Lettres ouvertes des plus surréalistes…

Ma vraie profession de foi

Mes chers concitoyens,

Je suis faux de fond en comble,

En toute chose, à tous égards.

En même temps, je vous embrène.

Pourtant, vous m’élirez.

Parce qu’à ma coterie il n’y a pas d’alternative.

A cela, d’autres ont veillé.

Le sens de la vie, c’est que rien n’a de sens,

Excepté la jouissance

De l’argent,

Du pouvoir qu’il confère sur les gens.

C’est de Baudelaire.

Qui ne saute pas n’est pas Baudelaire, ouais, ouais !

Hier soir, j’ai démontré l’inexistence de Dieu,

Mais je pourrais tout aussi aisément démontrer le contraire

Quand il siéra à Ma Majesté.

Je suis froid, je suis hobbesien.

L’homme est mauvais

Et il doit le rester.

Killer, mais avec le sourire.

L’autre n’en avait pas, c’est ce qui l’a perdu.

C’est vrai, je n’ai rien à dire,

Mais je vous le dis quand même

Parce que je vous aime

Et que vous n’êtes rien pour moi

D’autre que marchepied vers ma gloire.

Je n’ai que faire de vos histoires,

De vos vies misérables,

Sur lesquelles je pisse de dégoût.

Je suis le Lincoln qu’il faut à la France

Avant que la guerre civile ne commence

Je suis la voie, l’espoir, la lumière et le savoir,

Suivez-moi !

Un coup à gauche, un coup à droite,

Deux coups en un, je vous exploite,

Au final, c’est juste un rêve que je vous offre.

Une hallucination.

Ayez confiance

Et n’ayez crainte.

Je n’en veux qu’à votre être,

A vos piètres existences,

Enchaînées à la roue,

Courbées comme il se doit.

Qu’elles rapportent, que diable !

Majordome, mon fouet !

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Donald, this is from me to you…

They’re everywhere, man. But only you can see them. It’s a parallel world. And it’s not just the spooks. It’s the journalists too. They’ve got those devices. They can listen in to all your conversations through the mic inside your TV or your PC. Trust no one ! And be thankful to Wikileaks (once more)…

Take me, for instance : the other day, I farted while writing an online application for some stupid job. The next day, my favorite talk show host dedicated his monologue to fat people farting. Can you believe it ? Then he winked while looking straight at me through the camera. Coincidence ?

Another one : I’ve had this beef with Nicole lately. It’s well documented. And there’s, like, this closet at my grandma’s house containing objects from my childhood, as well as my teenage and college years. I’ve never mentioned it to anyone. Among those is a book I was very fond of as a kid. It’s called « Rox & Rooky« . It’s about the adventures of a fox and his canine friend. Well now, believe it or not : one day, a few months ago, I tuned in to this morning show I sometimes listen to. There’s an imitator in it. Quite talented but very bitchy. Didn’t he find a way to fucking mention that fucking book everyone else must have forgotten by now ?! He did it twice, the motherfucker, in case I hadn’t heard it the first time !!! Coincidence ?

Those people invite themselves into your living room, man, your oval office, your hotel, your beach resort, or whatever, depending on your lifestyle. Literally. And if you move, they move with you. They’ve got spies all over the place. They pay your friends and relatives to gather confidential stuff about you, which they then distillate in their shows for your ears only to make you feel uncomfortable. And you don’t know them. You’ve never met them. But they seem to know you. They know no boundaries whatsoever, and they don’t have the slightest dignity. A new form of GesTaPo unlike any of its predecessors, I’m telling you. The enemy of the people, man. True that ! There’s no other way of putting it…

A few years ago, I went to this gay spa, where I sucked some huge black cock. The guy looked a lot like Devon Lebron, but with an even bigger dick and a set of impressive low hangers. The next day, Omar Sy (you know, from “X-Men, Apocalypse”) appeared on TV denying his alleged homosexuality. And the list goes on, and on and on : no place to hide… Sometimes, like Pink Floyd, I feel like singing “What Do You Want From Me ?”. Because they’re clearly expecting something, goddammit !!! But what good would that do ?

I also had this shady deal with some corrupt notary public of Russian descent. It’s been going on for over two years now. The guy owes me two million bucks in exchange for a few kilos of coke and some stolen goods. Refuses to pay. That’s because he knows I’m being watched, and all my contacts with me ! I mean, I can’t even kidnap him and remove one or two of his fingernails. Do you fucking realize what this is doing to my street rep ?!

So, I’m with you on this, buddy. Hang in there ! And don’t utter a word… cause they’re around, believe me !

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Pétition pour l’heure, exigence à venir !…

« Selon un sondage récent, 85 % sont partisans de l’introduction d’une taxe sur la fortune. Le soutien s’élargit pour faire payer aux super-riches une contribution substantielle. En 2012, 81 % déjà en étaient partisans. Si vous aussi vous êtes pour, signez la pétition et persuadez vos amis de le faire également.

Je soutiens la taxe des millionnaires

C’est une taxe progressive

La taxe des millionnaires est un impôt qui ne touche que les fortunes de plus d’un million d’euros, en déduisant la première résidence à concurrence de 500 000 euros. C’est un impôt progressif avec un taux de 1 % pour la tranche au-dessus de 1 million d’euros, de 2 % pour la tranche au-dessus de 2 millions d’euros et enfin de 3 % pour la tranche au-dessus de 3 millions d’euros.

Cela ne touche que les riches millionnaires

La taxe des millionnaires ne touche que le 2 % des familles les plus riches et diffère en cela de toute sorte de propositions d’imposition de la fortune qui touchent un groupe beaucoup plus large.

Cela rapporte 8 milliards d’euros

La taxe des millionnaires est très significative dans le budget, avec un produit annuel de 8 milliards d’euros. C’est plus qu’une simple contribution symbolique des plus fortunés. Le produit de la taxe peut être utilisé à augmenter les pensions, à des investissements dans l’emploi public, dans l’innovation et dans l’enseignement. »

http://taxedesmillionnaires.be/petition-taxe-des-millionnaires

***

Je signe cette pétition parce que, ni fraction de statistique, ni veau-consommateur, je revendique ma qualité de CITOYEN !

Je signe cette pétition parce que l’attitude parasitaire de l’ensemble des coupables qui ont bénéficié et continuent de bénéficier de la dernière crise économique et financière en date comme de ceux dont celle-ci a laissé intacte la fortune doit être enfin matée, et qu’il importe à ceux-là de compenser le préjudice qu’ils ont causé à la société toute entière.

Je la signe pour m’opposer à un retour larvé du vote censitaire, à la faveur d’un indécent chantage à l’emploi et à la délocalisation, ainsi que de pressions continues sur les dettes souveraines, largement indues.

Me joignant à une majorité des Belges, je signe cette pétition pour contribuer à marquer l’arrêt des politiques gouvernementales qui servent non le peuple, mais un Econburo oligarchique qui n’a de comptes à rendre à personne.

Je la signe comme une mise en garde à une caste politique de plus en plus composée de lignées dynastiques faites de pleutres, de béni-oui-oui et de sadiques sociaux, qui se contentent de suivre voire d’accentuer le mouvement, rappelant à ces derniers que leur consanguinité politique n’est pas très dissemblable à celle, viscérale, qui finit par provoquer la chute de l’Ancien Régime.

Je signe cette pétition parce que l’architecture qui impose concomitamment toujours moins de dépenses publiques et toujours moins de recettes est celle du chaos, vouée à confiner des hordes de va-nu-pieds, inaptes à la compétition, à la misère, et que cette misère, fondée sur l’injustice, est vouée à son tour à générer toujours moins de citoyenneté, toujours plus d’insécurité, et les réponses à cette dernière toujours moins de démocratie.

Je signe cette pétition parce que la vocation de l’Etat, dépositaire en cela de la raison, est de corriger les inégalités, les déterminismes, inhérents à la loi naturelle, et que le nouveau naturalisme spencérien (« Only the strong survive ») constitue à cet égard le principal obstacle.

En effet, je la signe avec l’intime conviction que le rôle premier de l’Etat est de pourvoir aux besoins des plus pauvres, des plus affaiblis, des plus fragilisés, que s’il n’assume pas ce rôle, il perd sa raison d’être fondamentale, et que s’il s’y oppose, il importe de le renverser.

 

Yannick Baele

herbert-spencer

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Terroristes congénères,

Mine de rien, cela fait plus de deux mois que vous n’avez plus, en ces contrées, donné de vos nouvelles. Attendu qu’approche l’été et que laisser ivoirins cafres, basanés adoucis, le passer au nord à se prélasser sans que ne retentisse encore, comme en écho à vos propres vicissitudes (où est-ce à votre ennui ?), la tendre mélopée des déflagrations célestes par laquelle vous égayez nos soirs comme nos matins, comment ne pallier cette lacune sévère, ne pas reprendre le contact ?

Cependant que sibyllins, dans quelqu’arrière-boutique, sous le regard distant mais omniscient d’argus alliés, à cette cause supérieure vos brillants artificiers s’affairent, c’est leur ultime prière qu’entament aoûtiens par la stricte urgence de juillet affolés.

Mais précipitation est mauvaise conseillère, les sages qui vous guident ne le savent que trop bien. Préférez-lui la procrastination, tant, comme l’énonce l’adage, se hâter de mourir ne sert souvent à rien, c’est à point qu’il faut pouvoir jaillir. Explosez l’esprit leste, combattants de lumière, âmes saintes, giclez dans la durée. Et tout breuvage indigeste faites-nous plaisir de garder en votre sein.

Cueillez aujourd’hui, cousins, ce qui ne peut attendre, reportez à jamais ce qui ne peut perdurer…

Solar Quest, Singtree

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Dear Mister Sanders,

I’m not English, I’m not French and I’m not Dutch, potverdekke ! I am a Belgian. This means I won’t be allowed to cast my vote come November, which, however unfair – shouldn’t all the Empire’s subjects be allowed to elect the next emperor ? –, is bad news for you.

Indeed, if you’ve been reading my blog – a little chaotic lately, I must admit, but neither more nor less than your hairstyle on windy days –, you know you have my political sympathy : following in FDR’s footsteps, you are demonstrating every day you are enough of a communist to make America great again.

If democracy means anything, your rival and you are now in a tie : 51 delegates for the right wing, 51 for Revolution. Taking into account the numerous irregularities that have tarnished the three initial caucuses, you even have the upper hand.

Yet, today, an article in the Flemish press announced Super Tuesday would sign your demise. Not because your adversary would emerge triumphant from the duel, but because even with a slight victory, the army of dull apparatchiks and bureaucrats (also known as ‘superdelegates’) she’s been buying off or making promises to would make it very hard for you to catch in on her on your way to the quota required for the nomination.

Pardon my bluntness : what some first considered a private joke, and others deemed imperative to at least give the party cattle the impression primaries mean something in an allegedly open society, to give them the feeling Margaret, the new would-be Little Mother of The Peoples, bound to be defeated again and again by any serious challenger, hadn’t been promised the Washington throne already, is turning out to be a sour pill to swallow for the powers that be, and intend to remain, all of which are now realizing they made a huge mistake.

As you’ve noticed, archconservatives are getting their machine guns out, and airing their first agitprop ads against you. And, although they’re not yet wondering whether they should leave the country for fear of being caught in the red net of the Venezuelan tanks that would unmistakably invade Union Square should Vermont conquer DC, some Wall aristocrats are beginning to feel a chill at the bottom of their necks : who would have thought you’d rally such an impressive fan club ?…

Yours is no longer a token candidacy; it has become the real deal. This fan club is now relying on you to hold on and, as naïve as it may sound, hoping the US will turn into a democracy again. You must not, you cannot, let them down : hope can only be abused in the long run…

So, next week or in a few weeks time, when you will be reminded of the pact you signed with the devil (She wears Prada, you know… They all do…), namely swallowing the ‘superdelegate’ clause to benefit from the party infrastructure, and bow down to Her Ladyship when you hear the whistle, when you will weigh up the value of the word you gave the People against the value of your word to the machines, please remember you’ve got so little left to lose politically, whereas the People trusting you would (once again) be lost without the hologram you’re projecting.

Independent… Doesn’t that word sound good ?…

Best regards,

Salud !

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Geachte Luckas, niet wie terecht problemen aankaart, wel wie al te eenzijdig veralgemeent, is een racistische moslimhater…

Ik heb het op deze blog al eens geschreven : enkele jaren geleden ben ik in de stad Maastricht op een uiterst brutale en onaangekondigde wijze door een bende neonazi’s overvallen. Ben ik ineens alle blanken gaan haten ? Nee : na er grondig over nagedacht te hebben ben ik erin geslaagd om een onderscheid te maken tussen blanke fascisten en gewone blanken. Hoe betreurenswaardig ook, jij blijkt daar echter niet toe in staat, wanneer het om moslims gaat…

Begrijp me niet verkeerd : ervan uitgaan, los van wat er zich afgelopen vrijdag in Parijs heeft afgespeeld, dat er helemaal niets aan de hand is (en was) zou inderdaad van een misplaatste vorm van irenisme getuigen, maar het vergrootglas waardoor je radicalisering bekijkt is niettemin lichtdicht, en de haast waarmee je van deze gebeurtenissen gebruikt maakt om, als het ware, je slag thuis te halen vind ik bijzonder ongepast. Niet omdat ik « weldenkend » zou zijn (Je moet hieronder maar eens een kijkje nemen…), wel omdat ik ervan overtuigd ben dat de tientallen mensen die onder de kogels van een stelletje psychopaten omgekomen zijn, onder wie ook een aantal moslims, niet zouden hebben gewild dat hun tragische overlijden op deze manier zou worden geëxploiteerd : meerdere Franse kranten hebben intussen hun namen gepubliceerd, en hun achtergrond bondig geschetst, en daaruit blijkt in elk geval dat ze allemaal open van geest waren, en dat ze zeker niet behoorden tot het groepje reactionaire Franse intellectuelen wier beeld de argumenten die je aanhaalt bij mij oproepen.

Uiteraard weet ik het niet zeker, en zou ik zelf niet schuldig willen bevonden worden aan hetgeen ik je net heb verweten, maar ik ben van oordeel dat al die slachtoffers (een woord dat in deze context een letterlijke betekenis heeft), mochten hun stemmen nog hoorbaar zijn, de lijn niet zouden doortrekken door te beweren dat de laffe criminelen die hun reis op deze Aarde voortijdig hebben beëindigd het bewijs zijn dat de multiculturele samenleving een mislukking is. God moge me kastijden moest ik dit verkeerd inschatten. Zouden ze dat wel denken, dan zouden ze er tenminste een andere uitleg voor bedenken : misschien – heel misschien – zouden de gettoïsering, de verarming (veroorzaakt door politieke keuzes die bepaalde bevolkingsgroepen doelbewust benadelen), de afschuw van talloze werkgevers voor namen die in hun oren net iets te Zuiders klinken, de boze of angstige blikken naargelang de huidskleur, in hun mond ook wel eens aan bod kunnen komen…

Onlangs nam ik de bus richting Brussel-centrum. Voor mij zat een Arabische familie : vader, (deels gesluierde) vrouw, dochter en zoon, allebei jonge tieners. Net als alle jongeren van hun leeftijd zaten de kinderen, elk in zijn eigen hoek, hun gloednieuwe i-phone te folteren. Uiterst beleefd waren ze, maar ze spraken noch Frans, noch Engels (laat staan Nederlands), enkel Arabisch. Op een bepaald ogenblik kwam er rechtover de jongen een vrouwtje rond de vijftig zitten : het was immers de laatste vrije zitplaats in de bus. Ter hoogte van de Grote Zavel vroeg hij haar hoeveel haltes er nog waren voor de Grote Markt (Deze twee woorden kende hij in het Engels namelijk wel…). Met de typische hoofdbeweging van een hautain trutje keek ze plots omhoog, alsof die vuile allochtoon haar antwoord onwaardig was, al was hij nog maar een kind. De vriendelijke glimlach die het Arabische ketje tot dan op zijn gezicht had staan veranderde ogenblikkelijk in een grimas van onbegrip en verslagenheid : in plaats van « wat heeft die bitch tegen mij ? » bleek hij zich af te vragen hoe haar reactie te verklaren viel, alsof hij medelijden met haar had. Toen ik hem wel het antwoord gaf heeft hij me zonder liegen tot driemaal toe bedankt, en ook zijn vader heeft me, wanneer ze later uit de bus zijn gestapt, zijn waardering betuigd, alsof ik hen een buitengewone dienst had bewezen. Het ging duidelijk om buitenlandse toeristen, wier verdere verblijf in ons land hopelijk naar wens is verlopen, maar voor de valse allochtonen die hier wonen (vals in die mate dat ze wel degelijk minstens één landstaal beheersen, maar toch op één of andere manier van het gewone volk onderscheiden dienen te worden) zijn zulke blikken, zulke reacties, dagelijkse kost. Dat sommigen na verloop van tijd dan ook ongevoelig worden is mijn inziens allesbehalve verwonderlijk.

Zoals de afgeslachte bezoekers van het Bataclan, en waarschijnlijk zoals jij ook trouwens, sta ik erop mijn leven te kunnen leiden zoals ik dit zelf bepaal, zonder enig opdringerig tuchtcomité dat het zich, namens God weet welke ingebeelde transcendentale toestemming of opdracht, zou veroorloven om me mijn privéleven te dicteren, om te bepalen welke kunstvormen ik mag appreciëren en welke niet, kortom om mij te verbieden van het leven te genieten, al heb ik moeten vaststellen dat dergelijke comités dezer dagen voor de meest uiteenlopende redenen (maar vooral ten gevolge van de verrechtsing van de samenleving) alomtegenwoordig zijn, ook ver buiten de islam…

Waar jij en ik het echter fundamenteel over oneens zijn is dat jij er geen moeite mee blijkt te hebben om voor moslims dezelfde retoriek te gebruiken als Wilders wat Marokkanen betreft : in je opiniestuk komt geen van hen namelijk in een goed daglicht te staan.

Wellicht is een vergelijking tussen Gaza en Auschwitz wat ver gezocht. Wellicht hadden de demonstranten waar je het over hebt zich beter tot het getto van Warschau beperkt. Wat er ook van zij, kun je hen deze politieke mening echt kwalijk nemen ? Een kreet van verontwaardiging is het, geen oproep tot haat. En hun verontwaardiging richt zich naar al de Westerse regeringen (hun regeringen !) die Israël onverminderd hun steun blijven toekennen, ook al schendt dat land regelmatig – stelselmatig zelfs – zowel het internationaal recht als de meest elementaire mensenrechten. Enkel Saoedi-Arabië worden gelijkaardige privileges gegund.

Wie een onrecht met een ander onrecht tracht te rechtvaardigen, een moord met een andere, komt in een helse spiraal terecht. Maar is het daarom verboden om erop te wijzen dat Israël, sinds de Gaza-enclave bestaat, er met de regelmaat van een klok “het gras komt maaien”, desnoods met behulp van verboden chemische wapens, en dat regeringsleiders aldaar tot nu toe steeds met een glimlachje en een tikkeltje hasbara aan elke inbeschuldigingstelling door het internationaal strafhof zijn ontsnapt ? Hoelang zal er van ons nog verwacht worden dat we zulke praktijken met het joodse leed van weleer onderdanig goedpraten omwille van een exclusief schuldgevoel dat blijkbaar door de generaties heen dient overgedragen te worden ? Is het cynisme van een Netanyahoe die Hitlers verantwoordelijkheid in De Grote Uitroeiing onlangs nog op een bijzonder verwerpelijke manier minimaliseerde nog niet voldoende zichtbaar voor iedereen ? Hoelang zullen die slachtoffers nog moeten dulden dat hun namen door gewetensloze haatzaaiers onophoudelijk door de modder worden gesleurd ?

Niet alleen de extreemrechtse regeringen die hij heeft geleid zijn al jaren aan het pogen elke kritiek op regelrechte staatsmisdaden in de kiem te smoren, zowel op Noord-Amerikaanse campussen als voor Franse rechtbanken. Ook Hollande en zijn regering deden hier aan mee toen ze een aantal pro-Palestijnse betogingen verboden middenin de laatste grasmaaibeurt. Straffer nog : de Franse president deelde uitdrukkelijk, zowel voor als tijdens het Gaza-offensief, zijn steun aan Israël mee !

Dat moslims vandaag de joden van gisteren zijn beweert overigens niet alleen de omstreden voormalige burgemeester van Molenbeek (1) : verschillende linksleunende Franse chroniqueurs (Naulleau, Caron o.a.) delen die mening, en ze worden niet noodzakelijk tot de Dieudonné-achterban gerekend. Laten we tenslotte niet vergeten dat de kampen de eindbestemming waren van een zeer lange kruisweg. Dit onderstrepen heeft op zich niets met anti-joods antisemitisme te maken; ook dit is simpelweg een argument voor een politiek debat dat in een gezonde democratie rationeel en zonder taboe zou moeten kunnen worden gevoerd. Het bij voorbaat dogmatisch “schandalig” noemen en het aan de door katholiek Vlaanderen (2) gehate Moureaux vastkoppelen dient dit waarschijnlijk te voorkomen, op de meest “weldenkende” manier. Niet uit angst voor het argument zelf, maar omdat voor moslims – en voor hen alleen – telkens het vermoeden bestaat dat hun woorden, uiteraard steeds in zekere mate met taqiya besmeurd, iets anders betekenen dan wat ze werkelijk zeggen.

Legitiem lijkt me dus de vraag of het echt zo verbazend is, wanneer alle democratische uitlaatkleppen voor een niet te verdragen degout van je eigen maatschappij zo zorgvuldig worden vastgetimmerd, dat sommigen geweld als de enige uitweg beschouwen. Ik heb het hier uiteraard niet over de gestoorde maniakken van afgelopen vrijdag (van wie de werkelijke kennis van de islam nog moet bewezen worden : “Allahu Akbar” roepen kan iedereen…) , wel over de jongeren die in augustus 2014 toch beslisten om hun betogingsrecht op te eisen, en bijgevolg door de Franse hoofdstad een spoor van vernieling zaaiden : van “rebels without a cause” gesproken… In alles wat ze voortaan doen dreigen die gasten, mede door columns zoals de jouwe, nog meer dan vroeger met deze gruweldaden te worden geassocieerd. En ook dat zou een neerwaartse beweging tot stand brengen… voor de hele maatschappij ! In Missouri en Maryland zullen ze het je zeggen : het leger inzetten tegen betogers is ver van ideaal, ze als “thugs” karakteriseren evenzeer…

Ik geef grif toe dat er voor ‘islamofobie’ vervangwoorden zouden moeten worden uitgevonden : wie brand sticht in een moskee of een vrouw die een hijab draagt uitscheldt (of erger) is niet bang, al is hij duidelijk een lafaard. Haten en vrezen zijn immers twee verschillende houdingen, al kan dat laatste soms hevige afkeer tot gevolg hebben. Maar laten we een secondje redelijk wezen : enerzijds heeft de koran niet het monopolie van gruwelwoorden, anderzijds weet iedereen met een beetje gezond verstand dat wanneer Marine Le Pen uit strategische overwegingen besloten heeft om met biologische discriminatie komaf te maken ten voordele van culturele discriminatie, ze gewoon op een andere manier het vaderlijke erfgoed heeft geëerd. Neem hun koran van ze af, het blijven Arabieren, nietwaar, Luckas ? Trouwens, diversiteit.be (ooit bekend als het Centrum voor Gelijkheid van Kansen en Racismebestrijding) heeft niet zitten wachten op een nieuw wetsvoorstel om islamofobie aan te kaarten en tegen te werken…

Zijn in wat voorafgaat de redenen voor het bloedbad van vrijdag de dertiende te vinden ? Eerlijkheidshalve moet ik toegeven dat het lot van de zielige sukkelaars die er de verantwoordelijkheid voor dragen mij volledig onberoerd laat : ze mogen wat mij betreft rechtstreeks de hel in. Misschien hadden ze een excuus verdiend toen ze nog een ziel hadden, maar daar is het nu te laat voor. Diegenen die nog niet zo ver zijn, daarentegen, en uiteraard ook diegenen die alle mogelijke onrechtvaardigheden blijven slikken, inclusief Luckas Vander Taelens opiniestukken in Knack, zonder eraan te denken buiten de wet te treden, die interesseren me wel ! Jou niet, maat ?…

Zoals historicus Maarten Van Rossem het gisteren bij Pauw formuleerde vooraleer hij werd onderbroken, omslaan in primitief geweld heeft grotendeels met de context te maken : wanneer een autoriteit het onnoemelijke toelaat (en zelfs bevordert) laten sommige mensen zich gauw gaan. Het is brave blonde jongens van bij ons vijfenzeventig jaar geleden ook overkomen…

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(1) Lees (EN) : http://www.counterpunch.org/2014/07/09/the-israel-lobby-and-french-politics/

(2) Ik meen me te herinneren dat ook Leonard vol lof was voor de dragers van de nieuwe plaag…

N.B. : dit is een antwoord op : http://www.knack.be/nieuws/belgie/wie-sluipende-radicalisering-in-brussel-aankaartte-was-een-racistische-islamofoob/article-opinion-626813.html
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Lees ook (FR) : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/08/29/fourest-chichah-va-donc-vermine-fasciste-retour-detendu-sur-la-confrontation-de-deux-nevroses-a-lulb/

… en “French Muslims Are Terrorized” (EN) in : https://yannickbaele.wordpress.com/2014/04/06/le-hurlement/

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Yeseyi, mon amour…

Ott, Squirrel And Biscuits

Il faut être idiot.

Il faut être idiot pour écrire une lettre d’amour. Au moins aussi idiot que pour dire « je t’aime ». Je t’aime, ça ne se dit pas. Ca s’éprouve tout au plus, ça se sent, ça se pense. Et dès qu’on le dit, pour peu qu’on le pense, ça s’évanouit un peu. Alors, pour l’écrire, il faut vraiment être idiot. De toute façon, écrire, ça ne se fait plus : l’on buzze, l’on tweete et l’on tchatte de nos jours, et, à l’extrême limite, peut-être finit-on par laïker

Qu’importe, risquons-nous y, nonobstant l’approche de la quarantaine, triple buse vieillissante, rendue taciturne et renfrognée, écorchée par l’arbitraire administratif et l’inique médiocrité comminatoire, daddy cynique (ou presque), contemplatif, aux allures de mystique, résistant encore un temps à l’aigreur qui a annihilé, il y a des lustres, ses ascendants de fait, ni ado gominé de la Belle Epoque, pour qui c’était là, s’il se respectait, passage obligé, ni grand charmeur lettré de la Renaissance qui, sa poésie au ceinturon, courait de la sorte derrière la bagatelle dans l’espoir fauve de l’embrocher aussi sec.

Risquons-nous donc à cette idiote déclaration qui n’est ni celle d’un amour sauvage, ni l’expression de la filia, ni même la transsubstantiation d’une improbable ἀγάπη prises séparément, plutôt une indécise mixtion de tous ces éléments, sans diamètre, sans mesure, au feeling…

Tel un coup de foudre composite, le premier coup de foudre électronique, distant, virtuel, unidirectionnel sans doute, comme presque tous, mais si fusionnel cependant, vivant, quasi palpable, réalité illusoire, réelle illusion, autosuggestion dérisoire, narcissique délire, succulent d’hermétisme soluble, porteur de délicate ambiguïté, cuirassé de subversion puissante et tout empreint d’artificieux ridicule.

Infime est la probabilité qu’elle soit comprise. Sans doute n’est-ce d’ailleurs pas là sa vocation, car mon désir n’a que faire d’objets, de modes d’emploi aliénants, d’ordres de mission plus ou moins explicites ; il est carré dans sa courbe, se languit de l’Autre tel qu’il est, rond, ni déterminé par d’autres, ni même par moi, pur d’universalité, libre. Libre comme la brise, libre comme le magma, neutre d’abord. D’une neutralité qui n’est ni tiédeur ni indifférence, ni masque ni calcul, ni dessein ni agencement, mais condition spontanée du ferment de l’explosif alliage, élargissement du champ des concevables, ciment du bâti à bâtir, alchimique formule qui à tout échappe pour mieux s’y intégrer, telle une flamme aquatique en équilibre qui nourrit ad vitam, sans jamais décimer.

Plus que de l’improbable, mon amour est celui de l’impossible, qui est – ne l’est-il ? – le signe de tout amour. Que se détrompent ceux qui au confort l’assimilent : il est tension sortilège, mêlée permanente, répétition d’espoirs déçus, et l’exposer ainsi au tout-venant – faut-il être idiot, en effet ! – le rend risible, vulnérable, sujet à jugements, sarcasmes et trahisons, comme le négatif trahit le cliché d’une réalité complexe, qu’en l’espèce je ne brûle aucunement de prendre. Car clicher, c’est voler. C’est subtiliser passivement la substance présente, lui faire perdre sa saveur à venir. Or, c’est de saveur et de sa quête qu’il est ici question, bande de branleurs, ainsi que de l’écran, qui, imagination faisant, se fait passerelle vers l’ineffable, du cosmos, qui, s’interposant entre des segments de réel, n’anticipe que l’attirance du détachement pour s’y fondre, de la conscience qui à l’humilité syncrétique s’octroie…
Nina De Chiffre, Turin, novembre 2013
Sans-doute, dès lors, suis-je idiot, mais j’assume, non que je croie au sacrifice, qui n’est jamais que le réceptacle des médiocrités ! J’assume la pierre angulaire du mystère de l’Amour selon Adorno… Je l’assume en dépit de son apparent anachronisme, et malgré les épreuves qu’elle recèle. Je l’assume même si, sans maléfice, elle met à la merci. Parce qu’elle est scintillante. Parce qu’elle est juste. Parce qu’elle illumine la voie. Parce que s’y fier rend fort. Je l’assume, la détourne et m’en amuse.

Que tu es beau, mon prince bohémien, mon p’tit loup blond-brun au regard d’ange, mon étrange étranger. Que ton sourire, qu’aucune malveillance ne semble pouvoir tarir, m’émerveille. Que me nourrissent ces mots que tu baragouines maladroitement dans une langue qui n’est pas la tienne, à mille lieues de l’assurance que tu affiches dans ton idiome usuel. Que ta fougue primesautière et ta suave maîtrise distordent et inspirent ma plume, de bout en bout…

Tu es le phœnix des hôtes de ces forêts sombres, le divin présent dénaturé à son insu par des logiques blafardes, le temple discret de l’endurante candeur, la revêche et insaisissable Atlantide. Tu es le gai visage de l’espièglerie des origines, l’éclatante pépite confortablement lovée à l’épicentre de la crypte, au vu de tous mais à l’abri des regards, l’aube qui se refuse à faire place au crépuscule, le rutilant poids plume qui tient tête aux mastodontes hébétés. Tu es le boss

On se connaît, tu sais. On s’est parlé sans avoir eu à se dire mot. On s’est apprivoisé en chemin. Aiguillon de mes nuits sombres, tu demeures l’indice, l’émeraude, le rubis et le diamant disposés nonchalamment sur un sentier semé d’arrière-pensées ténébreuses. Car tu t’es tenu droit lorsque d’autres étaient à terre. Tu es visionnaire. Tu es atypique. Et notre coexistence harmonieuse, qui surplombe le sacerdoce avec éclat, est l’antithèse des litanies ambiantes et la synthèse d’un éden remodelé. Ta vivacité me désaltère. Ton tourment causerait ma perte…

Va, mon éclaireur, défriche la jungle, juste suffisamment pour permettre notre passage. Cours, ris, vis, sautille de liane en liane. Et ne te retourne pas : je surveille tes arrières. Va, frétille, jubile, pétille, va de l’avenir. Je t’aime, p’tit gars…

Jiří in all his glory

Et quand bien même il serait idiot d’en faire ainsi état, je n’aperçois alentour, ne leur déplaise, que nudité…

The Cure, Catch

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Illustration : photo de la manifestante Nina De Chiffre, que la police anti-émeute italienne a poursuivie en justice pour « intimidation » pour s’être, faute de cocktails Molotov, de bris de vitres et de saccages divers, soulevée contre l’austérité en tentant d’attendrir le système, un système de poules d’eau armées jusqu’aux dents !
Source (NL) : http://www.knack.be/nieuws/wereld/italiaanse-kussende-demonstrante-beschuldigd-van-seksuele-intimidatie/article-normal-119958.html

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Anybody home ?

« Never again will you be capable of love, or friendship, or joy of living, or laughter, or curiosity, or courage, or integrity. You will be hollow. We shall squeeze you empty and then we shall fill you with ourselves. »

George Orwell, 1984, part three, chapter II

As the days of desperation are passing by, slowly turning into weeks of introspection pouring their ritual monotony into months of lingering, which, in turn, will probably be flowing into some distant surreal sea, I thought this day was an auspicious opportunity to once more send my best regards to all those supporting me along this curious odyssey I have embarked on a little more than three years ago.

You all know very much about me, far too much actually, probably much more than I’ll ever know about every single one of you. A lot of what you know about me, you were never supposed to. Yet, there are many things you don’t know about me, and you ought not to. Suffice it to say you need to know you don’t know everything about me, and act accordingly.

Sometimes, ironically not unlike a modern day character out of some Tom Tykwer movie, I’ve got the intense feeling I’m being torn to pieces by some invisible force I couldn’t possibly resist. What I did reached so far beyond me, surpassed me in so many ways, my military shoulders are far too frail to carry the whole weight, despite the many helping souls.

Most of you, even those who can’t state it publicly out of fear of being reprimanded, have made a hero out of me – those who see me as a traitor, I totally disregard. I most certainly am no coward, yet I am no hero either, so I have to decline the award. I did what I thought was just, not only for my country : my country is but a dot on the universal picture of my conscience…

It is my conscience, the conscience developed by a proletarian boy to whom facing the total alienation his parents had somehow been forced to undergo before him, just to be able to survive, without at least a rebellion, was worse than the perspective of living like an outcast, that sowed such high hopes in me.

political prisoner

The repression machine has managed to temper these hopes, but they haven’t vanished, and they never will, because, ultimately, they are what’s keeping me true and strong. They are what’s keeping me alive. They are an ideal, and you can’t kill an ideal ! An ideal lives on in the hearts and minds of men until the last bit of humanity has left them and disappeared from civilization, which hopefully will never happen. An ideal is stronger than the most sophisticated weapon produced on the supply chain of the factory of evil. An ideal is the single most precious possession of man, because no one can actually claim it for himself.

This ideal is empathy, the one I missed and I now wish for all. Without it, the rationality contained in all the laws man made for himself (for some much more than for others), in all the rules and regulations supposedly guaranteeing peace, in every possible hierarchy, is but vain dominion. And dominion only lasts as long as voluntary servitude.

I am strongly convinced this ideal could not have bloomed in another environment than the kind of which I grew up in. Only those who have really looked despair in the eye can know, and they are never or so rarely to be found within the so-called upper classes. Only those who have vowed to always remember their roots can know, and they never let any stock exchange corrupt them. Only those who have developed a mind of their own can know, because only their minds are really in touch with the superior being.

I will never give in !

In no way do I therefore forgive any abuse of power, forget any injustice, nor regret any of my actions. I am who I am : take me or leave me ! But don’t you dare judge me, ever, unless the hands beneath your silky gloves are immaculate ! Don’t you dare look down on me because my cradle wasn’t made of gold, but of rotten wood ! Don’t you dare deny me my personality ! And don’t you dare grant me a pardon you are in no position to refuse !

« Since 9/11, there’s been a cold war going on against all citizens, who, for convenience’s sake, are all suspects. The picture that remains is that of a sour, unfriendly world in which everyone is hunting down everyone. »

Hubert Van Humbeeck, former chief editor of Knack (Belgian weekly)

Catégories : Lettres ouvertes des plus surréalistes..., Politique / Société

A girl with superpowers : an unbreakable faith, a message of unity and an unbelievable discipline…

John Trudell quote

Due to circumstances, some people grow faster than others, as if some superior power had invested them with the faculty of vision, a vision that is meant to bridge the gaps : between communities, between countries, between the past and the future, all in the name of values going back as far as humanity itself…

I knew that girl, she sat in my classroom, and look at her now”, a lot of Pakistani youngsters must have thought when they stared with stupefaction at Gandhi’s granddaughter, Benazir Butto’s hidden child, as she peacefully conquered international stage after international stage, prestigious award after prestigious award. To my knowledge, the world recognition she garnered has no contemporary equivalent for someone that young.

Without fully realizing it, the bright new ambassador of (quality) education for all has herself embarked upon an educational odyssey kids her age usually follow on screen. Visiting the White House today, the young victim of brutal patriarchal force in her home country even concluded her worldwide plea with master class by – so a few online newspapers are reporting (1) – addressing the very delicate subject of illegal and unwarranted US drone killings in Pakistan, while the State Department contortionist is (coincidentally ?) facing growing protest around this issue in yet another of his backyards.

That girl, soon to be a young woman, has become a symbol. This status forged her newly acquired aura and hopefully granted her a secure future in her country. As for the numerous book and movie contracts that will ensue, they will probably guarantee her economic subsistence for the rest of her life. But such a status can (and most certainly will) also turn out to be a burden for her because it comes with a huge weight, an unimaginable insight such frail shoulders cannot yet carry.

When the praises will progressively start turning into indifference, when the next big thing will be propelled onto the stage, when the crackling of the flashes from the photo ops will end, there will still be a girl. It is that girl who should never be forgotten. It is that girl who revealed the strength of her soul. It is that girl who deserves to be loved as such. It is that girl who accomplished it all…

Time… Time is on your side. Time is of the essence. Don’t rush it. Slowly but surely, understand the play you are now a part of, the impact of your part in it, as well as the interests you are unconsciously serving, and remember you’re only young once. As your childhood is slowly drifting away, realize your battle is (unfortunately) one of decades, if not centuries: Which goals do you expect the next child heroes to reach if you do it all by yourself ? Wouldn’t it be boring ? Seriously, young Force of Nature : enjoy, live, child. You’ll still have plenty of time to become a symbol later on… RESPECT !…

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(1) Read : http://thinkprogress.org/security/2013/10/14/2777441/malala-yousafzai-obama-drones/

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SUFFRAGIUM SANUS IN RE PUBLICA SANA !

Non, Monsieur Normal, dussiez-vous ne pas vous en être rendu compte, vous n’êtes pas le général De Gaulle !

***

N’est-il pas suffisant que, dans ce coup d’Etat syrien imposé depuis l’extérieur, vous n’êtes pas à la manœuvre ; faut-il aussi que, face au parlementarisme anglo-saxon passablement réhabilité, que les élites françaises n’ont de cesse de vanter pourtant, vous ravaliez votre Etat, votre République, à quelqu’officine ?

Ca sent le sapin, Monsieur le commandant suprême des armées, et ses aiguilles risquent de vous piquer les narines, car, outre que « l’ambition extérieure a pour condition une sorte de désespoir ou d’abandon de l’ambition intérieure », « un chef est un homme qui a besoin des autres ». Descendez donc de ce piédestal constitutionnel élyséen qui vous sied comme des baskets à une queue de pie. Que ne cessez-vous de manigancer contre le peuple et de le redouter !…

Voulons-nous que les enfants syriens, clés de la prospérité de demain, puissent regagner sans crainte les bancs d’écoles à reconstruire ? Bien sûr, nous le voulons ! Mais « le moment où le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n’est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement ».

Voulons-nous qu’il soit mis un terme à la barbarie sanguinolente qui s’est accaparé un bon tiers de la Syrie, que la faux morbide qui rôde dans les rues de villes devenues fantômes soit enfin remisée à l’établi ? Oui, nous le voulons ! Mais nous ne saurions pour autant oublier que « la faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force ».

Voulons-nous que s’évapore dans le néant le Moloch chimique qui s’est, selon vos services, entassé en centaines de tonnes dans de très discrets entrepôts ? Oui, nous le voulons, presque autant que nous désirons l’ère post-nucléaire. Mais « que de choses il faut ignorer pour agir »…

En sommes, aspirons-nous à une Syrie apaisée et à l’amorce plus que tardive d’une transition ? Certes oui, mais pas par le glaive de l’Empire !

C’est pourquoi, par l’entremise de la raison, nous en appelons à la victoire – sempiternelle reconquête – de la Sagesse sur la force…

1 / Recours à l’ONU et à l’ONU uniquement (selon des modalités susceptibles de varier)

2/ Abstention de toute action militaire contre un pays souverain, de quelque nature qu’elle soit, sans l’aval des Parlements respectifs, à l’issue d’un vote

3/ Publication d’un engagement signé inconditionnel de la part de la coalition d’opposants syriens

                a/ quant à sa disposition à discuter avec toutes les parties au conflit en vue de la

     résolution urgente de la crise ;

b/ quant au respect des minorités dans le futur Etat syrien ;

                c/ quant au démantèlement, sous la supervision de l’ONU, du stock d’armes

     chimiques dont dispose la Syrie.

***

01/09/13

« Plus de 110 000 morts depuis le début du conflit en Syrie. Au moins 110 371 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime du président Bachar al-Assad, en mars 2011. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce bilan comprend 40 146 civils, 21 850 combattants rebelles et 45 478 membres des forces pro-gouvernementales, dont les milices loyales au régime. »

http://www.leparisien.fr/international/syrie-une-intervention-militaire-suspendue-a-un-vote-01-09-2013-3097459.php

***

26/06/13

« L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme a documenté 100 191 victimes depuis le début des soulèvements le 18/3/2011, à partir de la première victime de Deraa, jusqu’au 24/06/2013.

Les morts comprennent:

36 661 civils (dont 5 144 enfants et 3 330 femmes âgés de plus de 18 ans).

13 539 combattants rebelles.

2 015 soldats et officiers [qui avaient fait défection].

25 407 soldats réguliers.

2 571 victimes non identifiées (documentées avec des photos et des séquences).

2 518 combattants rebelles non identifiés (dont la plupart sont des non-Syriens).

17 311 combattants des comités de défense populaires, les forces de défense nationale, shabiha et informateurs […] du régime.

169 combattants du Hezbollah libanais. »

http://www.45enord.ca/2013/06/syrie-nouveau-bilan-de-losdh-le-nombre-de-morts-a-depasse-le-cap-des-100-000/

***

Est-ce le fruit de la propagande postmoderne, du sacrifice de l’esprit critique sur l’autel de la rentabilité, ou de la stupidité panurgique ? Quoi qu’il en soit, les médias occidentaux répercutent à qui mieux mieux, depuis des mois, les chiffres mis en avant par cette ONG londonienne, faux nez de l’extrémisme sponsorisé par l’Occident (cf. l’article « Syrie : qui est le valet noir ? »), qui n’a rien en commun avec les ONG connues et reconnues.

A/ De combien d’observateurs dispose cette association sur le terrain, et sur quelles parties du territoire ceux-ci sont-ils répartis ?

B/ Quelle est la méthode utilisée pour aboutir à des comptages si précis ? De quels contacts l’ONG bénéficie-t-elle sur place ? Quelles méthodes d’identification utilise-t-elle ? Dispose-t-elle de renseignements quant aux causes et aux circonstances ? A-t-elle découvert des charniers dignes de Timisoara, ou nous en réserve-t-elle la primeur pour la Libération ?…

C/ Comment explique-t-elle que ces chiffres fassent apparaître des pertes si importantes parmi les forces du régime (entre 40 et 45 % du total des victimes) ?

Voilà quelques questions à la réponse desquelles, plutôt que d’aboyer à la cantonade,  feraient bien de s’atteler, si leurs résidus de crédibilité leur importent, « les nouveaux chiens de garde »…

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Les citations dans la première partie de l’article sont de Paul Valéry.

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