Lettre ouverte aux parents du petit Emmanuel…

Chère Françoise, cher Jean-Michel,

 

Comment avez-vous pu ?…

Comment avez-vous pu mettre au monde ce rejeton et le priver de la plus basique éducation à la bienséance ? Sa perversion narcissique est-elle la vôtre ? Jouir du malheur d’autrui, est-ce là le patrimoine culturel que vous lui avez transmis ? Cette raclure est-elle à votre image, ou le monstre vous a-t-il échappé ? Que de vexations, que de brimades, ce gosse innocent n’a-t-il dû subir pour devenir un tel sociopathe acculturé… Si seulement vous vous étiez abstenus de l’enfermer dans la cave lugubre et froide de votre maison familiale, où il n’avait pour compagnie que le cadavre putréfié d’une vieille chatte martyrisée, chaque fois qu’il faisait pipi dans son froc…

Vous êtes bien plus que complices, vous et votre provincialisme catholique hypocrite; vous êtes directement responsables de l’inanité qui s’abat sur la France. Si j’étais vous, j’irais me cacher ! Quel est donc le vide transcendantal qui devait vous habiter pour que vous en arriviez à produire une telle caricature d’inhumanité ? Jean-Michel, pourquoi ne pas t’être cantonné au fion de Françoise ? Tu y étais bien au chaud, non ? Ou est-ce ce fion, au contraire, qui, par quelque aberration de la nature, a enfanté cette grosse merde pestilentielle ? Angoisse existentielle de la mère qui a perdu ses eaux face au risque, tant elle pousse, de mettre bas une selle : une névrose parmi d’autres que Freud avait amplement décrite. Aurait-il pu lui imaginer pareille concrétisation ?

Quoi qu’il en soit – fion matriciel complaisant ou médocs périmés ingérés pendant la grossesse –, voilà le peuple français tributaire de vos infamies contre-nature ! Comme dirait l’autre, vous avez été des outils de Satan. Et, pour cela, il vous faut à présent payer ! Réparer la punition collective que vos manquements ont infligée à ce qui était encore il y a peu (sauf pour certains, toujours les mêmes…) un doux pays de Cocagne !

Car, initialement, ce bambin n’aspirait bien sûr, comme tous les autres, qu’à l’amour, à l’affection. C’est vous et votre implacable masque bourgeois qui l’avez perverti : l’on ne devient pas tyran par hasard… Il faut s’être exercé à la mutilation d’animaux domestiques au préalable. Mais c’est aux citoyens, désormais, qu’il reviendrait d’encaisser la rancune d’une progéniture qui ne cesse de se débattre avec son complexe du homard ?

Vous prenez part à une course cycliste et, à la faveur d’une ultime échappée, vous voilà à deux doigts de la remporter lorsque soudain s’affale un membre d’une équipe adverse. Quelle est alors l’attitude la plus noble : franchir la ligne d’arrivée sans y prêter attention ou aider le malheureux à se relever, quitte à perdre la course ? nous apostropha ma première prof de religion à moi. Tandis que déraille un compétiteur après l’autre et que les spectateurs, afin d’être maintenus à distance, sont assommés de projectiles incapacitants, le morveux de votre ventre fécond surgi s’est affranchi de ce questionnement proprement philosophique. Vous avez de quoi être fie.è.r.e.s du résultat !

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