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The cure divine

I mentioned ‘the language’ before. This is it. I bathed in this long before I was born. Somehow I can remember. And remembering it brought a tear to my eye. This is poetry supreme straight from the core of what once was but is no more. It reached us finally after years of wandering. Did we really need words to get where we are ? Who needs words anyway ? Forget politics, burn the law, any law, and keep just this. I am not a musician, yet I am this music. Aren’t you ? And those gods, so beautiful, so smooth, those golden lovers, forever the same. I would so want to be able to touch them. Be worthy of their grace. Be among them without saying a thing. As they were. Just like that. I believe ! Why ? Why was I born so late ? Why do I have to be part of the plastic era ? I am an Aquarius after all. I didn’t sign up for this. Neither did she. The source. I am breathless, yet I’ve never felt so alive. Waves of feelings are reaching my mind feeding me unearthly knowledge. I am but a soul. I am the environment. So light. Floating as if I were there still. As if I were there already. Humble. But free. So free. Why can we no longer speak the language in the plastic era ?

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De mon père, je n’ai gardé qu’une chose…

Hôtel des DunesTous les étés avant mon onzième anniversaire, c’était pareil : il n’y avait qu’une seule destination. D’autres enfants auraient pu s’en lasser, mais pas moi. Malgré la journée entière passée sur des autoroutes accablantes de chaleur dans une voiture bondée d’objets utiles, faire pendant quelques semaines escale à Lesconil était un vrai plaisir. Il y avait pour moi quelque chose de féerique dans ce petit village breton bercé par les vagues de l’Atlantique, où résonnait, le quatorze juillet, le son magique des cornemuses…

Mon père est né à Bruxelles, mais c’était là son berceau spirituel, non loin de là en tout cas, en terre de menhirs et de dolmens. Plages de sable fin y alternaient avec plages de galets, et du marché hebdomadaire se dégageaient d’agréables effluves de poisson et de crustacés frais à nulle autre pareilles, ces langoustines et ce poisson qui se retrouveraient le soir dans nos assiettes, après quelques Bernard-l’ermite en guise d’entrée.

Dans les rues qui menaient à la place du village, les bigoudènes, vêtues de leur longue robe noire et coiffées de leur long chapeau conique blanc dentelé, tricotaient leur fil de laine sur le pas de leur porte. Et le vieux Youn était trop heureux de pouvoir échanger quelques mots avec nous.

Au bar du village, un juke-box flambant neuf nous proposait la pop anglo-saxonne du moment. « Forever Young, I Want To Be… » : une chanson en particulier semblait toujours faire mouche auprès de mon père…

Aux alentours du Grand Hôtel des Dunes, où nous résidions, une dizaine de chiens, grands et petits, apprivoisés ou sauvages, faisaient le bonheur des enfants. En me mordant, l’un d’eux a pourtant failli me refiler la rage. Je me souviens comme d’hier des deux Saint-Bernard qui léchaient affectueusement la plaie béante à mon genou, sur la terrasse de l’hôtel, comme pour s’excuser de l’agressivité de leur compère.

A l’arrière de l’hôtel, il y avait un vaste jardin, des fourrés et quelques arbustes sur les côtés : un terrain de jeu idéal pour les gosses. Plus loin, quelques rochers qui faisaient office de brise-lames et abritaient une faune abondante. D’autres enfants s’amusaient à y repérer de gros crabes rouges. En ce qui me concerne, ce sont les étoiles de mer qui me fascinaient. Elles seraient désormais en voie de disparition…

Tôt le matin, sur un petit bout de littoral algal déserté par la marée, les pêcheurs imitaient avec leurs bottes le tapotement des pattes des mouettes pour extirper de la vase les néréis qui leur serviraient d’appât les jours suivants. Chaque année, mon père se faisait un devoir d’embarquer sur un petit bateau de pêche et de partir au large pour une journée …

Et quand venait le moment de partir vraiment, il avait toujours dans les yeux ce mélange de nostalgie et d’amertume face à l’horizon sans fin de l’océan, une profondeur triste qu’il prenait toujours soin, en d’autres occasions, de masquer.

Quand on est gosse, ce genre de chose-là, on ne le comprend pas…

Aujourd’hui, lorsque j’entends la caresse des vagues sur le sable et je regarde au loin, ce n’est pas la mélancolie qui m’assaille, mais une étrange torpeur, un bien-être indéfini qui ne s’explique, ni ne s’exprime. Une modeste plénitude… qui ferait presque pleurer.

 

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Honni soit qui mal pense !

Immortality can only be reached after the eradication of humanity, in such a way that the post-mortal dream is bound to be engulfed in a human vacuum.

In order to measure up with God, humanity has to die…

Jens Fänge, A.E.N. (in a box) [modified]Réfuter le déni

Faire sens face au non-sens

Ressentir par-delà le vide

Doesn’t it ?

Bing Satellites, Sub Wave Tension Theory

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Over mij was er niets geschreven
Et tout écrit à mon propos
Amounted to pure speculation…

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« The smart way to keep people passive and obedient is to strictly limit the spectrum of acceptable opinion, but allow very lively debate within that spectrum […]. »

Noam Chomsky, The Common Good, Odonian Press, Berkeley (CA), 1998, p. 43

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« […] si le stratège est l’homme qui dit : “Qu’importe telle mort, tel cri, tel soulèvement par rapport à la grande nécessité de l’ensemble et que m’importe en revanche tel principe général dans la situation particulière où nous sommes”, eh bien, il m’est indifférent que le stratège soit un politique, un historien, un révolutionnaire, un partisan [de tel ou tel régime politique] ; ma morale théorique est inverse. Elle est “antistratégique” : être respectueux quand une singularité se soulève, intransigeant dès que le pouvoir enfreint l’universel. Choix simple, ouvrage malaisé : car il faut tout à la fois guetter, un peu au-dessous de l’histoire, ce qui la rompt et l’agite, et veiller un peu en arrière de la politique sur ce qui doit inconditionnellement la limiter. »

Foucault, Inutile de se soulever ? in Le Monde, 11-12 mai 1979

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« Il y a de l’avenir là où les humains seront capables de mettre les automatismes au service de la désautomatisation. »

Bernard Stiegler, conférence aux Journées scientifiques de l’INRIA, Lille, 25 juin 2014

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– INSERT EN COURS DE REDACTION –

Apparat, Fractales

ENDOCTRINER : user avec régularité, dans une optique d’entraînement socio-affectif, de divers moyens de pression physiques et psychologiques tels que la peur, l’espoir, l’identification, la culpabilité, la récompense, le détournement de l’attention, l’éreintement, l’intrusion dans la vie privée, le confinement, la torture, la mise à mal de toute notion de justice, le harcèlement sous toutes ses formes, ou encore le martèlement à l’infini des mêmes affirmations, en s’employant à court-circuiter les capacités de réflexion critique de l’individu dont on se propose de modifier les pensées, voire la personnalité, dans un but fonctionnaliste. L’endoctrinement est une forme élaborée, déclarée ou insidieuse, de manipulation mentale, qui aboutit, selon une perspective inégalitaire, dirigiste et dominatrice, souvent concertée, et susceptible de revêtir un caractère totalitaire, à dénier à l’individu son individualité, à le détruire et à le remplacer par une unité productive dénuée de sens propre et téléguidée. (Wikipedia, augmenté)

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There is but one true challenge in life : still being able to genuinely marvel at life once you’ve discovered what the world is all about. All the rest is pastime !

Il n’y a qu’un seul véritable défi dans la vie : être en mesure de garder une sincère capacité d’émerveillement une fois que l’on a découvert comment fonctionne le monde… Tout le reste est passe-temps !

Er is maar één werkelijke uitdaging in het leven : in staat blijven om oprecht vervuld te worden met verwondering eens je ontdekt hebt hoe de wereld in mekaar zit. Al het overige is tijdverdrijf !

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Jeanne, m’entends-tu ? Tu m’entends, Jeanne ?

« Certainement, il y a l’énorme complexité de la grande machine étatique, financière, industrielle […], qui peut surveiller tout ce que nous faisons, pas encore tout ce que nous pensons, heureusement. […] Cette machine d’une énorme complexité, qu’est-ce qui est encore plus complexe qu’elle ? C’est cette petite matière grise […] qui se trouve à l’intérieur de nos têtes [et] qui s’appelle le cerveau humain. Le cerveau humain d’un individu est encore plus complexe que la gigantesque machine qui voudrait le contrôler. […] Tant que la machine n’aura pas nos têtes, elle n’aura pas gagné. »

Présomptueuse, cette prise de position engagée du philosophe Edgar Morin, en clôture du séminaire pour la liberté d’expression tenu par Mediapart, fin septembre 2013, qui a permis à l’intéressé de mesurer empiriquement in situ le nombre de spectateurs qui réagiraient à ses propos ? A certains égards, sans doute, à d’autres bien moins…

Dès que la chape de plomb figurée qui impose le silence autour de cette question, dont Morin dessine, à mon sens, les contours de manière à la fois erratique et définitive, c’est-à-dire dès que les canidés de garde parmi les figurines du petit écran, qui veillent toujours soigneusement à garder une confortable distance entre ce qu’ils savent ou présument, et ce que le bon peuple présume parfois mais n’est pas autorisé à savoir, auront péri sous les assauts de l’âge, d’Internet et / ou du miroir réaliste de leur médiocrité, la question de « cette machine d’une énorme complexité » qui ne peut « pas encore  surveiller tout ce que nous pensons », à laquelle Paul Jorion, dans un édito YouTube tout aussi anecdotique que désabusé et auto-hermétique du 20 juin 2013, lequel s’inscrit dans une longue série de selfies vidéo de la même trempe, fait, lui aussi, parmi tant d’autres, allusion, sera immanquablement posée ouvertement, dans toute sa majesté, provoquant, selon les plus pessimistes, des cataclysmes sociaux de nature matricielle, tant le bon peuple, prenant subitement conscience que la science l’a devancé de quelque deux cents ans, se muerait en hordes mutuellement destructrices, ou favorisant, à l’estime des plus optimistes, l’appropriation populaire d’un savoir confisqué pendant de trop nombreuses décennies, auquel il n’a, la plupart du temps, été fait allusion que de manière allégorique et approximative par une certaine caverne cinématographique et certains types de musiques contemporaines : « da story is to be sold, not to be told », comme dirait l’autre, qui, de chien, s’est soudain mué en lion…

Il sera possible, alors, dans ce second cas, sans risquer d’être la risée des bienpensants du pouvoir, ni le pantin de franges extrémistes violentes, de s’interroger publiquement sur cette « machine », de chercher à déterminer si elle est gouvernée ou si, telle sa très petite consœur face à Kasparov, elle en est arrivée à s’autogouverner en prenant appui sur le flot d’informations que l’humain lui a communiquées, voire même si elle nous gouverne, partiellement ou totalement, et, dans l’affirmative, selon quels principes, et quel degré d’interaction. Il nous sera de nouveau possible, à nous autres humains, de nous parler sans faux semblants, sans nous invectiver ou nous censurer les uns les autres, sans nous concurrencer pour le titre de supreme killer. Il nous sera de nouveau possible d’aim…

Cette « machine » est-elle la « machine » du pouvoir ou la « machine » de tous, dont les puissants, par leurs ressources (financières, intellectuelles et de réseau) tirent bien davantage profit que les autres ? Est-elle un instrument parmi d’autres dans les mains du complexe militaro-industriel, qui menacerait de mort abrupte ou contrôlée ou couvrirait de ridicule quiconque en fait trop clairement état, et, dans l’affirmative, est-elle vouée à le rester, à alimenter un culte religieux, ou à développer une dimension démocratique ? Favorise-t-elle un système politique plutôt qu’un autre ou tout lui est-il égal, si tant est que soient réunis certains paramètres ?

Représente-t-elle une menace totalitaire pour l’humanité, ou peut-elle, moyennant un certain état d’esprit où l’Humanité a sa place, lui faire découvrir de nouveaux horizons ? Nivelle-t-elle ou élève-t-elle ? Augmente-t-elle ou réduit-elle les facultés ? Eclaircit-elle ou opacifie-t-elle les esprits ? Flatte-t-elle l’ego ou laisse-t-elle chacun entrapercevoir son moi attaché ? Est-elle, comme l’est le web pour les ordinateurs rectangulaires, le gestionnaire d’un parc de cerveaux mondial que ne pourrait contrôler quelque entité que ce soit mais dans lequel il serait loisible à certaines d’entre elles de piocher à leur guise ? Et, question fondamentale, la bestialité humaine, celle de la domination et des rapports de force défavorables aux uns et extrêmement favorables aux autres, en est-elle digne ?

La CIA, l’US Air Force, l’US Navy, l’OTAN et d’autres organismes para- ou supra-étatiques similaires (pas uniquement états-uniens) pourraient avoir leur avis sur ces questions

1 - YALE JOURNAL OF BIOLOGY AND MEDICINE, 7 décembre 1934, pp 83-128

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2601137/

2 - JOURNAL OF APPLIED PHYSIOLOGY, 1 juillet 1962, vol 17, n°4, pp 689-692

http://jap.physiology.org/content/17/4/689.abstract

3 - THE NEW YORK TIMES, 28 décembre 1965, p 28

http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?res=F70C1FFB3B591B7A93CAAB1789D95F418685F9

ABC News (Paul Altmeyer), “Mission Mind Control”, 10 juillet 1979

4 - Low-Intensity Conflict and Modern Technology, US Air Force, Air University Press, juin 1986

5 - Capt P Tyler (US Navy), The Electromagnetic Spectrum in Low-Intensity Conflict, Air University Press, 1986, p 249 et suivanteshttp://ce399.files.wordpress.com/2009/12/theelectromagneticspectruminlow-inte.pdf (JUIN 1986 !)

Extraits

« Bien que la radiation électromagnétique soit connue de tous, son prototype étant la lumière visible, et malgré le fait que certaines propriétés magnétiques et ‘électriques’ aient fait l’objet d’observations pendant des siècles […], les scientifiques n’identifièrent l’électromagnétisme en tant que tel, n’explorèrent sa physique et ne développèrent des théories rationnelles pour son utilisation pratique que dès la fin du XVIIIe. […]

Les résultats de maintes études qui ont été publiées ces dernières années indiquent que des effets biologiques spécifiques peuvent être obtenus en contrôlant les divers paramètres du champ électromagnétique (EM). Quelques-uns de ces facteurs EM susceptibles d’être manipulés sont la fréquence, la forme de la vague, le taux d’impulsion initial, la durée d’impulsion, son amplitude, le taux de répétition, la modulation secondaire, ainsi que la symétrie et l’asymétrie de l’impulsion. Parmi les effets cliniques des radiations électromagnétiques, un grand nombre furent remarqués pour la première fois à l’occasion de l’utilisation directe du courant appliqué directement sur la peau. Plus tard, les mêmes effets furent obtenus par son application à des champs extérieurs. […]

Comme bon nombre d’entreprises humaines, [les] applications de la radiation électromagnétique peuvent devenir une arme à double tranchant. Elles peuvent être significativement bénéfiques, mais, en même temps, elles peuvent être exploitées et utilisées de manière contrôlée dans le cadre d’applications militaires ou secrètes. La présente contribution se concentre sur l’usage potentiel des radiations électromagnétiques lors de conflits de faible intensité.

APPLICATIONS MILITAIRES POTENTIELLES DES RADIATIONS ELECTROMAGNETIQUES

L’exploitation de cette technique à des fins militaires n’en est qu’au stade embryonnaire, et sa reconnaissance par les Etats-Unis comme une option envisageable est récente. Un magazine de biotechnologie de l’US Air Force datant de 1982 déclarait ceci :

« Les données actuellement disponibles nous permettent de projeter que des champs de radiations de fréquences radio (RFR) spécifiquement générés peuvent constituer une menace antipersonnel puissante et révolutionnaire. La thérapie des électrochocs indique la capacité d’induire du courant électrique afin d’interrompre complètement le fonctionnement mental durant de courts laps de temps, d’alimenter les fonctions cognitives durant de plus longues périodes, et de restructurer les réactions émotionnelles à intervalles prolongés.

Les expérimentations menées par thérapie d’électrochocs, celles relatives aux RFR, ainsi que la compréhension accrue du cerveau en tant qu’organe électriquement médiateur ont suggéré la sérieuse probabilité que des champs électromagnétiques marqués puissent perturber un comportement résolu et pourraient être capables de diriger et d’interroger un tel comportement. En outre, le passage d’approximativement 100 milliampères à travers le myocarde peut mener à un arrêt cardiaque et au décès, soulignant ici aussi l’effet d’une arme qui agit à la vitesse de la lumière.

Un système RFR de scanning rapide pourrait donner lieu à un effet incapacitant ou meurtrier sur une large zone. […] En utilisant des RFR d’intensité relativement basse, il devrait être possible de rendre de vastes groupes militaires sensibles à des quantités extrêmement dispersées d’agents chimiques ou biologiques contre lesquels la population non irradiée serait immunisée. »

Les applications potentielles des champs électromagnétiques artificiels sont vastes, et elles peuvent être utilisées dans de nombreux cas de figure militaires ou quasi-militaires.

Certaines de ces utilisations possibles sont la maîtrise de groupes terroristes, le contrôle des foules, le contrôle des brèches de sécurité dans des installations militaires, ainsi que des techniques antipersonnel dans le cadre d’une guerre tactique. Dans tous ces cas, les systèmes EM seraient utilisés afin de produire des perturbations physiologiques légères à graves, et de distordre ou désorienter la perception. De plus, la capacité des individus de fonctionner pourrait être dégradée à un point tel qu’ils deviendraient incapables de combattre. Un autre avantage des systèmes électromagnétiques réside dans le fait qu’ils sont en mesure de couvrir de vastes zones à l’aide d’un système unique. […] »

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CNN News, Special Assignment (Chuck DeCaro), novembre 1985 (première diffusion, revue et corrigée en 1999)

Extraits

« Le Dr. Michael Persinger (psychologue spécialiste des neurosciences) a effectué des recherches sur l’effet des radiations électromagnétiques sur le cerveau. Des variations sonores aléatoires […] pourraient permettre de différencier des cerveaux individuels. En d’autres termes, les individus pourraient être identifiés à l’aide des caractéristiques spécifiques de leur production neuronale :

« les niveaux de puissance pour ces amplitudes sont similaires à ceux associés aux signaux générés mondialement par les systèmes radio et de télécommunication. Ces vingt dernières années, un potentiel s’est développé, qui était improbable mais qui est aujourd’hui plus ou moins réalisable : […] il s’agit de la capacité technique d’influencer directement la majeure partie des quelque 6 milliards de cerveaux de l’espèce humaine en générant de l’information neuronale au sein d’un medium physique, au sein duquel tous les membres de l’espèce sont immergés ».

Le message du Dr. Persinger, expurgé de son jargon, consiste à dire que l’espèce humaine tout entière peut être contrôlée par l’entremise d’influences électromagnétiques,  véhiculées par les stations de radio ou de télévision ou par d’autres moyens techniques. »

7 - Nature 391, 316, 22 janvier 1998

http://www.nature.com/nature/journal/v391/n6665/full/391316c0.html

8 - US NEWS & WORLD REPORT, 26 décembre 1999http://www.usnews.com/usnews/culture/articles/000103/archive_033992.htm

(Cet article a paru dans l’édition papier de US News & World Report du 3 janvier 2000.)

Lire aussi : http://www.wired.com/politics/security/news/2007/09/mind_reading?currentPage=all

Extraits

 « Police de la pensée. Les pensées meurtrières d’un terroriste peuvent [être reconnues à travers l’activité électrique cérébrale], affirme [John] Norseen [employé de Lockheed Martin], qui a rédigé sa thèse [universitaire] au Naval War College, une thèse consacrée à l’application de la recherche dans le domaine des neurosciences à l’antiterrorisme. Il a, de son propre chef, soumis au Pentagone un plan de recherche et développement destiné à identifier le profil mental d’un terroriste. Un engin miniature dont la fonction est de cartographier le cerveau, placé dans un détecteur à métaux situé dans un aéroport, passerait au crible les modèles cervicaux des passagers, qu’il comparerait à un dictionnaire d’empreintes cervicales. Norseen prédit que le profilage par empreintes cervicales sera fonctionnel d’ici à 2005. […]

« Si ces recherches aboutissent », ajoute Norseen, « il sera possible de commencer à manipuler ce que des gens pensent avant même qu’ils ne le sachent ». Mais Norseen affirme être ‘agnostique’ quant aux répercussions morales [de son projet]. […] « L’aspect éthique ne me concerne pas », déclare-t-il, « mais d’autres devraient se sentir interpellés. »

9

http://www.dtic.mil/cgi-bin/GetTRDoc?AD=ADA425472

http://csat.maxwell.af.mil/pubs.htm

EXTRAITS

« L’armée a longtemps exploité le spectre des fréquences électromagnétiques, d’abord par l’entremise de communications « sans fil », à la fin du XVIIIe siècle, puis à travers la découverte du radar, dans les années 1930. Ces techniques ont rapidement évolué en de nombreuses applications militaires, en ce compris les systèmes d’alerte anticipée, la détection, et la gestion de la mise à feu de l’armement. […]

Il fut un temps où la notion d’ « énergie dirigée » était reléguée à la science-fiction. […] Ces dernières années, le champ de bataille moderne est devenu un environnement « riche en cibles » pour les armes à micro-ondes de haute intensité. […]

La conclusion de cette étude est que les techniques de micro-ondes de haute intensité sont prêtes pour […] leur déploiement en tant qu’armes opérationnelles, au sein de l’armée U.S . […]

Les contractants privés en matière de défense ne devraient pas seulement être encouragés à développer les capacités techniques qui leur permettraient de participer aux programmes d’armements à micro-ondes; cette étude conclut aussi que les systèmes militaires des Etats-Unis devraient être renforcés afin de les protéger contre les effets [desdites] ondes. »

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A girl with superpowers : an unbreakable faith, a message of unity and an unbelievable discipline…

John Trudell quote

Due to circumstances, some people grow faster than others, as if some superior power had invested them with the faculty of vision, a vision that is meant to bridge the gaps : between communities, between countries, between the past and the future, all in the name of values going back as far as humanity itself…

I knew that girl, she sat in my classroom, and look at her now”, a lot of Pakistani youngsters must have thought when they stared with stupefaction at Gandhi’s granddaughter, Benazir Butto’s hidden child, as she peacefully conquered international stage after international stage, prestigious award after prestigious award. To my knowledge, the world recognition she garnered has no contemporary equivalent for someone that young.

Without fully realizing it, the bright new ambassador of (quality) education for all has herself embarked upon an educational odyssey kids her age usually follow on screen. Visiting the White House today, the young victim of brutal patriarchal force in her home country even concluded her worldwide plea with master class by – so a few online newspapers are reporting (1) – addressing the very delicate subject of illegal and unwarranted US drone killings in Pakistan, while the State Department contortionist is (coincidentally ?) facing growing protest around this issue in yet another of his backyards.

That girl, soon to be a young woman, has become a symbol. This status forged her newly acquired aura and hopefully granted her a secure future in her country. As for the numerous book and movie contracts that will ensue, they will probably guarantee her economic subsistence for the rest of her life. But such a status can (and most certainly will) also turn out to be a burden for her because it comes with a huge weight, an unimaginable insight such frail shoulders cannot yet carry.

When the praises will progressively start turning into indifference, when the next big thing will be propelled onto the stage, when the crackling of the flashes from the photo ops will end, there will still be a girl. It is that girl who should never be forgotten. It is that girl who revealed the strength of her soul. It is that girl who deserves to be loved as such. It is that girl who accomplished it all…

Time… Time is on your side. Time is of the essence. Don’t rush it. Slowly but surely, understand the play you are now a part of, the impact of your part in it, as well as the interests you are unconsciously serving, and remember you’re only young once. As your childhood is slowly drifting away, realize your battle is (unfortunately) one of decades, if not centuries: Which goals do you expect the next child heroes to reach if you do it all by yourself ? Wouldn’t it be boring ? Seriously, young Force of Nature : enjoy, live, child. You’ll still have plenty of time to become a symbol later on… RESPECT !…

____________

(1) Read : http://thinkprogress.org/security/2013/10/14/2777441/malala-yousafzai-obama-drones/

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Par un détour, dans la forêt verte…

Jonny, celui sans le ‘h’, car il est le diminutif de Jonathan, non de John, se promène, luisant de stridulantes ondes Martenot répondant aux ondes radio qu’il a captées étant teen, dans la fuligineuse vallée aux mânes spectrales emportées, au fil des siècles, par l’altier ouvrage des Parques vers ce tourbillon inapparent de consciences qui le tourmente à présent.

Le kid décontenancé s’y lamente, l’ombre de Syd à ses côtés, qui flirte, terrifiante de morbide pugnacité, avec les échos sifflants et distordus émis par le carrousel d’esprits hantés confinés au purgatoire mais convoqués dans l’éther en son nom, de la onzième à la quatorzième minute trente, par le quatuorvirat mélano-sélénien qui prit sa relève, du vaste vide spatial qui, s’il recèle des mystères en surnombre, s’abstient de divulguer la pertinence de l’ésotérique sorcellerie qui inlassablement s’évertue à ce que tant de vase toujours s’agglomère à la délicate vulnérabilité de la création.

Perdu dans les méandres d’un film à grands frissons produit par cette société du spectacle à laquelle pourtant il contribue, il se laisse voguer au gré du défaitisme d’un jour, d’une semaine, d’un an, de cinq peut-être, sur les flots inertes qui, se réveillant soudain par intermittences, ont fait sombrer tant d’âmes plastifiées, certaines s’y agitant encore, leur potentiel cloué à la potence.

Leur morgue, leur assassine futilité, leurs caprices, il lui faut les leur restituer, faute de quoi il serait, tel l’agneau sur la croix, dévoré par les bêtes. Le voilà donc, multimodal et pluricordes, qui, en réponse à l’infamie, compose sans ferveur mais avec style cet hymne doux aux Valkyries, où la torpeur est lancinante et la résignation amère : que le vent les emporte ! Et se fait remarquer, comme il se dit par pudique litote, par des symphonies de prestige.

Force placide derrière la voix geignarde du frontman d’apparat, il se voit ainsi à son tour promettre  le devant de la scène. Il ne le revendiquait pas : avec sa taciturne mélancolie de bon bad boy, le contre-jour lui seyait à merveille. C’est que cette légèreté profonde qui s’associe contre son gré aux turpitudes de l’expérience, ces subtiles touches cristallines qui se combinent par simulacre à ces violons en déshérence, cette pluie fine de sons perlés et subreptices qui, pendant ou après le supplice, révèlent la douloureuse Humanité, c’est dans l’interstice qu’elles ont leur place, dans les anfractuosités où le Soleil péniblement au sombre le dispute, clichant une lutte immémoriale, une bataille sanguinaire, où des figures inquiétantes sorties d’on ne sait quel bestiaire chargent l’air d’épouvante, fluidifient par une transe primitive l’existence pour la rendre plurielle, surprennent, ravissent, ravivent dans les forges du destin, là-haut, tout en bas, entre loup et chien.

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