Articles tagués : Chomsky

“Propaganda is to a democracy what the bludgeon is to a totalitarian state.”

https://edition.cnn.com/videos/politics/2019/10/09/bernie-sanders-scale-back-campaign-events-heart-attack-nobles-newday-sot-vpx.cnn

https://lyrics.fandom.com/wiki/Bernays_Propaganda:Buldozer

Magritte, Ceci n’est pas une pomme (This Is Not An Apple, from the The Treachery Of Images series)

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A dream, you had ?

Noam Chomsky : “It seems to me, from the little we know about such matters, that a new society rises out of the actions that are taken to form it, and the institutions and the ideology it develops are not independent of those actions; in fact, they’re heavily colored by them, they’re shaped by them in many ways. And one can expect that actions that are cynical and vicious, whatever their intent, will inevitably condition and deface the quality of the ends that are achieved. Now, again, in part this is just a matter of faith. But I think there’s at least some evidence that better results follow from better means. […]

Hannah Arendt : “I very much agree with Mr. Chomsky’s assertion that the nature of new societies is affected by the nature of the actions that bring them into being. And our experiences with such new societies are, of course, by no means encouraging. […]

chomsky.info/19671215/

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« Menselijke natuur en ideale maatschappij »…

FYI : youtube.com/watch?v=3wfNl2L0Gf8 (Chomsky’s 1971 debate with Foucault in the Netherlands)

***

The guy asking the first question in your video, Kyle, is Jean Bricmont, actually a Chomsky-fan who, to some extent, played the devil’s advocate that evening. He himself co-authored a book published in 1997 called Fashionable Nonsense, Postmodern Intellectuals’ Abuse of Science, in which he used epistemology to demonstrate said relativism’s effect on scientific research, social sciences in particular.

Bricmont, seen here in a 2011 debate in Brussels (Belgium), is one of Chomsky’s (and Greenwald’s) European counterparts when it comes to freedom of expression. In France, Chomsky, who in 1979 wrote a short paper in defense of a known French revisionist’s freedom of expression the latter ended up using as a preface to one of his books (chomsky.info/19810228/) is regarded by the majority of the intelligentsia as highly controversial still, to the point the French Parliament, under the impulse of its then Socialist (Social-Democratic) majority, cancelled the November 2016 event during which he was supposed to receive an award for his work in the field of linguistics : allow such a ‘backer of the worst kind of anti-Semites’ to speak in the temple of French democracy ? No way !

And this is where the debate on moral relativism is getting really interesting : are all opinions, including anti-Semitism, (morally) equivalent ? However ludicrous it may sound, this idea is exactly what Chomsky has been accused by elite French zealots of promoting, whereas he merely advocated linear (non-relativistic) freedom of speech : if you don’t allow even the most repulsive political theorists to speak, how will you be able to demonstrate some theories (and their subtext) are not morally equivalent to others ? In other words, ‘relative’ freedom of expression (that is to say decreeing on moral grounds who may and who may not speak, which opinions may be heard and which not), which also amounts to moral relativism, but one whose definition is the exact opposite of the one given here, in that an overall right is selectively conceded, hence subject to arbitrary determinations, is likely to bolster up the moral relativism you are talking about. The French MPs who ordered Chomsky be escorted out of Parliament thought the contrary, of course : to them, anyone endangering the memory of the Holocaust as it has been crystallized (an absolute, despite the inconsistencies pointed out by some, not all anti-Semites) must be silenced in order to avoid moral relativism, which to them nonetheless vindicates the intellectually dishonest false equivalence they establish between Chomsky’s stance and the revisionist agenda. And, if nothing else, this crystallization is precisely a social/political construct (https://en.wikipedia.org/wiki/Gayssot_Act), isn’t it ? If so, are Chomsky and Bricmont, by claiming that too has to be debatable, somehow aligning with Foucault ? I’ll let you think about all of that for a while…

 

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La funeste dérive de l’anti-conspirationnisme…

« Je pense qu’il faut viser le gouvernement mondial comme […] stratégie. […] On va vers ça. Est-ce qu’on ira à la place de la guerre ou après la guerre ? Je ne [le] sais pas, mais c’est ça qu’il faut viser » …

Le gouvernement mondial comme objectif, enfanté par la troisième guerre mondiale si besoin : l’on se fixe un horizon, et cet horizon est plus important que l’éventualité même de l’abject au carré comme méthode pour y parvenir. Le raisonnement est limpide. A moins qu’il ne soit question d’une espèce de déterminisme, l’aspiration subconsciente, matricielle, quasi génétique, des sociétés et des individus qui les forment à la fusion des élites étant telle qu’elle rend cet horizon inéluctable, n’en déplairait à celles et ceux qui, empreints d’un humanisme sans doute désuet, relèguent au second plan la superstructure pour lui privilégier le vivant et l’oppression universelle par l’idée d’égalité de la misère qui l’accable.

« Avec Internet, des thèses jusque-là considérées comme fumeuses ou complètement délirantes ont considérablement élargi leur public et prolifèrent en toute impunité, en dépit de leur caractère raciste. Les théories du complot selon lesquelles telle ou telle puissance occulte tire les ficelles et manipule l’opinion gagnent du terrain. Séduisant les esprits en quête d’explications simples, globales et définitives, elles concurrencent les thèses dites ‘officielles’ et parviennent même, parfois, à se doter d’un vernis de respectabilité et à s’imposer comme des vérités ‘alternatives’. Se parant des oripeaux de la pensée critique, se réclamant du rationalisme et des Lumières, un conspirationnisme pathologique se livre à toute une série de mystifications visant à faire passer en contrebande une camelote idéologique souvent nauséabonde  […] » …

Le 16 juin dernier, la revue La règle du jeu, sous le haut patronage de Sa Disgracieuse Majesté des Mouches libyenne, grande adepte des amalgames « fumeux », conviait un public de facto trié sur le volet à assister à un séminaire – une plaidorie à charge, plutôt – sur le thème « Radicalisation politique et théorie du complot ». Celui-ci était animé (plutôt que modéré) par un certain Alexis Lacroix, et y prenait part notamment un jeune universitaire récemment adoubé par le Maître, présenté comme « un esprit original » se situant au confluent du journalisme et de la politologie. Cet apprenti s’est donné pour mission sacrée, depuis plusieurs années, de démonter pièce par pièce, sur le mode de l’automate éclairé, les diverses tentatives entreprises ici et là pour contester « les thèses dites officielles » (1), quel que soit l’objet de ces mises en cause et l’identité des contestataires, dont il dressera souverainement, lors de la conférence, les contours « nauséabonds ».

Avant d’aborder le vif de son sujet, l’intéressé prendra soin de se présenter comme victime – comme martyr presque –, lui qui, courageusement inscrit dans la ligne du politiquement correct, a dû subir à son tour, de la part des hardes de malfamés bien connues, les quolibets et les menaces jusque-là réservées aux pasionarias habituelles, Jeanne d’Arc de la laïcité révélée, qui voguent dans les eaux troubles de la même mouvance (2). Haro, martèlera-t-il pourtant, haro contre la diabolisation, contre les  « procès d’intention dont vous êtes la cible quand vous critiquez le conspirationnisme » (3), n’hésitant pas, au passage, à se pousser du col : en effet, « on n’abdique pas l’honneur d’être une cible »… Ainsi irait, par les temps qui courent à la catastrophe, la figure du héros, qui, de gardien de la vertu populaire contre les abus du pouvoir, se serait mué en panégyriste – en sectateur, diront certains – de l’autorité contre les foules moribondes, se joignant nolens volens aux assauts lâches et anonymes de la Restauration révisionniste.

Le révisionnisme, il en est précisément question, mais sous un autre angle, celui du fléau inlassablement pointé du doigt par le Maître, Grand Inquisiteur devant l’Eternel, qui, depuis des temps immémoriaux, a intégré dans sa boîte à malice les outils de la diffamation ignominieuse et de l’abjecte calomnie, la fin justifiant toujours les moyens dans l’Empire du cabotinage hypocrite, où faire la chattemite et s’ériger en va-t-en-guerre constituent la laborieuse alternance des postures publiques. Car les « fantasmes conspirationnistes » – ne nous y trompons point, gentes Dames, gents Damoiseaux – ont nécessairement pour corollaires des « remugles antisémites très, très clairs ».

« Conspirationnisme et révisionnisme ont en commun », en effet, « d’œuvrer à une réécriture de l’histoire », laquelle se statufie, comme chacun le sait, au temps présent, que ce fût lors des Messidor d’antan ou de leurs antithèses de septembre ultérieures, étant entendu que « le conspirationnisme est, à cet égard, une sorte de révisionnisme en temps réel ». Comme le soulignera le modérateur partisan sur le mode affirmatif, être convaincu, comme le sont, à en croire un sondage publié par Le Monde, 51 % des Français, « que la politique est une espèce de théâtre d’ombres derrière lequel se cacheraient les vrais maîtres du monde » (4), n’est-ce pas se situer dans la fière lignée des conspirateurs à l’origine « du protocole des Sages de Sion » ? La « mouvance Chomsky », en tout cas, sera ravie de l’apprendre, elle qui, prudemment associée à l’objet du séminaire et alternativement louée et dépréciée pour son « hypercriticisme », a pourtant vu son Líder Maximo s’écarter avec fracas des théories du complot qui auréolent encore l’épais nuage de poussière provoqué par l’effondrement des tours new-yorkaises.

Concédant du bout des lèvres qu’il existe certes « des forces obscures [à l’œuvre] au sein [même] de la démocratie [française] » – qu’il ne prendra pas la peine de définir (5) – et qu’il en a toujours été ainsi, le traqueur de conspirations n’en pourfendra pas moins « l’anti-impérialisme radical, à géométrie variable, qui repose sur le fantasme d’un ordre international entièrement soumis à l’Empire […] ». Bush senior et son New World Order n’ont qu’à bien se tenir, de même que le général Clark et sa redoutable conspiration des « seven countries in five years » : indépendamment de la virginité douteuse du pouvoir en place, toute possibilité de « complot international » en Syrie est définitivement à écarter, foi de debunker obsessionnel.

Dussiez-vous en douter, le jeune chevalier des Lumières vous rappellerait aussitôt que l’axe de la déraison obscurantiste se compose de personnages très peu recommandables que des médias assassins et caricaturaux ont rendus infréquentables, leurs propres excès et leurs allégeances nouvelles faisant le reste. Il ferait usage de ces « schémas complexes dans lequel [l’on relie] les gens entre eux pour donner l’impression d’une vaste conspiration », qu’il reproche précisément aux conspirationnistes d’utiliser, pour établir une ligne de fracture entre le convenable et ce qui ne l’est pas, par le seul prisme desdits personnages. Ainsi, si Meyssan déclare que « la vérité n’est pas ce que vous croyez » et vous invite à « ne pas faire confiance aux médias dominants », c’est qu’immanquablement, vu la répugnance que ne peut manquer d’inspirer l’individu, la vérité est ce que nous croyons (ce qui nous est dit) et qu’il importe de faire confiance à ces médias, n’est-ce pas ? Comme le dirait la police de la pensée, « circulez, y’a rien à voir »… Que le trublion qui serait tenté de rappeler que le séminaire anti-conspirationniste se déroulait en plein tumulte de l’affaire NSA / Snowden, soigneusement passée sous silence, aille voir ailleurs si BHL y est…

Tout l’argumentaire du preux défenseur des thèses officielles s’articule autour de cette logique, qui consiste à jeter le discrédit sur une opinion en la réduisant à quelques épouvantails, présentés comme emblématiques. Il s’agit bien sûr de la tactique éprouvée de la reductio ad hominem, mais aussi d’une subdivision en deux camps : celui de la suprême raison, et l’autre. Or, cet autre, ne prétend-il pas insidieusement qu’il n’y a « pas de différence de nature entre la Ve République et la République islamique d’Iran » ?…

La logique ultime d’un tel cliché trouve sa source dans un propos récent, demeuré tragiquement célèbre : « you are either with us or against us »… Dans le rapport de forces vicié entre la raison autoproclamée et l’obscurantisme désigné, chacun est tenu de s’aligner derrière la première ou derrière le second : les non-alignés sont inexistants. Comme si un malheur ne suffisait pas, ce postulat est renforcé, dans le camp d’en face, par une poignée d’inconscients qui, laissant en toutes matières le versant gauche de leur esprit critique au vestiaire, se pâment, pour des motifs géopolitiques qui font abstraction des peuples, devant des déclinaisons du pouvoir dont ils ne toléreraient pas un instant, ici, l’exercice. Les deux caricatures, les deux accusations de conspiration, se renvoient ainsi dos à dos, au détriment du débat (démocratique) de fond et du progrès intellectuel, signant, de censure en censure, le déclin pernicieux… de la Raison !

En effet, si certaines allégations de conspiration dégagent un parfum nauséabond, leur réfutation en bloc sent, quant à elle, le formol, car dans quelle espèce de cocon protecteur, dans quelle élite autosatisfaite, ne faut-il évoluer pour oser nier, par le biais, que « la démocratie ne fonctionne pas bien » et avoir le toupet de prétendre réhabiliter « la pertinence du spectre gauche / droite » traditionnel dans une Europe en lambeaux sur lequel s’agite ce spectre devenu faisceau ? A mesure que s’amplifieront de telles formes de déni, tant que persistera, dans les sphères d’opulence, le mépris pour la tragédie sociale née de la Réaction nouvelle, « la complosphère » – autre néo-barbarisme moult fois réitéré – est assurée d’avoir de très beaux jours devant elle.

Conspirationnisme est devenu, en fait, le cri de ralliement de l’oligarchie triomphante, servi par des subordonnés fossilisés. Il est supposé parer à toutes les subversions, tous les soulèvements, toutes les révoltes, bref le changement lui-même, et derrière lui, bien sûr, la Justice. De l’incendie du Reichstag à l’assassinat d’Allende, du meurtre de Lumumba à l’ethnocide des Est-Timorais, des « cafards drogués palestiniens » (6) à la guerre d’Irak, les formes successives de l’Empire ont prouvé leur goût pour l’infâme. Sur cet infâme, les Israéliens modestes, désespérés eux aussi par la casse sociale, et les Juifs de la diaspora restés humbles n’ont pas davantage de prise que leurs frères gentils. Mais ceux qui ont œuvré narcissiquement à droitiser la gauche, à imposer, contre toute raison et à l’encontre des Lumières, la règle du jeu capital-militaro-corporatiste, sont clairement coupables, quant à eux : coupables d’un déficit démocratique à côté duquel pâlissent les déficits des budgets nationaux, coupables de darwinisme social, coupables d’un esprit de caste déconnecté du réel, coupables de la résurgence de l’intolérance, et donc, si se concrétise le volet le plus sombre de la fausse prophétie rapportée en introduction, ils seront coupables de ça aussi !

Il n’est qu’un seul empire, c’est l’empire de la force (absolue). Et sous-entendre que les centaines de billions de dollars amassés par le complexe militaro-industriel d’outre-Atlantique au fil des décennies sont destinés à faciliter la pousse des fleurs témoigne d’une imposture caractérisée : conférez à un monde arabe uni, pacifié et libre une puissance équivalente à celle à laquelle les béni-oui-oui ne trouvent aujourd’hui rien à redire, et les voilà qui pousseront les hauts-cris ! C’est que lorgne derrière leur rhétorique un parti pris religieux qu’ils refusent d’assumer publiquement.

Leur religion a détroussé la gauche de ses symboles, au premier rang desquels l’antiracisme, pour en faire des étendards de centre-droit, et transformé la politique en une addition de lobbies spécifiques : dès lors que l’oligarchie occidentale serait le modèle par excellence d’une société développée, pourquoi les cortèges de gays à l’indignation très sélective iraient-ils se soucier des conditions sociales des pauvres dans un pays donné lorsqu’ils réclament une fois par an, du haut de leurs chars en parade, l’application de leur vision restreinte de l’égalité ? De la même manière, pourquoi la propagande anti-conspirationniste acharnée, qui affiche l’antiracisme (comprenez, en l’occurrence, l’antisémitisme) en petit bout de la lorgnette politique, s’encombrerait-elle de considérations bassement populaires quant au délabrement du système d’éducation, qui produit les barbares ?

La religion de la droite BHL est, somme toute, assez semblable à toutes les autres : même si elle se pare du positivisme rationaliste, elle charrie une vision essentiellement négative de l’humain. Où d’autres voient dans l’émergence de théories du complot l’expression d’un désir participatif, d’une envie de savoir qu’il s’agirait de guider dans la transparence, elle perçoit une menace : parce qu’il faut protéger les élites des masses, il faut aussi, postule-t-elle, protéger le peuple contre lui-même. Sinon par cet impératif qu’elle s’assigne, comment expliquer qu’en parallèle à la répression larvée, en France, des dérives sémantiques fondées sur des amalgames que l’auteur de ces lignes a dénoncé(e)s plus d’une fois par ailleurs, les mouvements de rébellion qui, dans d’autres pays, s’en sont abstenus, aient fait l’objet d’une répression brutale : Occupy équivaut-il à antisémitisme, dans le jargon bien-pensant ?

Comme toute religion, la religion de la doxa officielle se compose de grands prêtres qui n’ignorent rien de l’inconsistance du discours primitif dans lequel ils baignent le peuple. Elle cherche à imposer une double soumission, celle, inconditionnelle, des ouailles à cette insignifiance, et celle, nécessaire, des éclairés à un double discours hypocrite. Au motif de trucider les idoles qui détournent du droit chemin, elle construit des mythes. Le plus invraisemblable de ceux-ci est l’inexistence d’élites supranationales influentes : non, il n’est pas de forces qui, parce qu’elles œuvrent à une grande fusion de leurs intérêts cumulés, se permettent de niveler par le bas et par la droite affranchie de tout contrepoids ceux des autres. Elle regroupe sous des dénominations confuses des réalités qui, en de nombreux cas, pourraient parfaitement s’apparenter à de simples réseaux d’influence, aux manigances discrètes décrites par Giroud dans La Comédie du Pouvoir, elle aussi (comme tant d’autres) discréditée post mortem et in globo à travers un prisme exclusif si efficace qu’il en est devenu routinier, mise à nu par des charges souvent indignes par nature portées par ceux dont son discours critique dérangeait les visées politiques. Toute religion ne vise-t-elle pas, en effet, sur le versant apparent du Circus Politicus qu’elle met en scène, l’absolue purification ?

Comme toute religion, elle ne tire que rarement des enseignements du passé qui dépassent son cadre restreint, laissant à dessein s’écouler de longues périodes avant que ne soit dévoilée une part de vérité, de sorte que, rassasiée par les bribes nouvellement déclassifiées, la plèbe ne remarque pas que, déjà, de nouvelles ignominies se trament, rendant possibles de nouveaux obscurantismes. Comme toute religion, elle confond la perpétuation de son Eglise et le progrès du genre humain.

Lorsqu’au nom du containment aura été muselée toute dissidence, lorsqu’enfin vérité officielle sera vérité révélée, lorsque la pensée marchera au pas, sans la moindre fredaine, lorsque ceux du dessous  respecteront leur rang, comprendra-t-elle enfin qu’elle n’était que la face honteuse du Chronos dont elle prétendait vainement empêcher l’avènement ?…

http://www.arretsurimages.net/emissions/2010-06-11/Il-faudra-un-gouvernement-mondial-Apres-ou-a-la-place-de-la-guerre-id3067

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(1) La citation reprise dans le paragraphe qui précède est en fait sa présentation de la mission qu’il s’est fixée, telle qu’elle peut être lue sur son site web : http://www.conspiracywatch.info/F-A-Q_r11.html

Le pseudo-débat, quant à lui, peut être vu ici : http://www.dailymotion.com/video/x10y0sc_radicalisation-politique-et-theories-seminaire-rdj_news?start=650

(2) Lire : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/08/29/fourest-chichah-va-donc-vermine-fasciste-retour-detendu-sur-la-confrontation-de-deux-nevroses-a-lulb/

(3) Cette citation et toutes celles qui suivent sont toutes issues, sauf référence contraire, de la conférence mentionnée, toutes le fait de l’auteur du site web référencé en note (1).

(4) L’affirmation principale de ce sondage, par rapport à laquelle les répondants étaient inviter à prendre position, était la suivante : « ce n’est pas le gouvernement qui gouverne ; on ne sait pas en réalité qui tire les ficelles ».

Voici l’analyse qu’en a faite Le Monde : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/03/la-moitie-des-francais-croient-aux-theories-du-complot_3170348_3224.html

(5) Seraient-ce celles auxquelles fera allusion ultérieurement un autre intervenant en évoquant les rapprochements tectoniques opérés sous la présidence du Hongrois, suscitant, entre le pseudo-modérateur et « l’esprit original », une moue complice qui donnera lieu ensuite, chez ce dernier, à de subtiles manifestations de consternation ?

(6) Lire : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/30/les-palestiniens-des-cafards-drogues-dans-une-bouteille/

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