Archives mensuelles : janvier 2019

Nationalité, droit (déduit) de manifester : la République, de déchéance en déchéance…

« Après qui marchez-vous, ô légion trompée ?

L’homme à qui vous avez prostitué l’épée,

Ce criminel flagrant,

Cet aventurier vil en qui vous semblez croire,

Sera [Macron] le Petit dans l’histoire,

Ou Cartouche le Grand.

 

Armée ! ainsi ton sabre a frappé par derrière

Le serment, le devoir, la loyauté guerrière,

Le droit aux vents jeté,

La révolution sur ce grand siècle empreinte,

Le progrès, l’avenir, la République sainte,

La sainte Liberté,

 

Pour qu’il puisse asservir ton pays que tu navres,

Pour qu’il puisse s’asseoir sur tous ces grands cadavres,

Lui, ce nain tout-puissant,

Qui préside l’orgie immonde et triomphale,

Qui cuve le massacre et dont la gorge exhale

L’affreux hoquet du sang ! »

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/loi-anticasseurs-ce-texte-ultra-liberticide-doit-etre-jete-integralement_3166075.html

https://www.lemonde.fr/archives/article/1981/11/21/la-fin-de-la-loi-anticasseurs_2727470_1819218.html

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Faire de l’anarchie le chaos, c’est donner raison à tous ceux qui, en vice de la même association, la répugnent !

1/ En fait, Wall Street est peuplé de vrais anars; tous les milliardaires sont des anars. D’ailleurs, d’une certaine manière, la plupart de ceux qui officient dans la Silicon Valley le revendiquent. Certes, lorsqu’il ne les bride timidement, le pouvoir des Etats renforce leurs aspirations. Que resterait-il sans lui de leur domination ? Les suiveurs à leur emploi soudainement s’en affranchiraient-ils ? L’anarchie devrait-elle les y contraindre ?

2/ Le besoin de survivre ? Pour les prolos, on change rien alors ?

3/ On croirait entendre Griveaux ou Castaner…

4/ Contre l’uniformité, mais égalité de tous devant le combat ? Uniformité par le combat physique ? Logique spartiate appliquée à l’individu ? Exit la sensibilité ? On change rien alors ?

5/ Aucune limite tothe extent of [one’s] power” ? Pleine latitude à l’association de likeminded individuals : une Ilse Koch libertaire ? C’est une vraie question, pas juste un point Godwin…

6/ C’est ce que doivent se dire certains papes, non ? Donc, on supprime le système hiérarchique, mais on glorifie l’Übermensch ?

7/ De nouveau, en quoi le polymorphisme est-il servi par le besoin de survivre et la nécessité, à cette fin, de la force physique ?

8/ Le naturalisme n’implique-t-il pas l’inégalité des forces et la disparition des plus faibles ?  L’anarchie par le déterminisme ? Naturalisme synonyme d’anarchie ?

9/ What happens if A is as resolute in kicking B’s ass as B is in helping flowers grow ?

10/ Anarchisme = Besoin de machisme ? Où est la démonstration de ce qui est avancé ?

11/ Vive les CRS qui se lâchent ? Vive un ministre qui s’affranchit des règles et les couvre ? Un pas de plus vers l’anarchie ? Ou est-il (argument imparable) impossible de déterminer si les individus concernés agiraient de la même manière s’ils n’étaient soumis à aucune tutelle ? Pire : est-ce la tutelle qui continue de s’exercer lors même qu’ils s’en affranchissent stricto sensu ? Pire encore : en quoi « tout mettre à sac » chez France Bleu (ou chez Charlie en 2011) ne pourrait-il hypothétiquement avoir été le fait d’agents provocateurs qui sont les pires ennemis de l’anarchie ? En quoi te distingues-tu de cette hypothèse, pov’ tache dont le « spontaneous development » a dû s’arrêter lorsqu’apparurent tes premiers boutons d’acné ?

12/ Mais, mon brave, tu crois que France Bleu Isère et l’église Saint-Jacques ne seront pas reconstruites ? Que le CAC40 tremble désormais ? Tu crois à l’égalité du rapport de forces physique entre l’Etat et quelques groupuscules d’individus ? Ou, en bon self-hating bourgeois, tu voulais juste te défouler comme les monstres d’Orange mécanique le firent sur un « faible » sous un pont ? …

The indivi-dual is both indivisible and dual. Just like society cannot ignore the individual, the individual cannot erase society : both need each other. Society needs individuals, not just clones, to move forward. Individuals need society to be able to live and create, not just survive. Any system foolishly seeking to obliterate one or the other would simply negate the basic dual evidence of nature : that we are distinct, yes, and that our being distinct needs to be preserved, but that, at the same time, we share invaluable common interests. We as individuals do not belong to anybody or anything but ourselves, yet we partake both in a common ether and a common endeavor : the survival of life ! Anarchy is complexity…

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/incendie-a-france-bleu-isere-l-acte-revendique-sur-un-site-anarcho-libertaire-1548840441

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Jaune bérézina ?

Ah, ils ont la queue qui frétille, les caniches de la box… Ils l’attendaient depuis des semaines, le grand schisme au sein des Gilets jaunes, et voilà qu’il semble s’offrir à eux. Sous la forme la plus exquise, qui plus est, c’est-à-dire la plus putassière

C’est-y pas formidable, en effet, de voir débarquer sur leurs plateaux quelques-uns de ces pseudo-leaders par leur main innocente sélectionnés, puis de les voir se vautrer, chacun(e) à sa manière mais avec résolution, sans même requérir les encouragements habituels de quelque présentateur de trash TV, dans les pires travers politiciens, elles (eux) qui avaient, ces Candide, sous la pression du nombre, juré leurs grands dieux que leurs intentions étaient aussi immaculées que ne l’est ladite main, loin des éclaboussures écarlates que de moins fortuné(e)s ont endurées à leur corps défendant ?

Dans une société obnubilée par la ruade dans les brancards, c’est-à-dire mue par l’égoïsme carriériste ou accumulateur, une société de selfies, de gloire bouffonne, au détriment de l’honneur, la société des ambitions puériles, pulsionnelles et capricieuses que veillent à pérenniser des techniques de marketing toujours plus fourbes, la société d’après moi le déluge, il était sans doute vain d’espérer que perdurent, sous les coups de boutoir de la préjunte et malgré la fausse empathie, peut-être plus retorse encore, qui, dans un second temps, s’y est superposée – coups puis baume, bad cop, good cop, « peintre en bâtiment et femme de ménage » niquées au passage – les professions de foi originelles de tous les nouveaux communiants. Mais la débauche à laquelle on assiste place très, très haut la barre du retournement de gilet…

Jusqu’à un certain âge, les enfants, c’est documenté, émulent leurs parents : ils scrutent les caractéristiques de l’adulte, et cherchent à les dupliquer, croyant ainsi s’inviter dans la société des grands. Il n’est pas encore question chez eux, à ce stade, de personnalité propre. En l’occurrence, les gilets jaunes retournés, à un stade plus avancé, s’efforcent, visiblement fascinés par les rebuts humains que concentre la politicaille, non d’imiter ceux-ci, mais – citius, altius, fortius – de singer leurs balayures : du hâbleur souverainiste qui se gausse d’être le dernier instrument de merchandising en date, la dernière poupée gonflable, que convoiteraient pas moins de trois partis, et qui, comme un pro délavé – déjà ! –, tient insupportablement en haleine un auditoire fébrile plus que jamais suspendu à ses lèvres quant à sa possible candidature aux européennes – « La question ne se pose pas… pour l’instant. » – et recycle les arguments de l’establishment (Le RIC ? Et la peine de mort, t’en fais quoi, fille ? Hein, ça, t’y avais pas pensé, hein…) à la petite courtisane frivole – « Je n’ai aucune conviction. » – qui, le regard malicieux comme celui d’une adolescente face à sa mère après sa première pipe, illustre son inconsistance par ce propos mémorable : sur les sujets clivants, « je ne me prononcerai pas : je fais de la politique [, moi] aussi. », les Gilets jaunes proprement dits, face à de tels talents, pour qui la méthode Assimil de la langue de bois n’a déjà plus de secrets, et la politique, à rebours de trois mois de fraternisation citoyenne, renvoie automatiquement à la politique politicienne, au spectacle sordide, aux petites phrases vaniteuses et aux boursouflures de l’ego qu’induisent les postures de starlettes en devenir, sont gâtés, décidément…

Pourquoi l’Europe, d’ailleurs ? Pourquoi ce parlement européen institutionnellement croupion à l’actualité rébarbative, à mille lieues sinon plus des préoccupations des GJ, et où le temps de parole des députés ordinaires se limite à une minute, une minute trente grand max ? C’était le premier train en partance, pardi ! S’il y avait eu des élections à l’ONU, c’eût été bon aussi… Il est des moments où il faut pouvoir penser à soi

C’est à juste titre qu’il est reproché au roquet de n’avoir pas eu un mot pour les victimes de sa répression sanglante. Mais patauger, guillerets, dans leur sang et en faire un tremplin personnel, voilà le summum de la dépravation ! Reconnaissants envers leurs « premiers de cordée » à eux, les pauvres manchots de Castaner, criant victoire, lèveront de soulagement les bras au ciel, et les éborgnés ne pourront voir que d’un bon œil le sens du sacrifice pour la cause des fieffé(e)s hypocrites qu’ils s’imaginaient leurs frères et sœurs de combat…

« Kumbaya, my Lord » : comme vient de l’affirmer l’une de ces dernières, « l’important, c’est que l’on aille tous dans la même direction » ! A moins que toutes ces petites branlettes sans lendemain, ces arrogants et méprisants détournements d’une cause commune, ma foi très indicatifs d’un certain style, d’un « nouveau monde » (le R.I.C., un référendum partidaire à vocation européenne, espèce d’enflure sans scrupules ?!), ces exercices d’hypnose à grande échelle, n’aient pour seul but que de miner la mobilisation… dans l’attente d’un grand flop électoral en juin prochain. Un complotiste finirait par se demander si ces gens-là ne sont pas des infiltrés de la DGSI

Cauchy-Levavasseur, La grande explication, LCI, 25 janvier 2019

L’illustration ci-dessus est sans rapport autre que fortuit avec l’article qui suit…

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Repères civilisationnels

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‘Exploit the French’ Business Summit 2019

« Vingt-six personnes détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité »

https://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3515444/2019/01/20/Vingt-six-personnes-detiennent-autant-d-argent-que-la-moitie-de-l-humanite.dhtml

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Excès sectaires, jaunâtres en apparence…

Asselineau qui, s’appuyant sur l’excommunication de la présidente du Brésil, appelle à destituer le petit marquis en raison de violations présumées de la Constitution, Nicolle qui, après avoir dévoilé un troublant prurit anti-judéo-maçonnique, persiste et signe… et des échos dans la rue, à l’image de ce retraité qui, l’autre jour, apostrophait un maire en lui opposant mot pour mot les arguments du premier, sans se soucier un seul instant des conditions ubuesques dans lesquelles eut lieu ladite excommunication, du bien-fondé ou non de l’analogie, et de ce qui fit office, au « pays de l’ordre et du progrès », de relève en deux temps : il doit être possible de soutenir les principales revendications des Gilets jaunes face à un pouvoir lui-même plus qu’excessif sans être traité de traître lorsque l’on met en avant les dérives individuelles, si anecdotiques puissent-elles paraître à ce stade, de certains des leurs (ou, en la circonstance, d’apparentés).

Il doit être possible de le faire en remettant à leur juste place, celle de par inter pares, qu’ils affirment eux-mêmes revendiquer, les grandes gueules du mouvement, désignation préférable, pour des raisons évidentes, à celle de figures emblématiques. Il doit être possible de le faire dès lors que les intéressés entraînent dans leur sillage quantité de citoyens et de cautions intellectuelles présumées, qui pourraient avoir à pâtir de leur proximité avec eux. Il doit être possible de le faire sans prêter le flanc aux amalgames manichéens de l’opposition à l’opposition populaire. Il doit précisément être possible de le faire sans manichéisme, c’est-à-dire en rappelant parallèlement que des dérives, ces individus sont loin d’avoir le monopole : la France rance (appuyée par les préfets) se ceint parfois aussi d’écharpes tricolores. Il doit être possible de le faire parce que, lui souhaitant la réussite, la perdurance d’ici là, et donc certainement pas l’accablement, l’on tient à ce mouvement autant que l’on conspue la caste, Temer et Bolsonaro, son extension locale, y compris. Il doit être possible de le faire par souci de justesse, de raison et de sagesse.

Et s’il n’est plus possible de le faire par ces motifs, si, pour être audible, le soutien doit être inconditionnel, il faudra en tirer les leçons…

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Traité d’Aix : « l’Europe qui protège »…

« Article 1er

Les deux États […] s’efforcent de mener à bien l’achèvement du Marché unique et s’emploient à bâtir une Union compétitive, reposant sur une base industrielle forte, qui serve de base à la prospérité, promouvant la convergence économique, fiscale et sociale ainsi que la durabilité dans toutes ses dimensions.

Article 13

(3) Les deux États demeurent attachés à la préservation de normes strictes dans les domaines du droit du travail, de la protection sociale, de la santé et de la sécurité, ainsi que de la protection de l’environnement. »

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/le-nouveau-traite-franco-allemand-qui-sera-signe-le-22-janvier-804036.html

(4) Les deux Etats s’efforceront de faire coïncider leurs normes de servage respectives.

« Berlin veut créer 100.000 mini-jobs à 80 centimes de l’heure pour les réfugiés, dont 11.600 pour le seul Land de Bade-Wurtemberg. […]

Mais en Allemagne, une telle mesure provoque la polémique : non seulement les réfugiés seront particulièrement mal payés, mais avec ce salaire, ils imposent une féroce concurrence au travailleurs allemand, et plus particulièrement aux chômeurs longue durée.

En effet, de tels mini-emplois existent déjà pour les chômeurs longue durée dans le pays, mais ils sont rémunérés 1,05 euro de l’heure, ce qui est déjà très peu. »

https://francais.rt.com/international/25402-lallemagne-cree-minijobs-80-centimes

… « autant qu’ils soient exclus, misérables… ET PRODUCTIFS ! »

« D’abord un vœu de vérité… Pour me décrire, je citerai Victor Hugo quand il écrivait : « je crois ce que je dis, je fais ce que je crois ». […] J’appelle […] à travailler sur le devenir des démocraties en Europe et à inviter à la mobilisation autour de ces élections pour barrer la route aux extrémistes de tous bords. Ce vœu de vérité, c’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue, d’humilité. »

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Colluuusion… Could it be that…

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/agression-d-un-manifestant-par-un-collaborateur-de-l-elysee/affaire-benalla-ce-qu-il-faut-retenir-des-nouvelles-auditions-au-senat_3147977.html

S’il est une vérité à se graver dans l’esprit, c’est la suivante : si les conditions sont réunies, il n’est strictement rien auquel le narcissisme de ces individus ne soit prêt…

Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument, dit l’adage. Mais il n’a besoin de corrompre que celles et ceux dont la maturité a fait en sorte qu’ils et elles développent au préalable une éthique ancrée dans des principes.

Le pouvoir, un certain pouvoir d’exécutant des désirs et caprices des nouveaux seigneurs de fait en tout cas, si étendu soit-il (et le fait de pouvoir seul déclarer une guerre, par exemple, démontre à quel point il l’est), n’a pas corrompu le petit chose qui squatte l’Elysée; celui-ci était, en ce sens, incorruptible.

J’ai déjà écrit par ailleurs qu’à mon sens, l’âge adulte se caractérisait par la faculté de se poser des limites dans sa relation aux autres, qui relèvent de la maîtrise de notre instinct de domination de ceux-ci. Exercer une forme de pouvoir hiérarchique met d’autant plus cette caractéristique à l’épreuve.

C’est dans cette perspective – son mépris desdites limites – que l’administration française actuelle, plus que toute autre, dévoile toute sa puérilité. De cette puérilité, l’affaire Benalla, à tiroirs, n’est que l’un des révélateurs. Les mensonges répétés, contre toute évidence (« Pour autant que ce soit martelé, plus c’est gros, mieux ça passe », aurait affirmé Goebbels…), d’un ministre de l’Intérieur, pièce centrale d’un casting décidément déplorable, son déni de droits fondamentaux, mais aussi l’intimidation de l’opposition avec les moyens de l’Etat, s’y ajoutent en une lancinante défiance à l’égard de toute maturité (politique).

Il faudrait certes des preuves permettant d’attester sans ambiguïté l’origine élyséenne des perquisitions de masse subies récemment par la France Insoumise, mais le spectacle navrant qui nous est donné à voir depuis deux mois – arrestations préventives par milliers, harcèlement de militants trop en vue – ne saurait nous faire écarter l’hypothèse, sachant que le parquet français est dépendant de l’Exécutif, d’un petit chose qui, ulcéré par la pique lui indirectement adressée en matinée par un matamore méditerranéen, aurait ordonné le soir, par revanche personnelle, une descente de police ultérieure dans les quartiers de ce dernier.

Or, quoi que l’on pense de celui qui a fait l’objet de ce camouflet, si une telle pratique était avérée, elle serait significative de ce qu’un pouvoir sans balises s’autoriserait à faire dans le cas de simples particuliers qui auraient l’outrecuidance de le critiquer trop pertinemment, c’est-à-dire se servir des institutions, si besoin au niveau international, pour organiser la traque administrative-policière-judiciaire-psychiatrique (biffer les éventuelles mentions inutiles) d’individus qui se contentent d’exercer leurs libertés fondamentales.

Durant sa campagne, le petit chose avait déclaré qu’ « il n’y a pas de culture française ». Si, en le situant sur le terrain politique, l’on détourne quelque peu ce propos de la signification qu’il lui a donnée, on ne peut que lui donner tort, non sans constater qu’il s’efforce, en effet, de la mettre à mal : il y a une culture qui a appris des répressions passées, une culture de compromis politique face à une fronde populaire, à laquelle même un Sarkozy, dont le petit chose fait de plus en plus siens les TOC physiques et langagiers, avait dû, lorsque poussé dans ses retranchements, dans une certaine mesure se soumettre en public, bref une culture politique de la limite à ne pas dépasser.

Se targuer insolemment de passer outre à cette limite n’est pas un signe de progrès, mais un indicateur de régression réactionnaire. La culture politique du pays, celle des dernières décennies, demeure à cet égard un rempart; l’indignation massive que suscite la gestion hyper-répressive du mouvement des Gilets jaunes en est un témoignage.

Certes, de tous temps, des Jean-Edern Hallier ont été crucifiés pour l’exemple parce qu’il titillaient un pouvoir susceptible, et des Nicolle ou des Drouet pourraient l’être demain. Mais le niveau de susceptibilité du petit chose, sa fâcheuse tendance à se confondre avec le pouvoir que confèrent les institutions sans en assumer les contraintes, et sa propension à les mettre au service tantôt de ses propres vendettas, tantôt de ses faveurs népotiques, atteignent désormais en pleine lumière des proportions inédites, sans qu’il ressente le moins du monde le besoin de s’en justifier. Nonobstant la légitimité que lui auraient conférée les urnes, c’est d’abord cela qui le rend aujourd’hui illégitime.

Le petit chose et nombre de ses suppôts sont acculturés, c’est vrai : on les imagine sans peine déployer leurs ardeurs, avec moins de retenue, de pondération et de pudeur encore, sous des latitudes où les cultures politiques locales leur laisseraient plus volontiers libre cours. Le projet qu’ils portent, en outre, n’est autre qu’un projet d’acculturation. Seuls obstacles sur leur route : les Français et tous ceux qu’ils inspirent, qui tous ont soif de culture…

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Labor(ieuse) Union…

J’ai entendu ce matin un commentateur affirmer que, selon lui, le fruit des conciliabules menés sous l’égide de la grande tartuferie nationale devrait faire l’objet, à terme, d’un débat entre syndicats et patronat français. Le patronat, n’en parlons même pas. Les syndicats, en vertu de quoi ? A l’exception de Sud Solidaires, qui s’est clairement inscrit dans le mouvement des GJ, dénonçant au passage la frilosité (de sous-marin ?) de ses homologues, aucun syndicat n’a appelé nationalement à s’y joindre. Les manifestants CGT, identifiés comme tels, qui s’y sont associés sur le tard l’ont fait à titre individuel, ou à l’appel de telle ou telle régionale.

Certes, ça fait des décennies que les syndicats les moins obséquieux à l’égard de la caste mènent diverses batailles, criant souvent dans le désert. Mais, hormis celle contre la loi El Khomri, ces contestations-là sont toujours sectorielles, sinon plus localisées encore, et elles portent invariablement, sauf cas de fermeture d’usine, sur des ronds de carottes, ce qui les rend inintelligibles aux non-initiés. Fossilisées au même titre que des institutions dont elles sont devenues des rouages, dépitées par la maigreur du butin social que leur rapportent leurs actions, résignées à leur tour à un aggiornamento réformiste-conservateur, lorsqu’elles n’y sont ouvertement favorables, et pétrifiées à l’idée qu’un pouvoir avec lequel elles se sont par trop acoquinées ne révèle, si d’aventure elles se montraient trop frondeuses, que leurs trésors de guerre, initialement constitués en poires pour la soif en cas de dérive droitière autoritaire (On y est, les gars !), font sans doute partie des magots exilés en des terres plus propices au goût du risque, la quasi-totalité des hiérarchies syndicales, anémiées, sont devenues incapables de porter un projet de société à la fois socialement juste et novateur. Elles ont baissé pavillon.

Ce constat n’a pas été démenti ce soir par la pleurnicheuse de la CGT invitée en plateau par Le Média, laquelle, telle une girouette, était visiblement à la peine entre sa dénonciation de l’infiltration extrême-droitière présumée des GJ, mise en avant de manière hypocrite pour tenter de justifier le peu d’implication structurelle dudit syndicat dans l’insurrection populaire, et sa volonté contenue de s’associer aux revendications sociales portées par cette dernière, ainsi qu’entre l’urgence d’attendre que se constitue un terreau fertile pour une grève générale (« Ça ne se fait pas du jour au lendemain. » Rendez-vous dans dix ans…) et l’opportunisme que commande le moment.

S’agissant du brun dans le jaune, on notera qu’il n’a empêché ni la CGT ni FO de capitaliser sur le mouvement pour obtenir il y a un mois de très maigres concessions pour les routiers – ni plus ni moins qu’un statu quo, en réalité – et priver ainsi les GJ d’un renfort qui, parmi d’autres, effectifs, aurait pu leur être précieux. On a pu constater à cette occasion l’ampleur des ambitions de ces deux fossiles. Quant à leur mesquinerie…

Leur fossilisation, on peut s’en rendre compte aussi dans la linéarité de leurs luttes : « qui sè-me la misè-re récolte la colè-re »… Vos gueules, putains de robots ! Alors que les GJ ont spontanément démontré – et démontreront encore – combien il leur est aisé de diversifier leurs modes d’action, leurs messages et les canaux à travers lesquels ils les propagent, ceux des syndicats restent désespérément aussi formatés et répétitifs que certaines des tâches auxquelles la domination laborieuse qu’ils subissent condamne de nombreux syndiqués (et d’autres) : République – Bastille – métro – dodo !

Et ce seraient ces instances-là, tellement serviles, tellement inféodées à la logique mortifère contre laquelle les GJ se soulèvent qu’elles avaient accepté sous le quinquennat précédent, ô combien précurseur du présent, que soit résolument tourné en dérision le droit de manifester, ces instances adeptes, parfois contre leurs propres affiliés, de grèves mi-chèvre, mi-chou, ces instances dont les chômeurs, même lorsque leur décimation sociale vient d’être décrétée, ne peuvent espérer, au mieux, qu’un timide lip service, ce seraient ces instances, donc, ces patrons honteux, qui rafleraient désormais la mise tout en l’édulcorant, comme à leur habitude, après avoir laissé la piétaille se prendre des flashballs dans la gueule ? In their dreams ! Tu veux un angle d’attaque, Martinez ? En voilà un !

Et, dans l’attente d’une structuration de la grève générale, rien ne t’interdit, bravant, téméraire, les limites des prés carrés désuets des uns et des autres, d’exiger d’ores et déjà de tout qui se proclame opposant au rouleau compresseur de la caste qu’il s’engage formellement, en sus de son programme, à défaire avec méthode tout ce qui a été fait depuis un an et demi et tout ce qui serait fait par ailleurs, à rétablir tout ce qui aura été démantelé, s’il venait à accéder aux responsabilités, de sorte qu’il transforme dès à présent, faisant fi de la morgue comme des diktats dont il est synonyme, le nom Macron en mauvais souvenir !

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Tous les Gilets jaunes appréhendés bientôt pucés ! (la minute « conspi »)

“Alarm over talks to implant UK employees with microchips

BioTeq has [already] implanted them in employees of a bank testing the technology, and has shipped them to Spain, France, Germany, Japan and China.”

https://www.theguardian.com/technology/2018/nov/11/alarm-over-talks-to-implant-uk-employees-with-microchips

 

https://www.scribd.com/document/358575702/34eme-Congres-HR

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