Gloire à Moi !

« La plus puissante, la plus inhumainement subtile »… Ainsi la lente qualifie-t-elle la pensée de Nietzsche, qui a donc ses faveurs. Si, de demi-portion en autre caustique invective (Un manque, Madame, décidément ?), l’inhumanité ne fait pas défaut chez la pasionaria de salon, quels qu’en soient les destinataires involontaires, c’est en vain que de la vile manipulatrice l’on attendrait quelque témoignage de subtilité : il lui faut la trique bien dure et bien rigide de papa-le-réac’, la trique bien conne, qu’elle puisse la soumettre et ainsi trouver son plaisir. Mais, Madame, quand bien même eussé-je été hétéro, impossible pour vous de me faire bander : si, étant ce qu’il y a de plus léger au monde, le braquemart peut, pour son déploiement, d’une simple pensée se satisfaire, il faut croire que votre imbécilité peine vraiment à la stimuler…

« Dieu vomit les tièdes », écrivez-vous par ailleurs, interprétant le Tout-Puissant. Les abstentionnistes aussi, ô avant-garde éclairée d’une lumière blafarde ?… Vous êtes de ces personnes qui, lorsque s’abat sur elles la foudre divine, crient, vocifèrent et pleurent de rage, s’agrippant à leur ego comme à une ultime bouée plutôt que de le laisser percoler. C’est votre image, non votre authenticité, que, telle une jeune adolescente un peu niaise mais très fière, vous mettez en abîme, et c’est à la manière de l’anguille de Melun que vous avez crié au « putsch » avant même que ne sonne le glas…

fragments d’autocongratulation kilométrique sur le fil Twitter « Jeune & Jolie »

Qu’il faille se salir, se rouler dans votre boue, pour vous faire remarquer votre puérilité, voilà pour l’humilité passagèrement ignorée bien cruelle pénitence, car l’immaturité ne génère jamais qu’elle-même. Et voilà même – la frigide putasse ! – qu’elle revigore l’ego ! Mission accomplie ?

Terre aride que celle où prospèrent petits sottes et faux dévots terrifiés par l’essence, pied nickelés ou homards d’une « révolution » aux contours diffus, qui les obsède tant que c’est avant tout leur névrose qui la requerrait, tous honnissant la sagesse ou sa quête, qui ne serait que résignation, toutes conjuguant, comme à la Cour, mesquinerie gratuite et calculs idiots. Révèle-moi ta personnalité, et je te dirai ce qu’elle vaut, ton esquisse de révolution, ma gourde…

Terre aride que celle où dicte sa loi une angoisse bourgeoise qui réduit le réel à sa portion congrue, vilipende en théorie le pré carré de la propriété mais encense par la superbe de son ignorance celui de la conscience et de ses dimensions, condamnant la vie à n’être que le pâle reflet d’elle-même et assignant le langage, silence y compris, à une répétition doctrinaire fossilisée.

Terre aride que celle régie par des automates humains inconscients de leur condition, qui prétendent montrer la voie du salut…

Vite, de la flotte !

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