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“Pleasing despots along the way”…

youtube.com/watch?v=pe3ApagvwNM

https://theintercept.com/2017/04/14/trumps-cia-director-pompeo-targeting-wikileaks-explicitly-threatens-speech-and-press-freedoms/

https://twitter.com/wikileaks/status/852266094379380738

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Are things (again) as clear-cut as they seem ?

FAIT : le mardi 4 avril 2017, des composants chimiques léthaux ont été libérés suite à une frappe aérienne sur Khan Cheikhoun (centre-ouest de la Syrie), une ville de la province d’Idlib à cheval entre une portion de territoire contrôlée par l’armée syrienne dite libre et la zone sous contrôle gouvernemental.

ANTECEDENT : le 21 août 2013, du gaz sarin avait été utilisé en grande quantité contre des civils à la Ghouta, dans la périphérie de Damas. La plupart des gouvernements occidentaux en avaient déjà imputé la responsabilité à Assad, mais une enquête de l’ONU avait néanmoins été diligentée. Plus tôt, une commission d’enquête de l’ONU s’était déjà penchée sur des incidents similaires mais plus isolés. L’une de ses membres, Mme. Carla Del Ponte, ex-procureure du TPI, avait affirmé en mai 2013 disposer d’éléments qui indiquaient que des rebelles avaient utilisé du gaz sarin.

QUESTION : de quel type d’armes chimiques s’agissait-il en l’occurrence (aisées de fabrication, de conception militaire) ? Est-il plausible que d’autres belligérants que le gouvernement syrien les aient assemblées ?

CULPABILITE :

VERSION RUSSE : l’armée syrienne a détruit par une frappe aérienne un entrepôt des rebelles sans savoir que de telles armes y étaient stockées. [Correction du 13 avril 2017 : cette version était préalablement présentée, à tort, comme celle d’Assad.]

VERSION OCCIDENTALE : l’arme chimique dont question était le missile (le ou les) largué par les forces gouvernementales syriennes sur Khan Cheikhoun lui-même.

OPINION : la tentative de disculpation du régime alaouite, qui suppute peut-être l’existence de preuves tangibles que c’est bel et bien ledit missile qui contenait le gaz mortel, semble a priori très faiblarde. D’ailleurs, même Carla Del Ponte, sans qu’on sache exactement de quelles informations précises elle dispose, se range désormais derrière la version occidentale.

HYPOTHESES :

– Si Assad, dans quel but ? Il ne s’agissait pas, comme c’était le cas à Alep en fin d’année dernière, de reconquérir une ville assiégée. Aucune action militaire d’envergure n’avait lieu à cet endroit.

Et pourquoi maintenant ? Tester la résolution de Trump pourrait-il constituer un motif crédible, considérant ce que le despote syrien aurait à y perdre ? Fanfaronner face aux rebelles tandis que semblait se forger une alliance Trump/Poutine qui l’aurait rendu inamovible ? Cela ne l’affaiblirait-il pas vis-à-vis de Poutine, son principal soutien, lequel s’était porté garant du démantèlement de l’arsenal chimique du régime syrien suite au massacre perpétré à la Ghouta ?

– Qui sinon Assad ? Se pourrait-il qu’au sein du régime des faucons encore plus déterminés que lui cherchent à lui forcer la main ? Est-il envisageable par ailleurs que l’ordre de lancer le missile incriminé ait été donné par une ou plusieurs taupe(s) de quelque service secret étranger au sein du régime, exfiltrée(s) après coup, le cas échéant ? Dans pareille hypothèse, le régime syrien ne pourrait l’admettre publiquement sans affaiblir fatalement son image tant au sein de sa propre armée qu’à l’égard des Syriens qui continuent de le soutenir : comment, en effet, garantir son efficacité sur le terrain et motiver une armée qui sait qu’une redoutable cinquième colonne est active en son sein, peut-être même à certains postes de commande ? Et comment convaincre les irréductibles pro-Assad que ce dernier reste l’homme de la situation s’il admet lui-même que son armée est une passoire à la merci de luttes intestines ou de services étrangers ?

Lequel de ceux-ci aurait-il pu y trouver son compte ? France, Israël et Etats-Unis parmi d’autres : nombreux seraient les potentiels bénéficiaires, les uns pour déclencher une revanche finale contre un régime qui ne leur a jamais pardonné d’être aux avant-postes de la révolution, mettre fin à l’afflux de réfugiés qui fait dépendre l’Europe d’un Erdogan de plus en plus inquiétant, et tarir la source du terrorisme hexagonal, les autres pour en finir avec une situation des plus chaotiques dont ils ne continueront pas éternellement d’êtres prémunis, ainsi que pour affaiblir l’influence iranienne dans la région, les troisièmes, leur Deep State en tout cas (en tout ou en partie) pour amener un Trump peu populaire et déjà échaudé par deux défaites intérieures consécutives (le gel par plusieurs juges de son « Muslim Ban » et l’enlisement de sa réforme du « Affordable Care Act ») à se défaire de son penchant isolationniste (cf. le coup de semonce qu’il vient d’adresser à Bannon, excommunié sine die du NSC) au bénéfice d’une normalisation impérialiste supposée redorer son blason. Le milliardaire ayant affiché sans détour son intention de pulvériser les foyers du takfirisme en Syrie et en Irak, Turquie et Saoudie avaient, quant à elles, un intérêt objectif à détourner son attention.

QUESTIONS CONNEXES :

– La quasi-synchronie entre la tragédie de Khan Cheikhoun et l’attentat perpétré la veille dans le métro de Saint-Pétersbourg est-elle pur hasard ?

– L’affaire Flynn et l’épée de Damoclès que pourraient représenter pour Trump d’éventuelles révélations imminentes du conseiller déchu ont-elles joué le moindre rôle dans l’extrême diligence dont le président états-unien a fait preuve en termes de représailles à l’égard de Damas (sans grande considération pour Moscou, semble-t-il) ? Était-il dans l’intérêt de Trump, prenant prétexte de cette énième infamie syrienne, de démontrer in tempore plus minusve non suspecto que ses décisions géopolitiques ne sont pas dictées par Poutine ? De son inédite mais ponctuelle célérité, tous les faucons de Capitol Hill et les lobbies concernés se réjouissent. S’en contenteront-ils, eux qu’un nouveau maccarthysme tient depuis des mois sous sa coupe ?

– Multiples furent, jusqu’il y a peu, les signes de défiance adressés par Trump à son appareil sécuritaire. Quel est aujourd’hui, particulièrement à l’aune des derniers événements, le degré de capillarité réel entre l’administration Trump, la CIA dans toutes ses composantes (y compris son nouveau directeur) et les nombreuses entreprises militaires privées qui font « le complexe militaro-industriel » ?

CONCLUSION TEMPORAIRE : plus de questions que de réponses, mais en l’absence de science, mieux vaut le doute qu’une fausse vérité, car dans un monde complexe la facilité n’est pas l’alliée de la raison : things may be, but are not necessarily, what they seem…

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Ajout du 9 avril 2017 : l’édition états-unienne du Huffington Post publie aujourd’hui un très intéressant article qui invite à prolonger la réflexion : http://www.huffingtonpost.com/entry/syria-chemical-attack-al-qaeda-played-donald-trump_us_58ea226fe4b058f0a02fca4d

Bien qu’à certains égards spéculatif, il fournit une série d’éléments nouveaux, notamment quant au type de gaz le plus susceptible d’avoir été utilisé à Khan Cheikhoun, qui ne serait pas de type militaire. Il insiste lui aussi sur la rapidité des représailles contre Assad, mentionnant l’intervention intermédiaire, au Conseil de Sécurité de l’ONU, de la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis, Nikki « We’re Taking Names » Haley, qui, photos du carnage (?) à l’appui, s’est employée à agiter la corde sensible des émotions comme nombre de ses prédécesseurs l’avaient fait avant elle pour justifier une intervention militaire dans la même région, qui au moyen d’une fiole d’anthrax, qui en soulignant la grave négligence présumée des puéricultrices irakiennes.

Le titre de l’article (« Wag the Dog ») renvoie à un film tragicomique des années nonante que j’ai déjà évoqué dans ce blog à l’occasion de la sortie de l’inénarrable « The Innocence of Muslims ». Un conseiller en communication présidentiel (interprété par Robert De Niro) y fait appel à un cinéaste (Dustin Hoffman) pour produire un film de propagande sur d’improbables atrocités en cours en Albanie afin de divertir le public du scandale sexuel dans lequel est empêtré un président en pleine campagne électorale.

En affirmant que Trump, qui n’est plus en campagne, a été instrumentalisé dans cette affaire, le contributeur du Huffpost s’écarte toutefois pudiquement du scénario du film, dans lequel le chef d’Etat fictionnel, cynique parmi les cyniques, quoiqu’effacé, est indubitablement à la manœuvre.

La lecture de cet article ne m’a pas amené à modifier le mien, mais elle a étoffé les hypothèses existantes. En effet, plutôt qu’une taupe à la solde d’une puissance étrangère au sein de l’armée syrienne, le gradé qui a donné l’ordre de tirer pourrait avoir reçu des renseignements d’un informateur dont le rôle exact et l’allégeance resteraient à déterminer : ledit militaire pensait-il détruire un dépôt d’armes classiques ? Ce genre de décisions peut-il dépendre d’un officier sur le terrain dans un régime ultra-centralisé ? Bachar « I Sleep Regular » al-Assad ou son QG auraient-ils donné leur fiat initial en toute connaissance de cause, sachant que les actions qui s’ensuivraient les desserviraient à coup sûr ? Si les substances chimiques qui ont tué plus de septante civils syriens le 4 avril dernier étaient entreposées par des rebelles terroristes à l’abri des regards plutôt que contenues dans le(s) missile(s) largué(s) par les forces gouvernementales, s’agissait-il de les neutraliser dans la précipitation, peu importe le coût humain, afin d’éviter leur déplacement et leur utilisation éventuelle dans des quartiers à majorité alaouite ? Dans l’affirmative, n’y avait-il aucun autre moyen d’agir ? L’article du Huffington Post affirme que de tels entrepôts ont été découverts sur des sites et dans des villes reconquises par l’armée syrienne. Pourquoi ceux-là ont-ils dès lors échappé aux bombardements ? Et s’apprêterait-on à déboulonner une statue baasiste de plus, potentiellement innocente de ce crime-ci, pour la remplacer par celui qui l’aurait perpétré ?

***

Tandis que de nouvelles négociations entre les parties au conflit syrien sont en cours, la manœuvre est-elle de nature à favoriser le dialogue ? A-t-elle affaibli ou renforcé la ténacité d’Assad ? Favorisé par réaction un début d’issue à la crise, instauré un glacis géostratégique, ou provoqué un emballement aux conséquences imprévisibles ? Sachant que Poutine n’a pas pesé de tout son poids militaire, diplomatique et financier sur cette guerre pour repartir bredouille, lui fournit-elle une alternative à un soutien réitéré à un allié de plus en plus encombrant ? Quiconque peut-il prendre la relève de ce dernier en satisfaisant toutes les parties et en faisant taire le ressentiment tribal ? Fédéralisme et théologie peuvent-ils faire bon ménage au Levant ? Assad est-il le Tito de ce début de XXIe siècle ? Qu’est-ce encore qu’être syrien aujourd’hui ?

Khan Cheikhoun pose maintes questions. La raison n’est pas le seul facteur qui commande d’y répondre dans le but d’écarter une hypothèse après l’autre jusqu’à ce qu’il n’en demeure plus qu’une seule, vérifiée. Les vies humaines le méritent plus que tout, celles perdues et celles à préserver. Car un enfant gazé par des brutes n’a rien à envier à celui qui agonit sous les décombres d’un immeuble pris pour cible par le gendarme du monde : au jeu macabre du « shock and awe » ne triomphe que le chaos… Et ceux qui s’extasient devant la virilité de la rétorsion occidentale et la poésie fantasmée  et lacanienne des missiles Raytheon ne démontrent qu’une chose : qu’ils ont la mémoire très courte !

http://forward.com/opinion/368564/brian-williams-other-leonard-cohen-temptations/

Trump pourra-t-il pour autant en rester là ? En toute logique, étant donné son titre, l’article se conclut par une information qui laisse pantois : les cinquante-six missiles de croisière promptement balancés sur une base militaire syrienne dans la nuit du jeudi 6 avril (d’une valeur de plus d’un million de dollars chacun) auraient causé bien moins de dégâts qu’on aurait pu le croire à écouter la satisfaction belliqueuse de certains journaleux et commentateurs, de sorte qu’on pourrait être tenté de se demander si cette riposte ne relevait pas finalement d’un théâtre d’ombres — les semaines qui viennent nous le diront —, si, en d’autres termes, Trump s’est écarté de ce que les criminels de guerre, quels qu’ils soient, attendaient de lui ou s’y est conformé, et, plus largement, si action et réaction escomptée relevaient d’un même script, respecté ou non.

Dans tous les cas de figure, le « greater good » pour lequel plus de septante Syriens ont laissé leur vie reste à définir…

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Secte de scientologie : vers l’appel !

Billions, s01e05, screenshot 1

De trois choses l’une : ou Yves Régimont, le président de la 69e (!) chambre du Tribunal correctionnel de Bruxelles, qui vient de déclarer irrecevables les poursuites à l’encontre de la pseudo-Eglise de scientologie (1), a des affinités non déclarées (autres que l’éventail d’affinités habituel), ou les services sous l’autorité du Procureur fédéral ont intentionnellement introduit un dossier mal ficelé, ou encore le Reich, après avoir annoncé dès 2007, qu’il « contrecarrerait tout effort visant à stigmatiser tout un groupe sur base de croyances religieuses uniquement […] » (2) est parvenu, par divers canaux, à exercer sur le Pouvoir judiciaire belge une pression suffisante pour aboutir audit verdict d’irrecevabilité.

Quoi qu’il en soit, que le procureur ne fasse pas appel de cette décision constituerait un double motif d’indignation, d’une part quant à l’impossibilité d’examiner les arguments de fond retenus contre les (présumés) escrocs concernés, qui équivaudrait à un déni d’intérêt public, d’autre part quant au coût des vingt années d’enquête qui ont mené au non-procès initial.

S’exprime ici avant tout le chômeur et le citoyen soucieux de sa vie privée.

Le premier, socialement fragilisé par une décennie de politiques putassières, outre qu’il s’inquiète de pouvoir être reçu, à son insu, par une double casquette, lors d’un entretien dit d’activation, laquelle pourrait aussitôt communiquer, contre son gré, des informations qui ne les concernent pas aux dirigeants de quelque groupuscule totalitaire au décorum néofasciste (Gageons qu’après la plainte introduite en 2008 par Actiris à leur encontre, les suppôts de Hubbard ne se seront pas privés de faire de l’entrisme au sein de la vénérable institution bruxelloise…), s’indigne de pouvoir, parmi les offres d’activité professionnelle glanées au gré de ses pérégrinations électroniques, en sélectionner une qui relèverait de la tutelle des pourfendeurs de Xenu, par exemple en s’adressant par mégarde à quelqu’équivalent de l’entreprise néerlandaise JobFit, dont le nom ne laissait en rien présager qu’il s’agit en réalité d’une société-écran qui agit au nom de l’Irrecevable… (3)

Le second, outre qu’il revendique de fumer de temps à autre un joint en toute tranquillité, sans déranger qui que ce soit, ne tolère pas qu’une poignée de charlatans réactionnaires s’insinuent, comme ils l’ont fait dans certains quartiers huppés de la région bruxelloise l’année dernière, par l’entremise de prospectus aussi alarmants que mensongers, et sous couvert d’une autre société-écran (Narconon), au sein du milieu familial d’autres fumeurs de joints pour y semer la discorde et apporter des solutions qui n’en sont pas, tout en violant la confidentialité d’informations qui ne concernent pas directement les personnes assez crédules pour se laisser prendre dans leurs filets.

Il va de soi que ce chômeur, cet individu-citoyen, se solidarise par ailleurs des nombreuses victimes des méfaits de la secte de scientologie.

Toutes les religions constituées ont ceci en commun qu’elles cherchent à propager l’obscurantisme, et qu’elles y œuvrent de manière prosélyte. Toutefois, la secte de scientologie a ceci de particulier que, face au prétendu profane, elle ne dit pas son nom !

Pourquoi faudrait-il, dès lors, le lui reconnaître !?

Billions, s01e05, screenshot 2

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(1) Source : http://www.dhnet.be/actu/faits/la-scientologie-gagne-son-proces-par-ko-56e2af2d35708ea2d373d591

(2) Source : http://www.boston.com/news/world/europe/articles/2007/09/04/scientology_faces_criminal_charges/

(3) Source (NL) :

http://webwereld.nl/e-commerce/3622-vacaturesite-blijkt-dekmantel-scientology

(4) Lire : http://www.cs.cmu.edu/~dst/Narconon/

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Tonton, pourquoi t’encryptes ?

Une section d’assaut conditionnée par un quarteron de hiérophantes corrompus qui se revendiquent de l’islam a perpétré un atroce carnage. Par conséquent, les gouvernements s’emploient à neutraliser l’unité restante et les sections similaires, ainsi qu’à éradiquer le cercle des baasistes disparus. De quoi faudrait-il qu’on doute ?

On peut s’en tenir à cette version, et adjoindre ainsi au désir de sécurité physique la sécurité intellectuelle. On peut également la trouver simpliste, et élaborer, au départ de coïncidences troublantes et d’indices épars, des vérités non étayées qui le seraient tout autant. Qu’il soit entendu que le présent article ne se satisfait ni de l’une de ces options, ni de l’autre.

Semer l’angoisse et la division qui renforceront la domestication de populations étrangères, dans le cadre de cette guerre invisible mais féroce et impitoyable évoquée autrefois par un autre président, et espérer ainsi leur faire avaler plus aisément des législations et autres traités confectionnés depuis des décennies au profit d’une poignée de malfrats, servir des intérêts financiers divers que la perspective de guerres propulse dans les cimes, donner un coup de fouet aux budgets de défense, atterrer les progressistes, altérer des alliances militaires, muscler, au nom de minorités prétendument menacées, des régimes jugés trop mous que pour assurer leur confort, cependant que toujours plus insidieusement le danger s’approche d’autres territoires disputés (de longue date), accélérer une fédéralisation que des méthodes plus douces, apparemment, ont laissée de marbre, ou au contraire la torpiller : nombreux sont les bénéfices qui peuvent être escomptés d’attentats tels que celui d’il y a deux semaines, qui par des gouvernements, qui par des cercles d’influence opaques ou des individus qui leur sont ou non loyaux.

Mais qui se demande à qui profite le crime se doit de garder à l’esprit que coïncidence divine n’est pas coïncidence politique, pas plus que vol de vautours n’est vol de vampires : les premiers sont immoraux, les seconds criminels. Et à qui, au départ de présomptions, ambitionnerait d’éblouir ces derniers (s’ils existent) reviendrait la charge de démontrer qu’ils ont, d’une manière ou d’une autre, contribué volontairement à la réussite de la mission Bataclan. Or, avant de la démontrer, il faudrait au moins envisager l’option d’une instrumentalisation plus élaborée des forcenés, ce dont le débat public se garde soigneusement.

Imaginons un homme qui souhaiterait refaire sa vie avec une autre femme sans avoir à verser à son épouse actuelle, qu’il hait copieusement, la moindre pension alimentaire, et qui ferait appel à un tueur à gages pour résoudre son dilemme. Lequel de l’exécutant impassible ou de l’architecte retors correspondrait-il le plus à la figure du Mal ? Sans atténuer d’un iota la qualification de barbares qu’il convient d’accoler aux terroristes, cette interrogation, qui peut paraître secondaire, est fondamentale, en vérité : si tant est qu’il importe de les dissocier, le Mal s’incarne-t-il dans la violence ou dans la stratégie qui la suscite ? Elle est fondamentale tant en termes de causalité philosophique que de réflexion et d’action politiques.

Dans ce nid d’espions qu’est la capitale de l’Europe, symbole de l’antithèse du pacte de Varsovie qui, pour survivre, a bien dû se trouver une nouvelle thèse, imaginer que des milieux radicaux aient été infiltrés et finalement téléguidés par des phalanges plus obscures encore est tout sauf farfelu : l’infiltration de la groupusculaire extrême-droite catholique belge durant les années de plomb devrait nous le rappeler. Autour du glaive de croisé, l’apparente convergence d’intérêts était manifeste, mais, ne fût-ce qu’en raison du rapport de forces, la duperie non moins caractérisée.

Playmobil débile

Elle le serait d’autant plus s’il était avéré que la nouvelle moisson de terroristes, qui a la grâce d’être peu onéreuse, et kamikaze qui plus est, immunisant ainsi d’éventuelles filières non ouvertement suspectées, doit ses passages à l’acte à une instrumentalisation multiple, dont Daesh ne serait que le paravent utile. Le FBI vous dirait que l’intrigue est payante, lui qui n’a cessé, ces dernières années, de produire des scénarios inédits qui lui permettent d’appréhender de nouveaux terroristes avant qu’ils ne passent à l’acte, mais après les avoir lui-même formés et poussés au crime (1). Pour l’exécution de basses besognes, il est toujours préférable, en effet, de recourir à des esprits d’autant plus malléables que leur instabilité psychologique, l’infinité de leur ego et leur obsession pour une cause déterminée concourent à occulter chez eux toute vision panoramique.

Quoi qu’il en soit, d’une telle vision ils ne sont pas les seuls à être dépourvus, puisqu’aucun des observateurs, chroniqueurs et autres experts qui ont pignon sur rue n’a encore fait preuve de la témérité nécessaire pour dépasser le simple effleurement de la question saoudite. Et même le fou du Puy, qui, en affirmant à brûle pourpoint, chez Drahi, que nos dirigeants étaient « achetés » par la pétromonarchie, est sans doute allé le plus loin en la matière, s’est abstenu d’envisager que des éléments de l’hydre saoudienne (soyons prudents…) aient pu jouer un rôle direct dans les attentats, sans même aborder tout ce qui excède le périmètre de cette Arabie-là.

Ne nous laissons pas à notre tour gagner par une quelconque obsession : peut-être le déroulement des événements est-il aussi limpide qu’il nous est présenté. Mais n’est-ce pas le propre de l’homme que d’ouvrir toujours plus de portes, quitte à en refermer quelques-unes après avoir inspecté les lieux en vain ? Si, pour décontextualiser une parole célèbre, « absence de preuves n’est pas preuve d’absence », que dire alors du renoncement à les chercher ?…

Qui a fourni les armes aux terroristes ? Et qui les a fournies à celui qui les leur a fournies ? L’absence de surveillance de suspects potentiellement dangereux clairement identifiés, pour la deuxième fois en dix mois, est-elle révélatrice de défaillances ou de complicités ? Le GSM trouvé dans une poubelle à proximité du Bataclan appartenait-il vraiment à l’un des assaillants ? Outre par leur connaissance approfondie du droit pénal international, comment expliquer que les cadres de Daesh délèguent presque toujours à de petits caporaux la revendication des divers attentats commis à l’étranger, différant notablement en cela des dirigeants d’al-Qaïda ? Quand ces cadres se sont-ils exprimés publiquement pour la dernière fois ? Infiltrer le commandement de Daesh faisait-il partie des objectifs assignés aux troupes d’élite US (quelque 3500 hommes) déployées dans la région ?

A ce florilège de questions, sans doute très incomplet, s’ajoute celle du rôle précis d’Internet non seulement dans la radicalisation de terroristes qui n’ont jamais foulé le sol syrien (comme c’était le cas pour deux des trois frères français de Molenbeek), mais aussi dans la planification et l’exécution des assassinats. La copine de l’hébergeur occasionnel de celui qui fut partout présenté, sans preuves, comme l’instigateur de ceux-ci affirmait hier que c’est après avoir allumé son ordinateur dans une pièce adjacente à celle où elle se trouvait que ledit hébergeur lui aurait demandé de quitter les lieux. Est-ce à dire qu’un ordre lui avait été donné par voie électronique ?

Dans la défense de l’espion qui alla au froid face aux innombrables accusations auquel il a eu à faire face ces dernières semaines de la part de néoconservateurs nord-américains appuyés par le directeur de la CIA lui-même, ceux-ci ne lui ayant jamais pardonné les maigres réformes du système de surveillance intégral auxquelles ses révélations ont donné lieu, Glenn Greenwald a sans nul doute été le plus farouche (2). Illustrée de multiples exemples d’attentats perpétrés bien avant que le nom Snowden ne fût connu du grand public, sa démonstration défonce comme un bulldozer l’argument selon lequel les secrets (de polichinelle) rendus publics en 2013 seraient l’explication d’un plus grand discernement des terroristes dans leur usage des moyens de communication modernes.

De leur côté, Julian A. et Jacob Appelbaum, le principal concepteur du subréseau internet Tor (deep web), accessible aux initiés only, et qui regroupe à la fois white hats, black hats, dark glandes et criminels, misent depuis un an au moins sur la généralisation du cryptage pour échapper au panvoyeurisme d’Etat. Dans son article, Greenwald appelle d’ailleurs les grandes firmes de la toile qui se sont déjà dotées d’un cryptage embryonnaire à ne pas céder à la pression des agences de renseignement.

Ce faisant, il entérine toutefois le postulat selon lequel les services secrets, CIA et NSA en particulier, ne sont pas parvenus à percer le code utilisé par Daesh dans ses communications électroniques. Mais comment en être sûr ? Comment ne pas imaginer que ce battage médiatique autour de la nouvelle vulnérabilité supposée de l’appareil de surveillance d’Etat ne relève pas en fait d’une très habile contre-propagande destinée à camoufler le fait que Daesh est épié dans ses moindres e-mouvements ? Comment concevoir, en effet, que le réseau informatique d’une telle organisation puisse échapper aux méthodes d’interception que des budgets militaires pharaoniques ont permis auxdites agences de développer ? Partant, comment ne pas envisager que de la simple écoute, du simple décodage, certains, dans ces officines-là comme dans d’autres, ailleurs, aient été tentés de passer à l’encodage ?…

Après tout, comme l’affirmait encore récemment Beauvau, adepte du délit d’opinion, face à une telle menace, le « juridisme » n’a pas sa place…

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(1) Brève sélection de sources : https://theintercept.com/2015/11/19/an-fbi-informant-seduced-eric-mcdavid-into-a-bomb-plot-then-the-government-lied-about-it/

https://theintercept.com/2015/02/25/isis-material-support-plot-involved-confidential-informant/

https://theintercept.com/2015/03/16/howthefbicreatedaterrorist/

(2) Lire : https://theintercept.com/2015/11/18/nyt-editorial-slams-disgraceful-cia-exploitation-of-paris-attacks-but-submissive-media-role-is-key/

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Jeanne, m’entends-tu ? Tu m’entends, Jeanne ?

« Certainement, il y a l’énorme complexité de la grande machine étatique, financière, industrielle […], qui peut surveiller tout ce que nous faisons, pas encore tout ce que nous pensons, heureusement. […] Cette machine d’une énorme complexité, qu’est-ce qui est encore plus complexe qu’elle ? C’est cette petite matière grise […] qui se trouve à l’intérieur de nos têtes [et] qui s’appelle le cerveau humain. Le cerveau humain d’un individu est encore plus complexe que la gigantesque machine qui voudrait le contrôler. […] Tant que la machine n’aura pas nos têtes, elle n’aura pas gagné. »

Présomptueuse, cette prise de position engagée du philosophe Edgar Morin, en clôture du séminaire pour la liberté d’expression tenu par Mediapart, fin septembre 2013, qui a permis à l’intéressé de mesurer empiriquement in situ le nombre de spectateurs qui réagiraient à ses propos ? A certains égards, sans doute, à d’autres bien moins…

Dès que la chape de plomb figurée qui impose le silence autour de cette question, dont Morin dessine, à mon sens, les contours de manière à la fois erratique et définitive, c’est-à-dire dès que les canidés de garde parmi les figurines du petit écran, qui veillent toujours soigneusement à garder une confortable distance entre ce qu’ils savent ou présument, et ce que le bon peuple présume parfois mais n’est pas autorisé à savoir, auront péri sous les assauts de l’âge, d’Internet et / ou du miroir réaliste de leur médiocrité, la question de « cette machine d’une énorme complexité » qui ne peut « pas encore  surveiller tout ce que nous pensons », à laquelle Paul Jorion, dans un édito YouTube tout aussi anecdotique que désabusé et auto-hermétique du 20 juin 2013, lequel s’inscrit dans une longue série de selfies vidéo de la même trempe, fait, lui aussi, parmi tant d’autres, allusion, sera immanquablement posée ouvertement, dans toute sa majesté, provoquant, selon les plus pessimistes, des cataclysmes sociaux de nature matricielle, tant le bon peuple, prenant subitement conscience que la science l’a devancé de quelque deux cents ans, se muerait en hordes mutuellement destructrices, ou favorisant, à l’estime des plus optimistes, l’appropriation populaire d’un savoir confisqué pendant de trop nombreuses décennies, auquel il n’a, la plupart du temps, été fait allusion que de manière allégorique et approximative par une certaine caverne cinématographique et certains types de musiques contemporaines : « da story is to be sold, not to be told », comme dirait l’autre, qui, de chien, s’est soudain mué en lion…

Il sera possible, alors, dans ce second cas, sans risquer d’être la risée des bienpensants du pouvoir, ni le pantin de franges extrémistes violentes, de s’interroger publiquement sur cette « machine », de chercher à déterminer si elle est gouvernée ou si, telle sa très petite consœur face à Kasparov, elle en est arrivée à s’autogouverner en prenant appui sur le flot d’informations que l’humain lui a communiquées, voire même si elle nous gouverne, partiellement ou totalement, et, dans l’affirmative, selon quels principes, et quel degré d’interaction. Il nous sera de nouveau possible, à nous autres humains, de nous parler sans faux semblants, sans nous invectiver ou nous censurer les uns les autres, sans nous concurrencer pour le titre de supreme killer. Il nous sera de nouveau possible d’aim…

Cette « machine » est-elle la « machine » du pouvoir ou la « machine » de tous, dont les puissants, par leurs ressources (financières, intellectuelles et de réseau) tirent bien davantage profit que les autres ? Est-elle un instrument parmi d’autres dans les mains du complexe militaro-industriel, qui menacerait de mort abrupte ou contrôlée ou couvrirait de ridicule quiconque en fait trop clairement état, et, dans l’affirmative, est-elle vouée à le rester, à alimenter un culte religieux, ou à développer une dimension démocratique ? Favorise-t-elle un système politique plutôt qu’un autre ou tout lui est-il égal, si tant est que soient réunis certains paramètres ?

Représente-t-elle une menace totalitaire pour l’humanité, ou peut-elle, moyennant un certain état d’esprit où l’Humanité a sa place, lui faire découvrir de nouveaux horizons ? Nivelle-t-elle ou élève-t-elle ? Augmente-t-elle ou réduit-elle les facultés ? Eclaircit-elle ou opacifie-t-elle les esprits ? Flatte-t-elle l’ego ou laisse-t-elle chacun entrapercevoir son moi attaché ? Est-elle, comme l’est le web pour les ordinateurs rectangulaires, le gestionnaire d’un parc de cerveaux mondial que ne pourrait contrôler quelque entité que ce soit mais dans lequel il serait loisible à certaines d’entre elles de piocher à leur guise ? Et, question fondamentale, la bestialité humaine, celle de la domination et des rapports de force défavorables aux uns et extrêmement favorables aux autres, en est-elle digne ?

La CIA, l’US Air Force, l’US Navy, l’OTAN et d’autres organismes para- ou supra-étatiques similaires (pas uniquement états-uniens) pourraient avoir leur avis sur ces questions

1 - YALE JOURNAL OF BIOLOGY AND MEDICINE, 7 décembre 1934, pp 83-128

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2601137/

2 - JOURNAL OF APPLIED PHYSIOLOGY, 1 juillet 1962, vol 17, n°4, pp 689-692

http://jap.physiology.org/content/17/4/689.abstract

3 - THE NEW YORK TIMES, 28 décembre 1965, p 28

http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?res=F70C1FFB3B591B7A93CAAB1789D95F418685F9

ABC News (Paul Altmeyer), “Mission Mind Control”, 10 juillet 1979

4 - Low-Intensity Conflict and Modern Technology, US Air Force, Air University Press, juin 1986

5 - Capt P Tyler (US Navy), The Electromagnetic Spectrum in Low-Intensity Conflict, Air University Press, 1986, p 249 et suivanteshttp://ce399.files.wordpress.com/2009/12/theelectromagneticspectruminlow-inte.pdf (JUIN 1986 !)

Extraits

« Bien que la radiation électromagnétique soit connue de tous, son prototype étant la lumière visible, et malgré le fait que certaines propriétés magnétiques et ‘électriques’ aient fait l’objet d’observations pendant des siècles […], les scientifiques n’identifièrent l’électromagnétisme en tant que tel, n’explorèrent sa physique et ne développèrent des théories rationnelles pour son utilisation pratique que dès la fin du XVIIIe. […]

Les résultats de maintes études qui ont été publiées ces dernières années indiquent que des effets biologiques spécifiques peuvent être obtenus en contrôlant les divers paramètres du champ électromagnétique (EM). Quelques-uns de ces facteurs EM susceptibles d’être manipulés sont la fréquence, la forme de la vague, le taux d’impulsion initial, la durée d’impulsion, son amplitude, le taux de répétition, la modulation secondaire, ainsi que la symétrie et l’asymétrie de l’impulsion. Parmi les effets cliniques des radiations électromagnétiques, un grand nombre furent remarqués pour la première fois à l’occasion de l’utilisation directe du courant appliqué directement sur la peau. Plus tard, les mêmes effets furent obtenus par son application à des champs extérieurs. […]

Comme bon nombre d’entreprises humaines, [les] applications de la radiation électromagnétique peuvent devenir une arme à double tranchant. Elles peuvent être significativement bénéfiques, mais, en même temps, elles peuvent être exploitées et utilisées de manière contrôlée dans le cadre d’applications militaires ou secrètes. La présente contribution se concentre sur l’usage potentiel des radiations électromagnétiques lors de conflits de faible intensité.

APPLICATIONS MILITAIRES POTENTIELLES DES RADIATIONS ELECTROMAGNETIQUES

L’exploitation de cette technique à des fins militaires n’en est qu’au stade embryonnaire, et sa reconnaissance par les Etats-Unis comme une option envisageable est récente. Un magazine de biotechnologie de l’US Air Force datant de 1982 déclarait ceci :

« Les données actuellement disponibles nous permettent de projeter que des champs de radiations de fréquences radio (RFR) spécifiquement générés peuvent constituer une menace antipersonnel puissante et révolutionnaire. La thérapie des électrochocs indique la capacité d’induire du courant électrique afin d’interrompre complètement le fonctionnement mental durant de courts laps de temps, d’alimenter les fonctions cognitives durant de plus longues périodes, et de restructurer les réactions émotionnelles à intervalles prolongés.

Les expérimentations menées par thérapie d’électrochocs, celles relatives aux RFR, ainsi que la compréhension accrue du cerveau en tant qu’organe électriquement médiateur ont suggéré la sérieuse probabilité que des champs électromagnétiques marqués puissent perturber un comportement résolu et pourraient être capables de diriger et d’interroger un tel comportement. En outre, le passage d’approximativement 100 milliampères à travers le myocarde peut mener à un arrêt cardiaque et au décès, soulignant ici aussi l’effet d’une arme qui agit à la vitesse de la lumière.

Un système RFR de scanning rapide pourrait donner lieu à un effet incapacitant ou meurtrier sur une large zone. […] En utilisant des RFR d’intensité relativement basse, il devrait être possible de rendre de vastes groupes militaires sensibles à des quantités extrêmement dispersées d’agents chimiques ou biologiques contre lesquels la population non irradiée serait immunisée. »

Les applications potentielles des champs électromagnétiques artificiels sont vastes, et elles peuvent être utilisées dans de nombreux cas de figure militaires ou quasi-militaires.

Certaines de ces utilisations possibles sont la maîtrise de groupes terroristes, le contrôle des foules, le contrôle des brèches de sécurité dans des installations militaires, ainsi que des techniques antipersonnel dans le cadre d’une guerre tactique. Dans tous ces cas, les systèmes EM seraient utilisés afin de produire des perturbations physiologiques légères à graves, et de distordre ou désorienter la perception. De plus, la capacité des individus de fonctionner pourrait être dégradée à un point tel qu’ils deviendraient incapables de combattre. Un autre avantage des systèmes électromagnétiques réside dans le fait qu’ils sont en mesure de couvrir de vastes zones à l’aide d’un système unique. […] »

6

CNN News, Special Assignment (Chuck DeCaro), novembre 1985 (première diffusion, revue et corrigée en 1999)

Extraits

« Le Dr. Michael Persinger (psychologue spécialiste des neurosciences) a effectué des recherches sur l’effet des radiations électromagnétiques sur le cerveau. Des variations sonores aléatoires […] pourraient permettre de différencier des cerveaux individuels. En d’autres termes, les individus pourraient être identifiés à l’aide des caractéristiques spécifiques de leur production neuronale :

« les niveaux de puissance pour ces amplitudes sont similaires à ceux associés aux signaux générés mondialement par les systèmes radio et de télécommunication. Ces vingt dernières années, un potentiel s’est développé, qui était improbable mais qui est aujourd’hui plus ou moins réalisable : […] il s’agit de la capacité technique d’influencer directement la majeure partie des quelque 6 milliards de cerveaux de l’espèce humaine en générant de l’information neuronale au sein d’un medium physique, au sein duquel tous les membres de l’espèce sont immergés ».

Le message du Dr. Persinger, expurgé de son jargon, consiste à dire que l’espèce humaine tout entière peut être contrôlée par l’entremise d’influences électromagnétiques,  véhiculées par les stations de radio ou de télévision ou par d’autres moyens techniques. »

7 - Nature 391, 316, 22 janvier 1998

http://www.nature.com/nature/journal/v391/n6665/full/391316c0.html

8 - US NEWS & WORLD REPORT, 26 décembre 1999http://www.usnews.com/usnews/culture/articles/000103/archive_033992.htm

(Cet article a paru dans l’édition papier de US News & World Report du 3 janvier 2000.)

Lire aussi : http://www.wired.com/politics/security/news/2007/09/mind_reading?currentPage=all

Extraits

 « Police de la pensée. Les pensées meurtrières d’un terroriste peuvent [être reconnues à travers l’activité électrique cérébrale], affirme [John] Norseen [employé de Lockheed Martin], qui a rédigé sa thèse [universitaire] au Naval War College, une thèse consacrée à l’application de la recherche dans le domaine des neurosciences à l’antiterrorisme. Il a, de son propre chef, soumis au Pentagone un plan de recherche et développement destiné à identifier le profil mental d’un terroriste. Un engin miniature dont la fonction est de cartographier le cerveau, placé dans un détecteur à métaux situé dans un aéroport, passerait au crible les modèles cervicaux des passagers, qu’il comparerait à un dictionnaire d’empreintes cervicales. Norseen prédit que le profilage par empreintes cervicales sera fonctionnel d’ici à 2005. […]

« Si ces recherches aboutissent », ajoute Norseen, « il sera possible de commencer à manipuler ce que des gens pensent avant même qu’ils ne le sachent ». Mais Norseen affirme être ‘agnostique’ quant aux répercussions morales [de son projet]. […] « L’aspect éthique ne me concerne pas », déclare-t-il, « mais d’autres devraient se sentir interpellés. »

9

http://www.dtic.mil/cgi-bin/GetTRDoc?AD=ADA425472

http://csat.maxwell.af.mil/pubs.htm

EXTRAITS

« L’armée a longtemps exploité le spectre des fréquences électromagnétiques, d’abord par l’entremise de communications « sans fil », à la fin du XVIIIe siècle, puis à travers la découverte du radar, dans les années 1930. Ces techniques ont rapidement évolué en de nombreuses applications militaires, en ce compris les systèmes d’alerte anticipée, la détection, et la gestion de la mise à feu de l’armement. […]

Il fut un temps où la notion d’ « énergie dirigée » était reléguée à la science-fiction. […] Ces dernières années, le champ de bataille moderne est devenu un environnement « riche en cibles » pour les armes à micro-ondes de haute intensité. […]

La conclusion de cette étude est que les techniques de micro-ondes de haute intensité sont prêtes pour […] leur déploiement en tant qu’armes opérationnelles, au sein de l’armée U.S . […]

Les contractants privés en matière de défense ne devraient pas seulement être encouragés à développer les capacités techniques qui leur permettraient de participer aux programmes d’armements à micro-ondes; cette étude conclut aussi que les systèmes militaires des Etats-Unis devraient être renforcés afin de les protéger contre les effets [desdites] ondes. »

Catégories : Expérimentations diverses non catégorisées, Musiques, Philo de comptoir, Politique / Société | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

« In the land of the Corps and the home of the slaves »…

« Bonjour. Mon nom est Jeremy Hammond et je suis ici pour être condamné en raison de mes activités en tant que hacker, que j’ai menées durant mon engagement auprès d’Anonymous. J’ai été incarcéré en préventive au Metropolitan Correctional Center de New York ces vingt derniers mois, ce qui explique que j’aie eu énormément de temps pour réfléchir à la manière d’expliquer mes actions. […]

Les actes de désobéissance civile et d’action directe pour lesquels je m’apprête à être condamné aujourd’hui s’inscrivent dans la droite ligne des principes de communauté et d’égalité qui ont guidé ma vie. Je me suis introduit dans les systèmes informatiques de dizaines de corporations de premier plan et d’institutions gouvernementales, et je comprenais parfaitement que ce que je faisais était illégal, et que mes actions pourraient m’envoyer en prison. Mais je ressentais la nécessité d’utiliser mes talents pour dévoiler et combattre l’injustice, pour faire éclater la vérité.

Aurais-je pu atteindre les mêmes buts par des moyens légaux ? J’ai tout essayé, des pétitions aux manifestations pacifiques, et j’ai abouti à la conclusion que ceux qui exercent le pouvoir refusent que la vérité soit dévoilée. Lorsque l’on parle de vérité aux gouvernants, l’on est, au mieux, ignoré, au pire, neutralisé brutalement. Nous sommes confrontés à une structure qui ne respecte pas son propre système de répartition des pouvoirs, encore moins les droits de ses propres citoyens, ou la communauté internationale.

C’est lorsque George W. Bush a volé l’élection présidentielle de 2000, avant d’instrumentaliser la vague de racisme et de patriotisme provoquée par le Onze-Septembre afin de lancer unilatéralement des guerres impérialistes contre l’Irak et l’Afghanistan, que j’ai commencé à m’intéresser à la politique. Je suis descendu dans la rue pour protester, croyant naïvement que la voix des manifestants serait entendue à Washington, et que nous pourrions prévenir la guerre. Au lieu de cela, nous fûmes considérés comme des traîtres, battus, et arrêtés.

J’ai été arrêté en raison de nombreux actes de désobéissance civile dans les rues de Chicago, mais ce n’est qu’en 2005 que j’ai mis à profit mes compétences informatiques pour enfreindre la loi à des fins de protestation politique. C’est le FBI qui m’a arrêté, pour avoir hacké le système informatique d’une association de droite favorable à la guerre, du nom de Protest Warrior, une organisation qui vendait des T-shirts racistes et harcelait les pacifistes. Je fus mis en examen sous le Computer Fraud and Abuse Act, et les « pertes présumées » que cette dernière aurait eu à subir furent estimées, de manière complètement arbitraire, à 2,5 millions de $, soit le nombre de cartes de crédit mentionnées dans la base de données de Protest Warrior multiplié par 500 $ / unité. C’est sur base de cette « perte » que furent élaborées les charges retenues contre moi, même si pas une seule de ces cartes de crédit ne fut utilisée ou distribuée, que ce soit par moi ou par quiconque. Je fus condamné à deux ans de prison.

Durant mon séjour en prison, je me suis rendu compte par moi-même de l’immonde réalité, à savoir la destruction par le système de justice pénale de millions de personnes retenues captives. Cette expérience a renforcé mon opposition à toute forme de pouvoir répressive, ainsi que ma conviction qu’il est important de s’élever au nom de ce que l’on croit juste.

Après ma libération, j’étais plus que désireux de poursuivre mon engagement dans des luttes pour le changement social. Je ne voulais pas retourner en tôle. C’est pourquoi je me suis focalisé sur l’organisation de mouvements qui ont pignon sur rue. Mais, le temps passant, ma frustration par rapport aux limites des manifestations pacifiques, que je considérais réformistes et inefficaces, a cru. L’administration Obama a poursuivi les guerres d’Irak et d’Afghanistan, accru l’utilisation de drones, et a échoué à fermer Guantanamo.

A ce moment, je m’intéressais au travail de groupes tels que Wikileaks et Anonymous. Voir les idées qui sous-tendent l’hacktivisme porter leurs fruits m’inspirait énormément. Je fus particulièrement touché par les actions héroïques de Chelsea Manning, qui avait rendu publiques les atrocités commises par les bataillons US en Irak et en Afghanistan. Elle avait couru un risque personnel énorme afin de dévoiler ces informations, convaincue qu’elle était que le public avait le droit de savoir, et espérant que ses révélations serviraient à mettre un terme à ces abus. Il est bouleversant d’entendre à quel point son traitement en détention militaire est cruel.

J’ai longuement réfléchi à la possibilité de recourir de nouveau à ces moyens d’action : si Chelsea Manning était tombée dans les abysses de la prison pour son combat au nom de la vérité, pouvais-je, en connaissance de cause, faire moins, si j’en étais capable ? Je conclus que la meilleure manière de témoigner ma solidarité était de continuer de rendre publique et de combattre la corruption.

J’étais attiré par Anonymous parce que je croyais en la nature autonome et décentralisée de l’action directe. Anonymous était alors impliquée dans des opérations de soutien aux insurrections du Printemps arabe, contre la censure, et pour la défense de Wikileaks. Je pouvais leur apporter énormément, en ce compris mes compétences techniques, et mes capacités à mettre en musique leurs idées et leurs objectifs. Ce fut une période passionnante : la naissance d’un mouvement électronique dissident, durant laquelle se modelaient les définitions et le périmètre d’action de l’hacktivisme.

J’étais intéressé en particulier par le travail des hackers de LulzSec, qui pénétraient les systèmes informatiques de cibles significatives, et prenaient une dimension de plus en plus politique. Mon premier contact fut ‘Sabu’, qui était très loquace quant aux hacks qu’il prétendait avoir commis, et encourageait les hackers à s’unir et à s’en prendre à des systèmes informatiques gouvernementaux et entrepreneuriaux majeurs, sous la bannière de l’Anti-Sécurité. Mais, très tôt dans mon engagement, les autres hackers de Lulzsec furent arrêtés, me laissant la responsabilité de pénétrer des systèmes et de rédiger des communiqués de presse. Plus tard, j’apprendrais que ‘Sabu’ avait été le premier à se faire arrêter, et que chaque fois que je communiquais avec lui, je m’adressais en réalité à un informateur du FBI.

Anonymous était également mêlé aux premiers développements du mouvement Occupy Wall Street. J’y prenais part régulièrement dans la rue moi aussi, en tant que membre d’Occupy Chicago, et j’étais passionné de voir [éclore] un mouvement mondialiste de masse opposé aux injustices du capitalisme et du racisme. En quelques mois à peine, les ‘occupations’ cessèrent, sous la pression des descentes de police et de l’arrestation massive de manifestants qui furent évacués de leurs propres parcs publics. La répression qu’eurent à subir Anonymous et le mouvement Occupy donneraient le la pour Antisec dans les mois qui suivirent : la majorité de nos hacks seraient dirigés contre des cibles policières, en représailles à la détention de nos camarades.

Je me suis attaqué aux systèmes informatiques des forces de l’ordre en raison du racisme et des inégalités qui caractérisent l’application du système pénal. Je me suis attaqué aux producteurs et distributeurs de matériel militaire et policier, qui profitaient de leur armement pour promouvoir des intérêts politiques et économiques à l’étranger, et pour réprimer les gens ici. Je me suis attaqué aux entreprises privées de sécurisation des données parce qu’elles œuvrent, en secret, à la protection des intérêts gouvernementaux et entrepreneuriaux au détriment des droits individuels, mettant sur la sellette et discréditant activistes, journalistes et autres chercheurs de vérité, et répandant la désinformation.

Je n’avais jamais entendu parler de Stratfor avant que ‘Sabu’ n’attire mon attention sur cette firme. [Pour rappel], ‘Sabu’ encourageait à pénétrer les systèmes informatiques, et concourrait à l’élaboration de stratégies destinées à faciliter ces offensives. Il m’a même transmis une liste de vulnérabilités relatives à certaines cibles, que lui avaient communiquée d’autres hackers. C’est donc à ma grande surprise que j’appris que, pendant tout ce temps, il avait travaillé pour le FBI.

Le 4 décembre 2011, ‘Sabu’ fut approché par un autre hacker, qui avait déjà pénétré la base de données de cartes de crédit de Stratfor. Sous la surveillance de ses pourvoyeurs gouvernementaux, ‘Sabu’ l’invita à se joindre à notre chat privé, qu’il abreuva de liens vers la base de données complète, et auquel il fournit la vulnérabilité primaire permettant d’accéder aux systèmes de Stratfor.

J’ai passé un certain temps à enquêter sur Stratfor et à passer en revue les informations qui nous avaient été communiquées, puis j’ai décidé que leurs activités et la nature de leur clientèle faisaient de la boîte une cible toute désignée. J’ai trouvé ironique que les cartes de crédit de la riche et puissante clientèle de Stratfor fussent utilisées pour effectuer des dons à des organisations humanitaires, mais mon rôle principal dans cette offensive était de récupérer la masse d’e-mails privés de Stratfor, dans laquelle se trouveraient, à coup sûr, tous les secrets compromettants.

Il me fallut plus d’une semaine pour accéder plus avant aux systèmes internes de Stratfor, mais j’ai fini par infiltrer leur serveur e-mail. Il y avait tant d’informations que nous requîmes nous-mêmes plusieurs serveurs pour y transférer les e-mails. ‘Sabu’, qui suivait l’opération pas à pas, mit un serveur à notre disposition, lequel lui avait été fourni et était surveillé par le FBI. Les semaines suivantes, les e-mails furent transférés, les cartes de crédit utilisées pour des dons, et les systèmes informatiques de Stratfor furent rendus inopérants et détruits. Pourquoi le FBI nous a mis en contact avec le hacker qui avait découvert la vulnérabilité primaire et a permis au hack de se poursuivre demeure un mystère pour moi.

En conséquence du hack de Stratfor, quelques-uns des dangers liés à une industrie privée du renseignement non régulée sont aujourd’hui connus. Wikileaks et d’autres journalistes de par le monde ont révélé que Stratfor entretenait un réseau d’informateurs mondial, utilisé pour entreprendre des activités de surveillance intrusive, voire illégale, pour le compte d’importantes corporations multinationales.

Après Stratfor, j’ai continué de m’en prendre à d’autres cibles, en faisant usage de puissants softwares qui me garantissaient un accès ‘administrateur’ à des systèmes qui utilisaient la courante plate-forme web Plesk. ‘Sabu’ m’a demandé plusieurs fois l’accès à ces softwares, ce que je lui ai refusé. Sans y avoir indépendamment accès, ‘Sabu’ a continué de me fournir des listes de cibles vulnérables. J’ai pénétré de nombreux sites web qu’il m’avait fourni, téléchargé les comptes e-mail et les bases de données sur le serveur du FBI, et transmis à ‘Sabu’ les mots de passe et les backdoors qui lui ont permis (et ont, par extension, permis à ses pourvoyeurs du FBI) de contrôler lesdites cibles.

Ces intrusions, qui avaient toutes été suggérées par ‘Sabu’ tandis qu’il coopérait avec le FBI, concernaient des milliers de noms de domaines et consistaient largement en des sites web de gouvernements étrangers, y compris [liste non divulguée au public]. Dans un cas, ‘Sabu’ et moi avons fourni à des hackers les informations d’accès qui leur permettraient de rendre inopérants et de détruire plusieurs sites web gouvernementaux en [pays non divulgué au public]. J’ignore comment les autres informations que je lui ai communiquées ont pu être utilisées, mais je pense que la compilation et l’utilisation de ces données par le gouvernement mérite de faire l’objet d’une enquête.

Le gouvernement se réjouit de ma condamnation et de mon emprisonnement, espérant qu’ainsi, l’histoire entière sera étouffée. En plaidant coupable, j’ai accepté la responsabilité de mes actions, mais quand le gouvernement aura-t-il à répondre de ses crimes ?

Les Etats-Unis grossissent la menace que représenteraient les hackers dans le but de justifier le complexe industriel cyber-sécuritaire [référence au complexe militaro-industriel contre lequel mit en garde Eisenhower, note du blogueur], dont le budget se chiffre à des milliards et des milliards de dollars, mais ils sont responsables des mêmes débordements contre lesquels ils engagent par ailleurs des poursuites pénales agressives, et qu’ils prétendent vouloir prévenir. Les réformes institutionnelles ne peuvent venir à bout de l’hypocrisie entourant ‘la loi et l’ordre’, ni des injustices causées par le capitalisme; la désobéissance civile et l’action directe le peuvent ! Oui, j’ai enfreint la loi, mais je pense que, quelquefois, il faut enfreindre la loi afin de permettre le changement.

Pour citer les mots immortels de Frederick Douglas, « le pouvoir ne concède rien sans y être contraint. Il ne l’a jamais fait, et il ne le fera jamais. Déterminez ce à quoi quiconque serait gentiment prêt à se soumettre, et vous aurez trouvé l’exacte mesure des injustices et du mal qui sera imposé à tous, et ceux-ci perdureront jusqu’à ce qu’une résistance s’y oppose, par la plume, par la force, ou par les deux à la fois. Les limites des tyrans sont prescrites par l’endurance de ceux qu’ils oppriment ». […] »

BeFunky_Jeremy Hammond.jpg

http://www.popularresistance.org/the-revolutionaries-in-our-midst/

***

EN QUOI CECI PEUT-IL CONCERNER UN EUROPEEN ?

Ce que Jeremy Hammond, 28 ans, dont le nom s’ajoute à la liste des lanceurs d’alerte naguère encensés par un candidat très télégénique à la présidence états-unienne qui avait voué de les protéger comme jamais auparavant, avant qu’il ne retourne sa veste avec moult circonvolutions (et plutôt deux fois qu’une !), liste qui égrène aussi, à un degré moindre, les noms de ces rares journalistes lucides qui ne pratiquent pas l’autocensure et doivent, par conséquent, faire l’objet de persécutions de la part d’Etats qui ne disposent plus que de l’autorité pour faire valoir leur autorité, tente de faire comprendre, sans le dire de manière si explicite, dans cette déclaration (destinée à mettre en garde ses compères encore actifs quant aux méthodes utilisées pour les traquer), qu’il a prononcée vendredi dernier, à l’entame du prononcé du jugement qui le verrait écoper de dix ans de prison pour s’être insidieusement faufilé entre les bits des corporations orwelliennes qui alimentent l’appareil totalitaire, infiltrent les mouvements de contestation au nom d’autres trusts privés tels que Monsanto, et nourrissent d’informations, elles-mêmes obtenues le plus illégalement du monde, les armées de mercenaires états-uniens qui roulent leur bosse aux quatre coins de la planète, c’est que nous vivons dans des sociétés préfascistes, dont la transition vers le fascisme n’est pas exclusivement conditionnée, cette fois, par l’arrivée au pouvoir de partis extrémistes, mais se fait sous le couvert prétendument bienveillant du business, de l’économie.

Or, de ce côté-ci de l’Atlantique aussi, plusieurs têtes brûlées se prononcent en faveur de la privatisation de certaines tâches régaliennes, que des Etats rendus exsangues par l’incurie et la soumission seraient désormais incapables d’assumer. Les tentatives successives d’uniformisation des marchés (TTIP-TAFTA & Co), qui se calquent sur l’anti-modèle états-unien, menacent, en effet, de généraliser légalement ce type de pratiques partout. Or, pour les quelques naïfs qui en doutaient encore, le pénitentiaire, le militaire, le renseignement et la police sont bel et bien, à cette aune, des marchés !

“U.S. Commando’s New Landlord in Afghanistan : Blackwater”

12.05.12

 “U.S. Special Operations Forces have a brand new home in Afghanistan. It’s owned and operated by the security company formerly known as Blackwater, thanks to a no-bid deal worth $22 million.

You might think that Blackwater, now called Academi, was banished into some bureaucratic exile after its operatives in Afghanistan stole guns from U.S. weapons depots and killed Afghan civilians. Wrong. Academi’s private 10-acre compound outside Kabul, called Camp Integrity, is the new headquarters for perhaps the most important special operations unit in Afghanistan.”

http://www.wired.com/dangerroom/2012/12/academi-special-operations/

“Former Spy With Agenda Operates a Private C.I.A.”

WASHINGTON – January 22, 2011

Duane R. Clarridge parted company with the Central Intelligence Agency more than two decades ago, but from poolside at his home near San Diego, he still runs a network of spies.

Free Market Espionage

Mr. Clarridge pushed a plan to prove that President Hamid Karzai of Afghanistan used heroin, a rumor that remains unsubstantiated.

Mr. Clarridge also tried to discredit the Afghan president’s half brother, Ahmed Wali Karzai, a Kandahar leader.

Over the past two years, he has fielded operatives in the mountains of Pakistan and the desert badlands of Afghanistan.”

http://www.nytimes.com/2011/01/23/world/23clarridge.html?pagewanted=all&_r=0

Stratfor, la principale corporation visée par Hammond, a émergé en 1996, à peu près au même moment que la milice privée Blackwater – Academi, à propos de laquelle un autre Jeremy (Scahill, celui-là) a déversé tant d’encre. C’était (encore une fois !) sous la magique ère Clinton, prospère et si Bisounours, quelques années à peine avant le premier grand chamboulement, qui, en dix ans, a mené à l’Etat policier de surveillance totale que l’on connaît aujourd’hui, une surveillance principalement dirigée contre les ennemis populaires du capital-corporatisme (de gauche et de droite) et de l’Etat tout-puissant, et pas – ou si peu – contre lesdits trusts, dont certains avaient curieusement vu venir et annoncé le 11/9, qu’ils ont, selon toute vraisemblance, toujours en lien étroit avec les cellules les plus mafieuses de la CIA, cofinancé, il y a douze ans, comme ils avaient financé et organisé, il y a précisément cinquante ans, l’assassinat de Kennedy, lequel leur courait dans les pattes, cent ans plus trois jours après la fameuse adresse prononcée par Lincoln à Gettysburg. Mais, motus et bouche cousue ! Vous pourriez être accusé de conspirationnisme, de torture, d’assassinats collatéraux, de révisionnisme, et peut-être même – qui sait ? – d’ethnocide, ou assassiné à votre tour, si un séjour indéfini dans une prison militaire secrète de l’Empire, sanctionné légalement par le National Defense Authorization Act (NDAA), ne vous suffit pas ! Rappelez-vous simplement que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », comme le disait si bien Jean Yanne…

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Lire aussi :

https://yannickbaele.wordpress.com/2013/10/15/rien-nechappe-au-grand-oeil-au-milieu-du-phare-une-nouvelle-mise-en-garde-dedouard/

Documentation connexe :

http://www.stratfor.com/weekly/20110905-911-and-successful-war

http://motherboard.vice.com/blog/stratfor-says-the-nsas-spying-is-american-citizens-fault

http://www.mintpressnews.com/what-was-going-on-between-reddit-co-founder-alexis-ohanian-and-stratfor/167937/

http://bigbrotherawards.eu.org/Alain-BAUER-AB-Associates

http://www.knack.be/nieuws/belgie/van-quickenborne-voorstander-van-private-bewakingsfirma-in-kortrijkse-uitgaansbuurt/article-normal-84053.html

http://www.knack.be/nieuws/wereld/bewakers-gaven-zuid-afrikaanse-gevangenen-elektrische-schokken/article-normal-113520.html

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(ajout du 15 mars 2015)

Rossiya : « les faucons du Kremlin sont-ils en train de gagner ? »

1er octobre 2014
Donald N. Jensen

La crise ukrainienne a provoqué une translation dans le rapport de forces au sein de l’élite politique russe. Ceux que l’on nomme les siloviki, ou faucons, ont le vent en poupe, mais leur triomphe n’est pas absolu. Donald N. Jensen, du Center for Transatlantic Relations, nous livre ses réflexions quant au paysage politique actuel de la Russie.

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La nature de la politique russe a été, depuis l’époque tsariste, l’objet d’un débat enflammé, et c’est encore le cas de nos jours. La vision traditionnelle, que l’on associe au professeur de Harvard Richard Pipes, dépeint l’ancien empereur de Russie comme un autocrate qui possédait les terres du pays ainsi que ceux qui y vivaient, et luttait contre l’aristocratie dans le but de construire un Etat centralisé. Pipes analyse le comportement politique des principaux groupes sociaux – paysannerie, noblesse, classe moyenne, et clergé – de même que leur échec face à l’absolutisme croissant du tsar.

Edward Keenan, de Harvard lui aussi, développe une opinion contraire, insistant sur le consensus et les liens maritaux qui primaient sur les divisions de classes et les conflits qui avaient émaillé les rapports entre les membres de la cour russe (moscovite de la première heure). A l’estime de Keenan, le dirigeant était moins un autocrate que le centre d’un système oligarchique dans lequel la cour agissait comme une famille élargie de clans interconnectés, l’un de ceux-ci étant la dynastie du tsar elle-même. Le système de gouvernement du président actuel, Vladimir Poutine, a souvent été considéré comme un monolithe pyramidal, tel que le décrivit Pipes, avec Poutine dans le rôle de l’irremplaçable dirigeant-chef d’Etat qui prend l’essentiel des décisions-clés. Toutefois, la réalité du pouvoir dans la Russie de Poutine a souvent été plus proche du modèle de Keenan. Même si Poutine en est indéniablement la figure dominante, l’appareil de pouvoir russe ne s’inscrit pas dans un schéma vertical dirigé par une seule personne. Il se présente, au contraire, sous la forme d’un conglomérat de clans et de groupes mouvants, dont Poutine est le centre.

Un rapport publié en 2012 par le Minchenko Consulting Communication Group, qui a fait couler beaucoup d’encre, arguait que le processus décisionnel actuel au Kremlin ressemble à celui du Politburo soviétique. Primo, les dirigeants russes ne se réunissent presque jamais collectivement. Secundo, le statut formel des membres du premier cercle ne reflète pas nécessairement leur influence réelle dans la prise de décisions. Tertio, la collection de clans autour de Poutine, qui est, d’ordinaire, le lieu de la véritable prise de décision en Russie (le « Politburo 2.0 ») inclut des fractions de l’élite qui, dans une certaine mesure, peuvent être subdivisés en groupes « de pouvoir », groupes « techniques », et groupes « entrepreneuriaux ». Ces groupes font partie et soutiennent le « Poutine collectif » et le « Politburo 2.0 » (bien que ces étiquettes soient simplifiées, et qu’elles se chevauchent souvent). D’autre part, ces groupes ne cessent de se disputer l’influence et les ressources, ce qui crée entre eux une en compétition permanente.

Selon Minchenko, le rôle de Poutine dans ce système est de loin le plus influent. Il est l’arbitre et le modérateur, et, la plupart du temps, il a le dernier mot. En tant qu’arbitre, Poutine régule les intérêts et gère les conflits entre les diverses fractions et les divers membres de l’élite, ainsi qu’entre l’élite et la société dans son ensemble. Il a maintenu son pouvoir en imposant des compromis et en montant les clans les uns contre les autres, faisant pencher le balancier du rapport de forces d’un côté ou de l’autre. Ceci empêche les tensions de s’accumuler jusqu’à devenir trop visibles, et ainsi susceptibles de détruire le système entier. Déléguer son autorité, laisser les problèmes se résoudre par eux-mêmes, ou patienter jusqu’à ce que des clans rivaux aboutissent, entre eux, à une résolution des différends : telles sont quelques autres des tactiques auxquelles Poutine a eu recours. Son incapacité à contrôler intégralement les comportements claniques a parfois entravé la mise en œuvre de ses décisions.

Cependant, dans un article récent, Konstantin Gaaze soutient que la représentation du « Politburo 2.0 » de Minchenko a volé en éclats suite à l’annexion de la Crimée et au déclenchement de la guerre en Ukraine orientale. Depuis le début de la crise, écrit-il, ce sont Alexandre Bortnikov, directeur du service de renseignement intérieur (FSB), cinq de ses adjoints et quelques chefs de départements dudit service, l’oligarque Yuri Kovalchuk et le ministre de la Défense Sergueï Shuygu qui, au sein des élites russes, ont été les plus proches de Poutine (bien que ce dernier consulte également d’autres personnalités, à l’extérieur de ce cercle restreint). Selon Gaaze, le chef de l’administration du Kremlin, Sergueï Ivanov, est devenu un béni-oui-oui relativement peu influent, qui souscrit à tout ce que dit Poutine dans le souci de conserver sa position politique. Le gouvernement est à présent un organe qui se contente de cosigner les décisions prises au Kremlin ou dans la résidence de Poutine, depuis que les siloviki (c’est-à-dire les va-t-en-guerre) ont convaincu le président de mettre l’accent sur les menaces extérieures, aux dépens d’autres considérations.

En effet, dans une certaine mesure, les événements de la crise ukrainienne alimentent la thèse de Gaaze.

Le 3 mars 2014, le commentateur Valery Soloveï écrivait que Poutine avait pris personnellement la décision d’annexer la Crimée, après une discussion avec cinq ou six conseillers issus de ministères régaliens (lesquels conseillers ne détiennent aucun avoir en Occident). L’auteur d’un article paru le 7 mars dans le New York Times acquiesçait, affirmant que Poutine avait pris cette décision entouré de conseillers jusqu’au-boutistes (parmi lesquels, à titre spéculatif, Ivanov, Bortnikov et Nikolaï Patrushev, le secrétaire du Conseil de Sécurité).

A la fin du mois de juin, un groupe de hauts fonctionnaires européens auraient proposé leurs bons offices ès qualité de médiateurs dans le conflit ukrainien. Mais le FSB et le SVR (le service russe de renseignement extérieur) ont convaincu le président russe que leur proposition relevait d’une provocation destinée à dévoiler les intentions russes en Ukraine, aussi Poutine la rejeta-t-il.

Enfin, il semble que plusieurs ministres du gouvernement russe n’aient pris connaissance de la décision de Poutine d’imposer des sanctions rétorsives aux imports de produits alimentaires occidentaux que quelques heures à peine avant que la mesure ne soit annoncée publiquement. Des spécialistes de matières telles que la sûreté alimentaire qui auraient pu s’opposer à ces mesures de rétorsion furent ignorés.

Mais, tandis que l’aile dure a résolument le vent en poupe, son triomphe ne paraît pas absolu. La politique étrangère est depuis longtemps le domaine dans lequel Poutine a pris les commandes ; il est donc logique que le cercle restreint de personnes issues, pour une large part, des ministères régaliens se soit agrandi à mesure que le conflit ukrainien s’est imposé à l’agenda. Dans d’autres sphères de compétences, pourtant, Poutine semble gérer les affrontements internes d’une manière conforme à son rôle traditionnel d’arbitre, et ce en dépit du fait que le système dans son ensemble tend à devenir plus autoritaire. Dans le système de Poutine, il est aussi normal que des décisions se prennent en dehors des canaux formels, dès lors que les clans jouent un rôle si important. Les élites « libérales », telles qu’on les qualifie erronément de temps à autre, demeurent présentes, mais elles sont marginalisées, et indubitablement déçues des distances prises par Poutine à leur égard. Alors que Poutine jouit d’un taux d’approbation populaire supérieur à 80 %, ils sont probablement peu enclins, malgré les doutes qu’ils peuvent avoir, à pousser trop loin leur critique de la politique ukrainienne du président. Cela va même plus loin : beaucoup d’entre eux approuvent la guerre.

Il y a également des fractures quant à la stratégie ukrainienne au sein même de l’équipe dirigeante, y compris parmi les faucons. La presse russe a largement fait écho aux contentieux qui opposent le « parti de la guerre » et les patrons d’entreprise russes.

Le premier de ces groupes comprend Alexander Bortnikov, Mikhaïl Fradkov, Nikolaï Patrushev, Sergueï Shoygu, Sergueï Glazyev, Dmitri Rogozin, Konstantin Malofeyev, Aleksandr Dugin, et peut-être Vladimir Yakunin et Yuri Kovalchuk.

Dans le second, l’on trouve le conseiller du président Vladislav Surkov, l’idéologue Sergueï Kurginyan, des membres de l’équipe du premier ministre Medvedev, des membres de la famille de Boris Eltsine, ainsi que d’autres.

Le premier groupe se serait montré favorable à une invasion totale de l’Ukraine, et à l’indépendance de la « Nouvelle Russie » (ou « Novorossiya », une construction inventée par le Kremlin qui inclurait les russophones de l’est et du sud-est de l’Ukraine), et se serait opposé au cessez-le-feu conclu à Minsk. Le second groupe, quoique favorable, en principe, à la guerre et à l’annexion de la Crimée, a des objectifs plus limités.

Toutefois, tout le monde au sein du FSB n’est pas sur la longueur d’ondes de l’aile dure ; le service se compose plutôt d’un ensemble de clans qui, eux aussi, se combattent entre eux. Et même au sein du « parti de la guerre » lui-même, Shoygu et Rogozin sont réputés s’opposer. D’autres, à l’instar d’Ivanov, un ancien officier du FSB, ont, au fil des ans, noué des alliances – qu’elles soient ou non de situation – avec des « libéraux ». Enfin, divers tenants de l’aile dure se divisent quant au soutien qu’ils accordent à divers chefs de file séparatistes ukrainiens.

Jusqu’à présent, les faucons ont reçu moins de Poutine en Ukraine qu’ils n’espéraient, et c’est en partie dû au fait que le Kremlin ne semble pas avoir de stratégie univoque pour ce pays. Poutine a tenté d’instaurer par ses décisions un équilibre entre les exigences des radicaux et celles du monde de l’entreprise, dont Surkov est membre. Le président agit comme s’il souhaitait éviter un clash avec les promoteurs de la ligne intransigeante, mais il ne souhaite pas que ceux-ci prennent une importance telle qu’ils puissent dominer les autres blocs. Ceci s’est traduit par une approche incohérente qui a contrecarré la perspective d’une solution au conflit.

Suite à de récents rapports faisant état de tensions, sur le terrain, entre des commandeurs séparatistes, l’aventurier et anti-héros militariste Igor Girkin (Strelkov) s’en est retourné à Moscou. Considéré dans certains camps nationalistes comme un challenger possible de Poutine, Strelkov a fait des déclarations de loyauté lors d’une conférence de presse, en septembre. Il a déclaré son soutien à Poutine, affirmant que le président est un grand homme. Mais il a également suggéré que Poutine était entouré de traîtres, et s’est engagé à rester en Russie afin de les combattre. Strelkov exige ouvertement que la partie libérale de l’élite soit détruite, ce qui fracasserait complètement l’équilibre établi par Poutine, et ouvrirait la porte à la domination des siloviki. Ceci signifie que, s’il est sincère, Strelkov soutient Poutine pour venir à bout du « poutinisme ».

Il est difficile d’établir le nombre de faucons qui souhaiteraient réellement détruire le système « de pouvoirs et de contre-pouvoirs » instauré par Poutine. Il est probable que certains rechigneraient à aller si loin, parce qu’ils pensent que cela renforcerait des faucons rivaux. Et ils ne peuvent que se rendre compte que le maintien d’un certain équilibre a permis un apaisement prolongé aux plus hauts niveaux du système au cours de l’ère Poutine, lequel a rendu la vie plus sûre et a parallèlement accru la sécurité des placements financiers pour les figures-clés du pouvoir.

Quant aux clans libéraux au sein de l’élite, ils sont relativement plus faibles que le « parti de la guerre » en ce moment, mais ils ne se tournent pas les pouces en attendant d’être anéantis. C’étaient eux, et non les siloviki, qui avaient encouragé le cessez-le-feu en Ukraine. Bien que Poutine puisse être en train d’envisager de serrer la vis qui la marginaliserait davantage, si l’aile libérale sonnait le tocsin pour prévenir une menace que l’extrême-droite ferait encourir à la position de Poutine, il est quasi certain que ce dernier aurait une oreille attentive.

http://imrussia.org/en/analysis/world/2041-are-the-kremlin-hardliners-winning

Deux questions suite à cet article aussi concis qu’édifiant :

1/ Nemtsov s’apprêtait, avait-il annoncé, à faire des révélations fracassantes à propos de l’Ukraine. Celles-ci avaient-elles trait au meurtre de masse qu’a constitué la pulvérisation du MH 17, et au rôle prééminent supposé de Strelkov dans cette tragédie (réprouvée par un Poutine qu’elle a mis sous pression ?) ? Si oui, auprès de qui avait-il obtenu ces informations ?

2/ De sanction en sanction et de camouflet en camouflet, les Etats-Unis manœuvrent-ils pour que Poutine s’affranchisse de son aile dure, ou les intérêts de leur complexe militaro-industriel seraient-ils mieux servis si un personnage plus haut en couleurs encore s’emparait du pouvoir russe, ou le conquérait ?

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BLOG EN GREVE GENERALE ! (post ‘mégamix’, mis à jour régulièrement)

Ce blog fut en grève générale du 23/11 au 31/12/12, pour des raisons amplement étayées ci-après.

C’est ce qui explique le caractère particulièrement touffu et confus du présent post. Bonne lecture !

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Les pensées les plus sincères de l’auteur de ce blog pour 2013 vont à ceux,

both foreign and domestic, qui ont tout sauf quelque chose à fêter…

Syrie

APRES STALINE, A BAS LE SOCAPITALISME !

« La lutte des classes a fait un peu son temps, même s’il reste des antagonismes […]. »

Michel TOCARD, fossile socapitaliste et pute de Rockefeller, bras dessus bras dessous avec le patronat, 1999

DE LA NECESSITE POUR LE SIECLE D’UNE GAUCHE DECOMPLEXEE

QUI NE SOURIT PAS QUAND ELLE PREND DANS LE CUL,

et ose tourner le dos au totalitarisme des marchés pour inventer des sociétés nouvelles !

Trois SDF bruxellois

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LE REVE EUROPEEN ORWELLIEN (ou son contraire) !

 « Le monde a été divisé en trois classes : la classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. […] Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables. Le but du groupe supérieur est de rester en place. Celui du groupe moyen, de changer de place avec le groupe supérieur. Le but du groupe inférieur, quand il a un but, […] est d’abolir toute distinction et de créer une société dans laquelle tous les hommes seraient égaux. »

Delacroix, La Liberté guidant le Peuple

« Říkat pravdu v čase všeobecného klamu je revoluční čin. »

EU Sakharov Prize for Freedom of Thought & Expression

Free Brad !

«Political chaos is connected with the decay of language… one can probably bring about some improvement by starting at the verbal end.  »

F-T logos

« We have now sunk to a depth at which restatement of the obvious

 is the first duty of intelligent men. »

stock exchange dictating policy and justice

« Alle Tiere sind gleich. Aber manche sind gleicher als die anderen. »

Animal Farm pigs

« Ο Πόλεμος είναι ειρήνη. Η ελευθερία είναι σκλαβιά. Η άγνοια είναι δύναμη. »

« Guerra é Paz, Liberdade é Escravidão, Ignorância é Força.»

« La guerra es la paz. La libertad es la esclavitud. La ignorancia es la fuerza. »

1984 quote

« Diegene die het verleden controleert, controleert de toekomst.

Diegene die het heden controleert, controleert het verleden. »

« Istnieje prawda i istnieje fałsz, lecz dopóki ktoś upiera się przy prawdzie, nawet wbrew całemu światu, pozostaje normalny. »

No more cross, ever !

Jesus sez fuck 'em

« [Big business] has nothing to do with fair play. It is bound up with hatred, jealousy, boastfulness, disregard of all rules and sadistic pleasure in witnessing violence. In other words, it is war minus the shooting. »

Orwell & journalism

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Yo, l’empereur, avant de prendre congé, en 2013, même pas cap…

–          d’injecter 5 milliards € supplémentaires dans Dexia ;

–          d’introduire un nouvel emprunt d’Etat à destination de la noblesse et des bourgeois milliardaires belges, dont le remboursement fera trimer les serfs ;

–          de faire la bise à Alex, ton nouveau pote, en public ;

–          de limiter les allocations de chômage dans le temps, au nom du benchmarking social du nivellement par le bas, comme le ferait sans hésiter la compétition ;

–          d’ôter une fois pour toutes, par la même occasion, leur citoyenneté aux chômeurs ;

–          de te faire faire un nouveau lifting ;

–          d’offrir à Scott Manyo, qui – le bougre ! – ne souhaite décidément pas retourner au Cameroun, un aller simple pour Islamabad, où il pourra rejoindre Parwais ;

–          de relancer sans coup férir Doel 3 et Tihange 2 ;

–          d’abroger la Justice pour les pauvres ;

–          de relancer le carrousel « Sharia 4 Belgium »

–          de faire trois fois le tour du parc de Bruxelles en courant, en vitupérant : « Maar ouate heeft NVA gueux dan ? » ;

–          d’organiser une énième amnestie fiscale pour les Belges helvétiques ;

–          d’intégrer Standard & Poor’s dans ton gouvernement ;

–          de démissionner, la queue entre les jambes ;

–          de faire la cour à Gutman pour qu’il fasse venir le grand black à Bruxelles, histoire d’accroître, au moment propice, ta popularité face aux méchants d’en face ;

–          de booster le business de ton frère Mario à travers une nouvelle joint venture avec Berlusconi ;

–          de danser le tango avec Albert de Laeken lors du Te Deum ;

–          de nommer le Phil à la place de ton frère spirituel Albert ;

–          de  choisir le macho pour lui faire prêter serment.

MEME PAS CAP !…

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Dank Elio, dankzij jou zag ik het licht !

Misschien had u het gemerkt : ik ben drietalig (Nederlands, Frans en Engels). Daar moet ik echter niet over stoefen : in België is dit geen uitzondering. Al wie zich in de Brusselse straten en wijkjes waagt weet intussen dat het een van de meest kosmopolitische (met een ‘k’, alstublieft !) steden ter wereld is. Een beetje zoals in Amsterdam horen alle culturen, alle talen, er thuis. De mooiste stad in het universum is tenslotte niet voor niets uitverkoren tot Europese hoofdstad…

Tot op het bot ben ik immers een zinneke, plaatselijk woord voor bastaardje, op cultuurvlak wel te begrijpen. Tweetalige Vlaamse moeder, eentalige Franse vader (en dan nog van Bretoense afkomst, om het nog wat ingewikkelder te maken) : van kinds af aan ben ik letterlijk met twee culturele invloeden opgegroeid, in hetzelfde land ! Mij hoef je dus geenszins de les te spelen wat multiculturalisme en mixiteit van de invloeden betreft.

Een prachtig symbool had mijn stervend vaderlandje kunnen worden, ware het niet voor generaties Waalse en Vlaamse politici, die er jarenlang voor hebben gezorgd dat er tussen de twee belangrijkste gemeenschappen, de Latijnse en de Germaanse, zo weinig mogelijk bruggen zijn gebouwd, zij het op vlak van onderwijs, media, taal, of noem maar op. Opgeruimd staat netjes, of, zoals in het Frans soms wordt gezegd, chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées. Met andere woorden, gebrek aan visie, incompetentie, cliëntelisme en machtswellust liggen aan de basis van alle problemen die we nu meemaken.

En al zie je de laatste jaren meer en meer interessante en vaak ook vruchtvolle uitwisselingsinitiatieven opduiken, o.a. tussen de KVS en het Théâtre national, dat tij zal niemand meer kunnen keren : like it or not, er leven in België inderdaad twee volkeren naast elkaar, die minder en minder gemeen hebben en meer en meer uit elkaar groeien.

Er zijn geen Belgen, sire”, schreef Jules Destrée, begin vorige eeuw, in een welbekende brief aan de eerste Albert met dezelfde arrogantie en valse superioriteit die talloze hedendaagse Vlaamse nationalisten kenmerken. Desondanks de Flamenpolitik, waarmee de Duitsers tijdens beide wereldoorlogen tegelijk het pangermanisme wensten te promoveren en de vijand probeerden te verzwakken door zijn schijneenheid af te breken, en waarbij talloze van haar leden – ver van allen, echter – ideologisch gesneuveld zijn, moet men in alle eerlijkheid de Vlaamse beweging toekennen dat ze rusteloos heeft gestreefd voor alle nu voor de hand liggende rechten van de Vlamingen, te beginnen met lesgeven in hun eigen taal.

Dit over tientallen jaren gespreid cultureel offensief heeft de Franstaligen verdeeld : enerzijds heb je altijd de louter Waalsgezinden gehad, die hamer(d)en op de noodzaak aan een tegenoffensief en wier mond grotendeels, bij de Franstalige socialisten althans, door Di Rupo werd gesnoerd, terwijl anderzijds een groot deel van de adel en van de grand-bourgeois met veel nostalgie aan België als concept, weliswaar het België van toen, zijn gehecht gebleven…

Tijdens de beruchte vijfhonderdeenenveertig dagen van de laatste regeringsformatie zag je af en toe groepjes bestaande uit een klein honderd man voor het koninklijk paleis (dat van Brussel-Centrum) defileren tegen het separatisme. Het grootste deel van hen – zo viel uit de reportages die de Vlaamse pers over hen maakte af te leiden – bleek echter geen Nederlands woord kwijt te kunnen, tenzij af en toe met dat typisch blasé accentje.

Zielig allemaal, eigenlijk, een beetje zoals die Premier die we nu hebben, Leburton – euh, sorry, Di Rupo – die altijd al een politiek apparatsjik is geweest maar blijkbaar de tijd nog niet heeft kunnen vrijmaken om eens grondig de eerste taal van het land dat hij beheert te leren. Het gesprek met Rutte in Den Haag, in januari van dit jaar, over de mogelijke ontpoldering van een stukje Zeeland, het vruchteloos terugdringen van het hasjgebruik in puriteins België, en wat nog allemaal, is waarschijnlijk in gebarentaal doorgegaan… En van zo’n eentalige eerste minister wordt dus verwacht dat hij internationaal de Vlamingen vertegenwoordigt. Op taalvlak zijn er arbeiders die het beter zouden kunnen !

Rupo is zogezegd een socialist; hij was zelfs enkele jaren voorzitter van hun internationale koepel. Niettemin heeft hij ermee ingestemd om gedurende twee jaar alle lonen te bevriezen, de werklozen onder de armoedegrens te jagen, hun pensioen drastisch te verlagen, perfect geïntegreerde en Nederlands sprekende asielzoekers zonder enig medeleven naar landen zoals Afghanistan terug te sturen, enzovoort. Met andere woorden, liever strijden voor een lege romp dan tegen sociale achteruitgang. Rupo, de NVA-booster malgré lui, is dus bereid om allerlei soorten pillen te slikken om het land van zijn gedachte, een land dat niet bestaat, in stand te houden. Van zijn idealen is er niets overgebleven, al probeert hij ze nog met de marketingtrucjes van een reddeloze oude clown aan zijn electoraat te verkopen ! De nietsbetekenende  maatregeltjes volgen elkaar op, zonder de minste visie, de minste coherentie.

Maar wat als we nu het prisma eens anders bekeken. Hoe zouden Vlaanderen, Wallonië en Brussel er uitzien mocht de Belgische Staat, na al het politieke getouwtrek van de afgelopen twintig jaar, de opeenstapeling van Staatshervormingen en het steeds groeiende ongenoegen, eens en voorgoed gesplitst worden ? Zou een hereniging met Frankrijk eigenlijk geen heropleving van de Waalse gemeenschap en economie tot gevolg hebben, waardoor de Walen eindelijk met de Vlamingen gelijk zouden staan ? En zou er, aan de andere kant van de taalgrens, geen nieuw leven in het linkse gedachtegoed worden geblazen ? Momenteel wordt de Vlaamse vervoersmaatschappij ertoe verplicht anderstalige reclame op haar bussen te weigeren wegens louter misplaatste ideologische beschouwingen : is dit echt serieus ? Is de splitsing van België niet dé conditie voor het overleven van een of andere vorm van Vlaams progressisme, en misschien zelfs voor een herwaardering van het Frans, zoals in bepaalde Nederlandse kringen het geval ? Ik ben er echt van overtuigd !

Wie weet houdt zo’n oefening ook nog merkwaardige verrassingen in petto. Die onbetaalbare Staatsschuld ? Zand erover ! Brussel ? Brussels DC, verdorie, als het Europa waar ze hier van dromen ooit werkelijkheid wordt, zij het in eerste instantie met een beperkt aantal voorstrevers ! Tsjechië en Slowakije hebben de weg getoond. Nu enkel nog volgen, en eindelijk komaf maken met deze politieke schizofrenie waarin ons land met regelmaat verzuipt !

Weg met een van de slechtste Belgische regeringen ooit, weg met de door de financiële markten aangestelde schijnpremier, en, ja hoor, namens het progressisme, weg met het Belgenland, enkel en alleen omdat het spijtig genoeg niet anders meer kan !

Vlaamse Staat zonder haat

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DEVINETTE DU NOUVEL AN : c’est quoi, ça ?

Ca prononce deux discours par an, que ça n’écrit même pas, dans lesquels ça s’avère incapable de respecter son devoir de réserve. Ca babille quelques mots à peine de la langue de la principale communauté de ce pays. Ca coupe des rubans et prend part à des foires. Ca chie du fric opaque, en grande partie celui qu’a rapporté l’esclavage des Congolais. Et, quand ça n’était pas encore en fonction, ça s’est laissé allé aux pires débauches, à l’occasion desquelles ça a notamment pondu des mioches à la pelle. Ca se permet de paternaliser deux peuples entiers alors que ça devrait regarder plutôt à la fois dans son propre portefeuille et dans son caleçon !

Indice : « La dotation de la famille royale augmentera en 2013 de 300.000 euros, pour s’établir à plus de 11,5 millions d’euros, rapporte De Tijd sur base du budget présenté par le gouvernement au parlement. »

Source : http://www.lesoir.be/144051/article/actualite/belgique/2012-12-26/dotation-d%E2%80%99albert-ii-augmente-300000-euros

A BAS LA MONARCHIE ET SON LAQUAIS EMPAPILLONNE !

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IN ou OUT : le sondage de Nowel

« EN CES TEMPS PERTURBES QUE NOUS VIVONS, SOYONS VIGILANTS, ET MONTRONS-NOUS LUCIDES FACE AUX DISCOURS POPULISTES. ILS S’EFFORCENT TOUJOURS DE TROUVER DES BOUCS EMISSAIRES A LA CRISE, QU’IL S’AGISSE DE L’ETRANGER OU DES HABITANTS D’UNE AUTRE PARTIE DE LEUR PAYS. CES DISCOURS EXISTENT AUJOURD’HUI DANS DE NOMBREUX PAYS EUROPEENS ET AUSSI CHEZ NOUS. »

Weird Al Jankovic, 24/12/12

A ma gauche, un jeune réfugié afghan orphelin parfaitement intégré, disposant d’un emploi d’ouvrier et parlant parfaitement le néerlandais, expulsé sine die de Belgique en juillet dernier par le gouvernement de l’ancien président de l’Internationale socialiste, en raison du climat apaisé qui règnerait désormais dans son pays, et qui a dû, à présent, fuir vers le Pakistan en raison des menaces de mort dont il fait l’objet.

Voici les posts qui lui ont été consacrés précédemment sur ce blog : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/09/maggie-de-block-eleve-exemplaire-de-gueant-dans-un-gouvernement-preside-par-un-socialiste/

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/11/si-parwais-sangari-est-assassine-ce-sera-la-faute-au-mammouth-flamand/

A ma droite, une espèce de sale vermine milliardaire des eighties, qui rachetait des sociétés pour des peanuts puis les revendait, quelques mois plus tard, un gain considérable en poche et des centaines d’employés sur le carreau, un sale ado qui n’a jamais grandi et ne connaît pas ses limites, un ami du véreux donneur de leçons Kouchner, dont la cire du masque d’arrogance a fini par s’effriter, une raclure tout de gouaille et de frime pour midinettes prépubères, comme on les vénérait encore il y a peu en terre gaulliste, qui a, pour échapper au fisc de son pays, établi à Bruxelles (Chaussée de La Hulpe, 178), une société fictive dans laquelle il pompe une partie toujours plus grande des quelque 300 millions € que lui ont versé dernièrement les contribuables français, symbole de la décadence de notre pays, qui tape toujours plus sur ses miséreux mais accueille à bras ouverts les cailleras de la finance internationale.

En cette période de pieuse charité, chacun d’entre vous dispose exceptionnellement d’un carton vert (in) et d’un carton rouge (out). Le jeune ouvrier afghan demandeur d’asile permanent ou le vieux milliardaire sur le retour ? A vous de choisir !

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PAYS-BAS : OPSTELTEN, SES PETITS PROTEGES LIBERAUX-CONSERVATEURS,

LEURS CRIMES SUPPOSES, LA LOI ET L’ETHIQUE : « EEN POTJE NAT ! »

sceptre et couronne des Pays-Bas

Opstelten

« Rien ne s’oppose à ce que des voyants continuent de donner un coup de main à la police dans la résolution de certaines affaires. Voilà l’avis d’Ivo Opstelten (Justice et Sécurité). Il ne voit aucune raison d’interdire l’usage de paragnostes.

Certains délits sont si importants quant à leurs conséquences pour les victimes, sans parler des proches de ces dernières, que le ministère public souhaite considérer toutes les options pour leur résolution », affirme Opstelten. […] Il est nécessaire [pour cela] que l’enquête à l’aide des méthodes habituelles de recherche se soit engluée. […] »

Source (NL) : http://www.powned.tv/nieuws/binnenland/2012/12/opstelten_helderzienden_zijn_o.html

« Les Américains inquiets du sort des accusateurs de Demmink, en danger

Les membres du Congrès américain Ted Poe, Jim Costa et Christopher H. Smith ont fait part, dans une lettre à l’ambassadeur de Turquie à Washington, de leur inquiétude quant à l’intégrité physique des témoins turcs qui ont accusé l’ancien secrétaire-général de la Justice J. Demmink de les avoir violés. […]

« Il semble que les victimes se soient vu promettre de l’argent et que tant eux que des membres de leurs familles aient été menacés. Selon leur avocat, les menaces et intimidations ont été signalées auprès du procureur de Diyarbakir, mais les victimes  n’ont pas encore reçu de protection, ni quelque soutien que ce soit », écrivent les congressistes. […]

« Les victimes ont eu le courage de porter plainte contre un puissant haut fonctionnaire étranger, J. Demmink. Ces victimes (Mustafa et Osman) et le fonctionnaire de police qui affirme les avoir amenées à Demmink sont montées au créneau en Turquie avec des accusations détaillées de viol par Demmink à l’occasion des visites de ce dernier à ce pays au cours des années ’90. Il a été mis un terme à l’enquête néerlandaise sur base des affirmations de Demmink selon lesquelles il ne se serait pas rendu en Turquie après 1987. Néanmoins, divers témoins, tant au sein de l’administration qu’en dehors de celle-ci, se sont fait connaître en Turquie, contestant cette affirmation », concluent les trois politiciens américains. »

Source (NL) : http://www.katholieknieuwsblad.nl/nieuws/item/3092-amerikanen-bezorgd-over-bedreigde-aangevers-van-demmink.html

« Contre l’avis de ses principaux fonctionnaires, le […] ministre Ivo Opstelten (Justice et Sécurité, libéral-conservateur) [a nommé] l’ancien conseiller Pieter Cloo [libéral-conservateur] comme nouveau secrétaire-général de son ministère. […]

Opstelten [voulait] à tout prix quelqu’un d’extérieur au microcosme haguenois traditionnel, ainsi qu’un coreligionnaire en guise de successeur à […] Demmink (libéral-conservateur). Maints fonctionnaires doutent toutefois des capacités dirigeantes et de la loyauté de Cloo; au sein du ministère, il a la réputation d’un goujat. […]

Pieter Cloo est très controversé après avoir, dans le cadre de sa fonction [de vice-président] de l’UWV, fait effectuer des travaux de rénovation pharaoniques aux frais du contribuable. Le coût de [ladite] rénovation s’élevait à 1149 € par mètre carré. Ultérieurement, il aurait menti [à un ministre] quant à la hauteur de ce montant. […] »

Source (NL) : http://www.powned.tv/nieuws/politiek/2012/09/opstelten_wil_partijgenoot_in.html

« Blanchiment d’argent par l’entremise de l’UWV

Des criminels continuent d’utiliser le site de l’UWV [une institution majeure de la sécurité sociale néerlandaise] pour abuser des chômeurs, par exemple en laissant les demandeurs d’emploi blanchir de l’argent à leur profit. […]

En début d’année, le helpdesk ‘fraude’ a tiré la sonnette d’alarme à propos de ce phénomène. Ainsi, les demandeurs d’emploi se voient proposer par exemple un bel emploi administratif. Depuis leur domicile et à partir de leur propre compte bancaire, il leur incombe alors d’accuser réception de sommes d’argent qu’ils auront à transférer vers divers comptes tiers. […] Après que les victimes, qui ne se doutent de rien, ont effectué deux ou trois blanchiments d’argent, elles sont mises sous pression par les criminels, qui semblent être originaires principalement de l’ex-bloc de l’Est, et elles doivent également rembourser le salaire engrangé. […] »

Source (NL) : http://www.spitsnieuws.nl/archives/binnenland/2012/12/witwassen-via-het-uwv

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« Ghosts of Xmas past » (pause philo)

Au défi, les fantômes vous mettent…

Affirmation du premier fantôme

« La fragilité affichée est la marque d’abandon et de faiblesse par laquelle un individu

rend possible à d’autres de le (la) maîtriser. »

Gabriel Ringlet, Eloge de la Fragilité

Affirmation du deuxième fantôme

Mickey Mouse Jr

« La monstruosité, lorsqu’elle est supposée définir et délimiter la différence, n’est en réalité que la projection de l’absence d’empathie de ceux et celles qui portent le jugement. »

Max Papeschi, Nazisexymouse

http://www.maxpapeschi.com/site/?page_id=164

Affirmation du troisième fantôme

« Dans la vie, il y a deux sortes de gens : les dominants et les dominés. »

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« Oh, mon Dieu, l’extrême-droite est le troisième parti grec. »

 Jabba the Hut Venizelos

« YO, MUTHERFOCKER ! »

Tant que l’on n’aura pas compris que la vente de l’idée européenne sous le paravent de garante de la paix ne signifie plus rien pour ceux nés après soixante, bien moins encore pour ceux nés après nonante, l’on n’aura rien compris. Cette Europe est vide. Cette Europe est creuse. Elle ne porte d’autre projet que l’asservissement, le sien propre aux obscures et antidémocratiques puissances de la finance, et celui de ses sujets à l’implacable logique consuméro-productiviste mercantile. Qu’est-il advenu du Livre blanc de Delors, des grands travaux d’infrastructure supposés créer le maillage nécessaire au déploiement et à l’échange au sein des frontières européennes, un TGV transeuropéen à un prix abordable pour tous les citoyens, par exemple ?

Il n’y a plus d’hommes d’Etat, il n’y a plus que des lèche-culs robotiques soumis, apeurés ou résignés. Les technocrates sont des créatures nuisibles sans la moindre vision dont il faut se débarrasser. La religion de l’économie capital-corporatiste est une idéologie qui ne mène pas vers le Ciel, mais vers le centre de la Terre, où sont bradés, en guise d’offrandes à la flamme de l’oubli, tous les idéaux, toutes les références historiques, toutes les pensées philosophiques qui font la richesse véritable de notre continent, et avec eux nos consciences et nos âmes.

C’est une génération entière, la mienne, que les merdeux du pouvoir frelaté sont en train de vouer aux gémonies sur l’autel de la falsification sacrificielle rédemptrice. LEUR EUROPE est un leurre vecteur d’affrontements et de soumission. Ce n’est plus l’Europe des Schuman et autres Monnet, dont les cerbères – les chiens, donc – de la misère organisée ne cessent hypocritement de tresser les louanges. LEUR EUROPE va droit dans le mur, et elle s’en félicite. LEUR EUROPE est dépassée, et ils ne s’en rendent pas compte. LEUR EUROPE est rabougrie, et elle s’en fout !

Le socialisme de pacotille s’est vendu aux plus offrants tout en prétendant maintenir la morale bourge de l’ordre social. La social-démocratie européenne est morte ! Elle n’est plus qu’un squelette sur pattes qui prétend montrer la voie.

La fin des idéologies et de l’Histoire ? La fin de LEUR EUROPE, oui, et de tous les traîtres avec elle !

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 « Έργο καθιστά ελεύθερη. »

Pulvérisation de la nouvelle pensée unique propagandiste et submissive de masse

Combien de fois entend-on un discours si structuré, si vrai et si innovant dans les médias mainstream ?

« Έργο καθιστά ελεύθερη. »

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Et vlan : double peine pour les chômeurs ! En plus de réduire drastiquement leur allocation de subsistance, les plongeant ainsi sous le seuil de pauvreté (!), la roupette vient, comme l’annonçait hier Ter Zake (sur la chaîne Canvas), de marquer son accord quant à une diminution de leur pension ultérieure, ramenée à un « minimum assuré ». C’est qu’on finirait par regretter Leterme…

Nouvelle victoire du bon sens, pourtant : il vaut mieux cela, en effet, que de guillotiner un chômeur par mois sur la place publique, histoire d’inciter ses comprofiteurs à se mettre à quatre pattes devant les Brigadeführer du marché de l’emploi. Hors de mire, aussi, la suppression des provinces et la réduction du financement des partis…

« Depuis 1989, plusieurs mécanismes de financement ont été mis en place. C’est notamment le nombre de voix obtenues aux élections législatives qui détermine le budget octroyé par l’Etat aux partis. Ainsi, chaque formation reçoit une somme de 1,25 euros par vote valable engrangé lors des dernières législatives, un système repris par les Parlements régionaux. A ces sommes s’ajoute un forfait de 125.000 euros.

Il faut également tenir compte des subsides, accordés à hauteur de 50 000 euros par élu, à tous les groupes politiques possédant au moins cinq sièges à la Chambre. « Les partis bénéficient aussi d’une aide apportée par des centres de recherches et différentes organisations du même type. Rappelons aussi que du personnel est fourni comme des collaborateurs administratifs, par exemple », explique Dave Sinardet, politologue à la VUB et à l’Université d’Anvers. »

Source : http://www.references.be/carriere/combien-coutent-les-dotations-des-partis

« Pour l’année 2002, le montant indexé pour tous les partis réunis s’élève à 7.956.929,80 euros pour la Chambre et 7.964.587,36 euros pour le Sénat.

[…]

Chaque parti peut consacrer au maximum 1.000.000 d’euros aux campagnes électorales. Il existe également une limitation pour les candidats individuels, par liste et par circonscription électorale. En ce qui concerne la Chambre, le nombre de candidats qui peuvent dépenser maximum 8.700 euros augmentés de 0,035 euro par électeur est limité au nombre de députés sortants dans chaque circonscription électorale +1.

Tous les autres candidats effectifs, ainsi que le premier candidat suppléant, peuvent dépenser maximum 5.000 euros et tous les autres candidats suppléants peuvent dépenser maximum 2.500 euros.»

Source : http://recueil.apf-francophonie.org/spip.php?article51

Ouf, la démocratie est sauve ! N’oublions tout de même pas que tous ces serviteurs se sacrifient pour l’Etat !!! Que ferions-nous sans leurs prospectus par centaines et leurs jolies affiches colorées aux slogans exotiques ? Nous serions contraints de rester scotchés à la presse traditionnelle, où leurs facce de Big Brothers et Sisters passent en boucle comme s’ils étaient nos proches. Vous n’y pensez pas !

Non, non, l’on a bien fait de s’en prendre aux chômeurs !

Le poing baissé était déjà un signe de mécréance !

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TIC – TAC – BOOM !

Que nous avions tort ! Que nous nous sommes mépris : Di Rupo a des couilles et Turtelboom est le clone d’Onkelinx !

 Nous avions imaginé la formalisation finale du Grand Dessein de la Justice pour nantis, tant il est vrai que lorsque l’argent fait la loi, il n’est point d’autre loi nécessaire. Nous étions convaincus que l’accès égal de tous à la Justice, pilier sans lequel toute démocratie s’effondre, serait raboté davantage encore. Nous concevions déjà le recours aux armes en guise de pis-aller face à un système dont nous pensions qu’il n’avait que faire de ceux qui ne vénèrent pas l’économie.

Or, non seulement la bave de l’austérité n’a pas atteint la blanche colombe Thémis, mais, de plus, les libéraux flamands, qui conspuent pourtant la collectivité, viennent d’annoncer, par la bouche de leur ministre, leur intention d’instituer la mutualisation des frais judiciaires. Une révolution, rien moins !

En l’état actuel des choses, c’est un peu plus de 30 millions € – un budget à nul autre pareil ! – qui sont consacrés annuellement à l’assistance juridique (partiellement ou totalement) gratuite, c’est-à-dire à la mise à disposition, pour Dieu, d’un avocat généreux, tenace et hyper-compétent à ceux qui, sinon, ne pourraient recourir à ce luxe. Organisateur de la fronde gréviste de ses ouailles contre les conditions de vie miséreuses, terribles et indignes dans lesquelles les plonge un Etat exsangue, le Barreau francophone réclame à lui seul le double de ce montant.

En conséquence, des arbitrages s’imposent : assurance privée libre et facultative, hausse du palier de revenus à partir duquel un citoyen peut avoir recours à l’assistance juridique, impôt qui s’abattrait sur quiconque intente une action en justice (1) ? Rien de tout cela…

« Nous pensons, par exemple, à l’introduction d’une franchise forfaitaire, comme il en existe une dans la sécurité sociale ou le monde des assurances […] », déclarait, le 14 décembre dernier, dans Ter Zake, sur Canvas, la parachutée anversoise chargée de veiller au grain (à l’ivraie ?) judiciaire.

Quel que soit le modèle retenu, c’est donc vers une mutualisation des frais d’avocats et de procédure que l’on se dirige. Les nantis tremblent déjà ! Une révolution, vous disions-nous !

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(1)    Lire (NL) : http://www.gva.be/nieuws/experts/johndewit/aid1200883/salduz-na-vijf-maanden-werking.aspx

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Sur l’album de l’archisèche Marquise…

Face à la philo, la fuite : la mouche Notmee atteinte du syndrome Liekendael ! « A nous, Poelaert ! A nous, vous dis-je ! »

Michal Gugu a vomi à la gueule du juge Clébard en pleine messe noire. Ca a bien fait rire l’Advo-Kat général ! Gugu compte présenter son nouveau tube planétaire, « Just is SIEG ! SIEG ! ZIQUE ! big business. Heileluïa ! » à un public sélect dans les catacombes de BOZAR. Tenue d’Eve exigée…

Frère Benoît a cassé la tirelire du petit Grégory. C’est la peine de mort assurée !

« ’69, année éwotiek », le dernier remix en date d’Urbanus, fait figure de favori en guise de nouvel hymne du Keizerrijk Vlaanderen. La concession fatale du castor ?

Est-il certain qu’avec tout ce gras, l’ambassadeur martien honore de son vert membre le gala d’ouverture du Sodobar ?

Ju, ta meuf a appelé. Elle a plus de bitter lemon ! Elle espérait que tu pourrais la dépanner.

« Tetszik amit látok », lui lança mélodieusement Roland. « That much, huh ? », sourit Mickey…

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« J’ai entendu une interview, il y a quelques années, [de Carlos Ghosn]. On m’avait décrit un tigre de l’industrie, un type incroyable. Il arrive au salon de l’auto. On lui [demande si ce sera difficile]. Il [répond que oui, en précisant que] par prudence, il faudrait quand même [licencier] un peu. [En fait, c’est un minable technocrate] sans la moindre idée. […] Ces gens qui nous fabriquent la fatalité ne sont pas des inventeurs ! Ce ne sont plus des inventeurs ! Or, les syndicalistes et les travailleurs sont parfois des inventeurs. »

Didier Bezace, homme de théâtre, Ce Soir ou jamais, 04/12/12

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« Je n’ai jamais été banquier et ma connaissance de ces questions a toujours été superficielle. » (*)

Momo, l'ange exterminateur

Maurice Lippens (alias Momo Chtencull), ancien président du CA de Fortis (banque balayée en 2008 par la crise financière en raison d’investissements et de stratégies foireuses, rachetée pour des cacahuètes par BNP Paribas), inculpé pour délit d’initié, le 16/11/12

(*) Sources (NL) : http://www.youtube.com/watch?v=RWHtxb668es

http://www.demorgen.be/dm/nl/996/Economie/article/detail/1535370/2012/11/16/Lippens-schiet-op-iedereen-en-was-nooit-bankier.dhtml

 « Je ne suis pas un spécialiste de l’aviation. » (**)

Steevie Davie, son loden déchiré, sa pipe

Etienne Davignon (alias Steevie « Da Bilderberg Head » Davie), ancien vice-roi de Belgique, ancien VP de la CE, président du CA de Brussels Airlines (société qui vient de décider le gel des salaires de ses employés ainsi qu’une flexibilisation accrue de leur labeur, en raison de pertes successives de dizaines de millions €), le 05/12/12, entre 2 éructations glaireuses

 (**) Source : Ter Zake, VRT

« Je ne suis pas responsable du bordel. » (***)

Zan-Luc Geen- Commentaar

Zan-Luc Dehaene (alias « Geen Commentaar »), ancien président du CA de Dexia, banque en liquidation bourrée d’actifs toxiques, ancien premier-ministre du Royaume de Belgique, ancien parlementaire européen, ancien administrateur omniscient de près de 20 grandes entreprises belges, le 07/11/11

(***) Source (NL) : http://www.gva.be/nieuws/economie/aid1090089/dehaene-over-dexia-niet-verantwoordelijk-voor-de-puinhoop.aspx

Traduction libre mais non tronquée

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Les nouveaux chiens de garde (docu)

Erin Brockovich vs. Erin Burnett : médias mainstream putes du pouvoir ?

Lorsque la mosaïque formée par la somme des angles supérieurs est tellement discordante de la mosaïque globale et réductrice par rapport à celle-ci, il est inévitable qu’une tension surgisse. Il appartient aujourd’hui à chacun de s’interroger sur ce à quoi cette dernière donnera lieu…

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(extrait de « Body Without Soul », documentaire de 1996 du réalisateur Wiktor Grodecki)

Tournesols

Bien qu’en grève, le présent blog ne s’interdit pas, lorsque son auteur sent monter la sève ou qu’un sujet particulier tend à le faire gerber copieusement, d’incliner le projecteur sur l’un ou l’autre sujet particulier. Jusqu’à présent, c’est principalement, sous ses diverses déclinaisons, à l’injustice sociale structurelle dont nos sociétés occidentales périclitantes font désormais, au nom, bien sûr, de la réalité une et indivisible, leur pilier principal, qu’il s’est autorisé l’une ou l’autre digression. Mais il importe, aujourd’hui, de rendre un hommage…

Un hommage poignant, viscéral, sincère, oserait-on écrire intime, à ce frère lointain et proche à la fois, ce cousin en quelque sorte, qui, en toutes circonstances et sous les pires auspices, a bravé, ces dix dernières années, le pugilat populaire d’une poignée de fanatiques subversifs aux relents poujadistes. Ecrivons-le sans crainte : Broeder Demmink, nous serons toujours avec toi !

Avec toi contre les meutes rugissantes qui, après avoir réclamé à cor et à cri, sans l’obtenir, ta démission de ton poste de secrétaire général du ministère de la Justice et de la Sécurité des Pays-Bas, où tu étais paisiblement logé depuis 2002 et dont tu as eu, en raison de ton âge avancé, à te défaire le mois dernier, cherchent, aujourd’hui encore, par l’entremise d’articles divers – tous fallacieux, bien sûr –, de commissions parlementaires américaines biaisées, voire d’intimidations – on aura tout vu ! – à t’avilir, toi, le fidèle serviteur de l’Etat batave, toi qui t’es sacrifié pour le Bien de tes compatriotes, toi qui as fait de ton maroquin un sacerdoce ! Il en est décidément qui ne reculent devant aucune bassesse !

Car, affirmons-le tout de go, la succulence que tu éprouves à engloutir des bites et à coincer la tienne dans d’alléchants petits Prdele ne saurait, en toute franchise, en ce millénaire naissant éclairé de mille lumières, être retenu à ta charge. Qu’elle te fût imputée, soit, mais honni soit qui mal y pense, tu en conviendras. Malsain est ce persistant amalgame qui tend à associer de facto les pratiques qui précèdent avec l’expression d’un amour des enfants qui excède de loin leur âme. Voudrions-nous, en effet, un retour à l’âge des cavernes du milieu du siècle dernier, lorsque des descentes de la police des mœurs égayaient régulièrement les night clubs homosodomites ? Que nenni ! Cela n’aurait ni queue ni tête, tant le velours que choisit la première – que la seconde la suive ou non, à défaut de la précéder, est l’affaire des intéressés – n’a, dans le cadre d’un consentement éclairé, à être confronté à aucune autre médiation. Les médias mainstream et leurs spécialistes attitrés ne s’y trompent pas, d’ailleurs, qui font, à de très rares exceptions près, l’impasse totale sur ton cas, fossilisant ton dossier (le gelant, en quelque sorte) jusques aux grecques calendes.

Au diable, donc, les diverses accusations qui t’impliquent dans le viol répété de mineurs, tant dans ton pays nouvellement forteresse qu’en Tchéquie et en Turquie : tous soudoyés, ces malotrus, tous au service d’un agenda inavouable ! Comme l’affirme, dans la foulée de l’ambassadeur pays-basien aux Etats-Unis, le preux ministre qui exerce sa tutelle sur le département où tu excellais, des « enquêtes approfondies » ont permis de démontrer toute leur impertinence. Certes, lesdites enquêtes ont été effectuées sous le sceau d’un mandat qui, sous le prétexte de la plausibilité a priori d’une accusation, excluait tout devoir d’enquête particulier (1), notamment vis-à-vis de tes accusateurs turcs, parmi lesquels d’anciens policiers et d’anciens membres des services secrets, mais nous savons tous avec quelle facilité ces gens-là mentent, n’est-ce pas ? Après tout, s’il doit son origine à la langue persane, le mot ‘bakchich’ n’a-t-il pas transité par le turc avant d’atteindre le berceau du monde industrialisé, civilisé en somme ? Et puis, comme dirait Jack, « il n’y a vraiment pas de quoi fouetter une soubrette » ! Ces pays-là ont d’autres mœurs, cela se sait bien !

Quant à la conversation téléphonique retranscrite a posteriori dont certains prétendent qu’elle acte la commande par tes soins à un maquereau depuis lors décédé d’un ou deux nouveaux petits objets de désir d’une douzaine d’années, il ne peut s’agir que d’une falsification. Nul n’ignore comment, parfois, certains policiers fonctionnent, tu étais bien placé pour le savoir…

Innocent, tu es, Jo, au début de ce XXIe ce que Dreyfus fut à la fin du XIXe. En vérité, je te le dis, tu es la véritable victime, dans cette louche affaire qui mêle allègrement, en un gigantesque tourbillon d’ordures, les Ridgeston, les Schadwald, les Dutroux et les Demmink de ce monde !

Tu mérites notre respect, Jo, à nous tous ! C’est pourquoi, faute d’autre interlocuteur, nous en appelons au Ciel et nous crions : « (s)nuff about that, free Willy » !

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(1)    Source : http://www.katholieknieuwsblad.nl/nieuws/item/2951-ministers-scharen-zich-achter-demmink-brief.html

Pour davantage d’informations, lire le post suivant : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/11/16/en-plots-voelden-ze-iets-onderaan-en-ze-keken-ja-hoor-hun-onderbroekje-was-vol-stront/

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Les sujets qui suivent sont sans lien avec ce qui précède.

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Lolita

« Le clivage politique n’est pas du tout celui [dont fait état] le débat médiatique ordinaire. Il y aurait la droite, il y aurait la gauche. Le parti socialiste serait la gauche, qui serait contre la droite, etc. La ligne ne passe pas du tout là : le véritable clivage passe entre ceux qui sont implicitement d’accord – et d’un accord inavouable – pour travailler à l’intérieur du cadre et ceux qui, d’autre part, veulent sortir du cadre et le refaire. C’est la différence fondamentale, et c’est ça, la différence entre la droite et la vraie gauche. La vraie gauche, c’est celle qui veut refaire le cadre. Or, écoutez les propositions du parti socialiste officiel […], vous n’y [entendrez] strictement rien qui soit de nature à altérer significativement les contraintes structurelles qui forment le cadre en question. Ces contraintes structurelles […] sont au nombre de trois, [ce qui rend le cadre] triangulaire : premièrement le régime du commerce international, c’est-à-dire le libre-échange, [dont fait partie] la liberté des investissements directs, c’est-à-dire ce qui, très concrètement, autorise les délocalisations […]. De temps en temps, on sort le Lamy [directeur « socialiste » de l’Organisation Mondiale du Commerce] pour nous dire : « attention, ne cédez pas aux tentations protectionnistes, ce serait le retour à la xénophobie et à la guerre. » Deuxième côté du cadre : la finance foldingue, c’est-à-dire celle qui a [occasionné le scandale] des ‘subprimes’, l’appropriation des marchés de capitaux par les mégacorporations, la licence des institutions financières de faire ce qu’elles veulent et de prendre en otages les pouvoirs publics et les corps sociaux tout entiers [qui leur sont venus] en aide quand elles se sont pété la binette. Troisième côté du cadre : le modèle de politique économique européen, tel qu’il a délibérément organisé la surveillance des politiques économiques nationales par les marchés financiers. […] C’est le fait que les marchés financiers et les créanciers internationaux sont devenus les véritables décideurs, en dernier ressort, des orientations des politiques économiques : nous faisons la politique économique qui convient aux investisseurs et aux agences de notation ! [Voilà] les trois côtés du cadre. [Voulons-nous] rester dans le cadre ou [voulons-nous en] sortir : c’est la seule et unique question qui soit vraiment significative, du point de vue du débat politique à venir. »

Frédéric Lordon, « Là-bas si j’y suis » à la Fête de l’Huma, 16/10/11

De quoi se composent les actifs de la bad bank Dexia dont l’Etat belge s’est porté garant à hauteur de plus de 40 milliards € ? Et qui en sont les détenteurs ? Quels anciens dirigeants et administrateurs auront-ils à répondre pénalement et vis-à-vis du peuple de leurs négligences et de leurs fautes répétées ?

En Belgique, aujourd’hui,

– inciter les entreprises, c’est leur accorder des ristournes fiscales (donc leur octroyer du fric qui revient à l’Etat)

– inciter les chômeurs, c’est diminuer (de 17 à 40 %) leur allocation de subsistance, tout en les harcelant en permanence.

« Aaaayez confiaaance, faites des effoooorts »

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125 MILLIARDS € REFILES AUX BANQUES ESPAGNOLES

SANS LA MOINDRE CONTREPARTIE SOCIALE ?

28/11/12 : sur proposition de la Commission européenne, en particulier de son commissaire à la concurrence Almunia (« socialiste »), 37 MILLIARDS d’EUROS des contribuables européens TOMBENT DANS L’ESCARCELLE DES BANQUES ESPAGNOLES (1), en attendant 88 autres milliards d’euros d’ici à la fin de l’année ! La contrepartie ? La fermeture de la moitié de leurs filiales et des licenciements en cascade. ILS N’ONT RIEN COMPRIS !!! Ce socialisme européen de pacotille est mort !

8:52 > 10:01

Tout occupés à mettre les Etats dans des conditions qui rendront inévitable une mutualisation européenne des dettes qui plomberait l’Europe tout entière à son tour et l’asservirait aux prêteurs étrangers, ces leaders de pacotille peinent décidément à concevoir l’ouragan qui va s’abattre sur eux !

L’Europe n’a aucun projet ! L’Europe telle qu’elle est est une coquille vide. Unir l’Europe ? Pourquoi et pour qui ? Tant que ces questions resteront sans réponses, toutes les tentatives de fédéralisation échoueront piteusement. Et c’est très bien ainsi !

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(1)    http://www.europeanvoice.com/article/2012/november/four-spanish-banks-need-37bn-says-commission/75806.aspx

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Assange : « don’t threaten me with love, baby. Let’s just go walking in the rain… » (1)

« Que représente le terrorisme [de Julian Assange] en comparaison au terrorisme que nous acceptons tout simplement, qui doit se poursuivre jour après jour pour que les choses restent en l’état ? Voilà en quoi l’idéologie nous contient : lorsque nous parlons de terrorisme violent, nous pensons toujours à des actions qui interrompent le cours normal des choses, mais qu’en est-il de la violence intrinsèque destinée à assurer le fonctionnement des choses telles qu’elles sont ? En étant critique et n’en cédant pas moins, cependant, à mon esprit provocateur, je pense que si on emploie le terme de terrorisme, [celui-ci doit être considéré] comme une stricte réaction à un terrorisme beaucoup plus puissant qui est ici. »

Slavoj Žižek (philosophe slovène)

Conférence-débat ‘Democracy Now !’ avec Julian Assange, 02/07/11 [42:40] – traduction libre

Réfugié depuis cinquante jours dans les locaux de l’ambassade d’Equateur en Grande-Bretagne après avoir enfreint l’une des clauses de sa libération conditionnelle dans le cadre de la vraie fausse affaire des accusatrices suédoises, digne du complot Lewinsky (2), Julian Assange, ce DSK australien aux allures de freluquet, demeure passible d’extradition aux Etats-Unis, où il pourrait risquer, comme Bradley Manning, la figure expiatoire désignée du Wikigate, la peine de mort pour espionnage.

L’Amérique, rappelons-le, c’est « le symbole de la liberté » tel que vanté par Elfie Weiss dans le générique du dessin animé japonais « Tom Sawyer », par exemple cette liberté que Jefferson, au détour de deux discours, accorda aux esclaves noirs. « L’honnêteté est le premier chapitre du Livre de la Sagesse », ou encore « L’esprit de résistance à l’autorité [à l’Etat] est si précieux en certaines occasions que je souhaite qu’il soit toujours maintenu » (3), professait-il, le bougre !

« En général, la vérité est la meilleure justification contre la calomnie » (4), déclarait, quant à lui, le vieil Abe « tueur de vampires ». Mais le moins que l’on puisse écrire est que les pères fondateurs ont, un peu partout, du plomb dans l’aile en ces temps où le lyrisme doit s’effacer devant les maths froides. La surmédiatisation, la surpopulation mondiale et la possibilité, pour un nombre restreint d’individus, de provoquer des désastres majeurs, semble rendre très labiles ces propos de vieux fossiles.

Après la sous-traitance de la torture, la mode est, aux States, à la license to kill. Deux précédents des plus inquiétants, l’un douteux par son scénario, l’autre établi et vérifié, octroient en effet désormais au président de l’exécutif nord-américain méridional en exercice le droit nouveau et révolutionnaire de tuer l’un de ses compatriotes sans la moindre forme de procès, si ce meurtre est patriotique, en d’autres termes si les services secrets estiment qu’il s’inscrit dans la lutte contre le terrorisme. « Yeha ! », doit tonitruer sur sa vachette, sa flasque métallique dans la main droite, Bushito dans son ranch texan : après Oussa-la-Barbiche, en mai 2011, ce fut, en septembre de la même année, au tour d’un autre ponte du SCI (Syndicat du Crime islamiste), un citoyen américain cette fois, Anwar al-Awlaki, de périr, au Yémen, sous les balles à longue distance du shérif Obama. Que Gingrich ne doit-il regretter que sa chance de jouer de la gâchette ne se soit évaporée…

Ces individus étaient-ils de généreux John Lennon des causes contemporaines ? Là n’est pas le propos : par l’assassinat télécommandé du second d’entre eux, c’est non seulement l’article cinq de la constitution des Etats-Unis qui a été bafoué avec le sourire, mais aussi la chape de plomb du ‘secret défense’ qui s’est abattue sur tout débat consécutif (6). Quelles sont les bases légales dont prétend disposer l’administration Obama, sans toutefois en faire état, pour justifier cet assassinat ? Ce dernier a-t-il été commis de manière préemptive, c’est-à-dire pour des faits qu’al-Awlaki n’avait pas encore commis, ou l’a-t-il été sur base de présomptions de culpabilité ou de complicité ? Existe-t-il entre les Etats-Unis et le Yémen quelqu’obscur traité qui règle ce genre de situation, comme naguère l’externalisation de la torture ? Si oui, ce type de gentlemen’s agreement a-t-il cours également en d’autres régions du globe, en Europe par exemple ? Les drones pilotés à distance qui survolent nos cieux, en appui des satellites espions KH qui constellent notre ionosphère et sont gérés conjointement par  la National Security Agency (NSA) et le National Reconnaissance Office (NRO), ceux-là même qui, en prologue du film « Syriana », permettent d’abattre un vilain terroriste, alors qu’ils sauvent la mise à Jack Bauer dans l’épilogue de la série dont il a fait le succès, font-ils l’objet de conventions internationales ? Lorsque je me promène à poil sur ma terrasse, dois-je craindre d’être filmé en gros plan par Google Earth, la NSA et le NRO, et que sais-je encore ? Si oui, que sont donc mes droits d’auteur devenus ?

Autant de questions probablement désuètes auxquelles WikiLeaks pourrait contribuer à répondre si son site web ne faisait, depuis plusieurs jours, l’objet d’une saturation orchestrée par AntiLeaks (7), un collectif US d’un genre nouveau que plusieurs spécialistes d’internet situent à la droite de la droite et qui semble promouvoir la liberté, y compris pour les Américains eux-mêmes, de n’être pas informés.  A moins qu’il ne s’agisse, une fois encore, de la main invisible de Langley qui agiterait quelques épouvantails anonymes… DietPepsi, l’énigmatique leader charismatique de ce groupuscule, déclare pouffer lorsqu’il lit les allégations qui fleurissent, de plus en plus nombreuses, sur le net quant à son appartenance supposée à « la NSA, la CIA ou le FBI« .

Qu’il pouffe donc, le Pepsi Light : il ne cite pas la DIA (Defense Intelligence Agency), qui dépend du DOD (ministère de la Défence américain), et, s’il écarte par ailleurs d’un revers de main l’hypothèse d’un scénario de marketing conçu par les trolls de Wikileaks, par exemple pour attirer, en guise d’avertissement (et avec le soutien d’un certain nombre de médias spécialisés ?), l’attention du public sur le curieux cas Abraxas (8) au moyen d’une poignée de documents certes indicatifs mais pas très subversifs (9), alors que se joue, à Londres, le sort de leur patron, il ne cite nulle part le nom de ce dernier. Or, le diablotin peut être dans les détails et les mots non prononcés. Assange a d’ailleurs déjà recouru par le passé à des ficelles publicitaires. Et, honnêtement, si tel était le cas en l’occurrence, le lui reprocherait-on ? Il faut bien, après la purge publique de la banque Barclays (pointée du doigt par Wikileaks dès mars 2009) et le jeu de chaises musicales à la Bank of America (10), que notre homme garde quelques cartes en réserve sous sa manche pour le gigantesque jeu de poker dont il est partie prenante. ‘Leverage‘ est le terme anglais consacré…

Certes, Assange a un agenda politique. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. Certes, même si beaucoup le sont, tous les coups fourrés ne sont pas de conception américaine. Mais là n’est pas l’essentiel : ce qui est fondamental, c’est de confronter les nations elles aussi aux louables idéaux qu’elles disent promouvoir. C’est de rendre espoir à des opinions déglinguées. C’est d’œuvrer à un monde dont les générations futures pourront dire qu’il est un rien meilleur que le nôtre (11), bref de faire reculer le cynisme en conformant les actions aux annonces et discours.

S’il existe un principe céleste qui ordonne l’équilibre, Assange en est un modeste exécutant. C’est pourquoi, contre tout augure, nous lui souhaitons bon vent à Quito ! Puisse-t-il échapper aux polices secrètes de l’Empire, aux drones furtifs, au mal ravageur qui frappe la plupart des dirigeants de gauche d’Amérique du Sud et dont l’un deux hésite, en public, à attribuer la paternité à son ennemi juré (12), aux chiens enragés qui courent les rues équatoriennes, aux sorcières suédoises (1) et aux patriotes d’AntiLeaks, et poursuivre son labeur d’investigation et d’information du public souverain !

Comme le disait Billie Holiday, « si je dois chanter comme quelqu’un d’autre, alors je ne chante pas du tout. » (13)

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(1)    « Ne me menace pas avec l’amour, bébé. Marchons simplement sous la pluie… » (Billie Holiday)

(2)    Lire : http://www.europe1.fr/International/Assange-et-l-affaire-du-preservatif-328317/

(3)    “Honesty is the first chapter of the Book of Wisdom.

The spirit of resistance to government is so valuable on certain occasions that I wish it to be always kept alive.

(4)    “Truth is generally the best vindication against slander.

(5)    http://www.washingtonpost.com/world/national-security/holder-us-can-lawfully-target-american-citizens/2012/03/05/gIQANknFtR_story_1.html

(6)    Sources : http://www.universalis.fr/encyclopedie/satellites-espions/

http://system.solaire.free.fr/sondeterre3.htm

(7)    Source : http://www.theregister.co.uk/2012/08/13/antileaks_wikileaks_attack_response/

(8)    Sources : http://publicintelligence.net/abraxas-trapwire/

http://www.pcmag.com/article2/0,2817,2408402,00.asp

(9)    Source : http://wikileaks.org/gifiles/releasedate/2012-08-14-00-a-brief-introduction-to-abraxas-trapwire-and.html

(10) Sources : http://archive.truthout.org/what-does-wikileaks-have-bank-america66889

http://www.cnbc.com/id/42762811/The_Great_Wikileaks_Bank_of_America_Hoax

(11)    « Today, we begin in earnest the work of making sure that the world we leave our children is just a little bit better than the one we inhabit today.” (promesse issue du discours postélectoral du prétendant à un second mandat à la Maison blanche)

(12)    Source : http://www.reuters.com/article/2011/12/29/us-venezuela-usa-cancer-idUSTRE7BR14I20111229

(13) « If I’m going to sing like someone else, then I don’t sing at all. »

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Le présent article a été très légèrement modifié le 14/08/12, à la lumière de nouveaux développements (lire en particulier (7), (8), (9) et (10)).

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Le SIDA, une guerre biologique de la CIA ?

Oui, à en croire feu le prix Nobel de la Paix Wangari Maathai, ainsi que l’ancien Président de l’Afrique du Sud Thabo Mbeki…

Tout sauf l’expression d’une justice immanente, en tout cas !

Le Vatican à La Haye bientôt ?

« The CIA and AIDS

[www.time.com]

 

Since the Centers for Disease Control and Prevention first reported the HIV/AIDS epidemic in 1981, rumors have persisted that the deadly virus was created by the CIA to wipe out homosexuals and African Americans. Even today, the conspiracy theory has a number of high-profile believers. South African President Thabo Mbeki once touted the theory, disputing scientific claims that the virus originated in Africa and accusing the U.S. government of manufacturing the disease in military labs. When she won the Nobel Peace Prize, Kenyan ecologist Wangari Maathai used the international spotlight to support that theory as well. Others insist that the government deliberately injected gay men with the virus during 1978 hepatitis-B experiments in New York, San Francisco and Los Angeles. Still others point to Richard Nixon, who combined the U.S. Army’s biowarfare department with the National Cancer Institute in 1971. Though the co-discoverers of HIV — Dr. Robert Gallo of the National Cancer Institute and Dr. Luc Montagnier of the Pasteur Institute in Paris — don’t agree on its origins, most members of the scientific community believe the virus jumped from monkeys to humans some time during the 1930s. »

Source : http://www.time.com/time/specials/packages/article/0,28804,1860871_1860876_1861031,00.html

(La photo n’est pas issue de l’article de Time.)

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