Expérimentations diverses non catégorisées

Donald, this is from me to you…

They’re everywhere, man. But only you can see them. It’s a parallel world. And it’s not just the spooks. It’s the journalists too. They’ve got those devices. They can listen in to all your conversations through the mic inside your TV or your PC. Trust no one ! And be thankful to Wikileaks (once more)…

Take me, for instance : the other day, I farted while writing an online application for some stupid job. The next day, my favorite talk show host dedicated his monologue to fat people farting. Can you believe it ? Then he winked while looking straight at me through the camera. Coincidence ?

Another one : I’ve had this beef with Nicole lately. It’s well documented. And there’s, like, this closet at my grandma’s house containing objects from my childhood, as well as my teenage and college years. I’ve never mentioned it to anyone. Among those is a book I was very fond of as a kid. It’s called « Rox & Rooky« . It’s about the adventures of a fox and his canine friend. Well now, believe it or not : one day, a few months ago, I tuned in to this morning show I sometimes listen to. There’s an imitator in it. Quite talented but very bitchy. Didn’t he find a way to fucking mention that fucking book everyone else must have forgotten by now ?! He did it twice, the motherfucker, in case I hadn’t heard it the first time !!! Coincidence ?

Those people invite themselves into your living room, man, your oval office, your hotel, your beach resort, or whatever, depending on your lifestyle. Literally. And if you move, they move with you. They’ve got spies all over the place. They pay your friends and relatives to gather confidential stuff about you, which they then distillate in their shows for your ears only to make you feel uncomfortable. And you don’t know them. You’ve never met them. But they seem to know you. They know no boundaries whatsoever, and they don’t have the slightest dignity. A new form of GesTaPo unlike any of its predecessors, I’m telling you. The enemy of the people, man. True that ! There’s no other way of putting it…

A few years ago, I went to this gay spa, where I sucked some huge black cock. The guy looked a lot like Devon Lebron, but with an even bigger dick and a set of impressive low hangers. The next day, Omar Sy (you know, from “X-Men, Apocalypse”) appeared on TV denying his alleged homosexuality. And the list goes on, and on and on : no place to hide… Sometimes, like Pink Floyd, I feel like singing “What Do You Want From Me ?”. Because they’re clearly expecting something, goddammit !!! But what good would that do ?

I also had this shady deal with some corrupt notary public of Russian descent. It’s been going on for over two years now. The guy owes me two million bucks in exchange for a few kilos of coke and some stolen goods. Refuses to pay. That’s because he knows I’m being watched, and all my contacts with me ! I mean, I can’t even kidnap him and remove one or two of his fingernails. Do you fucking realize what this is doing to my street rep ?!

So, I’m with you on this, buddy. Hang in there ! And don’t utter a word… cause they’re around, believe me !

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées, Lettres ouvertes des plus surréalistes... | Poster un commentaire

Fusionnisme textuel (sur fond de mélancolie combative) : une entrée en matière

Si vous pensez que faire société, c’est d’abord et avant tout parler, échanger, avec les autres, c’est

Comment l’anonyme qui, malgré des efforts surhumains, ne parvient à entamer avec ses semblables

qu’il a dû vous échapper que nos collectivités ont mis en place toute une série de protocoles aussi

aucune conversation d’intérêt sur les sujets sociaux qui lui sont chers, pourrait-il, homme ou femme

invisibles que totalitaires destinés non pas simplement à contrôler et encadrer – c’est-à-dire à

publique, espérer trouver auprès de ses auditeurs, oreilles attentives et esprits féconds ? Quel espoir

appauvrir –  la parole, mais à en conditionner préalablement l’exercice à une soumission totale à

de salut intellectuel et d’échange social l’autre côté du filtre peut-il donner à celui qui ne s’est que

l’ordre social en son éblouissante féodalité, quitte à faire de celle-ci le véritable sésame de la

trop familiarisé avec les étendues désertiques qui, sous son impulsion frénétique, n’a cessé, de ce

participation à la société, quand bien même l’on n’a strictement rien à dire et se perd ce qui doit être

côté-ci, de gagner du terrain, si forger l’opinion l’écœure, et stimuler l’éclosion de pensées propres

dit ! C’est dans cette exigence, qui ne s’édicte jamais, jusqu’à présent, que par stimuli subliminaux

par euthanasie de tous les catéchismes paraît chaque jour plus improbable ?

dans des contextes sans le moindre rapport avec les objets de dispute que vous abordez, que doit se

chercher l’origine première de la tragédie humaine contemporaine : vous n’êtes invités à vous

exprimer qu’à propos de  ce dont on vous intime de parler, dans le cadre et la hiérarchie que l’on

vous impose. Aussi n’entrez- vous pas, si vous y consentez, dans la société des hommes, où chaque

individu dispose en principe de droits inaliénables, mais prenez-vous place, au gré d’évaluations

clichées de compétences et de potentialités auxquelles vous soumettent des inconnus qui ne

fonctionnent que par compartimentations génériques irrémédiablement calquées sur un appareil

productif professionnel désuet qui se moque pareillement de qui vous êtes et de ce que vous voulez,

au sein d’une structure collective froide comme métal, pesante, bruyante, insensée et toujours plus

vile. Dans la société patriarcale classique, vous étiez appelé à garder cette place toute votre vie. De

nos jours, le leitmotiv du changement vous impose une plus grande flexibilité, au sein de la strate

hiérarchique à laquelle vous appartenez, un peu au-delà si vous avez de la chance. Qu’il semble

difficile de faire comprendre aux hommes et femmes a priori de bonne volonté qu’il ne peut y avoir

de changement que de la structure elle-même, que le monde nouveau et encore inconnu de Gramsci

Par égarement, il m’arrive encore parfois de me dire qu’il n’est pas exclu que la grosse masse des

dont on nous rebat les oreilles, qui peine tant à s’extirper de la brume qui l’enveloppe, ne pourra

abrutis, pour lesquels la sensibilité est une tare, se rendent enfin compte qu’il n’est de tarés qu’eux,

émerger qu’à cette condition et que tout ce qui s’y oppose, à commencer par l’artifice du

qu’un éclair de lucidité les amène à comprendre que, sans moins maudire la mièvrerie, faire le choix

changement, ne vise qu’à pérenniser l’existant : sans tourner le dos à la loterie sociale, naguère

de la sensibilité comme principe social structurant seul porteur d’épanouissement pacifique

métaphorisée par l’ascenseur, qui n’a jamais eu pour but de rendre la société meilleure dans son

commun, et demeurer sensible malgré les coups et l’ignorance, parce que rien dans l’absurdité d’une

ensemble, mais simplement de starifier quelques idiots utiles grassement rémunérés pour leur

existence – ni les plans de carrière, ni le besoin de reconnaissance, ni la quantité de relations, ni la

idiotie complaisante comme on s’empare de l’une ou l’autre peluche dans un Luna Park, en ne se

peur du rejet – ne justifie le refoulement de cette sensibilité, et que tout, au contraire, à commencer

souciant guère du sort de celles qui sont vouées à rester dans leur bocal, sans rompre radicalement

par l’émerveillement et la plénitude auxquelles elle donne accès, ainsi que la satisfaction de rester

avec la société du passé, ses préceptes hiérarchiques éculés, et sa fabrique de pulsions sordides et de

debout, appelle à chérir, est œuvre de gladiateur moderne. Oui, l’humilité sensible est une force face

passions vaines, on ne fait jamais que se mettre à son service, pour s’étonner plus tard que ne

à laquelle pâlit le conformisme destructeur cher aux esprits chétifs, le nihilisme des cyniques, et

change pas ce que l’on contribue à entretenir…

même les pulsions d’apocalypse de ceux qui confondent encore enfance et puérilité…

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Grand Mage, que voyez-vous ?

– Je vois de sombres nuages coloniser le ciel, des nuages pourpres, lourds, d’où ne s’échappent encore que quelques gouttelettes, je vois un parterre qui applaudit, la fin du rire, je vois, je vois, un grand chaos, oui c’est ça, un grand chaos !

– L’anarchie ?

– Non, un grand chaos…

– Revenez un peu en arrière. Que voyez-vous ?

– Une rangée d’hommes, des soldats qui les trient, l’angoisse. Mon heure est-elle venue ?

– Reprenez vos esprits. Vous êtes en sécurité. Continuez.

– Je vois, je vois un tigre en cage. Des inscriptions sur les barreaux. On dirait des tags… Attendez, oui, je parviens à les lire : presse, rébellion, juridisme… Le tigre est en train de ronger les barreaux. L’un d’eux est déjà sur le point de céder.

– Décrivez le tigre.

– Il a l’air vieux, marqué par la rancœur. Il est debout, la gueule ouverte. Il parle : « Savage friends, we’ve got your backs ». Un grand bâtiment, oui, un grand bâtiment en flammes… Je crois le reconnaître, mais je ne suis pas sûr.

– Que dit-il d’autre ?

– Il est muet à présent. Non, attendez… Il chuchote quelque chose, oui : « ce n’est pas le hasard, c’est le fruit d’une volonté »…

– Bien, grand mage, à présent je vais décompter de trois à un. Lorsque vous entendrez ‘un’…

***

Ferme naguère, la terre, pour toutes sortes de raisons, l’acidité la première, l’absence d’irrigation, était devenue austère.

Dessous la terre, une chose s’agitait : « let me out !!! »

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Tachyons are great…

exhibit-aThe day before yesterday, I saw some ten-year old walking like a miniature Charlie Chaplin down Pennsylvania Avenue, gawkily saluting the crowd with his alien right hand amid a cold indifferent emptiness. There was a man with him, and a woman too, but neither one bothered to look at him. Through the screen, the air smelled like plastic, it was suffocating. They were playing their parts, seemingly failing to even notice his presence. You could almost feel their shame. Or was it just disdain ? Not a word, not a comforting hug. An addition of units far, so far from a circle of three. But I thought : nothing is written, the kid might very well not become a psychopath, a more perfect union is still possible…

Last November, the boy’s science project, involving tachyon-related time travel, was selected by the National Board of Charter Schools. Academically, it is so groundbreaking the intelligence community immediately signaled its interest. As a result, the boy addressed some spooks yesterday, loud, cheering ones. He looked so fresh, his flawless face shining with orange youth. It is well documented kids his age can barely concentrate for more than five minutes in a row : hormones are loose cannons in a teen’s body. As he was trying to fill in the blanks by distracting his audience with some personal anecdotes, like the one about his uncle pissing in the Delaware river nearby Hope Creek and watching his urine turn as fluorescent green as the kiwi sodas they serve in Moscow, his presentation appeared a bit clumsy, to say the least. Could his project, once implemented in Pompeiopolis by the single consul, allow the agency to go back in time and terminate whistleblowers even before they speak, or rogue agents like Hector to start a romance with wannabe jihadists ? Against all odds, I thought : nothing is written, tachyons are great. And when I heard the kid conclude his speech with a prepubescent “I love you”, I really knew he meant well…

exhibit-b

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

machine sociale vs. Progrès social

J’argumente. Ils m’opposent l’arrogance du non-sens.

Je cherche l’échange. Ils veulent m’embrigader.

Je les considère comme ils sont. Ils veulent me façonner.

Il y a une opposition rédhibitoire entre la soumission inconditionnelle à une société telle qu’elle est, exigée par l’establishment de chacun de ceux qui sont nés hors-la-cour mais ambitionnent, pour autant que l’expression ait un sens, de gravir les échelons sociaux, et la conviction établie que c’est l’argumentation égalitaire (c’est-à-dire la reconnaissance universelle préalable de l’autre, indépendamment de tout carcan, de toute tribu, de tout rôle assigné, de tout réseau supposé), laquelle ne souffre aucune exigence de soumission, qui fait projet social.

Sinon du conservatisme, de quoi enfermer un individu dans ses relations antérieures, quand bien même il répète à l’envi qu’il les a reniées ou inversement, des relations qui n’étaient souvent dues qu’au déterminisme, ainsi que le confiner à des environnements contraints tels que l’emploi, supposés générer automatiquement de nouvelles relations, relève-t-il ?

Ils laissent aux gens le choix entre laisser parler leurs nerfs sur des futilités centrées sur les personnalités de pacotille qu’ils leur imposent, et se taire. Dans les deux cas, ils les condamnent. Faites leur comprendre que vous avez compris leur manège, que vous ne comptez y prendre aucune part, argumentez, itérez et réitérez jusqu’à plus soif un discours rationnel, ou tout simplement humain, privilégiez les sujets de fond et détournez-vous d’eux : toujours et inlassablement, sans essayer le moins du monde de vous convaincre autrement que par l’induction d’une nécessité vitale de mimétisme, ils s’interposeront entre la lumière et vous, et vous ramèneront à ces deux options.

Affirmer haut et fort que je fume du cannabis revient-il à dire : je vous emmerde, je fais ce que je veux, ou à défendre, contre l’idéologie productiviste asservissante et contre un nouveau puritanisme hygiéniste malsain, une exigence d’humanité en rappelant qu’être humain n’est pas être automate, et que tension suppose détente ? Ne pas le revendiquer serait abdiquer son humanité.

Je leur dévoile mon visage. Ils me montrent leurs masques de mépris.

Je leur parle de justice. Ils s’esclaffent.

Je leur parle de respect. Ils me répondent : néant.

Je leur parle de conscience. Ils me parlent d’argent.

Je leur parle d’ambitions. Ils me parlent de carrière.

Je leur parle d’Humanité. Ils me parlent de rouages.

Que ne m’ignorent-ils !

Ils s’imaginent qu’ils sont vivants. Pourquoi ne pas les maudire tous ?

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

@ Ruth’s :

Glucksmann : 9/10

Belle performance, homme de bonheur, mais un bémol quand même : penser, c’est, sans pour autant le renier, s’affranchir de ce dans quoi on a été élevé.

institutrice-reglee

Zemmour : 3,5/10

Monsieur Zemmour, combien de fois ne vous l’a-t-on dit ?! Le peuple anglo-saxon n’est pas le peuple indigène des Etats-Unis. Le peuple indigène des Etats-Unis est celui qui a subi « le grand remplacement ». Dans les bulletins précédents, nous vous avions invité à suivre l’actualité avec davantage d’application. L’eussiez-vous fait, la problématique du Dakota Access Pipeline n’eût pas manqué de retenir votre attention. Mais Monsieur Zemmour prend le cours d’histoire pour un salon où l’on affabule, où l’on cause, où l’on rit… Mercredi prochain sera jour de retenue, Monsieur Zemmour !

dap-investors

19 h – Ruth Elkrief, Le face à face, BFMTV, 10/11/16

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Un résumé / a summary / een samenvatting :

they-live-john-carpenter

they-live-john-carpenter

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Delirium Tremens

– Rien, je ne la connaissais pas. Je ne lui ai rien dit. Elle était là quand je suis descendu du tram. Y avait un mec avec elle. Je suis passé devant eux. Je ne les ai même pas regardés. Je suis allé m’asseoir dans l’aubette et je me suis roulé un joint.

– Et puis ?…

– Puis je l’ai allumé et quelques minutes plus tard, ils se sont approchés. Ils devaient avoir dans la trentaine. Elle s’est mise à me parler. Lui était plutôt taiseux.

– Que vous a-t-elle dit ?

– Elle avait un accent français. Elle m’a dit : « vous savez que c’est très dangereux, ça ?»

– Et que lui avez-vous répondu ?

– J’avais envie de lui répondre : de quoi tu te mêles, poufiasse ?, mais je me suis rappelé nos séances précédentes, et je lui ai simplement dit : « on se connaît ? »

– Quelle fut sa réaction ?

– Elle m’a dit qu’un de ses anciens amis s’était complètement refermé sur lui-même, qu’il avait coupé les ponts avec tous ceux qu’il connaissait et qu’il avait commencé à négliger sa carrière.

– Vous vous êtes reconnu dans cette description ?

– J’ai flippé. Instinctivement, je l’ai observée pour voir si elle ne portait pas une caméra ou un micro.

– Que voulez-vous dire ?

– Je vous l’ai déjà dit : c’est pas la première fois qu’ils sèment des inconnus sur ma route, qui jouent le rôle d’appâts.

– Qui donc ?

– Ça dépend : la télé, l’Opus Dei, les francs-maçons, le QG des pédés à oseille, la flicaille.

– Vous le pensez vraiment ?

– Ecoutez : le jour précis de mon anniversaire, la porte du local où se trouvent les compteurs électriques de mon immeuble était grande ouverte, alors qu’elle doit toujours être fermée à clé. Je suis donc allé jeter un coup d’œil, et j’ai constaté que mon compteur – et le mien uniquement – avait été saboté. Mercredi, le technicien qui est venu réparer ma connexion internet s’est rendu compte que l’un de ses collègues avait intentionnellement débranché le fil de connexion dans la borne-relai, et qu’il l’avait rebranché plusieurs centimètres plus bas, dans le rayon d’à côté. Je l’invente pas : j’étais à côté de lui au moment où il a rétabli la connexion. Y a cinq ans, j’étais à Paris, j’attendais mon train sur un banc à la gare du Nord quand tout à coup j’aperçois un type que j’ai déjà vu plusieurs fois dans mon club de fitness, sans que je lui aie jamais adressé la parole. La colonne derrière laquelle j’étais assis, qui m’abritait des regards, l’empêchait de me voir de loin, mais à peine sa tête avait-elle dépassé celle-ci qu’il me lance, visiblement peu sûr de lui : « quelle coïncidence, tu vas bien ? » Tout ça relevait d’un script, je vous dis, en l’occurrence celui de la pub Impulse, qui ne lui dirait probablement rien parce qu’il était trop jeune pour l’avoir vue. On a échangé trois phrases, puis il m’a dit qu’il était là pour solliciter auprès de la firme Deloitte & Touche. Je lui ai fait remarquer qu’elle avait un siège à Zaventem, puis, en voyant passer une nana, il m’a demandé : « tu aimes les filles, toi ? » Je ne savais pas trop quoi répondre : je ne connaissais ce gars ni d’Eve ni d’Adam. Heureusement, le train est arrivé. Je me suis levé pour embarquer et il m’a dit : « tu viens avec moi ? Moi, je me positionne à l’avant »… Véridique !

– Vous l’avez suivi ?

– Pas du tout. Si ça se trouve, c’est une ordure comme Ardisson qui l’avait envoyé, et quelqu’un filmait la scène.

– Pourquoi ces gens de télé, ces institutions, vous trouveraient-ils si intéressant ?

– Je sais pas, moi. Allez le leur demander. Tout ce que je sais, c’est qu’ils se permettent tout. Tout ! Et, à part eux-mêmes, y a personne pour les en empêcher : donc, autant s’imaginer des poules dentées ! Ils connaissent le solde de mon compte en banque, et savent ce que je dis à mon toubib… S’ils avaient la clé de mon appart, je suis sûr qu’ils y entreraient en mon absence pour y planter micros et caméras.

– Lors d’une précédente séance, vous m’avez dit que l’une de vos anciennes collègues de travail ne cessait d’avoir le sentiment d’être épiée, et qu’elle exigeait de fermer les rideaux en permanence. Vous m’avez dit aussi que vous la trouviez ridicule…

– Cette grognasse qui m’avait accusé de harcèlement sexuel… oui, en effet. Mais c’était pas pareil : elle était obsédée par elle-même. Elle n’avait qu’un seul sujet de conversation : elle-même.

– OK, revenons au couple de l’aubette. Vous me disiez que la fille vous a parlé de l’un de ses anciens amis…

– Je lui ai demandé son âge et quelles étaient les circonstances de son repli sur lui-même : avait-il été rejeté par sa famille ? Lorsqu’il fumait, le faisait-il avec des amis ? Pouvait-il compter sur des gens qui, à défaut de penser comme lui, comprenaient sa vision des choses ?

– Et…

– Elle m’a répondu qu’il avait vingt-cinq ans à l’époque et qu’il fumait seul. Le reste, elle n’en savait rien. Je fulminais ! Je lui ai dit qu’on ne fume pas un joint à cet âge-là comme on en fume un lorsqu’on est adulte confirmé. Je lui ai demandé s’il était pertinent d’isoler un seul facteur pour expliquer son attitude, qui plus est sans même lui permettre de s’exprimer. Je lui ai parlé de l’épée de Damoclès qui continue de peser sur les petits consommateurs, en particulier en France, où la schizophrénie politique à ce sujet comme à tant d’autres est à son comble. Et j’ai ajouté que cette ambiance générait mine de rien une certaine paranoïa. « Enlevez ça, et vous avez Bob Marley », ai-je ajouté.

– Comment a-t-elle réagi ?

– Elle a lâché un petit rire, qu’elle a justifié en précisant dédaigneusement : « oui, il a fait de la bonne musique », comme si c’était du pipi de chat.

– Et vous ?

– Je vous l’ai dit : même si elle n’en a rien vu, je fulminais à l’intérieur. J’avais envie de lui répondre : mais connasse, t’es-tu jamais demandée ce qui rendait ton ancien pote heureux ? Comment lui concevait sa vie et son bonheur ? Si ta bourgeoise petite personne, le petit automate autosatisfait qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez que tu es, correspondait au profil qu’il recherchait, s’il n’était pas mieux sans toi, et s’il en avait quoi que ce soit à foutre, de sa carrière ? Last but not least, ce que tu crois savoir de Marley, et à quel endroit de sa cheville tu crois arriver ?!

– Et tout ça, votre état d’esprit à ce moment-là, vous êtes parvenu à le lui dissimuler ?

– Oui, j’ai fait quelques progrès. Les séances passées m’ont été très utiles.

– Bien… Continuez. Le garçon qui était avec elle ne disait toujours rien ?

– Rien, muet comme une carpe. La potiche au masculin, avec ce petit regard idiot et creux pour accompagner son silence. Mais on en a déjà parlé : chacun est comme il est, je ne juge personne.

– Pourtant, vous sélectionnez.

– En effet.

– Comment pouvez-vous sélectionner sans juger ?

– J’observe avec bienveillance, puis je vérifie la conformité entre ce que j’ai observé et ce que je recherche.

– C’est une approche systématique. Vous m’avez dit plusieurs fois que vous détestiez tout système…

– En effet, mais ce n’est pas systématique dans la mesure où je n’ai pas la prétention d’avoir répertorié tous les comportements humains. En plus, je tiens compte des circonstances : si ça se trouve, ce type était juste un peu moins en forme que d’habitude après sa bête journée de taf abrutissant. Et puis, parfois c’est mieux d’observer sans rien dire dans un premier temps. Or, lui ne me jugeait clairement pas. Enfin, mes critères d’appréciation sont très larges, et certains caractères qui m’intéressent sont même ouvertement en conflit avec mes propres tropismes.

– Bien… A ce moment-là, étiez-vous déjà parvenu à localiser un micro ou une caméra sur votre interlocutrice ?

– A vrai dire, je n’y prêtais plus attention. Remarquez, d’autres utilisent simplement leur GSM, bien planqués dans leur housse. Il y a même des stratagèmes plus classiques : je me souviens d’un jeune trouduc qui voulait sortir avec moi. Il m’avait fixé rendez-vous dans un café près des halles Saint-Géry, et c’est lui, quand nous sommes entrés, qui a tenu à sélectionner la table où nous irions nous asseoir, à droite et à l’arrière, à l’écart de la foule. Près du mur, sur la table juste à côté, légèrement en retrait, était déjà assis un type de vingt-cinq, trente ans. Il n’a pas arrêté de prendre des notes, et il n’en prenait que quand c’est moi qui parlais. Avant cela, un autre, escort professionnel… estonien, je crois… enfin, de ces régions-là en tout cas, m’avait emmené un soir dans un autre café, à deux pas de Montgomery. On avait discuté deux bonnes heures et en sortant, il m’avait montré le chemin vers son appart. Il s’est arrêté brièvement au rond-point. On s’est embrassé, puis tout à coup, j’ai constaté que deux mètres devant nous, il y avait deux types dans une voiture à l’arrêt, dont l’un prenait des photos avec un appareil photo professionnel. Je l’ai fixé du regard, le conducteur a allumé le moteur, et ils sont partis du tac au tac.

– Ces jeunes hommes, vous leur avez parlé de vos impressions ?

– Pour que j’aie l’air d’un fou, et puis quoi encore ?

– Vous avez déjà évoqué l’analogie que vous faites avec le Truman Show. Nous examinerons cela ultérieurement. Parlez-moi encore de cette fille…

– C’était visiblement une bourge moyenne. Propre sur elle, mais si commune : connaissance de l’actualité moyenne, de la langue française moyenne, ouverture d’esprit très moyenne à basse, conformité au moule totale, capacité d’autodérision et d’auto-analyse nulle, et par conséquent très grande appétence à faire la leçon aux autres. Elle ne prêtait d’attention qu’au cadre normatif, pas du tout à l’individu. Oui, c’était une bourge moyenne !

– Vous avez testé sa connaissance du français ?…

– Je lui ai balancé Molière à la gueule quand elle m’a parlé du type qui se refermait sur lui-même : pas de réaction… Et quand j’ai énoncé ‘misanthrope’, le terme lui semblait inconnu. J’avais envie de lui dire : qu’est-ce que ça peut te foutre, en quoi ça te concerne ? Il a rejoint l’Etat islamique ? Kubrick était misanthrope parmi les misanthropes, grognasse ! Tu connais ? Mais peut-être que lui, s’il avait vu quelqu’un se noyer sous ses yeux, ou une demeurée comme toi se faire tabasser dans une station de métro, il serait intervenu, contrairement au lambda sociable dont tu fais ton standard social. Je me suis retenu : ça n’en valait pas la peine. Elle m’aurait parlé d’Asperger, et tutti quanti : basta !

– L’autisme Asperger ?

– Elle est d’un kitsch, cette expression, quand on l’utilise à tort et à travers. Je vais t’en donner, du misanthrope et du sociable, Barbie de mes deux ! Ca connaît pas un iota du mec ou de ses désirs, ça cherche aucunement à mieux les connaître, ça se mêle de ce qui ne la regarde pas comme un amant détraqué qui épie sa belle au milieu de la nuit. A la première occasion, ça se répand à propos de l’intéressé en son absence. Ça ne supporterait pas un dixième du paternalisme maternant infect que ça inflige, mais ça sait mieux que lui ce qui est bon pour lui, ça vient avec sa putain de norme, que ça n’a jamais mis en question, et ça intime d’entrer dans la cage qui va avec : « tiens, voici pour toi, tu seras bien, tu verras»…

– La plupart des gens fonctionnent par catégorie. C’est nécessaire pour pouvoir fonctionner.

– Que la plupart des gens aillent se faire foutre : c’est par leur faute que ce système tient bon !

– Si vous essayiez, pourriez-vous prendre la peine d’apprendre à mieux connaître cette fille ?

– Contre toute évidence, je continue d’avoir foi en l’humanité, mais à quoi bon sur de telles bases ? On m’a déjà fait perdre assez de temps comme ça.

– OK… A part ça, vous avez encore fait des rêves inhabituels dernièrement ?

– Je vous ai déjà raconté le premier. Avant-hier, j’en ai fait un autre. C’était pas le même mec. C’était mon blondinet d’amour. C’était la toute première fois qu’il m’apparaissait comme ça. Mais ce rêve-ci était plus étrange que l’autre.

– Comment ça ?

– Il y avait tous les ingrédients usuels : visages connus, figures et idées récurrentes du moment décontextualisées, et cætera. Mais il n’y avait pas d’archétype du monstre, pas de désir lancinant inassouvi : il paraissait beaucoup plus réel. C’en en cela qu’il m’a paru étrange.

– Continuez…

– Par exemple, j’avais regardé le Saint-Laurent de Bonello la veille. Or, dans mon rêve, mon blond évoluait dans le milieu de la mode. Autre exemple : le blanchiment de l’argent de la cocaïne, dont je vous ai parlé le mois dernier. Vous vous souvenez ? Les Etats qui ont décidé d’intégrer le chiffre d’affaire de la drogue et de la prostitution à leur PIB ?…

– Ok, racontez-moi l’intégralité…

– Celui-ci était assez court, en fait, parce que je me suis réveillé avec une crampe à la jambe.

– Allez-y quand même…

– Donc, j’étais dans une petite pièce tout ce qu’il y a de plus commun, sans attribut particulier si ce n’est une petite armoire blanche adossée au mur adjacent à l’entrée. Il devait y avoir deux ou trois personnes autour de moi, qui discutaient de choses et d’autres sans importance. Puis Jimmy est entré, la bite semi-dure à l’air. Enfin, excusez-moi…

– Ne vous en faites pas, continuez…

– Le personnage que j’incarnais s’est immédiatement penché vers elle, mais il ressentait une gêne parce que c’était strictement professionnel et que ses intentions étaient autres. Elle puait la pisse fraîche, une information qu’il n’a pas manquer de répercuter à l’assistance. Après ça, il s’est relevé. Il… Je… J’ai zieuté le petit éphèbe en détails. Et justement, un détail troublant a attiré mon regard : son dos était couvert de poils épais : inimaginable pour mon Jimmy ! A y regarder de plus près, ils semblaient lui avoir été plus ou moins collés sur la peau. Je n’en comprenais pas le sens. Une femme d’allure austère aux cheveux noirs courts est entrée, un mètre de tailleur en bandoulière. Elle parlait le français comme une native, et sur un ton martial. Très vite, l’assistance s’est mise en mouvement et l’a suivie vers une autre pièce. « Jimmy! », ai-je lancé une première fois. Pas de réponse. Je l’avais perdu de vue. Puis j’aperçus de nouveau sa silhouette et courus jusqu’à lui : « Jimmy ! » – « Yes ! » – « I’d like to have a few words with you. Would You mind ? » – « Okay ». Mais la mégère nous interrompit. Et tandis que le top modèle prenait déjà la pause, impassible, et que les flashes commençaient à crépiter, elle se mit à vociférer : « mais c’est de l’espionnage industriel ! » Je lui ai dit que je patienterais en m’asseyant sans mot dire jusqu’à la fin de la séance photo. Elle répéta, courroucée : « mais c’est de l’espionnage industriel ! » Puis l’échange s’envenima et, percevant confusément que cette phrase ne venait pas de moi (mais de qui venait-elle alors ? Et qui était celui qui la prononçait, ou pas ?), lui répondis : « du blanchiment d’argent depuis la République dominicaine, c’est de l’espionnage industriel ? » , avant de quitter la pièce en claquant la porte. C’est alors que je me suis réveillé.

– Comment interprétez-vous ce rêve ?

– Je ne sais pas trop quel sens conférer à son scénario. En revanche, malgré les projections personnelles, une impression d’extrême réalité flottait sur l’ensemble, comme je vous l’ai dit, comme si cette scène s’était véritablement déroulée ou se déroulait à ce moment même, et si j’y avais pris part en m’infiltrant dans le corps d’un inconnu, comme si non seulement les images et les sons mais aussi les pensées intimes avaient été comprimés en paquets de gigabits charriés ensuite par le vent jusqu’à la fenêtre de ma chambre.

– Que faites-vous de vos propres projections ?

– Elles y étaient, mais qui pourra dire si elles-mêmes n’ont pas été projetées en moi ou si, plutôt qu’une fiction montée de toutes pièces par un esprit en mode nocturne, il ne s’agissait pas d’un épisode de la réalité tangible d’un autre au gré duquel des projections communes ont trouvé dans un esprit en mode veille l’occasion de s’enlacer ? Vous-même, avez-vous la moindre certitude scientifique à ce sujet ?

– Ça me rappelle ce que vous m’avez dit de la réaction de votre grand-père lorsque vous vous assoupissiez en face de lui dans le canapé du salon…

– Oui, il ne le supportait pas. Il fallait qu’il me réveille d’une manière ou d’une autre, comme si son intégrité individuelle en dépendait.

– Bon… Ecoutez, je ne pouvais vous consacrer qu’une demi-heure aujourd’hui, je vous l’avais dit. Mais nous aurons l’occasion de nous attarder un peu sur votre grand-père dans deux semaines. Qu’en dites-vous ?

– Pourquoi pas…

– Puis-je vous demandez deux cent cinquante euros, s’il-vous-plait…

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Joue avec Stéve et Vladoche…

1/ Vladoche prétend que Stéve a envoyé des F16 bombarder des civils à Alep les 17 et 18 octobre. Quelle est ta réaction ?

a/ C’est bien son genre, ça : à défaut de Wallons…

b/ Il manque pas d’air, Vladoche !

c/ Si c’est pas nous qui le faisons, ce sera quelqu’un d’autre. Alors, autant que ce soit nous, non ?

d/ Qu’il donne les noms, et on verra.

e/ Ouais, peut-être, mais le commandement suprême, c’est qui ?

 

2/ Pour appuyer son accusation, Vladoche a envoyé à Stéve par courrier diplomatique les numéros de série des avions dont les pilotes se seraient rendus coupables de ces crimes. Oui, mais voilà : Stéve affirme que ces numéros ne correspondent à aucun F16 belge. Ces numéros-ci, il les a appris par cœur dès son entrée en fonction.

a/ Qu’est-ce que tu veux qu’il dise. Il va quand même pas dire : « c’est nous, sorry ». Y aurait des indemnités à payer.

b/ C’est l’Etat takfiriste (E.T.) qui, en guise de représailles à la reprise de Mossoul (« moule », en arabe), s’est emparé des deux F16 belges, dont les pilotes roupillaient sur le tarmac, épuisés par les semaines de quarante-cinq heures voulues par la réforme Peeters, un affront que la Grande Muette s’est bien sûr empressée de démentir. Vladoche a donc vu juste, mais comment pouvait-il savoir que les pilotes n’étaient qu’à moitié belges ?

c/ Sacré Vladoche, toujours une longueur d’avance ! Chez Stéve, on rechigne à l’admettre, mais l’action « cornes d’abondance » a été initiée comme alternative à une contribution belge accrue au budget de l’OTAN, pour montrer que nous aussi, on sait le faire.

d/ C’est intentionnellement que Vladoche a envoyé à Stéve des numéros de série erronés.

 

3/ Dans l’hypothèse où cette dernière option serait la plus proche de la vérité, les numéros de série de Vladoche correspondent…

a/ à certaines des ogives nucléaires U.S. empilées à Kleine Brogel : « don’t worry, if there’s hell below »…

b/ aux cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 : bis repetita non placent

c/ à une poignée de slips Abanderado tachés que le prédécesseur de Stéve a malencontreusement laissés traîner dans une chambre d’hôtel new-yorkaise après ses entrevues nocturnes avec Petraeus, qui lui y donnait des cours…

d/ à des avions de ligne commerciaux.

 

4/ Si tel est le cas, pourquoi Stéve ne met-il pas publiquement cette odieuse tentative d’intimidation de Vladoche sur la place publique ?

a/  Parce qu’il n’a pas compris le second degré, pardi ! Ils sont comme ça, à la NVA…

b/ Parce que le faire impliquerait de lever un coin du voile qui recouvre la guerre aéronautique secrète que se livrent est et ouest depuis deux ou trois ans, et que la NVA hait le complotisme.

c/ Parce qu’après le crash entre un avion qui décollait et un autre qui atterrissait à Zaventem-National, évité de justesse au début du mois, la Belgique a montré à quel point elle était vulnérable aux interférences étrangères dans ses ondes nationales.

d/ Parce que Stéve a une autre carte à jouer : la levée unilatérale par la Belgique de l’embargo contre la Russie, que réclament à cor et à cri les producteurs de pommes hesbignons.

 

5/ A supposer que Vladoche ordonne à ses avions de tirer sur d’autres F16 belges fantômes, l’OTAN serait-elle statutairement obligée de soutenir Stéve ?

a/ Clair ça : bring it on !

b/ Faut voir, parce que Stéve lui-même bombarde un pays où il n’est pas le bienvenu, enfin pas tout à fait, mais un peu quand même, encore que pas vraiment…

c/ Ecoute, je vais te dire un truc : force, beauté, sagesse, fieu ! Et elle est où, la force de l’Europe ? Elle est nulle part. Nulle part elle est, tu m’entends ! Alors, si la peur de Dieu (en l’occurrence Vladoche) peut enfin aligner l’ouest de l’Europe sur son est précurseur, et fortifier le vieux continent au point qu’il s’inscrive dans une nouvelle course aux armements, ça sera toujours ça de pris, non ? C’est pas Denise qui dirait le contraire…

d/ Comme le dit un vieux proverbe flamand, « hoe meer gekken, hoe meer we lachen ».

 

6/ F.A., probablement financé par Gorbatchov, a déjà averti : l’expansionnisme belliqueux des E.-U.A. et l’arrière-garde extrémiste qui en est le fer de lance sont en train de créer des foyers d’instabilité aux quatre coins du monde, poussant notamment la Russie dans ses derniers retranchements, ce qui pourrait nous mener à WW III…

a/ « Black Hole sun, won’t you come… »

b/ Quel crédit accorder à ce personnage, voyons ?!

c/ They’re America, come on : they own the finish line…

d/ Duck and cover…

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées, Uncategorized | Poster un commentaire

Johan and I @ the beach… I swear !

I was standing at the reception desk of my internet provider, waiting for an answer as to why my connection had been down for the past forty-eight hours, when suddenly a creature unlike any I’ve ever seen appeared. None of the other customers present in the hallway seemed to be able to see it. It was a Cyclops of sorts, but with two eyes, which may seem kind of weird if you haven’t seen it yourself, yet know the basics of Greek mythology. And it was wearing a suit. It approached me, then all of a sudden opened its mouth wide enough to take a bite out of a sextuple cheeseburger and swallowed my head entirely. This is it, I thought, one bite and I’m gone. Instead, it started moving up and down, covering me with abundant saliva, which was dripping all over the rest of my body as if the thing were gagging me, for God’s sake. It felt odd, to say the least, as I had never experienced anything of the kind before. Was this a way for this creature to display its affection ? Was it going for my thoughts ? I am still unable to tell. After a while, though, I had enough : I pushed it away and left the building. “See ya”, I said.

Without an answer from my provider still, I went to the gym, feeling fit and gorgeous again. There I saw Johan. I don’t know his real name, I’m sorry. It must be Michal, Zdenek, Pavel or something. Anyway, he was looking sexier than ever. And believe me, I can tell. Not that I had met him in person before, except that one time in a Brussels nightclub when we made a brief yet intense eye-contact right after he fucked Julian (or is it Julien ?) on the counter, while Alex for some reason was showing me his wide-open (and I mean wide !) intimacy. But there are other ways…

Today, the stud was lying on the bench doing his push-ups, wearing only a male G-string. Chiseled and ripped as he is, you could see his perfect six-pack and his sweaty pocket-hunk pecs giving the best of themselves, as some lovely triangles were forming on the side of his cheeks with every new effort. When he saw me, he immediately stood up.

– Hey, you’re there… finally, he sighed. Weren’t we supposed to meet thirty minutes ago ?

– Were we ? Hmmm I guess we were. Is it too late ? I asked, as if in the confidence.

– Course not. Come on.

I don’t remember us taking any shower, or discussing the weather in the sauna for that matter. Next thing I know, we were on our way to Oostende, in my old Volkswagen Polo : they just never get out of fashion. E.T.A. : forty minutes, give or take. Another blackout ensued, and I found myself looking for a spot to park my car. I drove by two churches before entering an open-air parking lot, but found none available. I must have been driving around for another fifteen minutes before finally finding an empty spot at the end of a busy road which looked a lot like the Black-Virgin street, a street in Brussels where my hairdresser was located when I was a kid.

Johan and I stepped out of the car, walked a hundred meters or so, and decided to take a room at a local Campanile. I saw in his eyes the venue didn’t have much in common with what he was accustomed to, but he was courteous enough not to mention it. We went straight to room 41 (Is that important ?), and I immediately started to undress, revealing a rock-hard protuberance nourished by the idea of getting acquainted with one of the most suave yet utterly masculine stars who, whether they like it or not, have made my days recently. I mean, the guy is fucking perfect, or is he ? I still remember his cult scene in “Bareback Jizz Club” coming out a month or two after my first mad backroom experience, with a young black guy, as muscled as he is, equal to me inchwise, not much of a kisser, but proud owner of a compact little bubble rear that deserved worshipping : a revelation ! I think I’m something of a connoisseur in the area, but if you ask me what my favorite scene of all times is, that one is way above any other (except perhaps for Jay Renfro’s DP in “Feeding Hungry Holes”, Good Lord…). Talking about cherry-popping…

– (a voice in the background) Push it some more…

– (the new recruit) Pop !

– (the HR assistant) Yeees, I gotcha…

Going straight to the hotel wasn’t exactly what I had in mind, mind you : I wanted to take my loverboy to Rollers Beach, but night had fallen already, and the most pristine and romantic lagoon of the Oostende Castles headland area, which also happens to be one of Belgian young lovers’ best kept secrets, would have to wait until morning… or sunset.

rollers-beachAs far as he was concerned, Johan still had his clothes on, but he nonetheless came to me and gently grabbed my manhood, as American puritans would say, equally gently rubbing it forward and backward, as only non-martyrs can. I can’t remember it ever being that big. Actually, to be honest, I even think it’s improbable. But it felt so good, “gooood, yeah”, as Sancho, looking you in the eye, gasped during his memorable first audition.

Believe it or not, that’s precisely the time another blackout occurred. I AM FUCKING FED UP WITH THESE M****RFUCKING BLACKOUTS !!! I mean, imagine : there you are getting ready to literally fulfill one of your deepest desires, and one second later five hours have passed. Apparently, you get these several times a night. They’re called deep sleep sequences : you can’t remember a thing. And indeed, aside from my grandmother, who came to pick me up with one of my monstrous aunties because my car wouldn’t start, the only thing I remembered was waking up totally naked in an empty bed at 5 A.M., redefining morning glory. Only, my bed was standing in the hallway of my internet provider’s building, and outside, behind the large glass windows of the reception floor, two or three very young twinks – I think I recognized a smiling Matouze among them – were waiving their hands and upping their thumbs in appreciation. In front of me stood Johan, fully dressed.

– I’ve got to run an errand, he said.

– But you’ll be back, right ? I’d really like to show you Rollers Beach…

He just smiled. He never answered. I watched him grab Matouze by the pink hole, which the latter really seemed to be begging for, and vanish into thin air. In the background, I heard a melody. It took me three seconds to realize my phone was ringing…

– Allo, Monsieur Baele ? c’est Belgacom…

Man, did I need to piss…

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.