Pas mieux !

Assimiler antisionisme et antisémitisme – Réaction de Michel Taubiana, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

 

Macron, Netanyahou, Orban et Soros

20 JUIL. 2017

PAR MICHEL.TUBIANA

Les points communs entre ces quatre personnes n’ont rien d’évident. C’est plutôt au croisement de plusieurs actualités que se situe l’intérêt de leur rapprochement : la position de la France dans le conflit israélo-palestinien, les postures autoritaires et antisémites d’Orban, le talon de fer que subissent les Palestiniens et un financier international qui a initié une ONG qui appuie les luttes pour la démocratie et contre les discriminations. Et, au-delà de ces événements factuels, ce sont les signifiants qu’ils véhiculent qui font sens.

Les faits sont connus. Le président de la République française juge bon d’inviter B. Netanyahou à la commémoration du Vél’d’Hiv au cours de laquelle il mélange, au grand plaisir de son invité, antisionisme et antisémitisme. Orban tente de fermer l’Université libre initiée par Soros (et dans laquelle il avait étudié…) et s’en prend à ce dernier dans une forme si manifestement antisémite que cela fait réagir la communauté juive de Hongrie, laquelle, initialement soutenue par l’ambassade d’Israël dans ce pays, est ensuite désavouée par Netanyahou qui ne voit dans Soros que celui qui soutient les ONG israéliennes opposées à sa politique.

De cela on peut tirer quelques enseignements.

Le président de la République serait bien avisé de s’inspirer de ses deux prédécesseurs. A chaque fois que la diplomatie française a tenté de considérer M. Netanyahou comme un partenaire, elle n’a cessé d’essuyer rebuffades et déloyauté. En faisant mine de croire que le Premier ministre israélien serait favorable à une solution négociée (on entend par là autre chose qu’un régime de servitude à long terme imposé aux Palestiniens…), soit Emmanuel Macron se trompe, soit il fait semblant. Dans les deux cas, il ne fait que renforcer l’illusion israélienne d’un statu quo permanent ou, pire, les délires d’une partie du gouvernement israélien conduisant à la déportation des Palestiniens. Ceci ne signifie pas, bien sûr, qu’il ne faille pas recevoir et discuter avec M. Netanyahou, mais certes pas en le renforçant dans sa folie suicidaire par des gestes inappropriés. Reste aussi à définir ce que sera la politique de la France dans les prochaines années. La référence à une solution à deux Etats, la condamnation de la colonisation, l’appel à la reprise de la négociation bilatérale et le refus de reconnaître l’’Etat de Palestine ne sauraient constituer une politique si ce n’est, en y mettant les formes minimales, une forme d’entérinement de la situation d’aujourd’hui.

Assurément, en assimilant antisionisme et antisémitisme, le président de la République a commis deux fautes. D’abord en se livrant à un raccourci intellectuel et historique injustifié, dans un domaine qu’il ne maîtrise visiblement pas. Ensuite, en donnant à croire qu’il enfourche la thématique habituelle des autorités israéliennes qui tentent de désamorcer les critiques que mérite leur politique, en les assimilant à de l’antisémitisme. Non que certains ne dissimulent pas leur antisémitisme viscéral sous le vocable d’antisionisme : Dieudonné et d’autres en sont des exemples. Mais, si rien ne justifie de délégitimer l’existence de l’Etat d’Israël, rien ne justifie de transformer ceux et celles qui dénoncent la politique israélienne en antisémites.

Et le fait que ce propos ait été tenu au moment de la commémoration de la rafle du Vél’d’Hiv aggrave encore les choses. En conviant M. Netanyahou à la commémoration de ce moment d’indignité national, le président de la République confère à son hôte ce dont tous les gouvernements israéliens rêvent depuis toujours : le monopole de la représentation des juifs, même s’ils ne se reconnaissent pas dans l’Etat d’Israël. Ce qui est inacceptable pour trois raisons.

Rien n’autorise à faire de M. Netanyahou le porte-parole de ceux et celles qui ont disparu en juillet 1942. Concéder au Premier ministre israélien le droit de s’exprimer sur un événement de la seule responsabilité du régime nazi et de ses commettants français revient à faire de ceux et celles qui sont morts les citoyens d’un Etat qui n’existait pas, et d’usurper leur parole.

Rien, non plus, n’autorise Netanyahou à parler au nom des juifs. Nombre d’entre nous ne se reconnaissent pas dans l’Etat d’Israël et refusent d’être représentés par quelqu’un qu’ils n’ont pas élu et avec lequel ils entretiennent de lourds désaccords.

Enfin, qu’il le veuille ou non, en reconnaissant à M. Netanyahou une sorte de monopole de la représentation juive, le président de la République entraîne à confondre chaque juif personnellement avec la politique d’un Etat. Pèse-t-il bien les conséquences de cette logique de responsabilité imposée ?

Les dirigeants européens auront fait un grand pas lorsqu’ils cesseront de regarder Israël comme un Etat qui leur rappelle les crimes commis sur ce continent, malgré une civilisation que l’on voulait et que l’on croyait supérieure.

Ce ne sont pas ces responsabilités passées et le fait qu’elles ont contribué à la création de l’Etat d’Israël qui peuvent justifier la politique actuelle de cet Etat et le sort réservé aux Palestiniens.

Il faut mettre un terme, sans rien oublier pour autant, à ce lien pervers entre l’histoire de notre continent et notre attitude à l’égard de la politique israélienne. La responsabilité de l’Europe, pas plus que l’antisémitisme d’aujourd’hui, ne disparaîtront pas avec l’impunité reconnue aux autorités israéliennes.

Le sort réservé à M. Soros vient nous dire, encore plus fortement, que pour sauvegarder ce qu’elles pensent être leurs intérêts, les autorités israéliennes peuvent mépriser ce qu’elles affirment être dans leur ADN : lutter contre l’antisémitisme.

Il suffit que M. Soros déplaise au gouvernement israélien pour que, adoptant l’adage malheureux selon lequel l’ennemi de mon ennemi est mon ami, il soutienne un gouvernement aussi peu démocratique et maniant une aussi détestable rhétorique antisémite.

Il est vrai que sans aller aussi loin, la volonté de M. Netanyahou de mettre au pas les associations israéliennes qui dénoncent sa politique a quelques ressemblances avec la préoccupation de M. Orban de faire taire sa propre société civile.

Cet épisode devrait aussi servir de leçon à ceux et celles qui, en France, sanctifient Israël et sa politique. Il démontre, en effet, que, comme tous les autres Etats, Israël privilégie ses seuls intérêts. L’antisémitisme intéresse M. Netanyahou, surtout si cela lui apporte des immigrants et renforce sa monopolisation de la parole juive.

Le bilan de cette séquence n’est pas des meilleurs : un président de la République française qui nous laisse dans l’incertitude de sa politique et qui a commis quelques fautes symboliques majeures, la lutte contre l’antisémitisme délaissée au profit d’une alliance contre la société civile. Peut mieux faire, M. le Président !

Michel Tubiana

Président d’honneur de la LDH

https://blogs.mediapart.fr/micheltubiana/blog/200717/macron-netanyahou-orban-et-soros

« Le bilan du sionisme a fait et fait encore l’objet de débats au sein de la gauche israélienne.  Dans les rangs de celle-ci demeure l’idée que le sionisme du XXIème siècle a muté en une forme de nationalisme impérialiste.
Nous sommes également très critiques vis à vis du sionisme contemporain et nous le faisons d’autant plus que notre engagement radical contre l’extrême droite européenne et internationale ne souffre d’aucune ambiguïté. […]

[P]our ce qui est encore des violences inacceptables dont se rendent coupables les bandes islamo-fascistes, nous disons qu’elles n’ont rien à envier aux meurtriers attentats de l’Irgoun qui ont aveuglément visé en leur temps les populations arabes et des opposants politiques. »

http://www.a-manca.net/non-a-lamalgame-entre-antisionisme-et-antisemitisme-a-la-gauche-de-la-gauche/

Catégories : Politique / Société | Poster un commentaire

« Bricmont-le-négationniste » : the junk(ie) ‘philosopher’ behind the war against Libya strikes again ! He must need some publicity…

https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/BHL

http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49

***

https://www.project-syndicate.org/commentary/shame-of-le-monde-diplomatique-by-bernard-henri-levy-2017-07

 

Catégories : Uncategorized | Poster un commentaire

Me and the Hebrews…

As the ACLU pointed out earlier this week, a new bill with both Democratic and Republican co-sponsors would make it illegal to advocate boycotting goods originating from the illegally occupied counties of Palestine. It’s like a double negative : Israel carries no responsibility for nothing…

At the basis of the initiative : AIPAC and its purported superior motives. At the center of the storm : the BDS movement and its alleged anti-Semitic bias, whatever that adjective means. Free-speech Felons would expose themselves to bankruptcy, or even incarceration for a period not exceeding twenty years. Twenty years for using three letters, that’s something like 6.66 years per letter : all in all, a reasonable offering according to US standards, a balanced holocaust if you prefer…

Of course, at a time when even the Koch Bros. somehow collude with their own enemy in stating US prisons harbor far too many people who oughtn’t be there, this is perhaps not the best signal for their emancipatory vision. But let’s keep one thing in mind : it is as close to a just cause as it will get for corporate Democrats in the three-and-a-half coming years !

However, by, among the many other things I amply criticize, explicitly condemning the Israeli government for the fascist tendencies one of its former hawkish PMs recently claimed were more than ever at work within some Israeli elite circles, I fully support MLC (Minority Leader Chuck) when he saysIsrael and, by extension, the Jewish people [shouldn’t be held] to a different standard” than any other oppressive regime. Indeed, censorship is censorship, fascism fascism, whether nazi-, Saudi- or Israeli-inspired. Actually, ‘fully’ may be a slight overstatement : since when have the Jewish people become “an extension” of Israel ?…

Whether spontaneously or inspired by the circumcision lobby within his board of directors, France’s new CEO indicated a week ago he might be on the same line : standing side by side with a vulgar butcher he had invited to commemorate another butchery with him, did he not declare antizionism equals anti-Semitism (whatever that colonized noun may mean) ? Within the fringe electorate who sincerely made his ascension to CEOness possible (that is to say those who voted for him and not against his rival), some confused youngsters of Arabic descent must now be shivering while awaiting his next statement, namely BDS = antizionism…

Luckily, should such a bill as the one supported by the 200+ congressmen AIPAC has been corrupting or blackmailing by extension ever get adopted, there would still be Orwellian irony. Let’s use it wisely before the guardians of Sacred Illegality ban that too !…

Catégories : Politique / Société | Poster un commentaire

Catégories : Uncategorized | Poster un commentaire

Catégories : Politique / Société | Poster un commentaire

Démission de Villiers : l’occasion de faire le point sur les décisions unilatérales de Pharaon et les dérives multipartites ?

http://www.boppin.com/poets/prevert.htm

« L’aviation de chasse française a contribué à cette bataille avec 600 frappes, selon l’armée française. »

http://www.lepoint.fr/monde/irak-jusqu-a-20-000-civils-toujours-pris-au-piege-des-combats-a-mossoul-onu-06-07-2017-2140976_24.php

https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/isis-syria-iraq-air-strikes-civilians-killed-injured-casualties-children-mosul-offensive-latest-war-a7771146.html

Catégories : Catégorie 0 | Poster un commentaire

« This looks more like the shape I’d expected you to be in, considering, you know… »

https://www.hornhub.com/view_video.php?viewkey=1723387421

Catégories : Catégorie 0 | Poster un commentaire

Catégories : Musiques | Poster un commentaire

Echos de la presse d’Etat…

Pour Emmanuel Macron, l’antisionisme est l’antisémitisme « réinventé »

Texte par Sylvain Attal

Dernière modification : 17/07/2017

En commémorant le 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv à Paris, dimanche, le président français a fait une avancée sémantique qui a comblé de plaisir le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

« Mon cher Bibi ». Après les embrassades, les tapes dans le dos avec Donald Trump, le président Emmanuel Macron recevait, dimanche 16 juillet, à Paris, un autre « vilain » parmi les vilains chefs d’État : le Premier ministre Benjamin Netanyahou, que ses encore nombreux admirateurs en Israël appellent familièrement « Bibi ».

Mais à l’étranger, « Bibi » est vu comme un faucon dans le conflit israélo-palestinien et comme quelqu’un qui a le don de saisir toutes les occasions. Même celle de la cérémonie de commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv au cours de laquelle il a alerté sur le fait qu’aucun pays, à part le sien, n’a conscience de la duplicité et de la dangerosité de l’Iran. Selon lui, les Iraniens ont dupé Barack Obama et les Européens lors de la négociation de l’accord sur le nucléaire et n’ont d’autre dessein que d’obtenir la bombe pour détruire Israël et aussi menacer l’Europe.

Il y a dans les propos présidentiels quelque chose qui relève du pur bon sens

Emmanuel Macron semblait préparé et s’est contenté d’assurer son hôte de la vigilance française sur l’application de l’accord. Il ne pouvait guère faire moins. Mais il avait déjà fait davantage lors de son allocution devant le mémorial du Vél d’Hiv. Il a fait un immense cadeau à son ami « Bibi » en affirmant : « Nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est LA forme réinventée de l’antisémitisme ».

Ce parallèle entre antisionisme et antisémitisme, de surcroît au moment où l’on se souvient des martyrs de la Shoah, aucun président français ne s’y était risqué. C’est peu dire que les responsables de la communauté juive présents et des amis de l’État hébreu attendaient une telle déclaration, tant il est vrai que la haine d’Israël a servi d’alibi à nombre d’auteurs d’actes antisémites, terroristes ou non.

Il y a dans les propos présidentiels quelque chose qui relève du pur bon sens. Au-delà de la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la rafle de 1942, « à laquelle pas un Allemand n’a participé », le président Macron a replacé Vichy dans son contexte historique depuis l’affaire Dreyfus, en passant par les diatribes antisémites d’une partie de la classe politique française sous la IIIe République.

Or il se trouve que c’est en assistant, à Paris, à la déchéance du capitaine Dreyfus que le père du sionisme, Theodor Herzl, décida de lancer son combat pour la création d’un « foyer national ». Celui-ci servirait de refuge aux juifs européens dont il pressentait le funeste destin, puisqu’un pays comme la France pouvait accuser un loyal officier d’état-major car « capable de trahir » uniquement « du fait de sa race » (Maurice Barrès).

« On ne peut pas dire ‘je n’ai rien contre les juifs mais je ne veux pas que leur pays existe’ »

Comme l’a relevé Netanyahou en remerciant Macron pour cette mise au point « on ne peut pas dire ‘je n’ai rien contre les juifs mais je ne veux pas que leur pays existe’ ». L’antisionisme comme refus du droit d’Israël à exister et à assurer sa sécurité. Sauf qu’Emmanuel Macron a pris un très grand risque, car dans une grande partie du monde, particulièrement dans les pays arabes, le mot « sionisme » est devenu synonyme de barbarie, de souffrances quotidiennes infligées à des millions de Palestiniens auxquels sont déniés des droits fondamentaux.

Le sionisme, au sens historique, est le mouvement de libération d’un peuple sur une terre à laquelle le lie un attachement millénaire. Mais il est aussi associé à l’impérialisme, l’expansionnisme, l’occupation, la violation de droits humains et la quête du « grand Israël ». En 1972, Arafat avait même réussi à faire adopter par l’assemblée générale de l’ONU une résolution assimilant sionisme et racisme. Aujourd’hui encore, Mahmoud Abbas refuse de reconnaître Israël en tant qu' »État juif ».

Avec cette déclaration, Emmanuel Macron bouscule un tabou et rend justice à l’Histoire, mais il va aussi donner la migraine à l’administration du quai d’Orsay qui recevra de plein fouet le mécontentement des partenaires arabes de la France. Décidément, rien ne fait peur au téméraire président français.

http://www.france24.com/fr/20170716-macron-netanyahou-antisionisme-antisemitisme-israel-france-veldhiv

For France’s Macron, anti-Zionism is anti-Semitism ‘reinvented’

Text by Sylvain Attal

Latest update : 2017-07-17

In associating anti-Zionism and anti-Semitism at a memorial ceremony for Jews arrested and deported during World War II, the French president will have delighted his guest, Israel’s Benjamin Netanyahu.

After guiding Russia’s Vlasimir Putin through the Palace of Versailles, and dazzling Donald Trump with the Bastille Day military parade, France’s new president played host to another divisive foreign leader on Sunday – and again pulled out all the stops to impress him.

Benjamin Netanyahu became the first Israeli leader to attend an anniversary of the infamous “Vel d’Hiv” round-up, in which more than 13,000 Jews were arrested by French police 75 years ago. He received a warm welcome from the French leader, who addressed him as “My dear Bibi” – a nickname commonly used by Netanyahu’s supporters back home.

The invitation raised eyebrows in France, where “Bibi” is seen as an uncompromising hawk on the Israeli-Palestinian conflict, and an opportunist. That opportunism was on full display on Sunday, when the Israeli leader seized on the solemn commemoration of one of the darkest hours in French history to take aim at his nemesis Iran, whose sole aim, he argues, is to destroy Israel.

Anti-Zionism and anti-Semitism

Remembering the Vel d’Hiv round-up, 75 years on

Macron offered Netanyahu nothing new on Iran, other than promising to remain vigilant regarding Tehran’s nuclear ambitions. But he handed his guest a mighty gift when touching on the sensitive issue of anti-Israeli sentiment, stating that France “will be uncompromising with anti-Zionism, because it is the reinvented form of anti-Semitism.”

Israeli officials and some representatives of the Jewish community had long awaited such a statement, mindful that hatred of Israel has often served as an alibi for anti-Semitic offences, including terrorist attacks.

But no French president had dared make the parallel between anti-Zionism and anti-Semitism before, least of all when commemorating the victims of the Holocaust. In fact French officials had so far been at pains to distinguish the two, determined not to tie the fate of France’s Jewish community to that of Israel and the Zionist cause.

France’s guilt

In his statement, Macron did more than recognize France’s responsibility in the 1942 round-up, “in which not a single German took part”. He placed the Nazi-allied Vichy regime within a historical context that stretches back to the notorious Dreyfus affair, in the late 19th century, and the anti-Semitic vituperations of part of the French political class in the decades preceding World War II.

Zionism – the movement that underpinned the creation of a free Jewish home in the Holy Land – is itself a product of this context. Its founder, Theodor Herzl, launched his bid to set up a “national home” for Jews after witnessing the very public disgrace of Captain Alfred Dreyfus, a Jewish officer wrongly convicted of treason. If a country like France could accuse an officer of treason based on his “race”, Herzl argued, then Europe’s Jews were in urgent need of a safe haven to protect them.

Music to Netanyahu’s ears

Naturally, Macron’s words were music to the ears of the Israeli prime minister, who hailed his invitation to the Vel d’Hiv commemoration as a “very, very strong gesture”. In thanking the French president, Netanyahu put his own spin on the matter by stating that “One cannot say ‘I have nothing against Jews but I don’t want their country to exist’”.

But Macron’s gift to the Israeli premier is likely to carry a cost in other parts of the world, particularly Arab countries, where “Zionism” has come to mean imperialism, occupation, and the suffering of millions of Palestinians deprived of certain fundamental rights.

In 1972, then Palestinian leader Yasser Arafat persuaded the United Nations General Assembly to pass a resolution likening Zionism to racism. To this day, his successor Mahmoud Abbas refuses to recognize Israel as a “Jewish state”.

By shattering a taboo on how to define anti-Zionism, France’s brazen new president has given further evidence of his audacity. In so doing, he has also given cold sweats to the diplomats who must now face the wrath of France’s Arab partners.

http://www.france24.com/en/20170717-france-macron-zionism-antisemitism-netanyahu-israel-vichy-holocaust

Catégories : Catégorie 0 | Poster un commentaire

Catégories : Politique / Société | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.