Archives mensuelles : août 2019

Who are you, Sir ?

https://yannickbaele.wordpress.com/2016/03/18/de-mon-pere-je-nai-garde-quune-chose

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A une époque où la notion d’amitié a malheureusement été redéfinie par Facebook et consorts en une mélasse superficielle et sans fondement, prompts à se revendiquer de votre cercle intime semblent quelques opportunistes, de paternaliste extraction notamment.

Plusieurs fois depuis son décès, le 13 février 2015, je me suis demandé si le mariolle serait parvenu à ses fins, eût-il mené à son terme mon éducation : faire de moi une créature à son image, celle d’une fieffée crapule, barbare et infantile, dépourvue de toute éthique, de toute ligne directrice autre que son instinct de domination, de tout principe, de toute dignité.

Ce questionnement refit surface l’autre jour, lorsqu’un type que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam apparut, sans même s’annoncer, sur le pas de ma porte, tout guilleret, et me lança pêle-mêle : « tu es ma seule famille », « gare à tes orteils », « ma mère voudrait dîner avec toi », « je n’ai trouvé aucune trace de toi sur Internet », ou encore « est-ce que tu aurais des enfants par hasard, dont je pourrais faire la connaissance ? » Quand on croyait qu’on était enfin débarrassé d’un poids mort…

Je suis de ta famille, moi, ducon ? Et comment ça ? On a gardé les vaches ensemble ? Ca se décrète a posteriori maintenant, la famille ? Et ça manifeste son respect en laissant un tiers avertir du décès du patriarche quatre mois après celui-ci, lorsque toutes les formalités ont été soigneusement encadrées ?

Un divorce est un divorce, pas une procédure d’apparat. C’est : « salut en de kost ! », et pas « à la revoyure ! » Et celui qui ne le comprend pas, qui n’assume pas ses propres responsabilités, qui assaille son ex-conjointe de coups de fil anonymes lors desquels il se contente de haleter comme un malade mental en proie à des démons qu’il espère peut-être ainsi exorciser alors qu’ils le consument, et qui, des années plus tard, refait le même coup à la progéniture devenue majeure dont il s’était débarrassé – votre dévoué – , mais en parlant cette fois et en se faisant passer pour quelqu’un d’autre – jusqu’au ridicule, tant celle-ci lui fait comprendre qu’elle a reconnu sa voix –, histoire d’enregistrer à son insu sa réaction désabusée, pour la postérité sans doute, toute postérité autre que juridique s’entend, celui-là n’est qu’un psychopathe féru de harcèlement qu’il convient de remettre une bonne fois pour toutes à sa place.

Je ne souhaite la mort de personne. Je ne souhaitais donc pas celle de feu mon père, que j’ai apprise ex nihilo. Mais rien dans ce que ce mortel a entrepris n’était désintéressé, rien n’y faisait lumière. Oh, il y avait certes ce vague espoir de le voir enfin, un jour, plus tard, manifester la maturité qui nous aurait permis de nous entretenir en adultes – pas celle, illusoire et simiesque, de la gestion des affaires quotidiennes, mais celle, véritable, de la sagesse. Mais celui-là aussi, donc, s’est éteint…

Il y a quelque temps, Onfray s’était plaint dans un billet de l’attitude de ces morveux qui, dans le train qui le ramenait dans sa Normandie natale, avaient posé sans ciller leurs pieds sur la banquette d’en face, fait du bruit pour le wagon entier, et avaient ensuite eu l’outrecuidance de le regarder de travers lorsqu’il le leur avait fait remarquer. A sa notion de politesse, je préfère, je l’ai déjà écrit de manière argumentée sans y faire explicitement référence, celle de respect. Mais, en tout état de cause, ce sont les deux qui faisaient défaut en l’occurrence. Et, dans certains cas, ce n’est pas par l’absence du père que s’explique ce défaut, mais par sa présence

Je ne vous connais pas, Monsieur. Œdipe frelaté not welcome ! Je ne suis ni votre père de substitution, ni votre frère, ni quoi que ce soit d’autre pour vous qu’un membre de la grande fratrie humaine, que, chaque jour, à mon grand désarroi, je découvre elle aussi plus illusoire. Vous n’êtes donc pas plus mon ami que mon ennemi. Vous êtes, parmi des milliards d’autres. Et vous n’êtes pas davantage mon concurrent : je ne suis aucunement désireux de me mesurer à vous, pas plus que je ne souhaite ressasser avec vous, dans un simulacre d’harmonie et de communion, des souvenirs que, de toute façon, nous ne partageons pas, votre père n’étant de toute évidence pas le mien, et ce à plus d’un titre car, voyez-vous, le mien, un père d’adoption, figurez-vous, un homme bourru mais d’une incroyable humanité, est décédé le 7 avril 2008, et cela m’a ravagé ! Par conséquent, je vous en supplie : ne m’amenez pas à développer des émotions à votre égard…

Ciao ! Peace !

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Dédommagement…

Le patriarcat, de même que le matriarcat au demeurant, est un argument d’autorité. Or, un argument d’autorité n’est pas un argument, mais une imposition qui n’a pas à argumenter, qui n’a pas à justifier son bien-fondé, qui est irrationnelle, qui est irréelle. C’est ce qui, en principe, le distingue de l’autorité en tant qu’elle est gardienne tangible des libertés et protectrice effective des faibles (les enfants, par exemple). Plus encore que de ne pas le requérir, il fait fi du consentement. Il ne se soucie pas davantage de la question de la responsabilité individuelle de celle ou celui à qui il s’impose, ni de celle de celui ou celle qui l’exerce. Inauthentique, il tient sa prétendue légitimité de paramètres extérieurs à la volonté des hommes présents (traditions, archétypes, habitus social, etc.). Il est facilité. Il est caricature. Il est régression. Vive l’insensibilité à l’argument d’autorité, qu’il est plus rare d’acquérir que de se voir offrir, enfant, involontairement, mais, dans ce cas, très sot qui acquiescerait à sa restitution, car elle est bien précieux. Et vivent, fussent-elles très sélectives, les affinités électives qui ne trompent pas ! Seraient-elles même inexistantes, demeurer fidèle à leur ombre serait encore plus salutaire que la pénombre que promet ce non-argument…

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Protocole…

a tiny portion of the mass mutilated of France, a.d. 2019

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Hey, Jew… Catch-22 !

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Wonder bum, hoboloboactive, domestically challenged, urban camper, urinal cake, skaghead, street oyster, dirty Bulgarian, bell prince of fresh air… illegal 2.0 !

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Vai a cacare !

I am gonna get even more fundamental than the first ghost of Christmas past. Although I don’t speak to students – especially law students, but college students either, and high-school students even less – quite as frequently about the Constitution as he did – I rather entertain them about grass, LSD and how the minds of the racist pigs who demonized them were actually more blurred than those forbidden fruits’ consumers’, but also about the size of penises and matters of that nature –, I nonetheless feel we are not teaching it very well. And that’s why I would like to ask them how many of them have read The Federalist Papers. No, not the writings of the Federalist Society, which nowadays, through n°45, appoints characters of questionable virtue to the bench where Casper used to rest his buttocks, but the actual Papers, cover to cover.

Well, I’m certain most of them would say they have other centers of interest. And it’s a shame ! Because this country’s going down the drain. Anyway, here’s a document that says what the framers of the lost Papyrus thought they were doing, and it’s such a profound exposé of political science that it is studied in political-science courses in Europe by future “Young Leaders” who look at it with utter contempt once they wear the crown. And yet, we have raised a generation of deplorables who are not familiar with it…

So, should I speak to those groups, the first point I would make… the first thing I would ask them is : what do you think is the reason that the United States of a part of Northern America are such a free envelope of countries ? What is it in our Constitution that makes us what we are ? And I guarantee you that this would be the answer I would get : Citizens United ! Google it ! Just do it ! It’s you, it’s me, it’s all of us. And We Never Forget Who We Are Working For

What makes this country great is its monopolies, which, as it were, were able to liquefy and transcend the fossilized structures that kept us in a gridlock for so long, and which, ideally, are organized in a collegial medieval way, with unrestricted movement of capital as well as Jus primæ noctis (which, for the ignorant among you, is Latin for ‘first night juice) – for the good of planet Earth, mind you ! –, and not centered around one man alone, however admirable, eloquent, honest, inspiring and big-dicked.

Of course, that being said, those idiots, no more than – I would guess – five percent of whom would be filled with indignation, would then ask me : “but, Sir, I mean Your Lordship, if every single candidate to a US election ends up being bought by Jefferson’s worst nightmare, what choice would the fucking voters – a.k.a. The People – have left ?” To which I would most certainly reply : cam an, you’re part of the club, aintcha, fugget ‘bout it !

Fmr. Justice A. Scalia on Citizens United (C-SPAN, July 29, 2012)

In all political societies, different interests and parties arise out of the nature of things, and the great art of politicians lies in making them checks and balances to each other. Let us then increase these natural distinctions by favoring an inequality of property; and let us add to them artificial distinctions, by establishing kings, and nobles, and plebeians. We shall then have the more checks to oppose to each other : we shall then have the more scales and the more weights to perfect and maintain the equilibrium. This is as little the voice of reason, as it is that of republicanism.

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Just because…

« Faire que les enfants soient sages [conformes] comme de grandes personnes et faire que les grandes personnes demeurent suffisamment puériles pour qu’elles se contentent de bavarder [et d’aboyer des ordres] »… Make some thing out of yourself, demand the little people. Talkin’ ‘bout their generation now. Well, not really… That’s somewhat of an archetype, isn’t it ? Plenty of idiots among the young’uns ! Fuck Jung, daddy ! A mommy ne déplaise. Baise jeune, kumbaya ! The Gravel kids are wearing suits and ties, the vacuum cleaner ‘round the corner. Thunderclap ! New men ? My grandma’s dying. Or is it I ? The next big thing. Well, I’ve seen smaller… The tiresome days, the tireless nights, the learning and the yearning, the torture. And those eyes. All those eyes, like bulbs of darkness in the sunlight, dark-on-dark near-perfection at night. Lotta people “walkin’ ’round with tombstones in their eyes”. Their own. Not to mention the smell of plastic they carry around. Pulling you back, always. Along the same invariable lines. Like pathetic little clones. The awakeness amid the sleepwalkers – no, don’t you touch me ! –, the levitation above the rubble of society : subversion ! Life, The Game. Repressing the sublime. Hence the tragedy. Truth is boring, they once said. As if they ever came close to it. The teachers, the preachers, the tormenters, the personal trainers, the hollow agents of the system, the swarms of living stereotypes. All yelling : we’ve been very patient. You see, you were allowed to bifurcate, deviate and wander… so long as you reintegrated the Path. Nothing shining about it. A few glossy objects here and there, but don’t be fooled ! In the end, kid, when you ask why, there’s only one answer true adults will ever give you : parske ! They’re wise. They’ve got it all figured out. They call it freedom. It is authority. And it is as childish as can be…

I cried yesterday…

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Respect !

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Vous aussi, vous êtes scandalisés ?…

Vous vous reconnaissez dans cette République du mérite nouvelle et vous aspirez à voir les right men in the right places ?

Vous partagez l’aversion de Trierweiler pour Sérillon ?

Et, alors que Lallement rêve d’en faire son adjoint, vous ne comprenez pas pourquoi d’Harcourt n’a pas encore été promu, alors que c’était dans la logique des choses ?

Alors, faites circuler cette pétition pour exiger qu’il soit remédié à cette patente démonstration d’iniquité…

***

Môssieu le Chef de l’Etat France,

 

Nous sommes abasourdis. Nous ne vous reconnaissons plus. Et vous invitons à vous reprendre.

Il y a quelques mois, la République aurait honoré séance tenante Monsieur le préfet d’Harcourt, l’un de ses valeureux serviteurs. Or, le voilà, tel un fusible en puissance, submergé de quolibets.

Plutôt que de monter au créneau pour dénoncer cette injustice et défendre l’honneur de l’Etat, comme il s’y évertue par ailleurs avec constance, votre lame duck de l’Intérieur le laisse seul aux prises avec les trolls. C’est indécent !

Un minimum d’éthique, en effet, est requis en l’occurrence. Une éthique qui commande de saluer, comme vous l’avez fait avec courage en pareilles circonstances tout au long de votre mandat, le dévouement de celui qui n’a pas hésité à se mettre en danger pour prévenir le chaos.

Au bas mot, c’est la médaille Zineb-Redouane du Mérite qui à cette incarnation de la Puissance publique devrait être décernée. Nous sommes révoltés ! Vous nous aviez habitués à mieux… Même depuis l’Etranger, désormais, c’est avec circonspection que l’on scrute votre attentisme. Et l’on ne comprend pas !

Mais nous ne désespérons pas. Nous savons qu’en votre for intérieur, vous vous désolez de cette situation. Vous ne pourrez vous résoudre, nous en sommes persuadés, vous dont la droiture nous inspire au quotidien, à laisser perdurer pareille aberration.

C’est pourquoi, afin d’appuyer votre résolution à remettre les choses en bon ordre et à montrer une fois encore l’exemple, nous vous appelons, pour sa vaillance et son intransigeance face à l’ennemi, à nommer Monsieur d’Harcourt préfet adjoint de la police de Paris, ès qualité de quoi il fera indubitablement des étincelles.

L’art jamais, sous peine de sa propre annihilation, ne peut glorifier le pouvoir ou sa conquête, sous quelqu’une de leurs formes, mais il peut néanmoins revendiquer de s’inscrire dans le temps, étant entendu qu’il n’en est jamais entièrement détaché.

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