Archives mensuelles : avril 2019

Es-tu là ?…

“My problem – I can see this now – is that, not unlike suits on their inane and joyless little world, I, however opposed to them, focused only on my world of wonders, whereas I should have kept a foot in both. As Aldous, my august predecessor, once said, you have to try to make the best of all worlds. I mean, you can’t do anything worthwhile if you don’t at least have knowledge of them…

I was a good guy, I think, fundamentally. But I was too excessive, you know. And when you’re too excessive, you tend to forget to think. However, I’m still convinced that my message was deeply subversive and political, and that it still would be in today’s society : although guys like me weren’t confronting the corrupt establishment directly, they were scared of what we were doing. Because, basically, what we were saying to them was : we’re no longer your pawns, suckers, and we won’t be the pawns of any of your substitutes either ! Now, what could ever be scarier to the social machine ?

Ram, my old pal – you know, the one from that island somewhere in Hawaii; the old bugger turned 88 a few days ago – always told me : “What’s remarkable about you, Tim, is that you’re too detached, brother; you’ve gotta keep balance”. And I always answered : “Yeah, go tell that to the motherfuckers who run this penal colony !

But, in a way, he was right. If I had the chance, I wouldn’t do it all over again. This time, my creed would be : “Keep the switch between on and off at all times, tune in and be. And, incidentally, fuck ‘em all, of course…” [guffawing loudly]”

***

Pour moi, d’emblée, c’était la DragonSlayer, mec. Mais, bon, j’suis coriace et je me rends compte que pour les demi-portions, c’est peut-être un peu ardu au départ. Je te conseille de commencer par l’Atlantis. Tu verras, ça va te déniaiser, mon pote… C U there !

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« Moi ou le chaos », « Obscurantistes (= Macron + Soral) vs. Progressiste (Branco) : la boucle est bouclée !

Au Centrafrique, Branco se serait contenté d’interroger le gardien d’une mine désaffectée.

https://www.arretsurimages.net/chroniques/initiales-ds/juan-branco-crepuscule-uramin-le-monde-et-nous

Un commentaire, Votre Altesse ?!

« Juan Branco s’approprie le travail des autres, ne source pas suffisamment ses « informations » et prétend révéler ce qui est déjà dans le domaine public. »

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/250419/crepuscule-juan-branco-decouvre-la-lune?

https://pastebin.com/h4zq1tKw

Un commentaire, Votre Suffisance ?!

O.P.A. agressive sur un combat… Il n’est dans vos écrits récents, Votre Imposture, pas un mot sur la réalité à la source de la mobilisation des Jaunes, que, malgré votre immersion transitoire, vous n’avez jamais eu à connaître et que, bien née, sans doute jamais vous ne connaîtrez, pas un mot sur leurs souffrances, sur l’injustice qu’ils endurent, sur l’absurdité de leur existence, telle qu’enrégimentée par les forces de la Production rentable, pas un mot vulnérable sur la fragile beauté des visages radieusement mis en lumière par quelqu’Artiste égaré, pas un mot sur la belle Humanité partagée de ces « enfants » !

Votre ego boursouflé, votre rancune de favorisé, votre absolutisme purificateur, votre stratégie occulte au service d’un plan de carrière inassumé peut-être, occupent tout l’espace. Comme l’indiquait un commentateur – promptement censuré ! – sous l’un de vos threads Twitter pompeux et de fautes d’orthographe et de grammaire surchargés (Chercheriez-vous, vous qui en avez le loisir, de leurs règles ostensiblement à vous affranchir ?) : « il n‘est pas mégalomane. Il est la mégalomanie », dépourvu d’humour, de toute autocritique, de toute autodérision a fortiori, et de toute poésie, froid, vindicatif et tellement basique…

La guêpe a un besoin irrépressible de la fausse lumière des plateaux de télé. Il lui importe qu’elle soit vue, exposée, qu’on parle d’elle (toujours en bien !), que « le petit-Paris » bruisse des « révolutions qui naîtront » de son « mauvais digest de Gala et du Comité invisible », que de nouveaux bardes lui tressent des couronnes, que l’on conte aux enfants des gueux son héroïque et chevaleresque croisade, qu’il n’y ait plus qu’elle, « [la meilleure] », partout, tout le temps, « y compris dans la catégorie « radicalité » ». Et qu’importe si, eût-il dans le Magnum Opus été question des structures oligarchiques de leurs pays respectifs, les rédactions étrangères qui se sont empressées d’interviewer « le nouveau Saint-Just » (LOL !) y auraient sans doute réfléchi à deux fois : les légions de béni-oui-oui électroniques, en quête de Guide suprême, de Leader charismatique, sont au garde-à-vous, la mire et l’encens à la main…

Aux branleurs et aux imaginaires qui en naîtront…

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Alors que, pourtant…

S’il est ampoulé et emphatique, son style, dénué de tout point d’interrogation, est surtout martial, et c’est sans doute davantage dans ce dernier que dans ces deux premiers attributs que réside le problème. Par ailleurs, outre sa fascination pour le morbide, certaines de ses affirmations, de ses comparaisons, il est vrai, laissent circonspect : quand bien même la seconde étalerait, dans la coulisse, tel un Emmett Honeycutt plus littéraire que féru de cam shows, des manies de chochotte obsédée par son reflet, pourquoi faut-il nécessairement qu’à la prébende dont jouit frauduleusement une jeune pédale à côté de ses pompes réponde la supposée « conformation » porcine d’une tapette iconique ? Suspect, biaisé et éculé que le présupposé que PD ne puisse être égal qu’à PD et que tous deux ont leur place dans les écuries d’Augias : il y a, parmi les str8 aussi, pléthore de précieuses faisandées ! Et puis, qui n’est poseur de nos jours ? (Ooh, when I look at you, babe…) Quoi qu’il en soit, il y a cette question du melon, en effet – du potiron, même. Mais, dans une surfaite jetset de cucurbitacées, comment peut-on être fruit des bois ? Autoritaire et tranchant comme une guillotine ? Dans l’écrit, pas un peu. Self-righteous, l’arme au poing ? Non, peut-être… Mais quand on tient une tige pareille, la frustration s’accumulant, forcément, plus le suc irrigue le gland, plus ce dernier voit rouge, l’explosion finale comme horizon du soulagement. Hostile à toute critique car détenteur de la Vérité ? Apparemment, mais comment soi-même, si l’on refuse le débat – l’Autre n’étant pas digne de la gôche –, le démontrer autrement que par approximative vraisemblance, arguments d’autorité et analogies faciles de « nouveau philosophe » suranné ? Pour s’en assurer, que ne laisser au repos la trique du procureur ? L’exigence de conformité à une grille de lecture figée demeurant un conformisme, ne convenir de la perversité de l’hygiénisme idéologique (sélectif) si cher aux adeptes de l’excommunication a priori ? A la pesanteur d’une doctrine (affichée), ne préférer de temps à autre l’apesanteur de la sagesse, qui ne devrait être un luxe pour personne ? Et ne cesser un peu de prendre les gens pour des cons en jouant les vierges effarouchées lorsque sont énoncées des évidences politiques qui ne sont que resucées passionnées et illustrées de Machiavel ?… Sauf à considérer que l’inféodation est une libération, ce n’est pas tant, me semble-t-il, la débauche que son encadrement mimétique grégaire, hiérarchique et intéressé qui nuit à l’épanouissement démocratique, la possibilité de celui-ci que sa nécessité, dans l’ébauche évoquée… Ailleurs aussi, certes, dans une certaine mesure, mais c’est fou ce qu’on se prend au sérieux à Pâhri, alors que tout, somme toute, y est si dérisoire… Sérieux des matières fécales élyséennes, que fard, cire et sourire acrimonieux peinent à contenir, sérieux de l’entre-soi versaillais, en compensation à sa frivolité, sérieux suprême du vase clos public des parties d’escrime décadentes entre la vacuité pensante et l’aristocratique revanche du peuple, qui s’y frotte avec délice et ne se frotte qu’à elle…

Sérieux du théâtre des Narcisse. Sérieux des postures surjouées. Sérieux de la futilité.

Sérieux du Godwin cul-serré des goulags de l’intellect et sérieux de la flamme de l’apprenti sorcier.

Alors que, pourtant, Dieu est amour…

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Frankie, t’as dit ceci l’autre jour…

Je sais qu’il y a du bon en toi, mec. Mais je peux pas m’empêcher de te poser les questions suivantes, qui ne te sont pas toutes adressées en particulier :

– Dans quelle mesure, s’il y en a une, les affects que tu évoques font-ils écho aux affectus spinoziens, plus angulairement à la structure qu’en propose ici la critique qui en est faite ? La colère y revêtant – comme ailleurs – le statut de passion, est-il question pour toi d’en déterminer plus explicitement la ou les cause(s) afin de transformer celle-ci en détermination, de l’amplifier, au risque d’en devenir toi-même l’une des causes extérieures, d’en réduire la portée morbide en lui adjoignant des passions plus gaies, ou simplement de mettre en résonance des affects communs que tu partages ?

– Le spectacle est sans aucun doute le producteur d’affects le plus efficace, tant à l’échelle de l’individu que de la masse. A l’ère du tout-spectacle, une « cause adéquate » est-elle encore possible ?

– L’homme (ou la femme) de spectacle, c’est-à-dire celui (ou celle) qui, tout en en faisant partie, le régit pour partie, instrumentalise toujours les affects. Or, il peut tromper, involontairement (en pensant faire quelque chose de juste ou de nécessaire) ou sciemment (en sachant que tel n’est pas le cas). Cette dernière hypothèse n’amène-t-elle pas indispensablement à s’interroger, en toute hypothèse, sur ses intentions ? Comment le faire et aboutir rationnellement à une conclusion ?

– Ce que tu as dit tout haut, la plupart – sinon la totalité – des politiciens ne le mettent-ils pas en pratique tout bas, depuis longtemps déjà, secondés en ce par la perversité de leurs omniprésentes agences de communication, qui, usant de moyens techniques et financiers inédits, s’avèrent toujours plus puissantes dans la suscitation d’affects au nom de néants ou de tromperies programmatiques ? D’ailleurs, la vocation première de tout politicien n’a-t-elle pas de tous temps consisté, depuis que le métier existe, à en susciter ? Le marketing de la peur, dont les diverses ficelles sont plus ou moins pertinentes (les migrants pour les uns, le nationalisme nouveau pour d’autres, par exemples), n’en mobilise-t-il pas de manière quasi permanente, dans des directions variées ? La Grande Répression, concomitante au marketing du mépris, en suscitant tantôt colère, tantôt mélancolie, n’est-elle pas elle-même une usine à affects ? Dans l’affirmative et dans ces conditions, ce qui distingue de ceux-là les affects dans ta proposition ne repose-t-il pas nécessairement sur une forme de manichéisme ? Assumes-tu celui-ci, y compris en ce qu’il peut renvoyer à une ontologie de la soumission (bourgeoise ou autre) ? Es-tu à l’aise avec la perspective que la mobilisation des affects puisse mener à la discipline ?

– Tous les affects suscitent-ils le mouvement ou certains ont-ils, au contraire, comme effet de provoquer l’apathie ? Une plus grande précision ne s’impose-t-elle ? Un politicien peut-il se la permettre sans être accusé de démagogie ?

– instrumentaliser les affects tout en l’annonçant, est-ce encore les instrumentaliser ? Une quelconque relation de confiance – parce que d’égalité – peut-elle raisonnablement s’établir dans d’autres conditions, c’est-à-dire lorsque pas même quelques indices d’une telle instrumentalisation et des buts qu’elle poursuit ne sont délivrés ?

– Les instrumentaliser contre un individu ou une somme d’individus sur base d’informations confidentielles glanées à son ou leur insu en agitant celles-ci, de manière évidente ou subliminale, comme autant de chiffons rouges, passant outre à une ou de multiples fin(s) de non-recevoir, comme peuvent le faire à l’égard de prospects, de ressources ou d’adversaires présumés, les agences de renseignement, relève-t-il, en définitive, d’une instrumentalisation des affects distincte ? Quelles sont, de manière générale, les limites éthiques de leur instrumentalisation ? A partir de quand les effets de cette dernière s’assimilent-ils à un préjudice ? A partir du court-circuit ou avant ? Et à partir de quand la concevoir comme relevant d’une forme de fascisme ?

– Lorsque cette instrumentalisation est malveillante (trahissant elle-même de ce fait une passion négative), lorsqu’elle réifie son objet, mais même dans l’absolu, qu’est-ce qui, du désir de toute-puissance sur soi-même ou du désir de toute-puissance sur autrui, est le plus légitime et le plus indicatif de maturité ? Comment séparer, parmi les signes et signaux extérieurs qui ressortissent au cours du monde et ceux, malveillants, qui les imitent par vanité, le bon grain de l’ivraie ? Comment, qu’à ces derniers l’on réagisse ou non, éviter de conférer l’impression que l’on y est sensible, c’est-à-dire que l’instrumentalisation produit ses effets ? Comment signaler que c’est l’instrumentalisation elle-même que l’on récuse, bien plus que l’on ne réfute son contenu ou sa forme ?

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L’Eglise, cette abomination…

Panade spirituelle que l’on sert à des adultes restés enfants, la vision irénique et niaise qui, de nos jours et par ici, tend à en faire l’assise d’une quête de transcendance à laquelle serait étrangère toute ambition politique n’est que forfaiture : la religion instituée n’est et n’a jamais été autre chose qu’un outil politique, un outil de pouvoir et de domination, qui assoit la transcendance dans la pourriture de la corruption. En ce que toutes ne sont, par rapport à l’Humanité elle-même, que des sous-religions communautaristes – c’est-à-dire des sectes – qui aspirent à la soumettre en sa totalité à leurs jougs doctrinaires respectifs, ce constat vaut pour l’ensemble des religions instituées, mais, en raison de sa structure ultra-hiérarchique, il s’applique particulièrement à la religion catholique.

La bible ? Une tentative primitive et totalitaire d’organiser la cité (par la fiction). L’Eglise ? Un Etat mafieux et une cinquième colonne. Les courants religieux ? Des partis politiques. Leurs hiérarques ? Des psychopathes hors-sol. Leurs missi dominici laïcs ? Des membres cooptés de clubs sélects obsédés par l’entre-soi et le monopole de l’histoire.

Eglise est, depuis l’origine, synonyme de parjure. « La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas », écrivit Baudelaire dans Le spleen de Paris. Et s’il avait eu tort ? Se présenter sous les traits de Dieu ne serait-il pas sa ruse suprême ? Eriger en modèle exclusif un personnage de fiction supposé concentrer en lui toutes les vertus, mais édifier un royaume dont le trône ici-bas est imprescriptiblement réservé au panier à crottes (C’est du Zola !) des épigones d’un pseudo-apôtre qui ne se contenta pas de trahir, mais, le moment venu, eut l’outrecuidance, éludant le jugement divin – fausse humilité ! –, de ne présenter au Ciel que ses pieds, puis continuer insolemment de se proclamer « dans le Seigneur », ainsi préservé comme incarnation paradoxale d’une idée pure, voilà un niveau de perversion qui, ne leur déplaise, aux risibles petites sectes satanistes, qui, en réalité, s’inscrivent dans la filiation directe du Vatican, demeurera à jamais inaccessible !

Depuis ses origines, aucun Bien de l’Eglise ne pouvait émaner : elle est structurellement dépravée, eu égard à ses propres références. Son histoire n’a fait qu’aggraver cette réalité. Ainsi de la « Sainte-Inquisition », rebaptisée depuis peu en « congrégation pour la doctrine de la foi ». Ah, si seulement cette dernière pouvait à l’égard des pédoprédateurs en soutane contemporains faire preuve ne serait-ce que du centième de l’intransigeance que son aînée manifesta jadis aux prétendus hérétiques ! Vœu pieux, cela va de soi, tant il est vrai que le Mal qu’abrite la cité de tous les vices ne s’acharne jamais que sur les victimes – les victimes réelles, et non les coupables auxquels est octroyé ce statut par piété diabolique.

Le serpent n’est jamais à court d’arguments pour justifier ses turpitudes, et ceux-ci sont à géométrie variable : après avoir ordonné de faire en sorte que le prêtre lyonnais qui a admis s’être rendu coupable de pédoprédation échappe à la justice des hommes, c’est sur l’immunité diplomatique – concept fort peu divin – que s’est appuyé le préfet de la congrégation susnommée pour fuir ses responsabilités : on ne s’improvise pas Sainte-Nitouche ! Lui emboitant le pas, avant-hier, Bergoglio lui-même, n’ignorant rien pourtant de la culpabilité morale factuelle de la clique qui, d’un bout à l’autre de la chaîne de responsabilité, englobe prêtre, cardinal et préfet – ce dernier sous son autorité directe, ainsi maculée un peu plus encore – vient de confirmer sa récente décision de maintenir en fonction l’agité du bocal lyonnais, prétextant que la procédure d’appel entamée par celui-ci – un appel sur lequel, tant il infiltre les lieux stratégiques, l’Opus Dei pourrait être appelé, sans conflit d’intérêt aucun, à se pencher – valait divine prorogation de la présomption d’innocence le concernant. Saluons la cohérence « dans le Seigneur »…

Le cadre lyonnais est-il plus propice qu’un autre à la vérification des prémisses du présent article ? C’est à Lyon que Paul Touvier, fervent collaborateur des nazis recherché par la justice pour crimes contre l’humanité, trouva refuge des années durant. Et c’est précisément l’Opus Dei ainsi qu’une partie du clergé local qui s’assurèrent de son bien-être, cependant qu’un supérieur provincial jésuite comblait ledit criminel d’attentions…

En 2009, un article en ligne de la revue catholique progressiste Golias décrivait un clergé lyonnais en proie à « une stratégie de restauration ecclésiale » initiée par le très conservateur cardinal qui deviendrait l’emblème français de l’hypocrisie de l’Eglise en matière de viols d’enfants, une « restauration » sous l’égide de l’Opus Dei – encore ! – et de la Communauté de l’Emmanuel, une autre secte dans la secte – homophobe elle aussi, semble-t-il – mais issue, quant à elle, du Renouveau charismatique.

Comment, dès lors, interpréter le soutien indéfectible du si progressiste Bergoglio à celui qui, agité comme un cocaïnomane en rut que n’effleurait pas, face à l’entreprise scélérate dont il s’est rendu complice, le moindre souci d’humilité, déclara par oxymore, le 15 mars 2016, joignant le geste (un vif revers de main dédaigneux) à la parole, que « la majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits » (soulignant par là même que ce n’est pas aux motivations des plaignants, que certains de ses prédécesseurs avaient au bas mot jugées suspectes, vu le laps de temps écoulé, mais aux crimes eux-mêmes qu’il vouait tout son dédain) ?

Après lui avoir fait des concessions diverses et variées, le souverain pontifiant n’a-t-il pas, irrité, sans doute, par les charges répétées lui adressées par ce camp-là, de l’Opus Dei pris congé en décembre dernier ? Des charges qui, soit dit en passant, démontrent que pas même devant l’instrumentalisation politicienne d’abus sexuels perpétrés contre des gosses le caniveau de la hiérarchie catholique ne recule !

L’affaire lyonnaise cacherait-elle pareillement une lutte de clans ? Sur son site, l’Opus Dei de France invitait ses ouailles, en juin 2015, à commémorer le quarantième anniversaire de la mort de son très saint patron, cette ordure (très) proche à la fois de Franco, d’Hitler et de Pinochet, en renseignant des lieux et des dates précises auxquelles se tiendraient, à travers la France, des messes en son honneur. L’une de celles-ci serait célébrée à Lyon par le père Baumgarten, celui-là même qui semble appelé à prendre la relève de Barbarin. Le signe, au contraire, d’une communauté d’esprit qui réduirait le conflit à une simple lutte d’egos et la protection papale à une affinité personnelle ?…

A moins qu’il ne faille voir dans la clémence du cauteleux directeur de consciences que l’application, au mépris renouvelé des victimes car à la faveur d’une indignation en ce cas sciemment attisée, de l’un de ces prescrits sadomasochistes si chers au petit monde des jésuites : « […] ainsi, à l’opposé du sentiment commun des hommes, pourront-ils, pour son divin service et sa louange, s’humilier davantage et progresser davantage en esprit pour la gloire de la divine Majesté »…

Il y a quelques jours, à l’occasion d’un conseil presbytéral lyonnais extraordinaire, quarante-huit des cinquante votes exprimés le furent en faveur d’une démission rapide et définitive du cardinal « Grâce-à-Dieu ». Bergoglio aurait pu, accentuant ce qu’il prêchait à l’entame de son mandat, confier aux curés et vicaires lyonnais le soin de décider du sort de l’importun. Mieux encore : il aurait pu laisser la base elle-même organiser un vote, avant d’en valider automatiquement le résultat, mettant ainsi en valeur le mode d’organisation des communautés chrétiennes premières, dont il se disait si admiratif avant son accession au Saint des saints de la duperie. Mais de la tambouille politicienne vaticanesque, qu’attendre d’autre qu’une posture hiérarchique ?

Dans l’Eglise, aucun Bien ne peut émerger qui ait l’objectif d’assainir le sommet; tout est imposé depuis le sommet pour le contenir. Tout compte fait, celui-ci ne diffère en rien du sommet de la pyramide détaché de cette dernière, qui orne certains billets de banque. Par ce sommet, toute l’Eglise est conditionnée, de telle sorte qu’elle ne favorise pas l’élévation; elle fait main basse. Il n’est pas question de la convaincre; c’est son inflexible conviction qui s’abat sur « le troupeau ». Ainsi, de la même manière que quantité de prêtres et d’évêques ont fait main basse sur l’intimité d’enfants, l’Eglise, au diapason, fait main basse sur celle des hommes et des femmes. La volonté propre et le consentement individuel sont des paramètres dont elle ne s’encombre qu’à la marge, si elle y est contrainte. Laisser accroire qu’elle ne serait qu’un club sectaire qui ne s’adresse qu’à ses membres est une autre de ses ruses; son ambition est et a toujours été de dominer tou(te)s et chacun(e). Comme l’atteste l’Opus Dei, qu’elle accueille fièrement en son sein avec son bagage nazi, l’Eglise n’affiche une apparence paisible et inoffensive qu’en raison d’une conjoncture qui la cantonne à un certain périmètre. Que survienne une apocalypse, et l’Inquisition réapparaîtra. Sa doctrine infernale, faite, pour ses indignitaires uniquement, d’aménagements raisonnables obscènes, continue, à travers des réseaux bien huilés et des habitudes difficiles à perdre, de polluer la société dans son ensemble en suscitant un mimétisme servile producteur de pieuse perversité. Une institution qui permet aux hommes les plus vils, les plus corrompus et les moins sages, de prodiguer des leçons de maintien : par-delà la République telle que la conçoivent Trump, Macron ou toute autre délirante enflure transitoire, telle est l’Eglise plurimillénaire, qui de son histoire tyrannique ne renie rien ! Et tel est son fameux sommet qu’en vertu de la croix renversée dont elle est dépositaire, il côtoie la gadoue. En vérité, en effet, c’est toute la hiérarchie ecclésiastique qui manœuvre dans la fange, et à ces boueuses sommités, aucune insulte assez odieuse ne saurait être adressée, pas une once de respect être due.

Ceux et celles qui leur en témoignent malgré tout, celles et ceux qui acceptent leur tutelle, tou(te)s leurs «  fidèles », en somme, savent – ou devraient savoir – à quoi ils le sont et à quoi ils souscrivent ainsi : à l’antithèse structurelle du Bien – qui n’est certes pas la seule expression du Mal, mais qui y occupe une place prépondérante –, à une morale équivoque faite de doubles standards, à une institution politique anachronique dans sa forme et principiellement viciée, qui agite le paravent divin pour neutraliser toute opposition, à une assemblée non élue composée de détraqués sexuels œuvrant au politiquement correct, à une hiérarchie monstrueuse où ni l’Homme ni un Dieu bien compris n’ont leur place ! Tout acte de bonté d’un modeste curé de campagne, toute humilité sincère manifestée par une pratiquante, se trouvent ipso facto perverties, et si cette bonté et cette humilité persistent, elles ne peuvent le faire, de leur crédulité s’étant départies, qu’aux dépens de l’institution et contre elle.

Aux distraits, Bergoglio, l’esprit embourbé, vient de le rappeler : dans l’Eglise, il ne faut chercher ni éthique ni transcendance. En prendre conscience est un premier pas hors de l’imposture !

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Ne pouvant, après quelques essais, me résoudre à la mise entre apostrophes, trop barbare décidément (cf. la note infrapaginale de cet article antérieur), je reviens dès à présent à l’italique simple pour la relativisation, et opte, s’agissant de l’emphase, pour l’italique gras.

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