Archives mensuelles : avril 2018

Le petit morveux dont les petits-bourgeois s’indignent qu’on ne le nommât point ‘Monsieur le Président’ a encore lâché un glaire…

« Paradoxalement, ce qui me rend optimiste,

C’est que l’histoire que nous vivons en Europe redevient tragique.

L’Europe ne sera plus protégée comme elle l’a été depuis la fin de la [deuxième] guerre mondiale.

Ce vieux continent de petits-bourgeois

se sentant à l’abri dans le confort matériel

entre dans une nouvelle aventure où le tragique s’invite. »

http://www.lefigaro.fr/politique/2018/04/27/01002-20180427ARTFIG00311-emmanuel-macron-l-europe8230-ce-vieux-continent-de-petits-bourgeois.php

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Q&A style ft. DJ-L.M.

cf. : youtube.com/watch?v=xBVfZ5k_Alo#t=1h33m48s

Ma Méluche, en quête de trip,

S’est acheté d’la mescaline

Elle l’a mise dans son cabas

Et, en commission des lois,

S’en pourléchant les babines,

A fait voler en éclats

L’ordre ancien et ses diktats

Au perchoir, dégingandée,

La rusé-e vétérane,

Comm-e la jeun-e première

Qu’elle n’avait jamais été,

Se fit toute printanière,

Prit une allure de Gitane,

Incarnant un bref instant

Tim Leary-le-chenapan

Passé LaREM-iniscence

De toutes ses années perdues

A flirter avec l’austère

A proclamer sa vertu

Elle invita l’assistance

A s’sortir la tête du cul,

A renoncer à l’enfer,

Artificiel au bas mot,

A chérir la Providence

Plutôt que d’montrer ses crocs

Partagez, mes sœurs, mes frères,

Hosanna, printemps, printemps !

De la mesca pour le peuple

Et nous irons de l’avant !

Diable, diantre, foutrebleu !

S’exclama l’vieil avatar

C’est puissant, ça, nom de djeu,

Goûtez-moi donc ce nectar

J’vois des trucs, j’percole, j’lévite

J’en crois pas mon intellect

J’me sens plus, je jouis, j’palpite

S’en faut de peu pour que je pète

Faut qu’j’en parle à la sorcière,

A moins qu’elle connaisse déjà,

Qu’elle déniaise l’gentil Corbière

Les gens, z’en reviendrez pas…

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Douma, une illustration collatérale ?

« L’ONU, ça ne fonctionne plus. C’est dépassé. »

Christophe Barbier, poirier

***

Il est certaines représailles qui valent mise en garde…

comme il est des réactions dont l’écho peut être antérieur aux actions.

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Esprit des lois, es-tu là ?…

« Les habitants de Paris sont d’une curiosité qui va jusqu’à l’extravagance. Lorsque j’arrivai, je fus regardé comme si j’avais été envoyé du ciel : vieillards, hommes, femmes, enfants, tous voulaient me voir. Si je sortais, tout le monde se mettait aux fenêtres ; si j’étais aux Tuileries, je voyais aussitôt un cercle se former autour de moi ; les femmes mêmes faisaient un arc-en-ciel nuancé de mille couleurs, qui m’entourait. Si j’étais aux spectacles, je voyais aussitôt cent lorgnettes dressées contre ma figure : enfin jamais homme n’a tant été vu que moi. Je souriais quelquefois d’entendre des gens qui n’étaient presque jamais sortis de leur chambre, qui disaient entre eux : Il faut avouer qu’il a l’air bien persan. Chose admirable ! Je trouvais de mes portraits partout ; je me voyais multiplié dans toutes les boutiques, sur toutes les cheminées, tant on craignait de ne m’avoir pas assez vu.

Tant d’honneurs ne laissent pas d’être à la charge : je ne me croyais pas un homme si curieux et si rare ; et quoique j’aie très bonne opinion de moi, je ne me serais jamais imaginé que je dusse troubler le repos d’une grande ville où je n’étais point connu. Cela me fit résoudre à quitter l’habit persan, et à en endosser un à l’européenne, pour voir s’il resterait encore dans ma physionomie quelque chose d’admirable. Cet essai me fit connaître ce que je valais réellement. Libre de tous les ornements étrangers, je me vis apprécié au plus juste. J’eus sujet de me plaindre de mon tailleur, qui m’avait fait perdre en un instant l’attention et l’estime publique ; car j’entrai tout à coup dans un néant affreux. Je demeurais quelquefois une heure dans une compagnie sans qu’on m’eût regardé, et qu’on m’eût mis en occasion d’ouvrir la bouche ; mais, si quelqu’un par hasard apprenait à la compagnie que j’étais Persan, j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : « Ah ! Ah ! monsieur est Persan ? C’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? » » (lettre 30, 1721)

ARTICLE 35

Version en vigueur du 5 octobre 1958 au 25 juillet 2008

« La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. »

Version en vigueur au 25 juillet 2008

« La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.

Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. […] »

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Nouvelle résolution française au Conseil de Sécurité de l’ONU : la ficelle est trop évidente !

Dès lundi devrait, nous apprend l’AFP, être débattue par cette instance une nouvelle proposition de résolution présentée conjointement par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne dans le cadre de la lutte contre le recours aux armes chimiques par des Etats belligérants.

Une nouvelle fois, sa formulation est telle qu’elle aboutira nécessairement à l’utilisation par la Russie de son veto pour en empêcher l’adoption. En effet, le texte fait, semble-t-il, explicitement référence à l’événement de Douma comme une cause entendue, alors que n’existe bien sûr aucun consensus international sur la question, la mission d’enquête n’ayant débuté qu’hier, après les frappes occidentales, et qu’aucune preuve n’a été produite par les trois coalisés de circonstance pour valider leurs assertions : compiler ces dernières dans un rapport officiel comme autant de déclarations de foi ne suffit pas…

Compte tenu de la prévisibilité de ce veto russe, qui, bien entendu, sera utilisé une fois encore par les chancelleries occidentales pour pointer du doigt l’absence de bonne volonté présumée et le prétendu entêtement de Moscou, une prévisibilité renforcée par le fait qu’adopter ladite proposition de résolution n’équivaudrait pas uniquement pour la Russie à souscrire à l’interprétation occidentale, mais aussi à valider a posteriori les représailles de la nuit dernière, illégales au regard du droit international, celui-là même dont le Conseil de Sécurité de l’ONU est supposé garant, se pose à la France (et à ses alliés) la question suivante :

Monsieur Macron, l’objectif que vous avez avancé comme justification de la riposte militaire française d’hier en Syrie, à savoir empêcher tout recours à des armes chimiques par un quelconque Etat-membre, notamment en réprimant de manière dissuasive celui ou ceux qui franchirai(en)t ce que, dans la foulée du président Obama, vous aviez qualifié de ligne rouge, serait-il, en définitive, secondaire par rapport à vos jeux politiciens avec la Russie ? Pourquoi avez-vous, avec vos alliés, intégré sciemment à ce texte des éléments qui rendront impossible tout consensus autour de cette problématique, torpillant ainsi vos propres ambitions affichées  ?…

***

Cette question ne sera posée par aucun journaliste occidental de la presse mainstream

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For God’s sake, dissiper l’épais brouillard syrien !

Trois options :

  • malgré la timidité des réactions occidentales antérieures et l’annonce récente par Trump du retrait prochain des troupes US de Syrie, des rebelles fondamentalistes (aidés en cela par quelque agence de renseignement ?) ont mis en scène à Douma un (faux) attentat chimique destiné à faire intervenir directement l’Empire et ainsi à inverser in extremis un rapport de forces qui leur est devenu quasiment fatal ;
  • un service de renseignement occidental a obtenu des informations qui indiquaient que le régime syrien ne s’était pas entièrement acquitté de ses obligations quant à la destruction de son arsenal chimique, sous la supervision supposée de Moscou, et il fallait au gouvernement dont il dépend un prétexte pour finir le travail ;
  • le cynisme d’Assad et de Poutine est tel que, rassurés par l’annonce de Trump et convaincus de ce que toute ligne rouge occidentale n’était que pure chimère, ils ont décidé de narguer leurs adversaires de la plus ignoble des manières en leur montrant qu’ils faisaient exactement ce qu’ils voulaient en Syrie.

Y en aurait-il d’autres ?

Vu les précédents, l’hypothèse d’un gradé syrien qui aurait dévié de sa feuille de route, concevable naguère, l’est-elle encore cette fois ?

Cet attentat à l’arme chimique a-t-il eu lieu, ou n’était-ce qu’un film ?

Les démêlés de Trump avec la justice de son pays ont-ils joué le moindre rôle ? S’agissait-il (aussi) de lui permettre de divertir l’opinion états-unienne à un moment crucial de l’enquête Mueller par une opposition frontale à Poutine, pour la galerie ?

Dans ce cas, les événements supposés de Douma ont-ils été orchestrés de concert ? Ou, au moins, en connaissance de cause de part et d’autre ? A minima, les réactions auxdits événements ?

Le crash d’un avion militaire algérien pourrait-il en avoir été une réplique ? Convenait-il d’effacer certaines traces ?

Endiguer l’influence du Hezbollah en Syrie pouvait-il être la raison inavouée d’une intervention états-unienne ? Un éventuel stock résiduel d’armes chimiques aurait-il pu tomber dans des mains libanaises ?

Ouest et Est seraient-ils enfin convenus en théorie, après l’éradication proclamée de l’Etat islamique, qu’il était temps d’en finir avec un Assad très encombrant pour beaucoup de monde, lequel ne pourrait raisonnablement espérer incarner un quelconque statu quo ante ?

Dans l’affirmative, la théâtralisation de représailles occidentales était-elle destinée à entamer un processus qui lui permettrait de sauver la face et, au bout du compte, de s’exiler ? Ou l’Ouest continue-t-il simplement, par une nouvelle partie de poker menteur, de mettre la pression sur Poutine afin d’obtenir cette prise de conscience ? Est-il encore envisageable d’obtenir la sortie de scène d’Assad à présent qu’il a quasiment reconquis l’essentiel de son territoire ? Les occidentaux l’envisagent-ils encore ?

Les frappes aériennes minimalistes qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche correspondaient-elles aux ambitions initiales des alliés de fortune, ou n’étaient-elles, après réévaluation de leur opportunité, que symboliquement destinées à répondre aux positions matamoresques exprimées durant la semaine par divers pieds nickelés ? Changeront-elles quoi que ce soit au rapport de forces ? Etait-ce leur but ?

Dans une perspective moins minimaliste, serait-il imaginable de laisser, nonobstant toute disposition constitutionnelle (française) qui l’autoriserait, une poignée d’individus (sinon un seul) décider, sans l’aval formel de leurs parlements respectifs, l’enclanchement des hostilités ?

Un dirigeant syrien alternatif, sorte de deus ex machina ou de lapin inédit sorti du chapeau, qui conviendrait à toutes les parties, serait donc issu du sérail sans y être trop lié, et pourrait faire valoir à la fois sa compétence et son souci de ménager et de garantir la cohabitation pacifique de l’ensemble des communautés religieuses syriennes, notamment les minorités, aurait-il été trouvé ? Un tel personnage existe-t-il ?

La réunion tripartite entre la Russie, l’Iran et la Turquie, légèrement antérieure à l’attentat présumé, avait-elle notamment pour but d’y contribuer d’une quelconque manière ?

La précipitation de Macron à déclarer qu’il détient des preuves de la culpabilité du régime de Damas, son empressement à s’aligner derrière Trump comme Blair l’avait fait derrière Bush, serait-il motivé avant tout par la perspective de nouveaux marchés dans ce pays ravagé ?

Quels sont les enjeux de la reconstruction du pays pour des entreprises comme le groupe Bouygues, où Macron s’est exprimé cette semaine ?

Quel est, de la part d’un homme qui n’a eu de cesse d’affirmer ces derniers mois qu’en matière de politique étrangère il estimait idiot de jouer cartes sur table et d’afficher ses intentions, le sens de la fanfare trumpienne autour de l’annonce de représailles ?

Une surveillance par satellites continue de l’ensemble du territoire syrien durant la semaine écoulée a-t-elle pu être réalisée afin de localiser, le cas échéant, des transports de matériel sensible ? Ou les frappes de la nuit dernière ont-elles visé des arsenaux conventionnels ?

Un quelconque dérapage ultérieur sur le terrain des opérations syriennes est-il possible ? Le monde courrait-il vraiment le risque d’un nouvel embrasement général dans lequel Douma serait à 2018 ce que Sarajevo fut à 1914 ? Les spécialistes avisés de la Russie qui mettent en garde contre une escalade impromptue entre puissances nucléaires voient-ils juste ou se fourvoient-ils ?

Une nouvelle guerre froide a-t-elle vraiment lieu, et pourrait-elle se muer en guerre effective ? Ou ce qui se déroule sous nos yeux n’est-il, au contraire, qu’un leurre, le fruit spectaculaire d’une intense coopération entre grandes puissances  – au moins tacite – dont seuls les spectateurs seraient les dupes ?

***

Le journalisme peut-il se contenter de poser des questions ou doit-il se limiter aux faits, fussent-ils tronqués ? Ces questions ressortissent-elles à la face cachée du métier, ou les poser dans l’absolu relève-t-il de l’intérêt public ?

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April’s fool – extended !

It all started in 1990 with the Gayssot act, which penalizes any narrative contradicting the official account of the Holocaust (*). For the first time, history was no longer a subject of debate and controversy : the entire French nation was told what to believe, and non-believers or skeptics who dared voice their doubts publicly would soon expose themselves to prosecution.

9/11 was the next marker : any Frenchman publicly contradicting the US government’s version of the events leading up to the massacre based on its inconsistencies (the Third-Tower mystery, for instance) and its unlikeliness (intact foreign passports left in the vicinity of Ground Zero like Easter eggs for the FBI to find) was swiftly portrayed as mentally unstable and unworthy of attention.

But it was probably the Charlie-Hebdo tragedy and the ensuing events that allowed all those within the French political and media establishment who were eager to once and for all curtail free speech in a way that would serve their interests to deploy their full-pravda dominance. Indeed, under the guise of fighting apology for terrorism, the powers that be designated, among others, philosophy teachers who had the nerve to examine said events critically by looking at the big picture as fair game to their hierarchy, and even to the judicial system.

This proclivity towards censorship symbolically culminated during the latest French presidential election, when a fringe candidate was accused by the mainstream media of being a conspiracy theorist… merely for quoting press snippets from the past which were no longer in line with the current state of mind of the so-called elites.

All while feeding a new McCarthyism that is a conspiracy theory in and of itself, the oh so enlightened new French aristocracy, boosted by the 2016 glitch in the matrix overseas, is now totally unhinged in its attempt to suppress any dissent : French subsidized daily Le Monde, for instance, has become so arrogant it now assesses the credibility of its alternative competitors, and a new law should soon allow Versailles to resort to interlocutory proceedings to instantly muzzle any whistleblower labeled a bearer of “fake news”.

In the country of Descartes, methodical doubt has become a heresy. In the country of the Enlightenment, obscurantism is praised again : seeking the truth is suspicious, thinking critically nearly criminal. In the country of secularism, you’d better be a good believer

***

Assad is a monster. Anyone who would still doubt that by now wouldn’t be in his right mind. The butcher of Damas might indeed be the instigator of last Saturday’s alleged events in Douma (also known as the lower house). But that’s not the topic of this article…

What we are required to believe is. It was a month ago

Based on the positive identification of this chemical agent […], our knowledge that Russia has previously produced this agent and would still be capable of doing so, […] the Government has concluded that it is highly likely that Russia was responsible for the act against Sergei and Julia Skripal.

Theresa May, March 12, 2018

It hasn’t changed…

The British Cabinet met recently and they concluded that the Assad regime has a track record of the use of chemical weapons and that it is highly likely the regime is responsible for Saturday’s attack.

Karen Pierce, British ambassador to the UN, April 13, 2018

So, we shouldn’t enquire about the date of production of the unverified images which briefly dominated this week’s news cycle. We should question neither their source, nor the plausibility of the claim. The development of private armies without congressional oversight shouldn’t alert us. The quickness with which some people reacted shouldn’t surprise us either. For such a solid claim to be derived exclusively from circumstantial evidence is itself circumstantial. The past twenty years – hell, history as a whole ! – have demonstrated our leaders never lie. Therefore, we shouldn’t demand to see the evidence they claim they possess. We should just trust them. For we should not question the existence of God. Should we, we would be conspiracy theorists, would we not ?…

« Face à ceux qui veulent créer la confusion, allant jusqu’à accuser les populations syriennes de s’être gazées elles-mêmes, face à ceux qui suggèrent un complot, […] nous devons revenir à des faits simples. »

François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU, 13 avril 2018

Tenebras vincere populace…

_________________

(*) Said act pertains to crimes against Humanity in general, but at the time only the Jewish ethnocide perpetrated by the nazis was concerned.

The Gayssot bill was adopted in 1990, not in 1976, as initially stated. The correction was made on April 16, 2016.

The same day, the tweet grossly minimizing the importance of the Holocaust dated April 15 was added for illustration purposes only.

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Interlude (en attendant les bombes ?)

On croirait entendre le gouvernement, p’tit branleur : le petit peuple n’aurait pas compris, il faudrait être plus pédagogue…

Mais on a parfaitement compris que la mission que tu t’es assignée est de récuser tout postulat qui, indirectement, ferait de Marx un homme : on ne touche pas à l’idole. Pure est sa raison. Aucune psyché ne saurait l’avoir encombrée. Elle est tellement pure qu’elle est vouée à s’appliquer pour les siècles des siècles : en quoi, en effet, l’ordinateur quantique serait-il de nature à transformer l’exercice du travail abstrait ? On (ne) se le demande (pas)…

Par extension, infaillible est aussi la raison de ses apôtres. Et si l’un de ceux-ci se représente en faucon rouge, c’est par pur hasard, et non parce que l’y pousse un affect qui le fait s’identifier à un oiseau de proie majestueux qui surplombe avec arrogance son niais auditoire : son emblème pourrait tout aussi aisément être un rouge doryphore…

Ô, puits de science (Je te crache littéralement à la gueule, là… Regarde comme ça dégouline, morveux ! T’aimes ça, hein ! Lèche ! Sérieusement : note la différence de ton à ce moment de la vidéo, cet air indigné, le soudain surgissement d’un mot péjoratif : c’est ça, un affect, Robert…), ô puits de science, donc, sans dénier le caractère malfaisant des affects que la raison ne tempère, t’est-il jamais arrivé de te dire que l’affect peut être aussi l’antidote à la pensée unique ? Que le désir peut ne pas se satisfaire du mercantilisme dans lequel tu l’enserres ? Et qu’est vouée à péricliter toute structure sociale qui lui intimerait de s’effacer devant l’infaillibilité du dogme, scientiste, communiste ou autre ? Non pas uniquement à cause du désir, mais aussi parce que la raison n’est pas univoque… et parce que la raison raisonnante qui se veut politique ne connaît pas la poésie !

« Qu’est-ce que le Bouddha ? » demande le moine à son maître zen. « Une spatule à merde ! » répond le maître.

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Bientôt, le Te Deum du Roi de France…

http://www.elysee.fr/declarations/article/transcription-du-discours-du-president-de-la-republique-devant-les-eveques-de-france/

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« On peut traverser la vie sans même soupçonner leur existence »…

Some years ago, I made some observations on nitrous oxide intoxication, and reported them in print. One conclusion was forced upon my mind at that time, and my impression of its truth has ever since remained unshaken. It is that our normal waking consciousness, rational consciousness as we call it, is but one special type of consciousness, whilst all about it, parted from it by the filmiest of screens, there lie potential forms of consciousness entirely different. We may go through life without suspecting their existence; but apply the requisite stimulus, and at a touch they are there in all their completeness, definite types of mentality which probably somewhere have their field of application. No account of the universe in its totality can be final which leaves these other forms of consciousness quite disregarded. How to regard them is the question, for they are so discontinuous with ordinary consciousness.

William James, « The Varieties of Religious Experience » (1902)

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