Archives mensuelles : mars 2018

Wiederholung…

Monsieur,

Vice-président du CRIF, vous vous êtes vu confier par le premier ministre français une mission destinée à examiner les possibilités de censurer les discours réputés haineux et/ou racistes sur Internet.

 

Vous n’avez pu que prendre acte de la déclaration faite le 27 mars par le président du CRIF, votre collègue Kalifat, qui excluait du champ républicain le parti La France Insoumise (LFI). Le 28 mars, malgré les débordements occasionnés par la milice fascisante LDJ lors du rassemblement en mémoire de Madame Mireille Knoll, Kalifat a récidivé en réitérant son « constat […] que tant à l’extrême-gauche qu’à l’extrême-droite, il y a une grande concentration d’antisémites », sans étayer celui-ci de la moindre manière.

Il va de soi que cette déclaration vous oblige ès qualité de vice-président du CRIF. Elle pourrait donc trahir un biais de votre part dans le cadre de la mission qui vous a été confiée.

C’est pourquoi, Monsieur, les questions suivantes s’imposent :

  • Comptez-vous vous mettre en congé de vos fonctions au sein du CRIF pendant la durée de ladite mission ?
  • Partagez-vous la position de Francis Kalifat eu égard à LFI ?
  • Dénoncez-vous les agissements haineux de la LDJ, revendiqués par écrit sur plusieurs réseaux sociaux ?
  • Assimilez-vous toute critique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme ?
  • Assimilez-vous tout soutien aux populations résidant dans les « territoires occupés» (résolution 242 de l’ONU) de Cisjordanie ou dans l’enclave militarisée de Gaza à un soutien au terrorisme ?
  • Proposerez-vous de censurer en France l’une et l’autre ?
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iolpme…

Ne dites plus ministère : dites « service public fédéral ». Ne dites plus assujetti à l’ORBEm : dites « client » d’Actiris. Ne dites plus département Contrôle et Mise à la rue : dites « service de la disponibilité ». Voilà… Ne vous sentez-vous pas mieux déjà ?

En attendant mon interrogatoire par les services du goulag de l’Emploi, j’ai décidé de publier ma nouvelle lettre de démotivation type. Enjoy

***

Madame, Monsieur,

Je suis chômeur de longue durée.

J’ai quelques idées très précises de la contribution que j’aimerais apporter à la société, et de l’épanouissement personnel que j’en escompte en retour, toutes fondées sur mes modestes compétences et mes atypiques ambitions.

L’emploi que vous proposez n’en fait absolument pas partie. Aucun emploi n’en fait partie, en vérité.

Mais que voulez-vous ? La Kommandantur dit aux gens comme nous qu’il leur faut envoyer une bonne quinzaine de CV par mois, et que la notion d’emploi convenable s’effiloche au fil du temps. L’occupation professionnelle de Sisyphe était peu enviable. La nôtre, par la force des choses, l’est moins encore. Et, dans la durée, son absurdité et son inutilité totale n’en sont que plus éclatantes.

J’ai de nombreuses passions : l’art, l’écriture, la philosophie, la politique. Et un amour : l’anarchie ! Mon amour, voyez-vous, me fait rejeter toute autorité frelatée. On me dit que s’y soumettre, c’est être adulte. J’affirme le contraire ! Rendons-nous à l’évidence : ces passions, cet amour, ne trouveraient pas davantage à s’exprimer dans le cadre de votre entreprise que chez McDonald’s ou au sein d’une quelconque bureaucratie. Et aucun camp de rééducation à l’emploi, aucune formation à la superficialité du sourire feint, n’y changera quoi que ce soit. C’est structurel : croyez-vous que les ados du Salo de Pasolini finirent par apprécier le goût de la merde à force d’être contraints de l’ingurgiter ?

Productivistes, nos sociétés l’étaient déjà. Elles sont devenues technocratiques en prime. Et c’est d’un chiant ! Il suffit de lire une seule des offres que publient des entreprises comme la vôtre pour être dégoûté pour la journée. Le Ministère des travaux forcés de l’URSS n’en eût renié aucune, ni sur la forme ni sur le fond piteux.

Je sais, je sais, je ne devrais pas dire ça. Je devrais, honteux, baisser la tête de manière déférentielle, me conformer au statut de serf en puissance que les putes des fraudeurs fiscaux qui rédigent les lois ont imaginé pour tenter de nous soumettre, mes semblables sous-citoyens et moi, tandis que plus de 2 billions d’euros ont déjà été consacrés par la Banque mafieuse européenne à un « quantitative easing » opaque. Mais comment respecter un système inique et néo-féodal qui n’a d’égard que pour la rentabilité et l’abrutissement ?

Gardez-vous bien sûr de considérer ces remarques comme une offense personnelle à votre égard. En effet, je ne vous connais pas personnellement, et ne saurais donc nourrir de griefs à votre encontre.

En vérité, je n’attends rien de vous. Vous faites simplement partie de mon quota mensuel imposé. Sans même avoir à le lire, vous pouvez donc classer verticalement le CV trilingue que vous trouverez en annexe. Si vous êtes tête brûlée, vous pourriez au contraire être tenté(e) de m’embaucher malgré tout, pour la forme, puis de me confiner à quelque placard, histoire de me faire taire enfin, de m’empêcher de penser contre l’architecte cynique et saoul qui a imaginé pareille société invivable, toujours plus fièrement dickensienne, toujours plus porteuse d’interdits, toujours plus bourgeoisement médiocre, et toujours moins soucieuse d’autrui. Je me ferais alors un devoir de borner mon activité contrainte non pas au minimum syndical, puisque même la hiérarchie de cette hydre-là a été retournée, mais au minimum tout court, l’insubordination comme étendard, jusqu’à ce que je mette la main sur le revolver salvateur qui me permettrait enfin, sans bavure et sans douleur, de m’affranchir de votre espèce fossilisée. Puisque tel est l’horizon que vous imposez aux esprits libres, et pour tout dire, aux esprits éclairés ! Celui qui vous écrit n’est pas homme à s’immoler, à se jeter pieds et poings liés dans le grand bleu, à se pendre ou à s’empoisonner. Il n’a pas ce courage masochiste. Vous n’êtes pas dignes de son sacrifice. Mais il mérite le bonheur, quelle qu’en soit la forme !

Alternativement toutefois, vous pourriez aussi, si votre involontaire tribut à la présente démonstration par l’absurde ainsi qu’au maintien de l’aumône mensuelle qui me permet de survivre vous incite à dénoncer le détestable privilégié, l’innommable profiteur, que je suis, adresser tout courrier de délation à : Actiris, à l’attention de Monsieur Grégor Chapelle, Directeur général, Rue royale, 145, à 1000 Bruxelles. Ses stipendiaires vous en seraient reconnaissants, qui mandateraient séance tenante les bleus képis fascistoïdes, les hermines poussiéreuses et les blouses blanches attardées nécessaires pour me gaver d’opiacés et encamisoler mes mots.

Les idiots ! Ils ne savent pas que le mal est fait…

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

 

Yannick Baele

Non-demandeur d’emploi

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Flash info : Pétel carbonisé…

« Cher(e) collègue,

Je ne suis coupable de rien mais j’ai commis une erreur de communication en tentant de dédramatiser la situation pour calmer les choses et défendre l’image de notre faculté, à laquelle je suis si attaché. Les désordres engendrés par la campagne de calomnies dirigée contre moi doivent cesser afin que la faculté reprenne son activité normale. A cette fin, j’ai décidé de quitter mes fonctions de doyen. Cette décision prend effet ce samedi 24 mars à 0 heure. Je remercie très vivement tous ceux qui m’ont entouré lors de ces pénibles journées. »

***

Gugusse,

Le recteur t’avait demandé de rédiger une lettre de démission à titre préventif, dont il déterminerait, en fonction de la tournure que prendraient les événements, s’il était ou non opportun de lui réserver bonne suite. Ce samedi matin, dans Midi Libre, tu semblais encore caresser quelque espoir que tel n’était pas le cas.

Jésus n’était coupable de rien, Gugusse. Toi, tu es coupable de bien plus que d’une « erreur de communication ». C’est une faute éthique, en effet, qui souillera à jamais le compte rendu de ton passage sur Terre. A supposer même que tu n’aies pas été celui qui a permis aux fachos encagoulés de pénétrer dans l’auditoire, comme l’affirment pourtant plusieurs témoins, tu n’as pas manifesté l’once de déontologie professionnelle, de sens civique, et de décence qui eût requis une condamnation ferme et sans équivoque de pareils actes, dignes d’une république bananière. Pire : ton propos ambigu, qui pouvait s’interpréter comme un soutien auxdits fachos, était de nature à laisser accroire que les agressés étaient en réalité les agresseurs !

Nous ne doutons pas de ta franche collaboration à l’enquête chargée d’identifier celui (ceux) de tes collègues qui ont ainsi fait allégeance, au moins tacite, au parti de Steve Bannon, et de déterminer comment celui(ceux)-ci se sont procuré un pistolet taser.

Bonne nuit, Pétel ! Ouste, la chienlit !

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S.S. et S.A. à la fac de Montpellier : une certaine idée du droit…

https://www.politis.fr/articles/2018/03/a-montpellier-des-etudiants-protestent-suite-a-une-attaque-fasciste-38571/

Interrogé plus précisément sur les hommes cagoulés, sur leur identité, et sur la possible présence de professeurs parmi eux, Pétel oppose:

« Parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit, c’est possible, les gens de la fac de droit défendaient leur fac. »

Voici le témoignage d’Octave, recueilli par CheckNews, qui assure que le doyen de la faculté a ouvert la porte.

« Un peu avant minuit tout le monde est sorti de l’amphi, parce qu’on a vu des personnes tout de noir vêtues et [le doyen] Pétel, ils sont entrés par une porte [de l’amphithéâtre] qui était fermée. C’est le doyen qui a ouvert la porte. Je l’ai vu de mes propres yeux. Ils sont entrés dans l’amphi, ont frappé les étudiants, moi j’ai pris deux coups à la tête, un dans le ventre, j’ai des marques aux visages et le nez qui saigne. Ils avaient des matraques en palettes en bois. Pétel a ouvert une porte aux hommes en noir, les a laissé faire. La sécurité incendie n’a rien fait, elle les a laissé faire. Les hommes en noir étaient une dizaine, cagoulés. Des étudiants en droit ont reconnu [parmi eux] des professeurs de la faculté. Un professeur en droit civil et un professeur d’histoire du droit. »

https://liberation.checknews.fr/question/51951/le-doyen-de-la-fac-de-droit-de-montpellier-a-t-il-fait-rentrer-des-militants-cagoules-pour-tabasser-les-bloqueurs

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la dernière blague en date des enculés de « l’emploi »…

 

Télé-Loisirs : « est-ce que la célébrité t’a apporté le bonheur ? »

E. Naulleau: « non, la célébrité, c’est pas fait pour apporter le bonheur. La célébrité, c’est fait pour apporter l’argent, et quand on a l’argent, on a l’indépendance, c’est-à-dire qu’on peut repousser les casse-couilles, alors que quand on est pauvre, on ne peut pas repousser les casse-couilles. Les casse-couilles envahissent votre vie : on ne fait pas ce qu’on veut. On est obligé d’accepter des choses qu’on ne devrait pas accepter si on avait les moyens de les refuser.»

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La notion même d’emploi est répugnante !

Elle induit l’objectivation de celui ou celle qui est employé(e). On nous parle d’activation des chômeurs. Mais quelle est cette activation qui nous dicte de nous laisser employer ? Et qu’est-ce qui détermine qui emploie ? L’empathie ? Le talent ? Le mérite ? L’intégrité ? « The truth is you’ve been a slave, Neo »…

L’emploi est l’antithèse de la contribution. Contribuer, c’est faire mouvement vers. C’est un élan positif universel. Employer, c’est trier, se saisir de, puis contraindre. L’emploi est fondamentalement un viol. Et l’Etat nous ordonne par sa loi d’y participer activement. La contrainte est donc double.

Il n’est point de libre arbitre dans l’emploi, pas même de libre examen. Sa fonction est de les réduire à néant. Car toute subversion en émane. Et au nom de quoi autoriserait-on à subvertir la société parfaite, ou en tout cas son horizon chimérique, celui du plein emploi retrouvé ? De l’emploi total, de l’emploi totalitaire… à cinq cent euros par mois !

A la génération précédente au moins, celle qui a bien profité de tout et qui, repue désormais, autosatisfaite comme jamais, nous proscrit la même extase, un semblant de libre arbitre avait été concédé : même si l’emploi statique était la norme pour beaucoup, il lui était possible de trier elle aussi; elle pouvait dire : non, vous et votre entreprise de merde ne me convenez pas. Elle avait l’embarras du choix, un choix restreint de par sa nature, mais un choix quand même. Aujourd’hui, l’on détermine pour vous ce qui est réputé convenable, tout en mettant des bâtons législatifs dans les roues de quiconque ambitionne de mettre sur pied des modèles contributifs.

Totalitaire ? Le mot ne serait-il pas ici galvaudé ? Réfléchissez-y un instant : comment qualifier un système qui, nouvelles technologies aidant et conjointement à des pouvoirs publics privatisés qui s’immiscent toujours plus loin dans la seconde, abolit segment par segment la frontière entre vie professionnelle et vie privée, généralisant la contrainte, un système dont vos proches ou présumés tels sont les agents inconditionnels, qui veillent sans répit à huiler ses rouages en vous rappelant que vous n’êtes rien, donc que vous n’avez droit à rien, si vous êtes sans emploi ?

Comble de l’ironie : l’emploi, se faire employer, serait à présent un privilège. Mais faut-il s’en étonner dès lors que la notion est intrinsèquement fondée sur la vassalisation ? Le privilège est double lui aussi : d’une part, il est inscrit dans le code même de l’emploi puisqu’il subdivise la citoyenneté en deux catégories, ceux qui ont le privilège de contraindre, et ceux qui, contraints, n’ont d’autre choix pour survivre que de se plier à ce privilège; d’autre part, donc, au sein de ce second groupe, il singularise celles et ceux qui ont la chance de subir cette contrainte, les dissociant de ceux et celles qui n’ont même pas ça

L’emploi est une notion moyenâgeuse. Et la perversion consiste à vouloir nous faire adorer le nouveau Moyen-Age, dont des boursouflures à la Trump et à la Macron, loin d’être atypiques, représentent la quintessence. Rien, dans cette optique, toutefois, ne distingue la nouvelle féodalité capitaliste de celle qui s’affirme par le socialisme autoritaire. Toutes deux sont bien sûr également réactionnaires.

J’ai une confession à vous faire : je n’aime pas le Moyen-Age. Peut-être eussé-je à l’égard de cette époque qui compta aussi ses esprits éclairés fait preuve d’une plus grande clémence si entre-temps autre chose n’avait été essayé, si l’on ne nous avait rebattu les oreilles avec ces curieux concepts d’égalité et de droits de l’homme, logiquement si honnis par les temps qui régressent. N’eussent-ils jamais été que des rêves, nous n’en pourrions faire table rase sans faire table rase de nous-mêmes. Et si, en dépit de notre force vitale perpétuellement réaffirmée au grand dam des suzerains d’opérette, nous venait cette dernière idée, ce serait précisément parce qu’après tout le reste, c’est de nos rêves que l’on s’obstinerait à nous priver.

De nos rêves, de notre contribution à leur avènement, et de la parole nécessaire pour les exprimer. Or, cette parole déjà, lorsqu’elle émane d’un objet, est sacrilège !

http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-exclus-du-chomage-commune-par-commune-carte-interactive-57218d4035702a22d6d3a5b5

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Voilà donc ce à quoi ils veulent me soumettre…

M’inviterait-on à prendre part à « The Apprentice » ? Quelque triumvirat franc-maçonnique chercherait-il à me coopter ? Pire : serais-je invité à me présenter prochainement devant quelque comité de soviet ? Nenni (que je sache) : c’est la grande bringue d’Actiris qui me somme de comparaître devant son tribunal de fortune !

Que me vaut cet honneur, Votre Altesse ? Un one-on-one ne devrait-il logiquement précéder cette orgie ? Vous m’envoyez un rappel (en gras dans le texte) au premier entretien auquel je n’avais pu me rendre en raison d’une croisière dont je vous avais livré le sommaire. Mais me voilà confronté ex abrupto à une multiplication des pains. Que faire ? – Prenez cela à la blague, manant, « glandez » effrontément, et c’est l’asphalte qui vous attend : pas de quartier pour les non-encartés !

Qui bon chien veut tuer, la raige li met seure… Non, ce n’est pas du wallon, pas plus que le grand nigaud n’a la rage. Il a été trop bien élevé pour ça, Maman penchée sur son destin d’étudiant à Harvard, que le parvenu imbu de sa personne « ne se prive jamais de mentionner », et sur celui de young leader à plus long terme. Elle lui a même cédé son imposante maison de maître, c’est dire…

Il n’a pas la rage, et il ne faut pas le tuer. Car, comme pour Assad ou Poutine, celui ou celle qui prendrait sa place serait sans doute pire ! Lisez donc ce De Wolf par exemple, libéral de son état : « alors que la majorité s’apprête à voter les yeux fermés un budget régional incapable de couvrir le défi de qualifications et de connaissances linguistiques de base des chômeurs, alors que des pans entiers de la stratégie 2025 restent à quai à défaut de marges disponibles, nous sommes stupéfaits d’apprendre que la Direction générale d’Actiris se verrait bien dotée d’une salle de réunion au prix d’une coquette maison de ville ». Faire le jeu de tels individus reviendrait à faire entrer le loup dans la bergerie. Or, les moutons en ont plus qu’assez de se faire tondre ! La plupart n’aspirent qu’à brouter…

Qu’il y ait beaucoup à redire des procédures kafkaïennes que les pedzouilles de la Chambre, les pieds dans la gadoue de leurs turpitudes inavouées (Hein, Mayeur ?), imposent aux seuls sous-citoyens, je serais le dernier à le nier. Que le management harvardesque ait, au moyen de grandes foires aux bestiaux à emploi qui peuvent se muer en de grotesques speed-datings, décidé de tout miser sur la gestion des masses au détriment d’une approche personnalisée prétendument infinançable, au loup ne déplaise, le « glandeur » médaillé que je suis ne peut bien sûr que le regretter : le speed, très peu pour moi; mon truc, c’est la beu ! Mais sachons raison garder : il faut savoir choisir son camp… n’est-ce pas ? Tant il est vrai que le froid de canard auquel sont promis(es) celles et ceux qui ont échoué leur parcours d’obstacles est tellement plus supportable lorsqu’il est socialiste

Je me souviens encore de la courte conversation que j’avais eue dans les bureaux de mon syndicat avec un jeune dont les parents, immigrés, étaient devenus chômeurs. La politique dite d’activation des déchets humains venait d’avoir été votée. Il soutenait que ses parents, peu éduqués et peu lettrés, se verraient aussitôt exclus du bénéfice de leur allocation. Allons, lui dis-je, ce n’est quand même pas la mer à boire. Un petit effort ! Des années d’efforts (et de camouflets) plus tard, j’ai un tout autre avis sur la question.

On ne vous oblige pas à trouver un emploi, juste à en chercher un, m’a affirmé lors du dernier entretien d’évaluation unilatérale le précurseur d’Actiris-Pôle Emploi. Cherche, Kiki, cherche… Et rapporte ! Mais, au bout de plusieurs années, Kiki, il montre les dents. Parce qu’il a la vague impression que, dans un climat de chômage structurel à dessein entretenu, c’est lui qu’on aurait tendance à prendre pour un chien. Et « le chevalier blanc du PS » devrait se souvenir que même à Harvard, les étudiants évaluent leurs profs…

Quoi qu’il en soit, me voilà donc convoqué à une espèce de défense de thèse dont la conclusion déterminera la nature de ma survie en ce très bas monde : aurai-je le privilège de nanti de pouvoir continuer d’assurer mes besoins fondamentaux, ou devrai-je chercher de l’emploi le ventre creux ? Pour en décider, un panel – pardon, « un collège » – d’évaluation appelé par conséquent à se pencher sur la culpabilité de Joseph K., à qui il ne restera plus, dans le pire des cas, qu’à exprimer « le désespoir de l’homme devant l’absurdité de l’existence ». Tel était du moins l’objectif de la magouille…

Sans doute ses auteurs trépignent-ils à l’idée que leurs sept prochaines années soient à l’image des sept années infernales que je viens de vivre. Je les leur souhaite bien volontiers !

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Rectificatif du 26 mars 2018 : c’est à tort que, me basant sur des sources erronées, j’avais affirmé dans la mouture initiale de cet article que le « collège d’évaluation » devant lequel j’étais supposé me présenter se composait, « comme au tribunal du Travail, d’un président, d’un patron et d’un syndicaliste ». En effet, telle est la composition de l’instance de recours (interne à Actiris) contre toute décision dudit collège que déciderait de contester le chômeur, le collège lui-même se composant de trois « évaluateurs » d’Actiris.

Honneur à qui honneur est dû, donc : Mister Chaud-Devant a bel et bien mis en place une nouvelle procédure de contrôle des chômeurs bruxellois qui, d’une part, semble atténuer le risque d’une décision arbitraire prise par un seul « évaluateur » lors du second entretien (si tant est que le principe de la note de minorité parvienne à s’imposer entre collègues), et, d’autre part, incorpore au Pôle Emploi bruxellois une réplique de tribunal du Travail à laquelle peuvent recourir gratuitement les sans-le-sou, l’aide juridique aux chômeurs n’étant en toute logique, quant à elle, que partiellement gratuite…

Affirmer, comme je l’avais fait initialement, qu’en cette matière, le tribunal du Travail se trouve ainsi vidé de sa substance et qu’il est donc peu probable qu’il statue différemment de cette instance de recours si une chômeuse (ou un chômeur) décidait d’épuiser toutes les possibilités juridiques qui s’offrent à elle (lui) ne relevait pas de l’erreur, en revanche.

Enfin, si aménagée de friandises soit-elle, la procédure de contrôle des chômeurs dans le cadre d’un marché de l’emploi déficitaire ne perd rien de sa futile mesquinerie. Mais cela, à supposer qu’il le veuille, Monsieur Chapelle pour l’heure n’y peut pas grand-chose…

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Les juifs sont apprivoisés…

Ils savent qu’ils ne sont pas chez eux, qu’ils ne seront jamais des Desouche. Et ils en ont pris leur parti. Leur attitude est saine et louable. C’est ce qui les distingue des musulmans…

Les musulmans, eux, revendiquent. Ils ne cessent de revendiquer. Et peu importe si les concessions qu’ils obtiennent d’une gauche qui s’est fourvoyée dans le multiculturalisme par intérêt électoraliste altèrent chaque jour davantage notre espace culturel, celui que nous ont légué les Lumières, ils s’obstinent. Pas les juifs. Les juifs savent qu’ils ne sont qu’invités. Ils restent à leur place ou s’adaptent, et c’est très bien ainsi. C’est à cela qu’on les reconnaît.

Il y a plusieurs années, j’ai pris part à une conférence-débat dans les locaux de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique. J’y avais rencontré un ancien camarade de classe devenu actif chez ATTAC. Les lieux dégageaient une odeur très particulière. Il ne s’y était d’ailleurs pas trompé. A peine entré, il déclara : « on est chez les juifs ici », le tout ponctué d’un rire sarcastique. Bien vu, l’ami. Ou plutôt, bien senti ! Les juifs, ils restent entre eux. Ils polissent leurs diamants rouge-sang, et on leur fout la paix. Donc, forcément, ils finissent par imprégner leurs lieux de vie des effluves qui leur sont si caractéristiques. Il n’est pas raciste que de souligner cette évidence. Au demeurant, il en va de même pour les blancs catholiques : osez m’affirmer que la sueur des noirs a la même odeur que celle des blancs… Non, elle est plus épicée, elle provoque des haut-le-cœur. C’est biologique, au même titre que le nourriture asiatique fait dégueuler un occidental dont les papilles n’y ont pas été habituées.

Les juifs assument leurs choix : portent-ils la kippa dans un lieu public et se font-ils agresser, ils n’iront pas se plaindre. Fondamentalement, ils sauraient qu’ils n’auraient à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Cette conscience de soi est, en quelque sorte, inscrite dans leurs gènes. Elle est le fruit de décennies et de siècles d’acclimatation.

Naguère, en effet, il convenait de leur barrer la route vers les emplois de la fonction publique. De nos jours, ils y renoncent spontanément : en connaissez-vous un seul, de juif orthodoxe, qui veuille aujourd’hui travailler derrière un guichet, à Anvers par exemple ? La question, bien sûr, est rhétorique.

Fondamentalement, le juif, c’est docile. Pas le musulman. Le musulman, on lui dirait de monter dans un train à bestiaux vers une destination inconnue, il demanderait d’abord si c’est gratuit, puis si le train est pourvu de cloisons qui séparent les hommes des femmes, et enfin si le wagon-bar propose du thé à la menthe. Et il y a quelques mois encore, il aurait poussé des cris d’orfraie à l’arrivée en se rendant compte que le terminus n’était pas Rakka…

Mais on me dit que des musulmans se seraient glissés dans la salle… Et quelques projecteurs aussi !

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Forget about Citizens United and the Clinton foundation : « a monthly budget of $1.25 million » is enough to tip a U.S. election.

Or is there something we should know ?…

Megyn Kelly: But it was not Americans. It was Russians. And it was hundreds of people, a monthly budget of 2.5 billion dollars [!], all designed to attack the United States in a cyber warfare campaign. You are up for re-election right now. Should the Russians be concerned that you had no idea this was going on in your own home country, in your own hometown?

http://en.kremlin.ru/events/president/news/57027

http://foreignpolicy.com/2018/02/16/this-is-what-1-25-million-dollars-a-month-bought-the-russians/

45:12 : that’s definitely my favorite question !

And here’s the one I would have asked…

50:27 : Mr. Prez, we Smurfs tend to picture you as a Gargamel of sorts. But you and I know it’s much more complicated than that, don’t we ? In fact, there are a lot of competing factions inside and around the Kremlin, and it’s not always easy to control each one, is it ? Igor Strelkov could tell you as much. It’s just like in the US : you’ve got your own deep state, and someone or some Falange within that deep state might undertake some covert action the Russian government wouldn’t bare any direct responsibility for that would nonetheless put it in trouble. You just confessed you can’t control every single individual working in your administration. Can you nonetheless manage to keep your most extremist factions on a tight leash ? Supposing you don’t amend the Russian Constitution during your fourth term, said term will be your last. Isn’t all this diplomatic fuss, which some openly refer to as a new cold war, putting those factions at an advantage in the battle for your succession ? Would you want these factions to take the upper hand ? Can you prevent it ?

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It either is, or it isn’t… What will it be ?

It is now clear that the Members of Parliament were intoxicated with a powerful nerve agent during last week’s session. This is part of a group of nerve agents known as farts. Based on the positive identification of this chemical agent by world-leading experts at the Defence, Science and Technology laboratory at Porton Down, our knowledge that Boris has previously produced this nerve agent in this very House, and would still be able of doing so, Boris’s record of conducting targeted intoxications, and our assessment that Boris views some European Brexit-negotiators as legitimate targets, the Government has concluded that it is highly likely that Boris Johnson was responsible for last week’s fart.

BOTTOM LINE : You don’t accuse, let alone sanction, someone, let alone a country, based on circumstantial evidence.

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