Archives mensuelles : août 2018

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Your sushi is mine !

« Cette dénonciation est, pour nous, une mise en garde grave, sérieuse, inquiète contre l’enfermement des esprits dans l’idée que les citoyens sont radicalement séparés, et identifiés, par leur prétendue appartenance à un genre particulier de l’humanité, la couleur de leur peau, leur ascendance singulière ou autre chose encore. Or, cette manière de voir masque le fond du grave problème des discriminations ignobles, de l’inégalité vécue, des chaînes de l’oppression mentale : le système d’exploitation des classes, pour le dire clairement.

D’abord et avant tout, cette façon de regarder l’humanité est littéralement odieuse, puisqu’elle englue chacun dans une identité qui le dépasse. Que ce soit par choix ou par soumission, elle le range d’office dans une catégorie qui le précède, dans une communauté dont il est nécessairement solidaire puisque, disons-le, il lui appartient. Que ce soit pour son malheur ou sa fierté, ou les deux, d’ailleurs. Que ce soit par effet de miroir parce que le racisme des autres les rencogne dans une catégorie fermée, également. Cela ne change rien au fondement erroné de ce regard sur l’humanité. Car ce regard attribue à l’individu, par soumission ou par réaction, une essence précédant son existence, comme on dit, c’est à dire une définition fondamentale, centrale, antérieure à sa personnalité. Et que l’on ne vienne pas dire que c’est la brutalité des uns qui justifie le divorce des autres. Nul n’est jamais condamné à la bêtise d’autrui. »

https://leonardvincent.net/2018/08/15/un-pour-tous/

« Si quelqu’un qui n’est pas dans la majuscule vient, qu’a-t-il le droit de faire ? En l’occurrence, ce cuisinier, qui était essentiellement mauvais, […] a fait un sushi malencontreux avec vraiment du poisson pourri et du riz euh… limite, et ce que retiennent des étudiants [censuré] on est sur un campus [états-unien], ce que [chacune d’eux retient] de ça, c’est : « cet homme ne m’a pas respecté(e), […] il m’a a nié(e) parce que je suis le sushi aussi, parce que je suis tous les éléments de ce qui est prétendument ma majuscule, donc je suis ce sushi. [Or, si] tu ne fais pas correctement ce sushi, ce n’est pas [parce que] tu es mauvais; c’est [parce que], déjà, tu n’es pas japonais – ce qui suppose que tout japonais sait faire des sushis – et, en plus, ça veut dire que tu es en train d’exprimer [de] nouveau ton racisme : ton impensé raciste est dans ce sushi. » »

Tania de Montaigne

Vivement la saison 2… avec notamment les interviews professionnelles mais décontractées de Léonard (ainsi que ses poèmes mis en oralité) et le cynisme salvateur d’Alexis !

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This is a warning, fuckers ! With Italy on this !

« M. Salvini plaid[e] pour [une exclusion des] fonds pour la sécurité du Pacte de stabilité et de croissance européen. « Les investissements qui sauvent des vie, des emplois et le droit à la santé ne doivent pas faire l’objet des calculs rigides et des règles imposées par l’Europe », avait-il déclaré.

Son collègue Luigi di Maio, vice Premier ministre et chef de file du Mouvement 5 Etoiles (populiste), lui avait fait écho en affirmant que « l’Europe peut dire ce qu’elle veut mais nous ne demandons pas, nous exigeons sur ce point ». »

http://www.lalibre.be/actu/international/genes-la-reponse-cinglante-de-l-ue-au-gouvernement-italien-5b7570cd55324d3f13fafae0

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The DNC took its pick…

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De l’apôtre Matthieu

Petit et de frêle composition, il adoptait toujours un ton mesuré qui faisait croire qu’il avait trouvé l’équilibre intérieur. C’était un personnage sans relief; il aurait pu être petit fonctionnaire dans une administration. D’ailleurs, il l’était, d’une certaine manière. S’il avait été musicien, il aurait probablement choisi un créneau entre la pop sirupeuse et le shoegazing. Non pas tant parce que ce dernier genre, dans lequel de remarquables artistes, pour la plupart britanniques, ont excellé, correspondait à son tempérament – je doute même qu’il en eût jamais entendu parler –, mais parce qu’entre deux accès de ferveur religieuse infantile, son âme déférente faisait penser à celle d’un moine quiétiste dont l’humilité apparente l’amenait à river son regard au sol : Dieu est immense, et je suis tout petit.

La musique, toutefois, ne semblait pas être sa tasse de thé. Rien en tout cas ne laissait paraître le contraire. Ni la fiction au sens strict d’ailleurs, qu’elle soit littéraire, picturale ou cinématographique : jamais la moindre référence artistique ne venait entacher ses prêches numériques. Non, sa fiction était autre…

Il avait un adorable petit minois, mais rien de sexuel ne se dégageait de sa personne. Il était dans la seconde moitié de sa vingtaine et pourtant se targuait d’apprendre à mourir. C’est logique : il venait de se marier. C’est dans la cafète de son lieu de travail qu’il aurait, susurrent de mauvaises langues, fait à sa chère et tendre sa demande. C’était là, raillent-elles, l’étendue de son imagination.

Quoi qu’il en soit, Dieu en était toujours l’inspirateur proclamé, Dieu et Whitehead, son messie, tel qu’il l’avait lu en tout cas. Quel Dieu ? Il affirmait sans relâche que ce n’était pas celui, omnipotent et prophétique, auquel d’aucuns vouent inlassablement leur hystérie : le sien était, disait-il, ignorant du futur, et dépendant, en quelque sorte, d’un agencement évolutif dans lequel chaque pièce, humaine ou autre, vivante ou non, était appelée à œuvrer par panenthéisme, sans coercition aucune – prière de le croire – à une alchimie de l’harmonie globale. Pour autant, la vision de Matthieu ne se revendiquait pas spinozienne.

Plusieurs indices vinrent néanmoins troubler celle-ci, qui finit enveloppée d’une épaisse brume. A commencer par cette citation hautement problématique du grand Alfred, mise en exergue de l’une de ses vidéos : « dans la mesure où nous nous fions à l’objectivité des intuitions religieuses, il nous faut également poser que les doctrines métaphysiques sont fondées ». Sous ses airs tautologiques, la proposition est des plus perverses : quelles doctrines, que diable !?

A l’occasion d’une interview, Matthieu confia son regret que contrairement à la droite, qui, elle au moins, investit le champ du religieux et du divin, la gauche l’avait délaissé. Or, il fallait à cette dernière, à son estime, pour assurer son salut, renouer avec ce divin refoulé. Pourquoi ? Parce que… Parce que, comme l’a reproché à Dawkins dans un tweet vengeur celui qui soutenait avoir voté pour Bernie Sanders, lequel avait pourtant en 2016, poussé dans ses retranchements, admis sans ambages qu’il ne « se sentait pas religieux »,  « les matérialistes scientifiques comme vous emplissent de leur ego l’espace dévolu à Dieu ». A dessein, Matthieu entretenait donc une confusion malsaine mais prototypique quant à la nature du religieux auquel il se référait, et laissait entendre qu’il préférait la compagnie de faux dévots à celle d’athées véritables, qui seuls ne seraient guidés que par le narcissisme et l’intérêt.

Conséquemment, il importait, selon lui, comme il l’expliquait en défense dudit Whitehead, sa référence (tronquée ?) en toute chose, de « penser de manière complémentaire, ou intégrale, afin d’éviter les oppositions ainsi qu’une synthèse facile, et d’appréhender plutôt la complexité, la difficulté, afin d’arriver à une hypothèse ouverte, [sachant que] les hypothèses métaphysiques sont distinctes des hypothèses scientifiques au sens où il est impossible de les tester en laboratoire : on peut déterminer si elles sont adéquates à sa propre expérience, mais pas les valider ». De manière complémentaire ? S’il réhabilitait le magique, Matthieu, au contraire, ne cachait pas son aversion pour le malfaisant doute méthodique cartésien. Eviter les oppositions ? Mais cela ne reviendrait-il pas à mettre sur le même pied fait et spéculation, faisant le jeu ultime de cette dernière ? La complexité ? Celle d’une injonction diffuse ? Une hypothèse ouverte ? Aussi ouverte que la puérile mise au pas de Dawkins ? S’ajoute à toutes ces objections le fait que la religion de Matthieu, un ex-anarchiste autoproclamé, s’accompagnait sous sa plume d’une affirmation dont le flou rendait la portée incalculable : « l’être humain ne s’appartient pas »…

Matthieu se vivait comme un diplomate, c’est-à-dire comme quelqu’un qui cherche à persuader plutôt qu’à imposer. Mais, fuyant toute contradiction véritable, il vivait en vase clos, n’abreuvant de ses paroles contradictoires et peu pensées que des aréopages fortunés reclus dans des manoirs réservés à la jetset et pareillement adeptes d’une logorrhée confuse toute de déité imbue, appréciant jusqu’à la nausée toute forme de flatterie et rejetant toute critique, même la plus argumentée : « comme c’est bien, Matt », « formidable travail, Matt », « continue comme ça, Matt », « que tu es profond, Matt ». Et les like de ces like de se répandre sur la toile : en effet, ces éloges faciles recevaient tous de l’intéressé un sceau approbateur auquel toute considération égotique était bien sûr étrangère. Gare, en revanche, aux commentaires qui, épinglant dans ses prêches des contradictions manifestes, invitaient à entamer un débat honnête : leurs auteurs étaient forcément mus par de fort peu pieuses arrière-pensées…

En ce qui me concerne, j’étais tombé sur son blog par hasard, il y a quelques années, en feuilletant le livre d’images de Google. Son aspect, qui mêlait philosophie et ésotérisme, attira un jour mon attention, et sa lecture m’amena à m’intéresser à plusieurs sujets auxquels je ne m’étais pas frotté jusqu’alors, et à découvrir par la même occasion des auteurs qui m’étaient peu familiers. M’informant à leur propos, je veillai toujours à formuler des commentaires qui soulignaient à la fois mon intérêt pour les sujets abordés et ma volonté d’échanger autour de ce qui m’apparaissait comme des failles dans le raisonnement du jeune théiste, toujours avec l’objectif de trouver un terrain d’entente qui nous permettrait à tous deux de nous élever.

Tandis que certains commentaires triviaux semblaient retenir son attention, fort peu des miens reçurent une réponse, mais je n’en pris pas ombrage : qu’il privilégiât l’inconsistant relevait de sa pleine liberté. Je ne me décourageai pas pour autant. Au fil du temps, je découvris que Matthieu avait un grand nombre de tabous, l’origine ethnocidaire de son pays par exemple. Puis, lorsqu’il se mit enfin à répondre à certaines de mes interpellations, je constatai que, si indéniables fussent ses erreurs, il lui était impossible de concéder qu’il pût s’être factuellement trompé, et ce même lorsque je mettais en avant, quant à moi, certaines de mes approximations passées. Quant à sa faculté d’autodérision, elle était inexistante. Était-ce une coïncidence ? Toujours est-il que, dans un milieu très empreint de culture indienne, voilà deux caractéristiques qu’il partageait avec certaines sectes qui se veulent élitistes au point de se croire infaillibles, ou en tout cas de considérer qu’elles ne doivent aucun compte au menu fretin. De ces sectes, bien sûr, l’Inde n’a pas le monopole…

Non dénuée d’interférences extérieures, notre communication devint cependant plus riche. En tout cas, c’était mon impression. Il me fallut déchanter lorsque le diplomate en herbe, adversaire de la force et chantre de la persuasion, censura sans raison l’un de mes commentaires sans même oser l’admettre. Il me fit comprendre dans la foulée que ma présence sur son forum était au mieux étrange, au pire importune. Hypocrite, faible et méprisable, il eut pour ce faire recours à un tiers. Sans doute eût-il fallu que je comprisse que, bien que publics, son blog et sa chaîne étaient en fait implicitement réservés aux autres habitués de sa pratique de groupthink, et que ses efforts de persuasion, nuls et non avenus, se limitaient en réalité à ceux qui sont d’accord avec lui, lui dont l’ego tapi derrière une pensée alteracadémique de bazar selon laquelle « ignorance is bliss » me censurerait une seconde fois, poussant la perfidie jusqu’à me narguer sottement par messages subliminaux. Mais – tout diplomate vous le dira – sans doute le censuré est-il responsable de sa censure : n’est-ce pas à lui qu’il incombe logiquement de mettre en sourdine sa fierté et de persuader l’Autre de le laisser parler ? Être libre de s’exprimer de manière égalitaire n’est pas, voyez-vous, l’incontournable prémisse de la diplomatie, mais son objet initial…

Une déception de plus à mon compteur que ce Matthieu, en ce que, quoique modestement, j’avais investi de moi en lui, lui accordant, comme il convient, le bénéfice du doute quant à l’adéquation entre ce qu’il professait et ce qu’il faisait, quant à son honnêteté intellectuelle en somme. Un enfant, en définitive, mais sans l’allégresse, un enfant au sens le plus pathétique du terme lorsqu’il s’applique à un quasi-trentenaire choyé, surprotégé et frivole, qui brassait du vide et, bien qu’y échouant lamentablement, aspirait à mourir tandis que d’autres, dans l’Amérique des libertés, se mouraient littéralement loin de son regard panpsychique. Un fanatique en puissance, à la fois judgemental, sanctimonious et idiot, les trois allant de pair en règle générale. Et, de ce fait, un agent de la norme d’autant plus redoutable qu’il se présentait sous des atours adorables et progressistes…

Ce panpsychisme, c’est notamment lors de séances collectives d’ingestion de produits psychotropes de nature psychédélique que lui en est venue l’intuition. Mais il était peu dissert à ce sujet. Moi-même riche de plusieurs expériences lumineuses en la matière, tant communes que solitaires, je ne puis objectivement dénier la sensation sublime et à nulle autre pareille de Tout éthéré dans lequel, délestée de toute forme, de toute pesanteur comme de tout souci, la conscience flotte à cette occasion. Les processus physiques qui, en temps normal, filtrent les sensations pour nous rendre le monde intelligible et nous rendre aptes à agir sur lui s’évaporent l’espace d’un instant, nous permettant d’ouvrir « les portes de la perception », d’une autre perception, dont nous ne pouvons sinon avoir idée…

L’autre réalité, qui nous est d’ordinaire inaccessible et que nous découvrons alors fugacement – car c’est bien une réalité –, tend à rendre vaines toutes sortes de préoccupations et de névroses provoquées par le caractère ingrat de ce qu’il est convenu d’appeler la réalité. Et qui, entre le berceau et la tombe, ne fait pas au moins une fois l’expérience de cette réalité alternative ne saurait de manière exhaustive définir la nature de l’existence. C’est à l’ignorance d’une dimension révolutionnaire de l’être-au-monde que celui(celle)-là se condamne. Et, comme il va de soi que ce savoir se répercute a posteriori sur la conception que l’on se fait de la vie en commun, c’est-à-dire de la politique, quiconque ambitionne d’organiser la chose publique sans avoir connaissance de cette dimension essentielle est en fait handicapé : au mieux, il est comme le jeune enfant à qui, parce qu’il insiste, ses parents tentent vainement d’expliquer la sexualité; au pire, sa raison obtuse l’amène à négliger par principe certains phénomènes, auquel cas il est souvent tenté d’imposer ses choix à chacun. Or, interdire à des adultes d’explorer souverainement et sereinement leur conscience sous toutes ses facettes, qu’est-ce d’autre que la lettre première du projet totalitaire, qu’il soit archaïque ou transhumaniste ? Oui, les substances psychédéliques sont génératrices de salutaires métamorphoses de la psyché.

Pour autant, faire totalement abstraction de la réalité quotidienne, faire totalement fi de l’individualité, considérer que l’ego et le parcours personnel ne jouent aucun rôle dans l’interprétation individuelle ultérieure de ce type d’expériences, et ne prendre aucun recul par rapport à celles-ci et aux projections que l’on a pu y associer peuvent s’avérer de périlleuses tentations. Certes, il importait au système répressif de démontrer que certaines icônes des sixties qui étaient devenues par trop populaires étaient en fait déséquilibrées et dangereuses. Mais, en glorifiant par leurs actes mêmes la prise régulière de produits tels que le LSD, qui requièrent au contraire une certaine sagesse (plus de mille fois en une quinzaine d’années, dans le cas de Leary), ne l’étaient-elles pas ?

A cette compulsion-là, Matthieu semblait n’avoir pas succombé. Mais son TOC du divin, qui paraissait, sans nécessairement se confondre avec elles, s’accommoder de toutes sortes de « doctrines métaphysiques », jusqu’aux plus aliénantes, cherchait de facto à imposer une interprétation exclusive de l’expérience psychédélique fondée sur un vocabulaire équivoque. Or, ces doctrines perfides destinées à détourner du vrai et à enchaîner l’Humanité représentent l’exacte antithèse de ce que j’ai retenu, quant à moi, de mes pérégrinations occasionnelles dans des contrées que les enfants qualifient de magiques : la volupté dé-chaînée…

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Divine branlette…

The hotel groom just wanted to dissuade you from forgetting your shoes again, cause he’s got other things to do. It was a well-calculated move on his part. And I bet it produced the expected result. Who’s stupid now ?

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