Expressions de sagesse passagère

Dream on…

slogan à deux sous avec faute d’orthographe

Rêver, c’est agir, Monsieur.

Rêver, c’est résister.

Sinon, pourquoi une telle pression contraire ?

Et si agir, c’est faire couler le sang,

Comment rêver encore ?

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« Tête haute ! »

Non, rien de rien…

Ni le mal que j’ai fait…

Het gaat niet om mij.

Het mag om mij niet gaan.

Of ook dat zou weer worden vervuild.

Mais si la vieillesse est un naufrage,

C’est la jeunesse qu’elle charrie dans son sillage.

A deux jours de Noël.

Et dans la nuit noire.

Sans une trace.

Il y a une éternité.

And it’s hard to hold a candle

In the cold November rain.

Même ma plume vacille, incertaine, honteuse.

Een wens eerbiedigen.

Maar is dat wat het was ?

And just this once hoping for recognition

For who I was, and not had been. For the one I am.

Het materiële moest uit de weg.

Er om smeken mocht geen vereiste zijn.

Of ook dat was er weer vervuild door geraakt.

Do you need some time on your own ?

Do you need some time all alone ?

Ooh, everybody needs some time on their own…

Ja, maar geen eeuwigheid…

Verdomme, ik heb onlangs nog met haar gepraat !

Het zou goed komen.

Honderd was ook goed geweest.

Ik had het haar gezegd : wat je maar wil…

Seule compte ta souveraineté.

Mais cette distance, ce grand boulevard, cette agitation, cette aliénation…

Où sont passées mes tartines grillées au fromage blanc du mercredi midi ?

Mes tours de magie du samedi soir

Mes dessins des copieuses victuailles hebdomadaires

Mes ballades printanières matinales à travers le bosquet

Parsemé de jacinthes sauvages ?

Wie ben ik ?

Nog.

Elle n’avait aucune ride sur le visage.

Elle aimait Bob Marley.

No woman, no cry…

La dernière fois que je l’ai vue, moi…

Bourru et peu féru de sottes conventions, oui.

Mais jamais cette méchanceté froide et calculée destinée à annihiler.

A tuer des êtres de chair, et pas juste des reflets.

Ce n’est pas de moi qu’il est question.

Ce ne peut pas l’être.

You will be hollow.

We shall squeeze you empty

And then we shall fill you with ourselves.

Je revois Morin.

Les valeurs, la famille…

Warum ?

Joaquin ? Not in the mood.

But I’d understand those who would be.

Jos Vandeloo, De croton.

Jos, le mouton noir, een trouwe vriend.

Il connaissait la solitude dans ses moindres recoins.

Ce n’était pas une illusion.

Je lui ai parlé.

Chaque semaine, en allant faire mes courses, je lui parlais.

Elle n’est pas partie.

Pas encore.

Zonder jou, tante Ghislaine…

Bedankt !

Mocht je ze tegenkomen, doe ze de groeten

En zeg hen dat ik meer dan ooit besef wat een gelukzak ik was…

 

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T’aimé-je ?

Lorsque mutisme n’est pas contrainte et que par trop vains ou convenus alentour sont les mots, ne pas parler est une douceur. Le refus de prendre un bain de boue langagier. Une mutinerie aussi, contre la nihiliste robotisation de la parole et le mimétisme propagandiste de sa répétition. Car le silence n’est jamais qu’un autre langage qui s’offre à nous… Le doux et impalpable courant transcervical qui, dans le dialogue non écrit, co-affecte, la plupart du temps indistinctement, la forme de notre expression orale, c’est-à-dire sa justesse, sa complexité, sa cohérence et son intensité, notre aisance à faire nôtres les mots adéquats et à les libérer avec conviction ou même panache, toutes aptitudes qui reposent, en effet, sur l’harmonie de notre électrique échange langoureux, peut trouver alors à s’illustrer d’une bien plus subtile manière, si tant est qu’émetteur(s) et récepteur(s) soient sur la même longueur d’onde et qu’il n’y ait ni pupitre ni estrade à l’horizon. Dans pareilles circonstances, le langage quotidien, dont l’apparition originelle a permis à l’humain de s’affranchir d’une part de sa bestialité, traduit en fait une immaturité, un recul; il n’est plus l’adjuvant qu’il est d’ordinaire pour désigner concepts et choses, mais un obstacle à l’évolution du langage lui-même ainsi qu’à l’humanité perfectible de la relation; dans son agaçante superficialité, il est prise de distance, relégation, évitement du sublime. Il est parole de catéchèse, de marketing en somme, ordre aboyé, explicitation malvenue, diversion ou gazouillis d’adulte-enfant. Ne plus parler que pour dire ce qui en vaut la peine, qui n’est plus peine alors mais extase, ne plus parler que sensible, réfléchi ou inédit, et sur ce parler-là asseoir une langue nouvelle comme put l’être pour Vespucci un continent entier, voilà la gageure ! Puis dire adieu aux lignes de code fossilisées, à l’automatique oralité de mots pesants comme « je t’aime »…

BIFURQUER

xvie siècle, se bifurquer ; xixe siècle, intransitif. Dérivé savant du latin bifurcus, « en forme de fourche ».

1. Se diviser en deux branches. À cet endroit, la route bifurque.

2. Abandonner une voie pour en suivre une autre, divergente. À Dijon, je bifurquerai vers la Suisse. Fig. Changer d’orientation dans une carrière, une vie.

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Analyze this…

s1e2

Boris

psychedelics : means of freeing oneself from the gurus (of everyday life)

Any similarity to actual events or characters is purely coincidental.

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Who are you, Sir ?

https://yannickbaele.wordpress.com/2016/03/18/de-mon-pere-je-nai-garde-quune-chose

***

A une époque où la notion d’amitié a malheureusement été redéfinie par Facebook et consorts en une mélasse superficielle et sans fondement, prompts à se revendiquer de votre cercle intime semblent quelques opportunistes, de paternaliste extraction notamment.

Plusieurs fois depuis son décès, le 13 février 2015, je me suis demandé si le mariolle serait parvenu à ses fins, eût-il mené à son terme mon éducation : faire de moi une créature à son image, celle d’une fieffée crapule, barbare et infantile, dépourvue de toute éthique, de toute ligne directrice autre que son instinct de domination, de tout principe, de toute dignité.

Ce questionnement refit surface l’autre jour, lorsqu’un type que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam apparut, sans même s’annoncer, sur le pas de ma porte, tout guilleret, et me lança pêle-mêle : « tu es ma seule famille », « gare à tes orteils », « ma mère voudrait dîner avec toi », « je n’ai trouvé aucune trace de toi sur Internet », ou encore « est-ce que tu aurais des enfants par hasard, dont je pourrais faire la connaissance ? » Quand on croyait qu’on était enfin débarrassé d’un poids mort…

Je suis de ta famille, moi, ducon ? Et comment ça ? On a gardé les vaches ensemble ? Ca se décrète a posteriori maintenant, la famille ? Et ça manifeste son respect en laissant un tiers avertir du décès du patriarche quatre mois après celui-ci, lorsque toutes les formalités ont été soigneusement encadrées ?

Un divorce est un divorce, pas une procédure d’apparat. C’est : « salut en de kost ! », et pas « à la revoyure ! » Et celui qui ne le comprend pas, qui n’assume pas ses propres responsabilités, qui assaille son ex-conjointe de coups de fil anonymes lors desquels il se contente de haleter comme un malade mental en proie à des démons qu’il espère peut-être ainsi exorciser alors qu’ils le consument, et qui, des années plus tard, refait le même coup à la progéniture devenue majeure dont il s’était débarrassé – votre dévoué – , mais en parlant cette fois et en se faisant passer pour quelqu’un d’autre – jusqu’au ridicule, tant celle-ci lui fait comprendre qu’elle a reconnu sa voix –, histoire d’enregistrer à son insu sa réaction désabusée, pour la postérité sans doute, toute postérité autre que juridique s’entend, celui-là n’est qu’un psychopathe féru de harcèlement qu’il convient de remettre une bonne fois pour toutes à sa place.

Je ne souhaite la mort de personne. Je ne souhaitais donc pas celle de feu mon père, que j’ai apprise ex nihilo. Mais rien dans ce que ce mortel a entrepris n’était désintéressé, rien n’y faisait lumière. Oh, il y avait certes ce vague espoir de le voir enfin, un jour, plus tard, manifester la maturité qui nous aurait permis de nous entretenir en adultes – pas celle, illusoire et simiesque, de la gestion des affaires quotidiennes, mais celle, véritable, de la sagesse. Mais celui-là aussi, donc, s’est éteint…

Il y a quelque temps, Onfray s’était plaint dans un billet de l’attitude de ces morveux qui, dans le train qui le ramenait dans sa Normandie natale, avaient posé sans ciller leurs pieds sur la banquette d’en face, fait du bruit pour le wagon entier, et avaient ensuite eu l’outrecuidance de le regarder de travers lorsqu’il le leur avait fait remarquer. A sa notion de politesse, je préfère, je l’ai déjà écrit de manière argumentée sans y faire explicitement référence, celle de respect. Mais, en tout état de cause, ce sont les deux qui faisaient défaut en l’occurrence. Et, dans certains cas, ce n’est pas par l’absence du père que s’explique ce défaut, mais par sa présence

Je ne vous connais pas, Monsieur. Œdipe frelaté not welcome ! Je ne suis ni votre père de substitution, ni votre frère, ni quoi que ce soit d’autre pour vous qu’un membre de la grande fratrie humaine, que, chaque jour, à mon grand désarroi, je découvre elle aussi plus illusoire. Vous n’êtes donc pas plus mon ami que mon ennemi. Vous êtes, parmi des milliards d’autres. Et vous n’êtes pas davantage mon concurrent : je ne suis aucunement désireux de me mesurer à vous, pas plus que je ne souhaite ressasser avec vous, dans un simulacre d’harmonie et de communion, des souvenirs que, de toute façon, nous ne partageons pas, votre père n’étant de toute évidence pas le mien, et ce à plus d’un titre car, voyez-vous, le mien, un père d’adoption, figurez-vous, un homme bourru mais d’une incroyable humanité, est décédé le 7 avril 2008, et cela m’a ravagé ! Par conséquent, je vous en supplie : ne m’amenez pas à développer des émotions à votre égard…

Ciao ! Peace !

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Dédommagement…

Le patriarcat, de même que le matriarcat au demeurant, est un argument d’autorité. Or, un argument d’autorité n’est pas un argument, mais une imposition qui n’a pas à argumenter, qui n’a pas à justifier son bien-fondé, qui est irrationnelle, qui est irréelle. C’est ce qui, en principe, le distingue de l’autorité en tant qu’elle est gardienne tangible des libertés et protectrice effective des faibles (les enfants, par exemple). Plus encore que de ne pas le requérir, il fait fi du consentement. Il ne se soucie pas davantage de la question de la responsabilité individuelle de celle ou celui à qui il s’impose, ni de celle de celui ou celle qui l’exerce. Inauthentique, il tient sa prétendue légitimité de paramètres extérieurs à la volonté des hommes présents (traditions, archétypes, habitus social, etc.). Il est facilité. Il est caricature. Il est régression. Vive l’insensibilité à l’argument d’autorité, qu’il est plus rare d’acquérir que de se voir offrir, enfant, involontairement, mais, dans ce cas, très sot qui acquiescerait à sa restitution, car elle est bien précieux. Et vivent, fussent-elles très sélectives, les affinités électives qui ne trompent pas ! Seraient-elles même inexistantes, demeurer fidèle à leur ombre serait encore plus salutaire que la pénombre que promet ce non-argument…

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Wat men niet zeggen mag…

Ik zie onze instellingen stralen op dezelfde manier als constellaties waarvan astronomen ons melden dat ze al lang dood zijn.

Michel Serres, Petite Poucette

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Ethique et toc : immersion par-delà…

Le fossile, ce n’est pas moi. Et cette tragédie n’est pas seulement la mienne…

Qui est convaincu que la domination est l’alpha et l’oméga de toutes les crises que traversent le monde et l’Humanité ne peut rationnellement s’inscrire et inscrire son action dans une quelconque structure hiérarchique sans renoncer à tout changement.

Parce que la société produit des masques, elle s’interdit d’atrophier l’instinct primal, ne faisant ainsi que le contenir. Or, vient nécessairement un moment où les masques tombent, laissant libre cours à l’instinct. Plus de femmes ni d’hommes alors, que des bactéries au garde-à-vous que meuvent de futiles drapeaux, l’intellect en berne.

I don’t need any stereotypes. In fact, I despise them. Yet, that’s all they’re willing to give me. Because that’s all they know.

La fragilité dont je parle n’est pas émotion; elle est état. De Vérité. De suspension, du temps et de l’espace. Elle est immersion par-delà le social. Un social fragmenté. Dilution de l’ego. Pure perception. Tant que la fragilité ne pourra s’exposer sans certitude de représailles, tant que subsistera le déni, vain demeurera tout espoir de changement.

L’énergie contient du sens : elle transporte les bits. Par bits de diverses natures nous habitent aussi les esprits des morts.

Comment l’expérience la plus dépaysante de la vie d’un humain peut-elle amener la plupart à se résoudre à n’être que stéréotypes ?

Face à la désolation de la pensée et à la glorification du sophisme et du nihilisme dans lesquelles les ont plongées la génération précédente, la mienne et les quelques autres qui suivent seront celles qui verront éclore de timides tentatives, gauches parfois, de reconstruction, autour de paradigmes nouveaux, des bases d’un échange social revitalisé, rationnel et démasqué. Comme à son habitude, l’Humanité courra à sa perte si elles n’y contribuent pas, si elles ne voient rien venir.

If one’s actions, including one’s inaction, are (allegedly) guided by ethics, how are we to judge them but by one’s own standards ?

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Civiliser, c’est casser…

La question est la suivante : voulez-vous être soutenu par le groupe dans quasi tout ce que vous faites, et ce toute votre vie ou quasiment ? Devenir inamovible parce qu’interchangeable ? Immortel, en somme… A vous de choisir entre réel carnassier et fiction aliénatrice. On vous aidera dans ce choix. Voulez-vous vivre à l’aise ? Abandonnez-vous intégralement au groupe, en sachant que ce groupe n’est qu’une secte de l’Humanité, oubliez qui vous êtes et qui vous étiez. Succombez au néant. Croyez. Au nom de la raison. Celle qui par sauvagerie calculée extirpe le sage de l’état de nature. Vous pouvez être moche : vos fournisseurs s’occuperont de tout. Vous pourrez transgresser le périmètre qui s’impose au commun, si et seulement si cette transgression se conforme aux règles du groupe, évanescentes et fermes, percolantes. Vous pourrez dire et faire ce qui bon vous semble, si à ce faire et ce dire le groupe n’objecte. Vous serez votre propre gardien, soucieux du convenable par-delà le convenable. Hors-le-groupe, votre contribution personnelle sera ignorée. Avec le groupe, votre opinion et votre mode d’expression seront cloisonnés. Seul un produit peut produire. L’imagination au pouvoir, sachant que le pouvoir corrompt. Créez, mais sans saveur. Plus de vous-même. Rien que vous-même. Par l’allégeance. Clé de la civilisation…

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Quelle est la différence entre Rome et Hollywood ?

A Rome, même après toutes ces années, y a jamais eu qu’un seul film à l’affiche…

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