sacrée branleuse !

Mais un onanisme n’est pas l’autre, et le mien est minoritaire. C’est la branlette monstrueuse qui a la cote : trente mille gosses à la rue en France ? Le grand patrimoine, c’est l’intimité !

L’intimité ? Allons… Jamais l’Ancien Régime ne s’est paré d’un voile pudique, elle qui, du haut de sa morgue d’héritière,  avait déclaré en 2010, avant d’aller ad Patres puis de ressusciter en Pénicaud, que pour devenir milliardaire, « faut travailler un peu plus » (une citation mémorable qui a mystérieusement disparu des radars).

On imagine les fous rires que doit susciter dans les cercles intimes suspendus l’idolâtrie d’un autre âge dont fait preuve à leur égard le ballet de carpettes qui se donne à entendre depuis plusieurs mois avec toujours plus de panache. Se porter à la rescousse des plus puissants, quoi de plus noble, en effet, et de plus impérieux ?

La branlette est une île, et celle des plus riches est déconnectée de la misère triomphante : l’une est sans rapport avec l’autre. D’où la revendication de son intimité. Quelle formidable époque que la nôtr€, toute d’attentions pour les seigneurs, d’indifférence pour les paumés.

Ne vous y trompez pas : ceci n’est pas le procès de la FI. C’est celui d’une classe, à laquelle est dénié jusqu’à son identifiant. C’est l’expression enfin vraiment décomplexée de la bassesse bourgeoise, dans laquelle la déférence envers le fort le dispute à la mesquinerie vis-à-vis de l’affaibli, une bassesse qui ne se sent vivre qu’à ces conditions.

La charité déjà n’était pour elle qu’exercice de style imposé. A la solidarité, elle n’a jamais vraiment goûté. C’est l’humanisme lui-même qui l’incommode à présent…

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Et vous ?

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Es ist verboten zu sein.

Au-delà d’un certain point

Emerge la conscience

Qu’il n’y a jamais que maître/esclave

Paradigme structurant

Bracelet électronique

Qui enclot nos existences

Et s’impose comme une loi

Une loi extrajudiciaire

Sans la moindre promulgation

La plus importante de toutes

Qui rend vaines toutes les autres

Enfer paradigmatique

Dont nous sommes tous les geôliers

C’est l’horizon qu’on nous offre

Auquel nous collaborons

C’est la civilisation

En son brillant apogée

Qui n’en est pas le remède

Mais façonne la barbarie

Aucune échappatoire

Au meurtre de l’esprit

Que le suicide du corps

De maître/esclave en bourreau/victime

Tel est le sort

De qui refuse le paradigme

Chaque élément de sa dyade

Un genou ou l’autre à terre

Nul ne peut rester debout

Liberté, je pleure ton nom

Chimère assassinée

Qui nourrit une foi puérile

Rien ne se transforme, rien ne se crée

Mais tout se perd

La société comme une perte

De sens, de soi, d’honneur et de repères

D’elle-même

Amnésique qui court avec allant

Bave aux lèvres et bras ballants

Vers la prochaine apothéose

Laisser être

Quelle gageure !

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Chômage : en attendant les « superprédateurs »…

https://www.marianne.net/politique/dans-le-vocabulaire-de-macron-riche-se-dit-premier-de-cordee-et-les-chomeurs-sont

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Nihil novi…

Ce que j’ai fait hier soir ? J’avais rien à foutre. Donc, j’ai regardé le vestige des années ’80 sur C8. Y avait pas d’actrice porno cette fois. Pas même une starlette de la téléréalité sur qui cracher son venin en toute tendresse, ou une bimbo à qui cureter le vagin (C’est coupé au montage…). Mais c’était une heure trente de nombril en gros plan quand même. Comme d’hab. Le gars, il a bientôt la septantaine, il te fait encore des émissions pour vieux ados… Quand il aura l’âge de Pierre Bellemare et quelques liftings de plus, il invitera le tout nouveau député Louis Sarkozy sous ses spots multicolores pour lui demander si gicler dans l’anus, c’est ensemencer. Si la troisième guerre mondiale éclate demain, il continuera imperturbablement de balancer ses confetti et ses paillettes virtuelles sur ses invités. Irrécupérable, le vieux !

Entre Camba-le-faux repenti et Lorant-la-sardine, je me faisais tellement chier que j’ai cherché du porno à downloader en même temps : j’ai trouvé Alex P., model de Madrid qui se faisait photographier par un gros batave assez lourd mais motivant, Brent Corrigan qui se branlait en filmant un autre twink qui se branlait (Même sans péné, on appelle ça une mise en abîme.), un certain Taylor aux pectos bien gonflés qui se chopait le cul dodu mais ferme de Marx (si, si !), le café-crème québécois Lukas Jensen qui s’enfilait des dildos, et le délicieux Tony Conrad tout nu et tout bronzé au Festival de la Bite de Porto, où il défonçait le petit Alec derrière une cloison de fortune. J’avais ce qu’il me fallait. Ah, ouais, ouais, là, ça irait loin…

En fond sonore, y avait toujours cette voix de con, pas la mystique du double du professeur Rollin, non, celle du vieux, qui accueillait en P3 une jeune écrivaine qui venait de pondre une pièce de théâtre populo sur ses voisins, dont voici le pitch, qui pourrait être une version heureuse de la sordide affaire Vanderlinden-Lavergne, dont la sélection ‘faits divers’ de Google, qui prend des proportions jamais vues ces temps-ci et affectionne particulièrement les épilogues sanglants, nous gave, jour après jour, de détails morbides : un sale perv qui épie son voisinage et écoute aux portes s’étonne du silence qui règne dans l’appartement de sa voisine du dessus, laquelle est pourtant supposée fêter son anniversaire. Ni une, ni deux, il se dit, le loser invétéré : c’est trop calme, faut que j’aille mettre un peu le bordel, faut que je fasse du bruit, faut que je la fasse chier. Qu’est-ce que je serais con de louper cette occasion ! C’est, résume la salope en noir à Bolloré, « la rencontre de deux solitudes », qui se conclut par une boum (Je reste dans le vocabulaire eighties pour pas le dépayser…). Passionnant, non ?

Non, « c’est pathétique », déclare, straight into the caméra, en parlant desdits voisins, le catho de bar à putes qui anime l’émission, la petite grimace du morveux raté qui regarde autrui de haut en prime. Et, là, c’était l’épiphanie ! Bien sûr : il s’adresse directement à moi, que je me suis dit. Ouais, ouais, ça peut être que ça. Vous connaissez ces moments-là, non ? Vous en avez tous vécu au moins un : un broadcaster s’adresse à toute la France et au-delà, mais ce qu’il dit et ce qu’il décrit est si proche de votre propre vécu que vous le prenez pour vous, et pour vous seul(e). En l’occurrence, il y avait de quoi. C’est irrationnel, je sais, mais… si c’était vrai ?

Il se trouve que j’habite dans un immeuble qui compte lui aussi ses pervs, ses vieux débris, ses chiens renifleurs, ses putains d’empafés infoutus de foutre la paix aux gens, bref ses losers. Je vous ai déjà raconté l’histoire de l’ancienne poufiasse du dessous, qui, jour après jour et nuit après nuit, même en son absence, m’avait, pendant deux ans, intoxiqué intentionnellement et en quantité industrielle avec ses perturbateurs endocriniens malodorants, au point qu’il m’était arrivé d’installer mon transat dans le couloir pour y dormir, tant mon appart, qu’il m’était devenu impossible d’aérer, puait la mort, à laquelle j’ai d’ailleurs échappé malgré un violent choc anaphylactique durant l’été 2015. Il y avait aussi la surprise, l’an dernier, de découvrir que mon compteur d’électricité, et le mien seul, avait été vandalisé le jour précis de mon anniversaire. Ou encore cette putain de concierge, qui, outre qu’elle correspond à merveille à l’image de sa profession, ce dont ne pouvait évidemment se douter le bénéfice du doute qu’à cet égard je lui avais initialement consenti, me cite comme suspect auprès de la police chaque fois qu’il se passe un truc pas net dans ce foutu immeuble : l’été dernier, par exemple, les portes d’une bonne vingtaine d’appartements ont été fracturées. Un travail de romanichels, ça, m’a pourtant assuré l’agent venu constater les dégâts. Son attitude est curieuse, étant donné que je partage avec le fils aîné de ladite commère l’amour de la mauvaise herbe. Ça devrait créer des liens, ça, non ? Surtout vis-à-vis de quelqu’un dont on contribue à payer le salaire et qui vous sort à brûle-pourpoint : « vous êtes la base de mon problème, Monsieur Baele ». Je vais t’en donner, du problème, si tu continues, poufiasse !

S’ajoute à ça, désormais, le grand retour de l’alcoolo de l’appartement du dessus, à qui, contrairement à l’héroïne de l’invité du bourrin royaliste de Bourganeuf, on ne peut décidément pas reprocher son calme, puisqu’il balance avec fracas, nuit et jour mais surtout nuit, toutes sortes d’objets sur le sol, transbahute d’un bout à l’autre de la pièce des meubles lourds sur le carrelage en prenant bien soin de ne pas les soulever, fait silence quelques minutes, puis remet ça en sens inverse… C’est un bon gars, m’avait dit l’agent de quartier la première fois que je lui en avais parlé, avant d’ajouter que leurs parents respectifs avaient vécu dans la même rue. Dans ces conditions…

Récemment, Onfray rappelait sa réaction face à un jeune énergumène qui, dans le train, avait mis ses pieds sur la banquette d’en face : il est nécessaire, parfois, de rappeler à qui de droit les rudiments de la vie en société dans une société totalement affranchie d’égard pour autrui. Je l’ai déjà écrit : à la notion de politesse qu’il invoquait à cette occasion, je préfère celle de respect, mais l’objectif est identique : faire en sorte que la société, voire la vie tout court, soit vivable, et, en particulier, dans mon cas, qu’il n’y ait pas constamment une odeur agressive de produit chimique ou un tapage nocturne de maniaque pour me rappeler que, comme un Russe moyen en Union soviétique naguère, je ne suis jamais vraiment chez moi, moi qui écoute invariablement mes émissions, mon porno et ma musique avec mes putains d’écouteurs !

Le voisin dont question a, hors insulte et métaphore, l’âge mental d’un gosse de cinq ans et la retenue qui l’accompagne, c’est-à-dire qu’il se comporte comme un singe nerveux incapable d’aligner deux phrases cohérentes. Comme l’héroïne susévoquée et son voisin à elle, nous partageons en effet une certaine solitude. Je mets à profit la mienne pour ouvrir mes horizons, lui la sienne pour me les fermer. Chacun ses préférences, chacun sa tournure d’esprit.

Peut-être ai-je déjà cité Wordsworth ici : « poetry is the spontaneous overflow of powerful feelings : it takes its origin from emotion recollected in tranquility ». Elle sursaute involontairement chaque fois que ce voisin de merde fait crisser avec délectation l’un de ses meubles sur son foutu carrelage, ma tranquillité à moi ! Certes, de nombreux habitants de HLM parisiennes doivent avoir beaucoup plus que ça à endurer, mais l’inversion de la charge du respect – qui n’est pas une charge d’ailleurs, mais devrait être spontané pour quiconque n’a pas été élevé parmi les rats –, cette inversion est la même : est intolérant, de nos jours, qui s’oppose au je-m’en-foutisme et aux nuisances d’autrui, et non qui crée ces dernières et fait chier son monde… Après tout, « c’est un bon gars », non ?…

Bref, impossible de ne pas, l’ombre d’une seconde – et pas plus, parce qu’il faut quand même pas charrier : y aura pas de boum en ce qui me concerne ! –, m’identifier au récit exposé chez le vieux réac de septante ans, soit grosso modo l’âge du chieur demeuré qui me sert de voisin…

Pas plus, du moins le pensais-je. En effet, sitôt que j’eus rejoint mon lit et annoncé à Morphée ma disponibilité temporaire, après avoir ensemencé le cul d’Alec, ce que bizarrement l’enfoiré du dessus s’était empressé quasi simultanément de faire lui aussi, Alec en moins (Souvent, je l’entends me suivre aux chiottes également, et, à force, l’hypothèse de la coïncidence n’est plus permise : le scato l’attire comme un aimant.), je me vis propulsé dans la peau de l’agent de la GeStaPo en noir (Faut écouter certains de ses invités vous raconter comment il s’est procuré ses renseignements à leur propos : c’est édifiant, Monsieur Bolloré !)…

Je marchais avec Crespo-Mara sur un boulevard parisien qui m’était inconnu. Elle me tenait le bras. Tout à coup, un violent coup de pied dans le dos m’a propulsé par terre. J’ai juste entendu : « sale fils de pute, retourne en enfer ! », et « viens, Crespo, on va te faire ta fête, ça fera longtemps que t’auras pas joui comme ça ! », puis le black-out…

Ce que j’ai fait quand je me suis réveillé ? Je vous le raconterai une prochaine fois, peut-être…

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