Archives d’Auteur: Yannick Baele

À propos de Yannick Baele

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Es ist verboten zu sein.

Au-delà d’un certain point

Emerge la conscience

Qu’il n’y a jamais que maître/esclave

Paradigme structurant

Bracelet électronique

Qui enclot nos existences

Et s’impose comme une loi

Une loi extrajudiciaire

Sans la moindre promulgation

La plus importante de toutes

Qui rend vaines toutes les autres

Enfer paradigmatique

Dont nous sommes tous les geôliers

C’est l’horizon qu’on nous offre

Auquel nous collaborons

C’est la civilisation

En son brillant apogée

Qui n’en est pas le remède

Mais façonne la barbarie

Aucune échappatoire

Au meurtre de l’esprit

Que le suicide du corps

De maître/esclave en bourreau/victime

Tel est le sort

De qui refuse le paradigme

Chaque élément de sa dyade

Un genou ou l’autre à terre

Nul ne peut rester debout

Liberté, je pleure ton nom

Chimère assassinée

Qui nourrit une foi puérile

Rien ne se transforme, rien ne se crée

Mais tout se perd

La société comme une perte

De sens, de soi, d’honneur et de repères

D’elle-même

Amnésique qui court avec allant

Bave aux lèvres et bras ballants

Vers la prochaine apothéose

Laisser être

Quelle gageure !

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« bordel » : un « registre populaire » à éviter à l’étranger…

« En l’espèce, le mot bordel c’est du registre populaire, comme dit l’Académie française. Populaire. (…) C’est du registre populaire c’était dans une aparté. Les discours que je tiens en France, en Europe, à l’international, vous les suivez, ne sont jamais de ce registre-là. »

http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Pourquoi-le-discours-de-Macron-sur-TF1-etait-singulier-1372649

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/plans-sociaux/emmanuel-macron-et-ceux-qui-foutent-le-bordel-les-salaries-de-gms-esperaient-au-moins-des-regrets_2422043.html

Dictionnaire de l’Académie, neuvième édition.

APARTÉ

n. m.

XVIIe siècle. Emprunté de la locution adverbiale italienne a parte, « à part, à l’écart ».

  1. THÉÂTRE. Ce qu’un acteur dit à part soi et que les personnages en scène sont censés ne pas entendre, mais que le public comprend parfaitement. Les apartés doivent être rares et courts.

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Chômage : en attendant les « superprédateurs »…

https://www.marianne.net/politique/dans-le-vocabulaire-de-macron-riche-se-dit-premier-de-cordee-et-les-chomeurs-sont

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Nihil novi…

Ce que j’ai fait hier soir ? J’avais rien à foutre. Donc, j’ai regardé le vestige des années ’80 sur C8. Y avait pas d’actrice porno cette fois. Pas même une starlette de la téléréalité sur qui cracher son venin en toute tendresse, ou une bimbo à qui cureter le vagin (C’est coupé au montage…). Mais c’était une heure trente de nombril en gros plan quand même. Comme d’hab. Le gars, il a bientôt la septantaine, il te fait encore des émissions pour vieux ados… Quand il aura l’âge de Pierre Bellemare et quelques liftings de plus, il invitera le tout nouveau député Louis Sarkozy sous ses spots multicolores pour lui demander si gicler dans l’anus, c’est ensemencer. Si la troisième guerre mondiale éclate demain, il continuera imperturbablement de balancer ses confetti et ses paillettes virtuelles sur ses invités. Irrécupérable, le vieux !

Entre Camba-le-faux repenti et Lorant-la-sardine, je me faisais tellement chier que j’ai cherché du porno à downloader en même temps : j’ai trouvé Alex P., model de Madrid qui se faisait photographier par un gros batave assez lourd mais motivant, Brent Corrigan qui se branlait en filmant un autre twink qui se branlait (Même sans péné, on appelle ça une mise en abîme.), un certain Taylor aux pectos bien gonflés qui se chopait le cul dodu mais ferme de Marx (si, si !), le café-crème québécois Lukas Jensen qui s’enfilait des dildos, et le délicieux Tony Conrad tout nu et tout bronzé au Festival de la Bite de Porto, où il défonçait le petit Alec derrière une cloison de fortune. J’avais ce qu’il me fallait. Ah, ouais, ouais, là, ça irait loin…

En fond sonore, y avait toujours cette voix de con, pas la mystique du double du professeur Rollin, non, celle du vieux, qui accueillait en P3 une jeune écrivaine qui venait de pondre une pièce de théâtre populo sur ses voisins, dont voici le pitch, qui pourrait être une version heureuse de la sordide affaire Vanderlinden-Lavergne, dont la sélection ‘faits divers’ de Google, qui prend des proportions jamais vues ces temps-ci et affectionne particulièrement les épilogues sanglants, nous gave, jour après jour, de détails morbides : un sale perv qui épie son voisinage et écoute aux portes s’étonne du silence qui règne dans l’appartement de sa voisine du dessus, laquelle est pourtant supposée fêter son anniversaire. Ni une, ni deux, il se dit, le loser invétéré : c’est trop calme, faut que j’aille mettre un peu le bordel, faut que je fasse du bruit, faut que je la fasse chier. Qu’est-ce que je serais con de louper cette occasion ! C’est, résume la salope en noir à Bolloré, « la rencontre de deux solitudes », qui se conclut par une boum (Je reste dans le vocabulaire eighties pour pas le dépayser…). Passionnant, non ?

Non, « c’est pathétique », déclare, straight into the caméra, en parlant desdits voisins, le catho de bar à putes qui anime l’émission, la petite grimace du morveux raté qui regarde autrui de haut en prime. Et, là, c’était l’épiphanie ! Bien sûr : il s’adresse directement à moi, que je me suis dit. Ouais, ouais, ça peut être que ça. Vous connaissez ces moments-là, non ? Vous en avez tous vécu au moins un : un broadcaster s’adresse à toute la France et au-delà, mais ce qu’il dit et ce qu’il décrit est si proche de votre propre vécu que vous le prenez pour vous, et pour vous seul(e). En l’occurrence, il y avait de quoi. C’est irrationnel, je sais, mais… si c’était vrai ?

Il se trouve que j’habite dans un immeuble qui compte lui aussi ses pervs, ses vieux débris, ses chiens renifleurs, ses putains d’empafés infoutus de foutre la paix aux gens, bref ses losers. Je vous ai déjà raconté l’histoire de l’ancienne poufiasse du dessous, qui, jour après jour et nuit après nuit, même en son absence, m’avait, pendant deux ans, intoxiqué intentionnellement et en quantité industrielle avec ses perturbateurs endocriniens malodorants, au point qu’il m’était arrivé d’installer mon transat dans le couloir pour y dormir, tant mon appart, qu’il m’était devenu impossible d’aérer, puait la mort, à laquelle j’ai d’ailleurs échappé malgré un violent choc anaphylactique durant l’été 2015. Il y avait aussi la surprise, l’an dernier, de découvrir que mon compteur d’électricité, et le mien seul, avait été vandalisé le jour précis de mon anniversaire. Ou encore cette putain de concierge, qui, outre qu’elle correspond à merveille à l’image de sa profession, ce dont ne pouvait évidemment se douter le bénéfice du doute qu’à cet égard je lui avais initialement consenti, me cite comme suspect auprès de la police chaque fois qu’il se passe un truc pas net dans ce foutu immeuble : l’été dernier, par exemple, les portes d’une bonne vingtaine d’appartements ont été fracturées. Un travail de romanichels, ça, m’a pourtant assuré l’agent venu constater les dégâts. Son attitude est curieuse, étant donné que je partage avec le fils aîné de ladite commère l’amour de la mauvaise herbe. Ça devrait créer des liens, ça, non ? Surtout vis-à-vis de quelqu’un dont on contribue à payer le salaire et qui vous sort à brûle-pourpoint : « vous êtes la base de mon problème, Monsieur Baele ». Je vais t’en donner, du problème, si tu continues, poufiasse !

S’ajoute à ça, désormais, le grand retour de l’alcoolo de l’appartement du dessus, à qui, contrairement à l’héroïne de l’invité du bourrin royaliste de Bourganeuf, on ne peut décidément pas reprocher son calme, puisqu’il balance avec fracas, nuit et jour mais surtout nuit, toutes sortes d’objets sur le sol, transbahute d’un bout à l’autre de la pièce des meubles lourds sur le carrelage en prenant bien soin de ne pas les soulever, fait silence quelques minutes, puis remet ça en sens inverse… C’est un bon gars, m’avait dit l’agent de quartier la première fois que je lui en avais parlé, avant d’ajouter que leurs parents respectifs avaient vécu dans la même rue. Dans ces conditions…

Récemment, Onfray rappelait sa réaction face à un jeune énergumène qui, dans le train, avait mis ses pieds sur la banquette d’en face : il est nécessaire, parfois, de rappeler à qui de droit les rudiments de la vie en société dans une société totalement affranchie d’égard pour autrui. Je l’ai déjà écrit : à la notion de politesse qu’il invoquait à cette occasion, je préfère celle de respect, mais l’objectif est identique : faire en sorte que la société, voire la vie tout court, soit vivable, et, en particulier, dans mon cas, qu’il n’y ait pas constamment une odeur agressive de produit chimique ou un tapage nocturne de maniaque pour me rappeler que, comme un Russe moyen en Union soviétique naguère, je ne suis jamais vraiment chez moi, moi qui écoute invariablement mes émissions, mon porno et ma musique avec mes putains d’écouteurs !

Le voisin dont question a, hors insulte et métaphore, l’âge mental d’un gosse de cinq ans et la retenue qui l’accompagne, c’est-à-dire qu’il se comporte comme un singe nerveux incapable d’aligner deux phrases cohérentes. Comme l’héroïne susévoquée et son voisin à elle, nous partageons en effet une certaine solitude. Je mets à profit la mienne pour ouvrir mes horizons, lui la sienne pour me les fermer. Chacun ses préférences, chacun sa tournure d’esprit.

Peut-être ai-je déjà cité Wordsworth ici : « poetry is the spontaneous overflow of powerful feelings : it takes its origin from emotion recollected in tranquility ». Elle sursaute involontairement chaque fois que ce voisin de merde fait crisser avec délectation l’un de ses meubles sur son foutu carrelage, ma tranquillité à moi ! Certes, de nombreux habitants de HLM parisiennes doivent avoir beaucoup plus que ça à endurer, mais l’inversion de la charge du respect – qui n’est pas une charge d’ailleurs, mais devrait être spontané pour quiconque n’a pas été élevé parmi les rats –, cette inversion est la même : est intolérant, de nos jours, qui s’oppose au je-m’en-foutisme et aux nuisances d’autrui, et non qui crée ces dernières et fait chier son monde… Après tout, « c’est un bon gars », non ?…

Bref, impossible de ne pas, l’ombre d’une seconde – et pas plus, parce qu’il faut quand même pas charrier : y aura pas de boum en ce qui me concerne ! –, m’identifier au récit exposé chez le vieux réac de septante ans, soit grosso modo l’âge du chieur demeuré qui me sert de voisin…

Pas plus, du moins le pensais-je. En effet, sitôt que j’eus rejoint mon lit et annoncé à Morphée ma disponibilité temporaire, après avoir ensemencé le cul d’Alec, ce que bizarrement l’enfoiré du dessus s’était empressé quasi simultanément de faire lui aussi, Alec en moins (Souvent, je l’entends me suivre aux chiottes également, et, à force, l’hypothèse de la coïncidence n’est plus permise : le scato l’attire comme un aimant.), je me vis propulsé dans la peau de l’agent de la GeStaPo en noir (Faut écouter certains de ses invités vous raconter comment il s’est procuré ses renseignements à leur propos : c’est édifiant, Monsieur Bolloré !)…

Je marchais avec Crespo-Mara sur un boulevard parisien qui m’était inconnu. Elle me tenait le bras. Tout à coup, un violent coup de pied dans le dos m’a propulsé par terre. J’ai juste entendu : « sale fils de pute, retourne en enfer ! », et « viens, Crespo, on va te faire ta fête, ça fera longtemps que t’auras pas joui comme ça ! », puis le black-out…

Ce que j’ai fait quand je me suis réveillé ? Je vous le raconterai une prochaine fois, peut-être…

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What’s wrong with him ?

It’s something with his mother, clearly. It’s hard to know what exactly without talking directly to him and knowing the specifics. But it’s easy to speculate : she was likely cold, distant, more often than not hysterical, and sex made her very uncomfortable, either because his father was insensitive and brutal to her, or because he had left her for another woman and she felt guilty and abandoned. Or maybe she was just a born dominatrix who felt compelled to retrograde everything that came with a set of balls. In any case, sex to her was intrinsically dirty, and she projected her shattered libido onto her son. Was she standing behind the door listening while he was jacking his early puberty ? Did she wittingly barge into his room and interrupt his first sexual intercourse ? There’s no way of knowing. Almost certain, however, is that the boy’s sex life was literally overshadowed by his tyrannical mother, who wanted absolute power over the male organ that came out of her womb. She felt entitled to it. Subconsciously, she was sending her son an unequivocal message : I will truly be the only woman in your life, you are nothing without me, and of course you will never have me. Ultimately, this could only lead to one of two things : making him impotent or turning him into a sexual predator.

The recurrence of the bathroom fantasy leads to an ambivalent interpretation : on the one hand, while he is taking his shower, he is interiorizing his mother’s neurosis, temporarily becoming one with her : it is dirty, it must be cleaned up. Imperatively. My honor and self-respect are depending on it. On the other hand, and simultaneously, he is trying to wash away the burden of the memories his perverted mother impressed on his mind : go away, go away, I am not your thing, are you ever going to mind your own business ? You’re driving me mad !

When he is coming out of the bathroom, he is actually saying : let’s start over again, mom. Him spontaneously showing his erect organ means : look, I am worthy of you, which probably indicates he has been feeling guilty all along. The masturbation episodes in front of several women, without touching them, are a way of idealizing the untouchable distant icon he could never grow close to. As for the massages, they are merely a rewarding motherly caress : I am proud of you, son, we are together at last…

Not only will the public humiliation he has been going through for over a week now leave him profoundly troubled; it will also indirectly vindicate the inexcusable behavior of his mother, for it is she, make no mistake about it, who just took back everything he has built in his adult life.

This is the tale of a victim who became a monster only to become a victim again…

Unlike Harvey, resist becoming a monster. Join

ANGOT Energy Ltd.

Today !

Headquarters : Emirates Towers, Floor 41 Dubai, Dubai United Arab Emirates

 

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« La limite qui sépare en France le domaine de l’ordonnance et celui de la loi est encore si incertaine, que si un jour le despotisme renaissait, ses premières conquêtes auraient lieu en franchissant ce ruisseau. » (Edouard Alletz)

Etat d’urgence et loi antiterroriste : Gérard Collomb n’est pas contre un « despotisme doux »

https://francais.rt.com/france/41125-etat-urgence-gerard-collomb-despotisme-doux

« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable [large Assemblée composée de femmes et] d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme [rabougrie]. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie [que dans la soumission].

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux [comme la haute bourgeoisie des Hunger Games]. Il ressemblerait à la puissance paternelle [de jadis] si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens [ceux qui ne sont rien] se réjouissent [lamentent], pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir [lamenter]. Il travaille volontiers à leur bonheur [asservissement]; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; [tout en la mettant en péril,] il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins [leur dépendance], facilite [complique] leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige [vend] leur industrie [au plus offrant], règle leurs successions, divise [avilit] leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen [petit rien] jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité [L’injustice] a préparé les hommes [et les femmes] à toutes ces choses ; elle les a disposé[e]s à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles [contraintes tacites] compliquées, minutieuses et uniformes [multiformes], à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, [il libère les énergies,] il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement [corporate] est le berger [malveillant]. »

Tocqueville, De la démocratie en Amérique [et ailleurs] (choix de textes par Philippe Raynaud), Flammarion, Paris, 2010, chap. XX, amendé

Le même Alexis Kohler [actuel secrétaire général de l’Elysée], quelques semaines plus tôt, avait résumé l’état d’esprit d’En Marche sur la réforme du droit du travail: « sur le travail, c’est vraiment la deuxième question la plus importante car au bout du compte l’essentiel est de savoir si les Français sont effectivement convaincus que mieux vaut des travailleurs pauvres que des chômeurs bien indemnisés […]. »

https://www.letemps.ch/monde/2017/08/01/wikileaks-expose-dessous-campagne-macron

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Affaire de la « keufmobile » brûlée : Olivier Dabin, bouffon du parquet, cite Lénine au TGI de Paris : « l’anarchiste est un réactionnaire »…

http://www.liberation.fr/france/2017/09/23/proces-du-quai-de-valmy-le-mauvais-quart-d-heure-du-temoin-policier_1598428

https://attaque.noblogs.org/post/2017/09/27/proces-de-la-keufmobile-brulee-le-suivi/

https://blog.mondediplo.net/2017-09-29-Quelle-justice-pour-le-quai-de-Valmy

 

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« Despite all your rage, you’re still but a rat in a cage. »

Alors que Chris Hedges vient de consacrer deux émissions On Contact d’affilée au phénomène AntiFa aux Etats-Unis, qui a pris de l’ampleur suite au meurtre de Heather Heyer à Charlottesville le 12 août par un néonazi plus détraqué que les autres, et que dans ces émissions ledit journaliste/chroniqueur s’est surtout focalisé sur l’effet épouvantail que pourrait générer par sa violence revendiquée la susnommée mouvance vis-à-vis de M. et Mme. Tout-le-monde, d’autres écueils, qui semblent trahir davantage une volonté de nuire à toute gauche alternative, parlementariste certes mais pas uniquement, méritent sans doute d’être relevés, tant l’anonymat que permet cette étiquette-là aussi peut cacher des anguilles malveillantes…

Vive l’internationalisme, sauf pour la Palestine et les Arabes en général !

Vive l’internationalisme ouvrier, en particulier celui de BHL et d’Attali !

Vive les discours de classe, sauf lorsqu’ils visent le 1 % !

Vive la critique des structures capitalistes, à l’exception des banques et du CETA !

Loué soit Marx, mais pas question d’empire !

A bas l’Etat, pas son storytelling !

A bas les mots pluriséculaires propriété de l’extrême-droite !

A bas les tartufes révolutionnaires : Friot-la-crapule, les merdes d’ATTAC, les charlots Pinçon !

A bas le confusionnisme, prédilection de Soral, Rabhi, Dieudonné, Chomsky et leurs semblables !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A bas tout ce qui dépasse, à bas tout ce qui dissone, vive la Révolution !

Allons casser du flic, allons-y tristement, ce sera la solution !

Dire non à tout flicage, nous le souhaiterions certes, mais c’est l’un de nos traits.

Meufs en tête de cortège, tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais, ouais !

http://www.lesenrages.antifa-net.fr/ruffin-et-lordon-une-nuit-a-dormir-debout/

 

 

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Les ravages de Twitter sur le langage n’étaient pas suffisants. L’ « écriture inclusive » se propose de parfaire le carnage…

She told me to | Walk this way | Talk this way | Write this way | Well, just gimme a kiss | Oooh, a-like this !

***

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément ». La maxime (de Boileau) est connue. Par des phrases alambiquées, dont certaines dépassaient parfois dix lignes, j’y ai souvent dérogé. Pour diverses raisons, jamais par posture. Parce que, parfois, il me semble malvenu d’interrompre la logique d’un débit. C’est comme quand tu gicles du gros blanc : il ne te viendrait pas à l’idée de te retenir après la cinquième saccade… C’est un tout ! Parce que la simplification syntaxique à outrance, le dépouillement de l’écriture, la réduction a minima du vocabulaire, m’apparaissent comme des diktats contemporains, et que je hais les diktats. Parce que j’estime que certaines phrases méritent d’être relues, et qu’elles n’ont pas à se donner au premier venu comme des filles faciles. Parce que les associations d’idées, les longues tirades, l’incompréhension qui peut naître d’une première lecture, peuvent s’avérer riches pour l’esprit si l’objectif du scripteur n’est pas l’hermétisme pour l’hermétisme, si son intention n’est pas d’abuser narcissiquement le lecteur, les énoncés cristallins, à l’inverse, médiocres et dogmatiques. Parce qu’elles permettent divers niveaux de compréhension et d’interprétation, et c’est très bien ainsi. Parce qu’une logique, parce qu’une musique, peuvent se vêtir d’un lourd manteau. Parce que le didactisme est le domaine réservé de l’analyse et de la critique scientifiques, pas celui des opinions, coups de gueule et vues de l’esprit. Ou encore parce que ce monde est complexe, et que sortir du long tunnel intellectuel dans lequel se sont égarées nos sociétés requerra davantage que de bonnes conceptions et des règles réputées infaillibles.

C’est pourtant une telle règle que les tenant.e.s de l’écriture dite inclusive, prenant leur revanche sur Lacan et tant d’autres suppôts de Phallus tout en s’inscrivant dans leur sillage, se proposent d’instaurer… et d’imposer ! Mais derrière leur démarche à eux.lles, point d’interrogation, point de musique, seulement le bruit d’un marteau piqueur : write this way, think this way. C’est-à-dire, en l’occurrence, don’t think at all

Imposé du haut, semblable à une ordonnance, ce nouveau sabir ne se contenterait pas de défigurer l’écrit; il détournerait aussi pour les besoins de la Lutte un signe univoque comme le point, préféré à un couple de parenthèses, lesquelles ne feraient, de toute évidence, que perpétuer l’intolérable subordination féminine et la discrimination à l’égard du mot faible.fort. Brillante littérature en perspective. Très intelligible aussi. En attendant, sans doute, la prochaine bataille, celle des quotas de mots féminins à utiliser impérativement sous peine d’excommunication du champ progressiste et, à terme, l’exacte parité des genres des mots, à laquelle serait chargé.e de veiller le.la directeur.rice (A ce stade, mon correcteur orthographique déclare forfait…) de quelque Haute Commission de la Parité du Langage, sous l’égide du.de la ministre.sse de la Culture. Vive le progrès !

On finirait, c’est sûr, par ne plus voir dans un écrit, tels des boutons d’acné sur un visage pubère, que cette succession de points intempestifs détournés de leur signification et ces mots fragmentés à choix multiples : une aberration ! A double titre d’ailleurs, car comment donc transposer cette logorrhée dans le discours oral sans verser dans la dyslexie et être pris.e pour un.e doux.ce dingue ? A cette aporie, l’usage alternatif de majuscules en fins de mots ne saurait parer…

Lorsqu’il y a vingt ans, Sokal et Bricmont entreprirent de dénoncer un certain postmodernisme et prirent pour cibles ce qu’ils qualifièrent d’impostures intellectuelles, les réactions de l’intelligentsia parisienne ne se firent pas attendre. La plus déphasée quoique la plus fleurie fut sans doute celle de Sollers, qui déclara à leur propos : « qu’est-ce qu’ils aiment ? Quelles reproductions ont-ils sur leur murs ? Comment est leur femme ? Comment toutes ces belles déclarations abstraites se traduisent-elles dans la vie quotidienne et sexuelle ? » A l’aune de la nouvelle offensive de la police féministe du langage, ce questionnement, si tant est qu’il présentât initialement la moindre pertinence, mériterait sans doute, arroseur arrosée, reformulation… plus inclusive.

Qu’après la twitterisation des esprits et la censure arbitraire de prétendues radicalisations du langage, je répugne à concéder ne serait-ce qu’un iota à la débilité profonde de ce nouveau catéchisme extra-langagier fait-il de moi un conservateur ? Le langage est comme une sorcière d’un âge plus que respectable que le genre masculin aurait trop longtemps maintenue sous sa coupe : elle est ouverte à l’innovation, à de nouvelles cabrioles même, mais on ne lui impose pas ce qu’on veut, surtout pas d’aller pointer à la Grande Ligue féministe chaque fois qu’elle pète.

Les documents administratifs ou commerciaux adressés à des destinataires individuels le sont déjà en tenant compte de leur genre (même s’il est arrivé quelquefois à Madame Yannick de devoir rappeler à l’ordre de petits plaisantins à l’imagination débordante…). Ce dont il est question ici, c’est donc d’écrits sans destinataire clairement identifié.

J’admets sans difficulté que même si le genre linguistique masculin est aussi réputé neutre, il ne l’est que par convention… masculine. Dans plusieurs des articles que j’ai postés sur ce blog, j’ai donc, depuis plusieurs années, recouru tantôt aux parenthèses, tantôt à des combinaisons de mon invention. J’explique l’une de ces dernières dans le texte de présentation du blog. Quant aux premières, je ne les ai utilisées en général qu’une fois dans les articles concernés : à quoi sert de miauler toutes les deux lignes ? On vous a entendues la première fois, bordel ! Et si vous êtes pas content.e.s, c’est rien du tout ! Capice ?

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