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Why ?

Jay Attali is a very well respected old root. A freemason of the highest possible grade (the kind of which one never really knows whether they mean ‘yes’, ‘no’, ‘perhaps’ or ‘go fuck yourself’ when they answer a question), he was a close counselor to the latest noteworthy French president to date, and has been frolicking along the corridors of power ever since. Yet another liberal hardliner, he advocates drastic cuts in public spending and swears by financial growth as if adoring an improbable god. A deeply convinced European, he nonetheless appears to be unable to conceive our own founding fathers’ project as anything but a mere necessary addition to the North-American empire. A prophet of sorts, he never misses an opportunity to share his deranged wisdom with you and me, the profane

Here’s what he had to say in July 2008, in the midst of the first banking crisis of the XXIst century, about the horizon he was predicting for global democracy in the coming decades… (1)

There will be five steps :

1.       The extension of the American empire;

2.       Its decline, leading to the juxtaposition of 11 regional powers who will share the might, as none will be able to replace [said] empire;

3.       [Financial] markets will be stronger than democracy. The balance existing between markets and democracy within a nation won’t be able to hold in a worldwide environment, since markets have the faculty to globalize and become universal whereas democracy doesn’t. […] AS OF 2030, THE MARKETS WILL BE GLOBAL, AND [POLITICAL] POWER WILL LIE IN THE HANDS OF substitutes to the [nation-]States, which, according to [him], will be the INSURANCE COMPANIES AND THE ENTERTAINMENT INDUSTRY, the latter to mask what will be happening, the former to exert surveillance over all those who see. There will be total chaos, for the markets are efficient but not just, [and this chaos will lead to] an extrapolation of [social] injustice, private armies and absolute disorder.

4.       TOTAL VIOLENCE AND ABSOLUTE WAR, not even between nations but total and extremely brutal.

5.       Either after these hyper-clashes or instead of them, there will be a resurgence of democracy [and care], as the people will understand relationships carry more meaning than possessions, and markets are suicidal as well as destructive for the human species.

 The analogies between this anti-model and the Soviet model are stunning, were it not for the (somehow scheduled) ‘global war’ phase…

Soviet communism (in theory)

Dictatorship of the Proletariat (= the many)

NEW MAN

Grand Soir (= equality between all the people)

Financial corporatism (in practice)

Dictatorship of corporatist finance aka ‘the markets’ (= the few)

Global war / global terror / global atrocities

NEW MAN (Alleluia !)

Grand Soir (= global resurgence of Care)

 

Are we to believe the Mothman prophecies ? If so, are we now entering the first phase of the doom scenario, which would then have two names, or did we skip immediately to the second phase, accelerating the whole process, in which case these two names are but sorry attempts at delaying the worst ?

STOP TAFTA-TTIP !and…

Stop the TPP !Ces deux traités commerciaux en puissance (le premier transatlantique, le second transpacifique), qui ont fait l’objet d’obscures négociations durant de longues années, illustrent la vétusté de l’appareil médiatique traditionnel, qui prétend ne jurer que par les faits et tient bouche cousue lorsqu’il prétend être confronté à des spéculations.

En effet, si leurs premières esquisses, dévoilées par des fuites dont a bénéficié la galaxie Assange, correspondent à la réalité, les paquets législatifs contenus dans lesdits traités auraient un impact sans équivalent sur la vie quotidienne de tout un chacun et sur la structure même des Etats, un impact auquel, évidemment, n’échapperait aucunement une « Europe [municipalisée] dans une économie mondialisée » dès lors qu’ils seraient gravés « pour l’éternité dans la pierre du Berlaymont » (2), siège de la Commission européenne.

Détruire le mur de l'indicible !

Why ?

Certes, il est bien l’un ou l’autre climax passager auquel la presse d’autrefois a fait écho… Ainsi, par exemple, de cette longue diatribe d’un premier ministre finissant, qui affirmait, contre toute évidence, que la culture (comprenez : l’industrie culturelle) serait exclue du package. Mais, pour le solde, cette presse, qui se garde bien d’investiguer, est bien sûr aux ordres, dans les faits.

Pourquoi, en effet, prendrait-elle le risque de marteler des chiffres factuels susceptibles de remettre en cause une cohésion sociale factice ? Pourquoi cesserait-elle de marteler croissance, réformes et autres banalités sans consistance, bref tous ces éléments de langage auxquels, par contrainte, frivolité ou bêtise, elle se cantonne ? Pourquoi éclairerait-elle davantage ses spectateurs, auditeurs ou lecteurs à propos de la crue réalité du cauchemar états-unien, qui se distille notamment dans les faits suivants :

– Entre 1979 et 2001, le pourcent des ménages les plus riches a accru sa fortune, après impôts, de 275 %, tandis que les 60 % des ménages médians n’ont vu progresser la leur que de 40 % (3);

– En 2011 (en pleine ‘crise’, donc), ce 1 % s’est approprié près de 25 % de l’ensemble des revenus, et jusqu’à 40 % de la richesse nationale, et la tendance semble imperturbablement haussière (4) ;

– De 1972 à 2002, le revenu moyen annuel réel des patrons d’entreprises du Top 100, en tendance nettement haussière depuis lors, lui aussi, est passé de 1,3 million de $ (soit 39 fois le salaire d’un travailleur moyen) à 37,5 millions de $ (soit plus de 1000 fois le salaire d’un travailleur ordinaire) (5).

– La dette fédérale des Etats-Unis se chiffre, ce jour, à 17,157 billions de $.

– Le rapport entre le PIB mondial (70,02 billions de $) et la valeur nominale totale des produits dérivés déclarés (632,579 billions de $), à l’origine de la crise bancaire de 2008, est de 1 à 9 (6), et à ces produits dérivés, il convient d’ajouter les produits financiers classiques, estimés en 2010 à 212 billions de $ (7). De manière conservatrice (étant donné que les années de référence ne sont pas les mêmes pour l’ensemble des paramètres), ce phénoménal déséquilibre entre économie réelle et économie purement spéculative peut se visualiser comme suit :

Rapport entre l'économie réelle et l'économie spéculative

Combien de dollars virtuels ont-ils déjà été imprimés sur la planche à billets afin de donner un semblant de contrepoids réel à cette montagne de spéculation, et quelle est la valeur réelle du dollar ?

Pourquoi cette presse de caniveau et d’entertainment (c’est-à-dire de divertissement, donc de diversion) nous indiquerait ou nous rappellerait-elle que, grâce à la suppression du Glass-Steagall Act par le putophile Clinton, le monde entier est désormais suspendu à une corde que la moindre étincelle peut faire s’enflammer ? Pourquoi ne pointe-t-elle pas les responsables, au pouvoir aujourd’hui comme hier ?

Why should we ?

Pourquoi prendrait-elle la peine de traiter ces sujets à la mesure de leurs implications potentielles, à défaut d’analyser les projets de traités en profondeur en les comparant à des projets avortés tels que l’ACTA (8), ou à des partenariats commerciaux concrétisés tels que celui conclu entre l’UE et Singapour, lequel recycle ce qui a pourtant fait l’objet d’un refus catégorique de la part du Parlement européen, à savoir un encadrement réactionnaire d’Internet et de ses utilisateurs ? (9)

Ce sont les mêmes technocrates gratte-papier qui ont pondu tous ces projets imbuvables, tous imprégnés de la même inspiration liberticide, et ce sont les mêmes bénéficiaires (présumés), à savoir le big business du divertissement et, plus largement, la mafia des multinationales, qui s’en réjouissent.

Pourquoi cette presse se fait-elle l’alliée objective de ces derniers ? Si sa mission fondatrice était d’informer, cela se saurait ! Contenir, tromper, déverser, jour après jour, la propagande dominante, exaspérant, au passage, par son insolente fatuité : voilà son rôle ! Ce pseudo-journalisme est un journalisme de classe, qui ne reflète plus que son étroitesse d’esprit, un esprit labouré par des décennies de médiocrité consumériste ! Comme tous les partis aux affaires, il perçoit les peuples comme une menace, et cherche à déterminer en conséquence la temporalité de l’information : ce n’est que si et lorsque les acteurs autorisés de la pièce de théâtre politique choisissent de mettre un sujet à l’avant-plan que celui-ci est relayé par les chiens de garde de la vieille lucarne. Dans ces conditions, plutôt que de la mettre en danger, tout mouvement social résulte d’une stratégie de l’élite : que vaudrait une pièce de théâtre dont les premiers concernés (qui, par un curieux concours de circonstances, se trouvent aussi être des spectateurs) écriraient eux-mêmes le scénario ? Ils ont la représentation pour ça !…

En l’occurrence, cette dernière se compose, en toute logique, d’abrutis du commerce, de dangereux automates de la synarchie rampante, de fonctionnaires plénipotentiaires qui prétendent construire le monde de demain selon Attali. Mais qui sont-ils ? Depuis que la Quadrature du Net a publié leurs noms (10), ils ne sont plus totalement protégés par l’ombre dans laquelle, tels des cafards, ils raffolent de se reproduire. Tous sortent plus ou moins du même moule consanguin, comme l’atteste un rapide survol de leurs CV respectifs. Faut-il s’en étonner ?

Pour les Etats-Unis, c’est un certain Daniel Mullaney qui a la charge de superviser les négociations avec l’Union européenne. Avocat d’affaires à l’origine, Mullaney a été lobbyiste à Bruxelles de 2006 à 2010 (11). Son patron, le ministre du commerce américain, Michael Froman, fut, quant à lui,  directeur de la banque Citigroup et membre du Bureau des Conseillers de Politique européenne (BEPA), sous l’autorité directe du président de la Commission ! Tout un parcours (à capitaliser) !!!

Du côté de l’Union européenne, si toutefois cette expression s’applique encore à un contexte transatlantique dans lequel plus la moindre chatte ne reconnaîtrait ses petits, le négociateur en chef de la première phase du scénario Attali est l’Espagnol Ignacio Garcia Bercero (12), produit du GATT et de l’OMC, qui avait déjà supervisé des traités commerciaux entre l’UE et l’Inde, ou encore la Corée du Sud, et plus récemment le CETA (13), prélude euro-canadien au TTIP / TAFTA, gelé dans l’attente de la double onction électorale espérée (en mai 2014 et en octobre 2015, dates respectives des prochaines élections européennes et fédérales canadiennes). Ou comment subordonner un projet porteur d’un changement radical de société à un plébiscite personnel et partisan, sans le moindre débat public qui vaille…

Ignacio Garcia Bercero, TAFTA-TTIP head negotiator (European commission)A ses côtés, le Bercero, photographié auréolé du sigle de la présidence états-unienne (Tout un symbole !) à l’occasion de la dernière conférence de presse commune en date, il y a quelques jours à peine, peut compter notamment sur des adjoints français, belge et britannique.

Le Français Jean-Marc Trarieux (14) est ainsi responsable du volet ‘agriculture’ desdites négociations, dans le cadre desquelles, son diplôme d’agronome en poche, il pourra, dans la foulée de ses missions de représentation à Washington et à l’OMC, trahir gaillardement les quelques roots qu’il lui reste peut-être, lui qui se targue, tandis qu’il s’apprête à déverser sur le marché européen le flot d’OGM nauséabonds dont l’Outre-Atlantique s’est fait la spécialité, d’être né dans une ferme à bétail du Limousin !

Jean-Marc Trarieux, TATA-TTIP negotiator - Agriculture (European commission)Le Belge Damien Levie (15), responsable, quant à lui, du volet ‘accès des biens et produits au marché’, est à la tête de l’unité USA / Canada de la direction générale ‘commerce’ de la Commission européenne. Il a suivi le parcours si prototypique de tous les premiers de classe européens un peu niais et très obéissants que les Etats-Unis cherchent à récupérer : son diplôme de droit obtenu à l’université de Louvain-la-Flamande, et celui d’économie décroché à Louvain-la-Wallonne, il est allé, à la Chicago Law School, les assortir d’une fanfreluche qui lui vaut sans doute aujourd’hui d’être considéré comme l’un des dignes héritiers des Chicago Boys, ces économistes libéraux extrémistes aux sympathies fascistes, initiés en leur temps par ce cher Milton…

Damien LEVIE, TAFTA-TTIP negotiator - market access for goods (European commission)Quant au Britannique John Clarke (16), qui regroupe dans son portefeuille de bâtard à la fois l’agriculture et la propriété intellectuelle (à des fins identiques d’étiquetage patenté, sans doute), il a lui aussi, par la force des choses, traîné sa savate à l’OMC…

John Alistair Clarke, TAFTA-TTIP negotiator - Agriculture-Intellectual products (European comission)

Why should we care ?

Internet (et, par ce biais, la culture, également), l’agriculture, la santé, l’enseignement peut-être, mais aussi, par la bande au moins, le militaire (17) : autant de domaines dans lesquels ces traités prétendent établir une fois pour toutes (dans l’attente de « l’hyperconflit » ?) des règles auxquelles chacun sera tenu de se tenir, des règles qui n’ont rien du libre commerce puisqu’elles profiteraient avant tout aux mêmes multinationales qui pratiquent l’évasion fiscale à large échelle et aux mêmes trusts bancaires à l’origine des bulles financières successives, des règles qui ont pour but de démolir les acquis sociaux et les protections environnementales, des règles invasives destinées à abolir des droits fondamentaux et à restreindre davantage encore les libertés publiques et privées, des règles totalitaires supposées reléguer les Etats (donc les démocraties) à l’état de pions, et de faire des individus-citoyens de nouveaux esclaves, des « paysans » en somme, comme semble raffoler à les qualifier avec péjoration la détestable caste qui fait (littéralement ?) la pluie et le beau temps au sein de l’Empire.

C’est bien évidemment sur l’apathie générale que misent cette anti-élite dépravée et ses innombrables relais en nos contrées pour imposer l’avènement des « marchés suicidaires et destructeurs de l’espèce humaine », sur les fidèles lecteurs de Point de Vue / Images du Monde ou de Gala, sur les télé-veaux formatés par des experts en manipulation qui pousseraient, à se regarder dans la glace, d’épouvantables cris d’effroi, sur cette jeunesse encore insouciante qui s’agite, en attendant ceux des bombes, sur les beats speedés annonciateurs de son propre sacrifice.

Ce sacrifice d’une génération entière (et de la suivante avec elle), il prendrait plusieurs formes, selon les textes à l’étude. En voici quelques-unes parmi les plus évocatrices…

a/ L’agriculture

Déjà à bout de souffle, les petits agriculteurs idéalistes tels que Pierre Priolet, qui, émus par la charge injuste qu’une société ingrate leur fait porter, s’effondrent en sanglots sur les plateaux de télévision lorsqu’ils ne se suicident pas à un rythme alarmant, loin des caméras, verraient débarquer à présent avec tambour et trompettes l’agrobusiness nord-américain, aux yeux duquel tout scrupule s’efface devant le profit, avec, à la clé, l’extermination des rares abeilles qui auront, jusque-là, résisté aux pesticides nucléarisés.

Saviez-vous qu’il se peut que vous mangiez régulièrement de la viande clonée à votre insu, et qu’aucun étiquetage ad hoc n’est prévu pour vous en informer (18) ? Cette gâterie, c’est à l’incompétence manifeste dont ont fait preuve à la fois les Etats et le Parlement européens, qui ont échoué à s’entendre sur la matière, ainsi qu’à la négligence coupable de la Commission, qui s’est bien abstenue, alors que lui revient l’initiative législative (Un comble !), de proposer une nouvelle loi, que vous la devez…

Saviez-vous que, par ailleurs, dans une configuration semblable, la Commission européenne a décidé de donner, depuis le début de l’année en cours, son agrément à la viande traitée à l’acide (19), une pratique très prisée chez nos voisins d’en-face, en raison de la rentabilité qu’elle induit ? En prenant cette décision, elle se sera bien gardée de donner libre cours à l’influence néfaste des lobbies qui l’assiègent et parviennent à placer un peu partout leurs marionnettes aux multiples casquettes…

Saviez-vous, enfin, que les multinationales des OGM font pression sur la Commission pour limiter au maximum la liste des semences reconnues et autorisées à la vente, sorte de répertoire du vivant végétal sans lequel point de sésame pour le commerce ? (20)

Aux Etats-Unis, Monsanto, l’une de ces multinationales (21), est particulièrement infiltrée au sein du Congrès, et l’un des juges de la Cour suprême (Clarence Thomas), que d’aucuns soupçonnent d’être entièrement acquis à sa cause, en a même été un avocat dans une vie antérieure.

Monsanto 2

En dépit des dénégations répétées mais peu crédibles du fou furieux qui fait actuellement office de commissaire européen au commerce quant à un assouplissement de la législation concernant les OGM, les législateurs états-uniens ont déclaré qu’ils ne soutiendraient aucun accord dont serait exclue la suppression de toutes les barrières commerciales qui empêchent encore, bon an mal an, leur satané agrobusiness d’envahir l’Europe (22).

C’est notamment ce qui a amené la directrice du bureau européen des Amis de la terre, Magda Stoczkiewicz, à déclarer qu’ « il est nécessaire de suivre ces négociations de bien plus près et de faire en sorte que bien plus de gens soient au courant des dangers qu’elles représentent pour les citoyens et pour l’environnement ». (Ibid.)

L’exception culturelle, à travers laquelle la France ne cesse de se tresser des lauriers, ne passerait-elle pas aussi par la table ?…

OGM = fascisme alimentaire

b/ La santé

Dans ce domaine, le grand marché transatlantique a notamment pour ambition de prolonger artificiellement la durée de validité des brevets, ce qui aurait au moins trois conséquences très fâcheuses : primo, une augmentation encore accrue des dividendes aux actionnaires des grands groupes pharmaceutiques, déjà plus que dorlotés, ainsi que des fusions-acquisitions, au détriment de la recherche et de l’élaboration de nouveaux médicaments ; secundo, la relégation des médicaments génériques à l’arrière-plan ; tertio, et par conséquent, l’assurance, pour des personnes déjà fragilisées à l’extrême, de devoir débourser, si le projet se fait traité, des sommes considérables afin de pouvoir survivre. Ainsi de celles atteintes du VIH, au nom desquelles Act Up a lancé, aux côtés de dizaines d’autres associations, un appel clair et net à bannir de telles dispositions de tout accord commercial éventuel (23). On attend toujours dans la rue les milliers de PD et de gouines françaises qui avaient pris la peine de défiler, en début d’année, afin de faire valoir leur confort bourgeois, ainsi que leurs homologues néerlandais, pour qui la vodka russe semble autrement plus importante !

Peasants for plutocracy (by Michael Dal Cerro)c/ Internet

Le traité TTIP – TAFTA supposerait la fin des logiciels libres, la mondialisation d’un HADOPI dont même la France, aujourd’hui, cherche à se débarrasser, la traque mesquine de toute activité considérée suspecte eu égard aux droits d’auteurs, par l’entremise de la gendarmisation des fournisseurs d’accès (Vous avez dit ‘commerce’ ?) et d’immixtions constantes dans la vie privée de la part d’intrus de toutes natures, sous le sceau protecteur de ces lois nouvelles, ainsi que, conséquemment, l’anémie de la créativité électronique.

Ces derniers jours, l’on a ainsi vu un certain David Israelite, industriel du copyright, déplacer les frontières du risible en poussant l’idiotie cupide jusqu’à réclamer la fermeture sine die des principaux sites qui hébergent des paroles de chansons !

d/ l’instauration de nouveaux tribunaux d’arbitrage supra-continentaux

Si se réalise le souhait des négociateurs de la plus grande embrouille législative qui ait jamais été, ce type de tribunaux, d’une nature inédite, où siégeraient, ès qualité de magistrats, des avocats d’affaires, par nature véreux, seraient habilités, outrepassant les législations nationales (et même continentales), à condamner des Etats à compenser, avec l’argent public pour lequel vous avez trimé, des multinationales qui s’estimeraient lésées parce que l’un de leurs deals fumeux n’aurait pu se réaliser en raison d’une non-conformité aux prescriptions sociales ou environnementales (par exemple l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste).

La conséquence directe de ce principe inique serait une compétition acharnée entre les Etats, sur le mode de la compétition fiscale, pour réduire au strict minimum les principes qui fondent notre bien-être commun et garantissent notre sécurité face à des prédateurs qu’aucun désastre social, aucune pollution, ne fait reculer.

Why should we care about your economy ?

Car, contrairement à ce que ses apôtres voudraient nous faire croire à longueur de propagande, c’est bien dans le nivellement par le bas que réside l’essence du capital-corporatisme, porté tel un noir étendard par tous les imposteurs du commerce vicié qui a l’audace de se prétendre libre et non faussé, au premier rang desquels la clique bien connue de commissaires imbus de leur personne, qui mérite de voir, pour cause d’abus de pouvoir illégitime répétés, ses prérogatives détricotées les unes après les autres au bénéfice d’un Parlement digne de ce nom !!!

Comme l’indiquait un rapport publié en mars 2012 par la Confédération européenne des Syndicats  (CES), « le discours européen qui soutient que la nouvelle croissance post-crise permettra de résoudre le phénomène [prétendument] temporaire de creusement des inégalités [est erroné]. Le lien entre croissance et égalité s’est rompu et la marée ne monte plus pour tous. Il n’y aura [par conséquent] pas de sortie de crise durable sans réduction des inégalités sociales. [Dès lors], les remèdes politiques doivent désormais se porter sur la redistribution et la ‘déconcentration’ des richesses. » (24)

Plus tôt les vrais profiteurs du système l’auront compris, mieux ils éviteront le clash des titans, si tant est que tel soit leur objectif…

Article 35 de la DDHC de 1793

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(1) In Ce Soir ou jamais, 07/11/08, France 5 / to be watched here : http://www.youtube.com/watch?v=2Zliehv1ncU

(2) Source : Le Monde, 25 mars 2005

Les propos ici relatés se rapportaient à la fameuse directive ‘Services’ pondue par la même Commission européenne au début des années 2000. Les citer dans le cadre de cet article ne trahit pas leur intention dès lors qu’ils furent tenus par un autre tenant bon teint du capital-corporatisme, qui souscrit pleinement, par ailleurs, à la dictature de la finance dont relèvent les projets de traités mentionnés.

Texte et commentaires ici : http://intrgalaktiklyon.wordpress.com/2010/11/20/hasta-la-evolucion-siempre/

(3) Office du Budget du Congrès US, Tendances dans la distribution du revenu des ménages, 1979 – 2007, octobre 2011

(4) Source : Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d’Economie 2001), Of the 1 %, by the 1 %, for the 1 %, in Vanity Fair, mai 2011

http://www.vanityfair.com/society/features/2011/05/top-one-percent-201105?currentPage=all

(5) Source : Paul Krugman (prix Nobel d’Economie 2008), For Richer, in New York Times, 20 octobre 2002

http://www.nytimes.com/2002/10/20/magazine/for-richer.html?pagewanted=all&src=pm

LIRE AUSSI l’étude statistique de la répartition des revenus aux Etats-Unis établie en 2013 par Piketty et Saez, dont rend compte l’article suivant : https://yannickbaele.wordpress.com/2013/07/15/liberte-de-croissance-le-nouveau-paradigme/

(6) Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/632-579-milliards-dollars-epee-damocles-qui-pese-marches-mondiaux-eberhardt-unger-776221.html#FfEr2B4xHzwI2awE.99

(7) Source : http://www.mckinsey.com/insights/global_capital_markets/mapping_global_capital_markets_2011

(8) Lire, à ce propos, cet article précédent : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/06/09/acta-ou-comment-le-monde-cherche-a-sunir-contre-les-internautes/

LIRE AUSSI l’article suivant du Guardian, relatif à un document de travail des négociateurs du TPP (traité transpacifique) qu’est parvenu à se procurer Wikileaks : http://www.theguardian.com/media/2013/nov/13/wikileaks-trans-pacific-partnership-chapter-secret

(9) Source : http://www.laquadrature.net/en/tafta-down-with-anti-democratic-us-eu-negotiations

(10) La liste de leurs noms peut être consultée ici : http://www.laquadrature.net/wiki/TAFTA_negotiators

(11) Source : http://www.ustr.gov/about-us/biographies-key-officials/daniel-mullaney-austr

(12) Le CV résumé de l’intéressé est disponible ici : http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/july/tradoc_151669.pdf

(13) Lire : http://www.theglobeandmail.com/news/politics/eu-harper/article14924915/

(14) CV résumé de Trarieux ici : http://www.hagstromreport.com/2012news_files/2012_1119_trarieux.html

(15) CV résumé de Levie ici : http://www.regonline.co.uk/builder/site/Default.aspx?EventId=1184066

(16) CV résumé de Clarke ici : http://www.europolitics.info/institutions/john-a-clarke-commission-art351409-36.html

(17) Lire : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/21/le-futur-de-l-otan-est-europeen_1703899_3232.html

Selon de nombreux spécialistes de la géopolitique, le but premier des traités TPP et TTIP – TAFTA est d’isoler la Chine, en la privant de sa zone d’influence, ce qui ne pourrait manquer de provoquer, à terme, le plus grand affrontement dans l’histoire de l’humanité.

(18) Source : http://www.liberation.fr/monde/2011/03/29/l-europe-echoue-a-trouver-un-accord-pour-interdire-la-viande-clonee_725339

(19) Source : http://www.europe1.fr/Economie/L-UE-autorise-la-viande-traitee-a-l-acide-1403641/

(20) Source : http://www.rtbf.be/info/dossier/toute-l-info-europeenne-de-la-rtbf/detail_aujourd-hui-en-europe-la-commission-europeenne-veut-reglementer-le-commerce-des-semences-des-plantes?id=8023835

(21) A propos de ladite multinationale, intimement connectée au sous-empire Gates, il est impératif que vous lisiez d’urgence le suivant article précédent : https://yannickbaele.wordpress.com/2013/02/12/gratia-solis-generositatis-omnibus-fingit/

(22) Source : http://www.independent.ie/business/eu-and-us-negotiators-say-trade-deal-wont-pander-to-big-business-29758186.html

(23) Lire : http://www.eff.org/deeplinks/2013/03/transatlantic-declaration-leave-copyright-patent-issues-out-tafta

(24) Lire : http://www.etui.org/fr/Actualites/Les-inegalites-sociales-s-aggravent-dans-l-Union-europeenne

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Rectification du 6 octobre 2018 : une version précédente de cet article attribuait à Barack Obama la nomination à la Cour suprême des Etats-Unis du juge Clarence Thomas, ainsi qu’une proximité avec ledit juge sur certains sujets. Or, c’est George H.W. Bush qui, en octobre 1991, a procédé à ladite nomination, validée par un Sénat à majorité démocrate. Non sans retard, cette erreur grossière a donc été corrigée.

***

(ajout du 21 mars 2015)

Bœuf aux hormones, poulet chloé, invasion d’OGM : en attendant TAFTA, le Petit Prince a déjà les pralines gonflées…

http://www.sudinfo.be/890468/article/actualite/belgique/2013-12-27/le-prince-emmanuel-consulte-un-psychotherapeute

Si l’Etat abdique aussi son rôle primordial de veille sanitaire des produits alimentaires que nous consommons tous, il ne lui reste décidément plus grande raison d’être.

I know what you’re thinking about : horsemeat lasagna, right ? Pensez de nouveau !

Il y a peu, la presse belge a fait ses choux gras des visites régulières du prince Manu chez le psy. Troubles de l’attention, hyperactivité, mains qui gigotent ? Vu son âge, on refuse de croire à l’option Sean-Gustave…

Si l’hyperactivité est bien l’origine de son blème, l’explication pourrait être beaucoup plus pragmatique : le chocolatier-confiseur Corné Port-Royal, fournisseur breveté de la Cour de Belgique…

Examinons sans plus attendre les ingrédients de l’un des produits phares de la maison :

Corné Port-Royal Ballotin Chocolat Noir 470 g, 36 pralines

Sucre, pâte de cacao, amandes, noisettes, beurre de cacao, matière grasse laitière anhydre, sirop de glucose, graisse végétale, lait entier en poudre, eau, stabilisant : sorbitol, amandes grillées, noix, lait écrémé en poudre, stabilisateur: sirop de sorbitol E420(ii), farine de riz, lait condensé, pâte de pistache, émulsifiant: lécithine de soja (E322), cacao maigre en poudre, pistache, sirop de sucre inverti, farine de blé, sucre inverti, miel, café, glucose, arôme: pistache, arôme naturel: vanille, sirop de fructose, écorces d’orange, arôme: vanilline, alcool (0,02%), émulsifiant: mono- et diglycérides d’acides gras (E471), conservateur: acide sorbique (E200), stabilisant: E1103, conservateur: sorbate de potassium (E202), sel, arôme naturel: caramel, farine de malt (blé), arôme naturel: pistache, crème, pistaches, arôme naturel: bergamote, huile végétale, blanc d’œuf, dextrose, arôme naturel: orange, vanille naturelle, colorant naturel: E141, beurre d’Isigny, cerneaux de noix, arôme naturel: citron, farine de malt (orge), colorant vert naturel, gomme de xanthane (E415), colorants: E102*,E110*(*peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants), colorant: E171, émulsifiant: sucroesters acides gras E473
http://www.corneportroyal.com/fr/ballotin-chocolat-noir-470-g/chocolat-produit-france.htm

Si rien ne vous étonne, c’est parce que vous en êtes encore à croire que les industriels vous veulent du bien, et que l’Etat est là pour les mater. Heureusement, sur Mediapart, Jo la Moustache, qui vient de publier tout un bouquin consacré à la malbouffe, vient de tirer la sonnette d’alarme.

Un colorant, le E471, comme indiqué dans la liste des ingrédients ci-dessus ?

« Le dioxyde de titane est peut-être cancérogène.
Le dioxyde de titane peut être produit sous forme de nano-particules / nanomatériaux.
• Peut-être cancérogène
• Peut-être produit sous forme de nano-particules »

http://fr.openfoodfacts.org/additif/e171-oxyde-de-titane

Quant au E102,

« La tartrazine est un additif qui présente beaucoup de risques.
• Risque élevé d’allergie chez les personnes sensibles, les enfants, les asthmatiques et les personnes allergiques à l’aspirine
• Troubles de l’attention et hyperactivité chez les enfants, en particulier quand la tartrazine est associée aux benzoates (E210 à E215) »

http://fr.openfoodfacts.org/additif/e102-tartrazine

La liste complète des additifs utilisés dans notre alimentation industrielle peut être consultée ici :

http://fr.openfoodfacts.org/additifs

Dans ce contexte, Paul de Bocuse, Pierre de Romeyer et les autres sont-ils complices ou résistants ?

CONTRE TRICATEL, TOUS AVEC LE P’TIT PRINCE !

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« What we huh need is huh competent, non huh corrupt and elected European politissuns who huh serve huh the people and not huh a minority of corporate huh interests, and there huh fore have the huh guts to huh contest authority huh. » (Holy Reign, footballeur capital-corporatiste, commissaire européen non élu et Torquemada des budgets des Etats de l’UE)

L’UE tire la sonnette d’alarme pour l’Espagne, la France, l’Italie et la Slovénie

« La Commission européenne a mis en garde contre une aggravation des problèmes économiques en Espagne, en France et en Italie. Elle a ajouté que la Slovénie devait prendre des mesures urgentes face au risque d’une plus grande déstabilisation de l’ensemble de la zone euro. […] »

Source : http://www.euractiv.com/node/519036

« […] Ma proposition, qui n’est d’ailleurs pas si originale – il y a des gens à Berlin qui y réfléchissent depuis longtemps déjà –, c’est une monnaie parallèle […] pour les pays [européens] bien cotés. Dans le jargon, cela s’appelle le triple A : ce sont les pays les plus forts [économiquement], les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, le Danemark, etc. [Quant à] la France, elle est au bord de la faillite, et elle a déjà perdu l’un de ces A, et cela ne fait que commencer, car l’économie française est gérée d’une façon particulièrement peu judicieuse, par le président actuel mais également par le président précédent. Les Français ont un marché de l’emploi fossilisé par les règles. Ils se sont également élevés contre la directive ‘services’ […], dont j’ai moi-même été responsable, […] parce qu’ils ont peur de la concurrence. […] Nous ne sommes qu’au début du problème français. […]

Hollande face à Pujadas

Hollande et le secret espoir d’un renversement de la majorité allemande, à la faveur des élections fédérales au Bundestag du 22 septembre prochain

Rien ne pourra se passer sans la Bundesbank. C’est de là que cela devra venir. […] Mais c’est plus vite dit que fait, parce que la Bundesbank ne le fera pas sans l’accord de Madame Merkel, qui, soit dit en passant, est comparée à Hitler dans les pays d’Europe méridionale, alors que l’union monétaire avait pour but d’encourager l’amitié entre les peuples. On voit ce qu’il en est advenu. […] [Or,] l’Allemagne entretient encore  un complexe par rapport à son passé. C’est aussi la raison d’être de l’union monétaire, car Helmut Kohl a déclaré, il y a dix ou quinze ans [qu’il savait] que l’abandon du Deutsche Mark [était] néfaste pour l’économie allemande, mais qu’il n’en était pas moins nécessaire parce que [l’Allemagne avait] besoin d’amis en Europe, vu les tracas liés au passé allemand, ce sur quoi [Thilo] Sarrazin, banquier allemand de la Bundesbank, a déclaré que l’union monétaire était la conséquence de l’Holocauste. Que cette formulation soit brute ne la rend pas infondée. […]

 [Selon ma proposition,] il y aurait une monnaie du nord. Appelez-la mark, car c’est bien sûr autour du Deutsche Mark qu’elle s’articulera, un mark qui s’appréciera, deviendra meilleur, plus puissant, ce qui est en fait ce dont les pays latins ont également besoin : une économie allemande plus forte, avec une monnaie plus chère, de sorte qu’ils puissent eux-mêmes augmenter leur capacité concurrentielle. […] Nous n’avons pas surmonté les problèmes ; nous n’en sommes qu’au début. […] Tout le monde dira – à la Banque centrale européenne, notamment –  que c’est une mauvaise proposition et s’y opposera, mais dans cinq ans, ils chanteront tous un autre refrain. »

Frits Bolkestein, ancien commissaire européen (1999 – 2004) chargé du marché intérieur, lors de  l’émission Pauw en Witteman (chaîne néerlandaise publique VARA), 10/04/13

***

« DIRECTIVE SERVICES

[…]

Polémiques sur le « principe du pays d’origine »

Le texte initial proposé par le commissaire Frits Bolkestein et notamment son « Principe du pays d’origine » engendra une polémique puis une contestation forte, tout particulièrement en France. Selon ce nouveau principe introduit par la directive, le contrôle de l’application du droit du travail serait conféré au pays d’origine du travailleur et non plus au pays dans lequel s’effectue le travail. Cette perspective fait craindre, en particulier au pays de l’ouest de l’UE, un risque de dumping social : les travailleurs des pays les mieux-disants sur le plan des droits sociaux se retrouveraient désavantagés dans la concurrence face aux travailleurs issus de pays moins avancés socialement, comme pouvaient l’être les nouveaux États membres. Ce risque a trouvé son incarnation dans l’opinion publique française sous l’allégorie du « plombier polonais » : ce plombier serait en effet soumis au régime des droits sociaux polonais, moins favorables que les droits français qui protègent ses collègues français. […] »

Source : Wikipedia

En avant la gauche !

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BLOG EN GREVE GENERALE ! (post ‘mégamix’, mis à jour régulièrement)

Ce blog fut en grève générale du 23/11 au 31/12/12, pour des raisons amplement étayées ci-après.

C’est ce qui explique le caractère particulièrement touffu et confus du présent post. Bonne lecture !

***

Les pensées les plus sincères de l’auteur de ce blog pour 2013 vont à ceux,

both foreign and domestic, qui ont tout sauf quelque chose à fêter…

Syrie

APRES STALINE, A BAS LE SOCAPITALISME !

« La lutte des classes a fait un peu son temps, même s’il reste des antagonismes […]. »

Michel TOCARD, fossile socapitaliste et pute de Rockefeller, bras dessus bras dessous avec le patronat, 1999

DE LA NECESSITE POUR LE SIECLE D’UNE GAUCHE DECOMPLEXEE

QUI NE SOURIT PAS QUAND ELLE PREND DANS LE CUL,

et ose tourner le dos au totalitarisme des marchés pour inventer des sociétés nouvelles !

Trois SDF bruxellois

***

LE REVE EUROPEEN ORWELLIEN (ou son contraire) !

 « Le monde a été divisé en trois classes : la classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. […] Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables. Le but du groupe supérieur est de rester en place. Celui du groupe moyen, de changer de place avec le groupe supérieur. Le but du groupe inférieur, quand il a un but, […] est d’abolir toute distinction et de créer une société dans laquelle tous les hommes seraient égaux. »

Delacroix, La Liberté guidant le Peuple

« Říkat pravdu v čase všeobecného klamu je revoluční čin. »

EU Sakharov Prize for Freedom of Thought & Expression

Free Brad !

«Political chaos is connected with the decay of language… one can probably bring about some improvement by starting at the verbal end.  »

F-T logos

« We have now sunk to a depth at which restatement of the obvious

 is the first duty of intelligent men. »

stock exchange dictating policy and justice

« Alle Tiere sind gleich. Aber manche sind gleicher als die anderen. »

Animal Farm pigs

« Ο Πόλεμος είναι ειρήνη. Η ελευθερία είναι σκλαβιά. Η άγνοια είναι δύναμη. »

« Guerra é Paz, Liberdade é Escravidão, Ignorância é Força.»

« La guerra es la paz. La libertad es la esclavitud. La ignorancia es la fuerza. »

1984 quote

« Diegene die het verleden controleert, controleert de toekomst.

Diegene die het heden controleert, controleert het verleden. »

« Istnieje prawda i istnieje fałsz, lecz dopóki ktoś upiera się przy prawdzie, nawet wbrew całemu światu, pozostaje normalny. »

No more cross, ever !

Jesus sez fuck 'em

« [Big business] has nothing to do with fair play. It is bound up with hatred, jealousy, boastfulness, disregard of all rules and sadistic pleasure in witnessing violence. In other words, it is war minus the shooting. »

Orwell & journalism

***

Yo, l’empereur, avant de prendre congé, en 2013, même pas cap…

–          d’injecter 5 milliards € supplémentaires dans Dexia ;

–          d’introduire un nouvel emprunt d’Etat à destination de la noblesse et des bourgeois milliardaires belges, dont le remboursement fera trimer les serfs ;

–          de faire la bise à Alex, ton nouveau pote, en public ;

–          de limiter les allocations de chômage dans le temps, au nom du benchmarking social du nivellement par le bas, comme le ferait sans hésiter la compétition ;

–          d’ôter une fois pour toutes, par la même occasion, leur citoyenneté aux chômeurs ;

–          de te faire faire un nouveau lifting ;

–          d’offrir à Scott Manyo, qui – le bougre ! – ne souhaite décidément pas retourner au Cameroun, un aller simple pour Islamabad, où il pourra rejoindre Parwais ;

–          de relancer sans coup férir Doel 3 et Tihange 2 ;

–          d’abroger la Justice pour les pauvres ;

–          de relancer le carrousel « Sharia 4 Belgium »

–          de faire trois fois le tour du parc de Bruxelles en courant, en vitupérant : « Maar ouate heeft NVA gueux dan ? » ;

–          d’organiser une énième amnestie fiscale pour les Belges helvétiques ;

–          d’intégrer Standard & Poor’s dans ton gouvernement ;

–          de démissionner, la queue entre les jambes ;

–          de faire la cour à Gutman pour qu’il fasse venir le grand black à Bruxelles, histoire d’accroître, au moment propice, ta popularité face aux méchants d’en face ;

–          de booster le business de ton frère Mario à travers une nouvelle joint venture avec Berlusconi ;

–          de danser le tango avec Albert de Laeken lors du Te Deum ;

–          de nommer le Phil à la place de ton frère spirituel Albert ;

–          de  choisir le macho pour lui faire prêter serment.

MEME PAS CAP !…

***

Dank Elio, dankzij jou zag ik het licht !

Misschien had u het gemerkt : ik ben drietalig (Nederlands, Frans en Engels). Daar moet ik echter niet over stoefen : in België is dit geen uitzondering. Al wie zich in de Brusselse straten en wijkjes waagt weet intussen dat het een van de meest kosmopolitische (met een ‘k’, alstublieft !) steden ter wereld is. Een beetje zoals in Amsterdam horen alle culturen, alle talen, er thuis. De mooiste stad in het universum is tenslotte niet voor niets uitverkoren tot Europese hoofdstad…

Tot op het bot ben ik immers een zinneke, plaatselijk woord voor bastaardje, op cultuurvlak wel te begrijpen. Tweetalige Vlaamse moeder, eentalige Franse vader (en dan nog van Bretoense afkomst, om het nog wat ingewikkelder te maken) : van kinds af aan ben ik letterlijk met twee culturele invloeden opgegroeid, in hetzelfde land ! Mij hoef je dus geenszins de les te spelen wat multiculturalisme en mixiteit van de invloeden betreft.

Een prachtig symbool had mijn stervend vaderlandje kunnen worden, ware het niet voor generaties Waalse en Vlaamse politici, die er jarenlang voor hebben gezorgd dat er tussen de twee belangrijkste gemeenschappen, de Latijnse en de Germaanse, zo weinig mogelijk bruggen zijn gebouwd, zij het op vlak van onderwijs, media, taal, of noem maar op. Opgeruimd staat netjes, of, zoals in het Frans soms wordt gezegd, chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées. Met andere woorden, gebrek aan visie, incompetentie, cliëntelisme en machtswellust liggen aan de basis van alle problemen die we nu meemaken.

En al zie je de laatste jaren meer en meer interessante en vaak ook vruchtvolle uitwisselingsinitiatieven opduiken, o.a. tussen de KVS en het Théâtre national, dat tij zal niemand meer kunnen keren : like it or not, er leven in België inderdaad twee volkeren naast elkaar, die minder en minder gemeen hebben en meer en meer uit elkaar groeien.

Er zijn geen Belgen, sire”, schreef Jules Destrée, begin vorige eeuw, in een welbekende brief aan de eerste Albert met dezelfde arrogantie en valse superioriteit die talloze hedendaagse Vlaamse nationalisten kenmerken. Desondanks de Flamenpolitik, waarmee de Duitsers tijdens beide wereldoorlogen tegelijk het pangermanisme wensten te promoveren en de vijand probeerden te verzwakken door zijn schijneenheid af te breken, en waarbij talloze van haar leden – ver van allen, echter – ideologisch gesneuveld zijn, moet men in alle eerlijkheid de Vlaamse beweging toekennen dat ze rusteloos heeft gestreefd voor alle nu voor de hand liggende rechten van de Vlamingen, te beginnen met lesgeven in hun eigen taal.

Dit over tientallen jaren gespreid cultureel offensief heeft de Franstaligen verdeeld : enerzijds heb je altijd de louter Waalsgezinden gehad, die hamer(d)en op de noodzaak aan een tegenoffensief en wier mond grotendeels, bij de Franstalige socialisten althans, door Di Rupo werd gesnoerd, terwijl anderzijds een groot deel van de adel en van de grand-bourgeois met veel nostalgie aan België als concept, weliswaar het België van toen, zijn gehecht gebleven…

Tijdens de beruchte vijfhonderdeenenveertig dagen van de laatste regeringsformatie zag je af en toe groepjes bestaande uit een klein honderd man voor het koninklijk paleis (dat van Brussel-Centrum) defileren tegen het separatisme. Het grootste deel van hen – zo viel uit de reportages die de Vlaamse pers over hen maakte af te leiden – bleek echter geen Nederlands woord kwijt te kunnen, tenzij af en toe met dat typisch blasé accentje.

Zielig allemaal, eigenlijk, een beetje zoals die Premier die we nu hebben, Leburton – euh, sorry, Di Rupo – die altijd al een politiek apparatsjik is geweest maar blijkbaar de tijd nog niet heeft kunnen vrijmaken om eens grondig de eerste taal van het land dat hij beheert te leren. Het gesprek met Rutte in Den Haag, in januari van dit jaar, over de mogelijke ontpoldering van een stukje Zeeland, het vruchteloos terugdringen van het hasjgebruik in puriteins België, en wat nog allemaal, is waarschijnlijk in gebarentaal doorgegaan… En van zo’n eentalige eerste minister wordt dus verwacht dat hij internationaal de Vlamingen vertegenwoordigt. Op taalvlak zijn er arbeiders die het beter zouden kunnen !

Rupo is zogezegd een socialist; hij was zelfs enkele jaren voorzitter van hun internationale koepel. Niettemin heeft hij ermee ingestemd om gedurende twee jaar alle lonen te bevriezen, de werklozen onder de armoedegrens te jagen, hun pensioen drastisch te verlagen, perfect geïntegreerde en Nederlands sprekende asielzoekers zonder enig medeleven naar landen zoals Afghanistan terug te sturen, enzovoort. Met andere woorden, liever strijden voor een lege romp dan tegen sociale achteruitgang. Rupo, de NVA-booster malgré lui, is dus bereid om allerlei soorten pillen te slikken om het land van zijn gedachte, een land dat niet bestaat, in stand te houden. Van zijn idealen is er niets overgebleven, al probeert hij ze nog met de marketingtrucjes van een reddeloze oude clown aan zijn electoraat te verkopen ! De nietsbetekenende  maatregeltjes volgen elkaar op, zonder de minste visie, de minste coherentie.

Maar wat als we nu het prisma eens anders bekeken. Hoe zouden Vlaanderen, Wallonië en Brussel er uitzien mocht de Belgische Staat, na al het politieke getouwtrek van de afgelopen twintig jaar, de opeenstapeling van Staatshervormingen en het steeds groeiende ongenoegen, eens en voorgoed gesplitst worden ? Zou een hereniging met Frankrijk eigenlijk geen heropleving van de Waalse gemeenschap en economie tot gevolg hebben, waardoor de Walen eindelijk met de Vlamingen gelijk zouden staan ? En zou er, aan de andere kant van de taalgrens, geen nieuw leven in het linkse gedachtegoed worden geblazen ? Momenteel wordt de Vlaamse vervoersmaatschappij ertoe verplicht anderstalige reclame op haar bussen te weigeren wegens louter misplaatste ideologische beschouwingen : is dit echt serieus ? Is de splitsing van België niet dé conditie voor het overleven van een of andere vorm van Vlaams progressisme, en misschien zelfs voor een herwaardering van het Frans, zoals in bepaalde Nederlandse kringen het geval ? Ik ben er echt van overtuigd !

Wie weet houdt zo’n oefening ook nog merkwaardige verrassingen in petto. Die onbetaalbare Staatsschuld ? Zand erover ! Brussel ? Brussels DC, verdorie, als het Europa waar ze hier van dromen ooit werkelijkheid wordt, zij het in eerste instantie met een beperkt aantal voorstrevers ! Tsjechië en Slowakije hebben de weg getoond. Nu enkel nog volgen, en eindelijk komaf maken met deze politieke schizofrenie waarin ons land met regelmaat verzuipt !

Weg met een van de slechtste Belgische regeringen ooit, weg met de door de financiële markten aangestelde schijnpremier, en, ja hoor, namens het progressisme, weg met het Belgenland, enkel en alleen omdat het spijtig genoeg niet anders meer kan !

Vlaamse Staat zonder haat

***

DEVINETTE DU NOUVEL AN : c’est quoi, ça ?

Ca prononce deux discours par an, que ça n’écrit même pas, dans lesquels ça s’avère incapable de respecter son devoir de réserve. Ca babille quelques mots à peine de la langue de la principale communauté de ce pays. Ca coupe des rubans et prend part à des foires. Ca chie du fric opaque, en grande partie celui qu’a rapporté l’esclavage des Congolais. Et, quand ça n’était pas encore en fonction, ça s’est laissé allé aux pires débauches, à l’occasion desquelles ça a notamment pondu des mioches à la pelle. Ca se permet de paternaliser deux peuples entiers alors que ça devrait regarder plutôt à la fois dans son propre portefeuille et dans son caleçon !

Indice : « La dotation de la famille royale augmentera en 2013 de 300.000 euros, pour s’établir à plus de 11,5 millions d’euros, rapporte De Tijd sur base du budget présenté par le gouvernement au parlement. »

Source : http://www.lesoir.be/144051/article/actualite/belgique/2012-12-26/dotation-d%E2%80%99albert-ii-augmente-300000-euros

A BAS LA MONARCHIE ET SON LAQUAIS EMPAPILLONNE !

***

IN ou OUT : le sondage de Nowel

« EN CES TEMPS PERTURBES QUE NOUS VIVONS, SOYONS VIGILANTS, ET MONTRONS-NOUS LUCIDES FACE AUX DISCOURS POPULISTES. ILS S’EFFORCENT TOUJOURS DE TROUVER DES BOUCS EMISSAIRES A LA CRISE, QU’IL S’AGISSE DE L’ETRANGER OU DES HABITANTS D’UNE AUTRE PARTIE DE LEUR PAYS. CES DISCOURS EXISTENT AUJOURD’HUI DANS DE NOMBREUX PAYS EUROPEENS ET AUSSI CHEZ NOUS. »

Weird Al Jankovic, 24/12/12

A ma gauche, un jeune réfugié afghan orphelin parfaitement intégré, disposant d’un emploi d’ouvrier et parlant parfaitement le néerlandais, expulsé sine die de Belgique en juillet dernier par le gouvernement de l’ancien président de l’Internationale socialiste, en raison du climat apaisé qui règnerait désormais dans son pays, et qui a dû, à présent, fuir vers le Pakistan en raison des menaces de mort dont il fait l’objet.

Voici les posts qui lui ont été consacrés précédemment sur ce blog : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/09/maggie-de-block-eleve-exemplaire-de-gueant-dans-un-gouvernement-preside-par-un-socialiste/

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/11/si-parwais-sangari-est-assassine-ce-sera-la-faute-au-mammouth-flamand/

A ma droite, une espèce de sale vermine milliardaire des eighties, qui rachetait des sociétés pour des peanuts puis les revendait, quelques mois plus tard, un gain considérable en poche et des centaines d’employés sur le carreau, un sale ado qui n’a jamais grandi et ne connaît pas ses limites, un ami du véreux donneur de leçons Kouchner, dont la cire du masque d’arrogance a fini par s’effriter, une raclure tout de gouaille et de frime pour midinettes prépubères, comme on les vénérait encore il y a peu en terre gaulliste, qui a, pour échapper au fisc de son pays, établi à Bruxelles (Chaussée de La Hulpe, 178), une société fictive dans laquelle il pompe une partie toujours plus grande des quelque 300 millions € que lui ont versé dernièrement les contribuables français, symbole de la décadence de notre pays, qui tape toujours plus sur ses miséreux mais accueille à bras ouverts les cailleras de la finance internationale.

En cette période de pieuse charité, chacun d’entre vous dispose exceptionnellement d’un carton vert (in) et d’un carton rouge (out). Le jeune ouvrier afghan demandeur d’asile permanent ou le vieux milliardaire sur le retour ? A vous de choisir !

***

PAYS-BAS : OPSTELTEN, SES PETITS PROTEGES LIBERAUX-CONSERVATEURS,

LEURS CRIMES SUPPOSES, LA LOI ET L’ETHIQUE : « EEN POTJE NAT ! »

sceptre et couronne des Pays-Bas

Opstelten

« Rien ne s’oppose à ce que des voyants continuent de donner un coup de main à la police dans la résolution de certaines affaires. Voilà l’avis d’Ivo Opstelten (Justice et Sécurité). Il ne voit aucune raison d’interdire l’usage de paragnostes.

Certains délits sont si importants quant à leurs conséquences pour les victimes, sans parler des proches de ces dernières, que le ministère public souhaite considérer toutes les options pour leur résolution », affirme Opstelten. […] Il est nécessaire [pour cela] que l’enquête à l’aide des méthodes habituelles de recherche se soit engluée. […] »

Source (NL) : http://www.powned.tv/nieuws/binnenland/2012/12/opstelten_helderzienden_zijn_o.html

« Les Américains inquiets du sort des accusateurs de Demmink, en danger

Les membres du Congrès américain Ted Poe, Jim Costa et Christopher H. Smith ont fait part, dans une lettre à l’ambassadeur de Turquie à Washington, de leur inquiétude quant à l’intégrité physique des témoins turcs qui ont accusé l’ancien secrétaire-général de la Justice J. Demmink de les avoir violés. […]

« Il semble que les victimes se soient vu promettre de l’argent et que tant eux que des membres de leurs familles aient été menacés. Selon leur avocat, les menaces et intimidations ont été signalées auprès du procureur de Diyarbakir, mais les victimes  n’ont pas encore reçu de protection, ni quelque soutien que ce soit », écrivent les congressistes. […]

« Les victimes ont eu le courage de porter plainte contre un puissant haut fonctionnaire étranger, J. Demmink. Ces victimes (Mustafa et Osman) et le fonctionnaire de police qui affirme les avoir amenées à Demmink sont montées au créneau en Turquie avec des accusations détaillées de viol par Demmink à l’occasion des visites de ce dernier à ce pays au cours des années ’90. Il a été mis un terme à l’enquête néerlandaise sur base des affirmations de Demmink selon lesquelles il ne se serait pas rendu en Turquie après 1987. Néanmoins, divers témoins, tant au sein de l’administration qu’en dehors de celle-ci, se sont fait connaître en Turquie, contestant cette affirmation », concluent les trois politiciens américains. »

Source (NL) : http://www.katholieknieuwsblad.nl/nieuws/item/3092-amerikanen-bezorgd-over-bedreigde-aangevers-van-demmink.html

« Contre l’avis de ses principaux fonctionnaires, le […] ministre Ivo Opstelten (Justice et Sécurité, libéral-conservateur) [a nommé] l’ancien conseiller Pieter Cloo [libéral-conservateur] comme nouveau secrétaire-général de son ministère. […]

Opstelten [voulait] à tout prix quelqu’un d’extérieur au microcosme haguenois traditionnel, ainsi qu’un coreligionnaire en guise de successeur à […] Demmink (libéral-conservateur). Maints fonctionnaires doutent toutefois des capacités dirigeantes et de la loyauté de Cloo; au sein du ministère, il a la réputation d’un goujat. […]

Pieter Cloo est très controversé après avoir, dans le cadre de sa fonction [de vice-président] de l’UWV, fait effectuer des travaux de rénovation pharaoniques aux frais du contribuable. Le coût de [ladite] rénovation s’élevait à 1149 € par mètre carré. Ultérieurement, il aurait menti [à un ministre] quant à la hauteur de ce montant. […] »

Source (NL) : http://www.powned.tv/nieuws/politiek/2012/09/opstelten_wil_partijgenoot_in.html

« Blanchiment d’argent par l’entremise de l’UWV

Des criminels continuent d’utiliser le site de l’UWV [une institution majeure de la sécurité sociale néerlandaise] pour abuser des chômeurs, par exemple en laissant les demandeurs d’emploi blanchir de l’argent à leur profit. […]

En début d’année, le helpdesk ‘fraude’ a tiré la sonnette d’alarme à propos de ce phénomène. Ainsi, les demandeurs d’emploi se voient proposer par exemple un bel emploi administratif. Depuis leur domicile et à partir de leur propre compte bancaire, il leur incombe alors d’accuser réception de sommes d’argent qu’ils auront à transférer vers divers comptes tiers. […] Après que les victimes, qui ne se doutent de rien, ont effectué deux ou trois blanchiments d’argent, elles sont mises sous pression par les criminels, qui semblent être originaires principalement de l’ex-bloc de l’Est, et elles doivent également rembourser le salaire engrangé. […] »

Source (NL) : http://www.spitsnieuws.nl/archives/binnenland/2012/12/witwassen-via-het-uwv

***

« Ghosts of Xmas past » (pause philo)

Au défi, les fantômes vous mettent…

Affirmation du premier fantôme

« La fragilité affichée est la marque d’abandon et de faiblesse par laquelle un individu

rend possible à d’autres de le (la) maîtriser. »

Gabriel Ringlet, Eloge de la Fragilité

Affirmation du deuxième fantôme

Mickey Mouse Jr

« La monstruosité, lorsqu’elle est supposée définir et délimiter la différence, n’est en réalité que la projection de l’absence d’empathie de ceux et celles qui portent le jugement. »

Max Papeschi, Nazisexymouse

http://www.maxpapeschi.com/site/?page_id=164

Affirmation du troisième fantôme

« Dans la vie, il y a deux sortes de gens : les dominants et les dominés. »

***

« Oh, mon Dieu, l’extrême-droite est le troisième parti grec. »

 Jabba the Hut Venizelos

« YO, MUTHERFOCKER ! »

Tant que l’on n’aura pas compris que la vente de l’idée européenne sous le paravent de garante de la paix ne signifie plus rien pour ceux nés après soixante, bien moins encore pour ceux nés après nonante, l’on n’aura rien compris. Cette Europe est vide. Cette Europe est creuse. Elle ne porte d’autre projet que l’asservissement, le sien propre aux obscures et antidémocratiques puissances de la finance, et celui de ses sujets à l’implacable logique consuméro-productiviste mercantile. Qu’est-il advenu du Livre blanc de Delors, des grands travaux d’infrastructure supposés créer le maillage nécessaire au déploiement et à l’échange au sein des frontières européennes, un TGV transeuropéen à un prix abordable pour tous les citoyens, par exemple ?

Il n’y a plus d’hommes d’Etat, il n’y a plus que des lèche-culs robotiques soumis, apeurés ou résignés. Les technocrates sont des créatures nuisibles sans la moindre vision dont il faut se débarrasser. La religion de l’économie capital-corporatiste est une idéologie qui ne mène pas vers le Ciel, mais vers le centre de la Terre, où sont bradés, en guise d’offrandes à la flamme de l’oubli, tous les idéaux, toutes les références historiques, toutes les pensées philosophiques qui font la richesse véritable de notre continent, et avec eux nos consciences et nos âmes.

C’est une génération entière, la mienne, que les merdeux du pouvoir frelaté sont en train de vouer aux gémonies sur l’autel de la falsification sacrificielle rédemptrice. LEUR EUROPE est un leurre vecteur d’affrontements et de soumission. Ce n’est plus l’Europe des Schuman et autres Monnet, dont les cerbères – les chiens, donc – de la misère organisée ne cessent hypocritement de tresser les louanges. LEUR EUROPE va droit dans le mur, et elle s’en félicite. LEUR EUROPE est dépassée, et ils ne s’en rendent pas compte. LEUR EUROPE est rabougrie, et elle s’en fout !

Le socialisme de pacotille s’est vendu aux plus offrants tout en prétendant maintenir la morale bourge de l’ordre social. La social-démocratie européenne est morte ! Elle n’est plus qu’un squelette sur pattes qui prétend montrer la voie.

La fin des idéologies et de l’Histoire ? La fin de LEUR EUROPE, oui, et de tous les traîtres avec elle !

 ***

 « Έργο καθιστά ελεύθερη. »

Pulvérisation de la nouvelle pensée unique propagandiste et submissive de masse

Combien de fois entend-on un discours si structuré, si vrai et si innovant dans les médias mainstream ?

« Έργο καθιστά ελεύθερη. »

***

Et vlan : double peine pour les chômeurs ! En plus de réduire drastiquement leur allocation de subsistance, les plongeant ainsi sous le seuil de pauvreté (!), la roupette vient, comme l’annonçait hier Ter Zake (sur la chaîne Canvas), de marquer son accord quant à une diminution de leur pension ultérieure, ramenée à un « minimum assuré ». C’est qu’on finirait par regretter Leterme…

Nouvelle victoire du bon sens, pourtant : il vaut mieux cela, en effet, que de guillotiner un chômeur par mois sur la place publique, histoire d’inciter ses comprofiteurs à se mettre à quatre pattes devant les Brigadeführer du marché de l’emploi. Hors de mire, aussi, la suppression des provinces et la réduction du financement des partis…

« Depuis 1989, plusieurs mécanismes de financement ont été mis en place. C’est notamment le nombre de voix obtenues aux élections législatives qui détermine le budget octroyé par l’Etat aux partis. Ainsi, chaque formation reçoit une somme de 1,25 euros par vote valable engrangé lors des dernières législatives, un système repris par les Parlements régionaux. A ces sommes s’ajoute un forfait de 125.000 euros.

Il faut également tenir compte des subsides, accordés à hauteur de 50 000 euros par élu, à tous les groupes politiques possédant au moins cinq sièges à la Chambre. « Les partis bénéficient aussi d’une aide apportée par des centres de recherches et différentes organisations du même type. Rappelons aussi que du personnel est fourni comme des collaborateurs administratifs, par exemple », explique Dave Sinardet, politologue à la VUB et à l’Université d’Anvers. »

Source : http://www.references.be/carriere/combien-coutent-les-dotations-des-partis

« Pour l’année 2002, le montant indexé pour tous les partis réunis s’élève à 7.956.929,80 euros pour la Chambre et 7.964.587,36 euros pour le Sénat.

[…]

Chaque parti peut consacrer au maximum 1.000.000 d’euros aux campagnes électorales. Il existe également une limitation pour les candidats individuels, par liste et par circonscription électorale. En ce qui concerne la Chambre, le nombre de candidats qui peuvent dépenser maximum 8.700 euros augmentés de 0,035 euro par électeur est limité au nombre de députés sortants dans chaque circonscription électorale +1.

Tous les autres candidats effectifs, ainsi que le premier candidat suppléant, peuvent dépenser maximum 5.000 euros et tous les autres candidats suppléants peuvent dépenser maximum 2.500 euros.»

Source : http://recueil.apf-francophonie.org/spip.php?article51

Ouf, la démocratie est sauve ! N’oublions tout de même pas que tous ces serviteurs se sacrifient pour l’Etat !!! Que ferions-nous sans leurs prospectus par centaines et leurs jolies affiches colorées aux slogans exotiques ? Nous serions contraints de rester scotchés à la presse traditionnelle, où leurs facce de Big Brothers et Sisters passent en boucle comme s’ils étaient nos proches. Vous n’y pensez pas !

Non, non, l’on a bien fait de s’en prendre aux chômeurs !

Le poing baissé était déjà un signe de mécréance !

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TIC – TAC – BOOM !

Que nous avions tort ! Que nous nous sommes mépris : Di Rupo a des couilles et Turtelboom est le clone d’Onkelinx !

 Nous avions imaginé la formalisation finale du Grand Dessein de la Justice pour nantis, tant il est vrai que lorsque l’argent fait la loi, il n’est point d’autre loi nécessaire. Nous étions convaincus que l’accès égal de tous à la Justice, pilier sans lequel toute démocratie s’effondre, serait raboté davantage encore. Nous concevions déjà le recours aux armes en guise de pis-aller face à un système dont nous pensions qu’il n’avait que faire de ceux qui ne vénèrent pas l’économie.

Or, non seulement la bave de l’austérité n’a pas atteint la blanche colombe Thémis, mais, de plus, les libéraux flamands, qui conspuent pourtant la collectivité, viennent d’annoncer, par la bouche de leur ministre, leur intention d’instituer la mutualisation des frais judiciaires. Une révolution, rien moins !

En l’état actuel des choses, c’est un peu plus de 30 millions € – un budget à nul autre pareil ! – qui sont consacrés annuellement à l’assistance juridique (partiellement ou totalement) gratuite, c’est-à-dire à la mise à disposition, pour Dieu, d’un avocat généreux, tenace et hyper-compétent à ceux qui, sinon, ne pourraient recourir à ce luxe. Organisateur de la fronde gréviste de ses ouailles contre les conditions de vie miséreuses, terribles et indignes dans lesquelles les plonge un Etat exsangue, le Barreau francophone réclame à lui seul le double de ce montant.

En conséquence, des arbitrages s’imposent : assurance privée libre et facultative, hausse du palier de revenus à partir duquel un citoyen peut avoir recours à l’assistance juridique, impôt qui s’abattrait sur quiconque intente une action en justice (1) ? Rien de tout cela…

« Nous pensons, par exemple, à l’introduction d’une franchise forfaitaire, comme il en existe une dans la sécurité sociale ou le monde des assurances […] », déclarait, le 14 décembre dernier, dans Ter Zake, sur Canvas, la parachutée anversoise chargée de veiller au grain (à l’ivraie ?) judiciaire.

Quel que soit le modèle retenu, c’est donc vers une mutualisation des frais d’avocats et de procédure que l’on se dirige. Les nantis tremblent déjà ! Une révolution, vous disions-nous !

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(1)    Lire (NL) : http://www.gva.be/nieuws/experts/johndewit/aid1200883/salduz-na-vijf-maanden-werking.aspx

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Sur l’album de l’archisèche Marquise…

Face à la philo, la fuite : la mouche Notmee atteinte du syndrome Liekendael ! « A nous, Poelaert ! A nous, vous dis-je ! »

Michal Gugu a vomi à la gueule du juge Clébard en pleine messe noire. Ca a bien fait rire l’Advo-Kat général ! Gugu compte présenter son nouveau tube planétaire, « Just is SIEG ! SIEG ! ZIQUE ! big business. Heileluïa ! » à un public sélect dans les catacombes de BOZAR. Tenue d’Eve exigée…

Frère Benoît a cassé la tirelire du petit Grégory. C’est la peine de mort assurée !

« ’69, année éwotiek », le dernier remix en date d’Urbanus, fait figure de favori en guise de nouvel hymne du Keizerrijk Vlaanderen. La concession fatale du castor ?

Est-il certain qu’avec tout ce gras, l’ambassadeur martien honore de son vert membre le gala d’ouverture du Sodobar ?

Ju, ta meuf a appelé. Elle a plus de bitter lemon ! Elle espérait que tu pourrais la dépanner.

« Tetszik amit látok », lui lança mélodieusement Roland. « That much, huh ? », sourit Mickey…

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« J’ai entendu une interview, il y a quelques années, [de Carlos Ghosn]. On m’avait décrit un tigre de l’industrie, un type incroyable. Il arrive au salon de l’auto. On lui [demande si ce sera difficile]. Il [répond que oui, en précisant que] par prudence, il faudrait quand même [licencier] un peu. [En fait, c’est un minable technocrate] sans la moindre idée. […] Ces gens qui nous fabriquent la fatalité ne sont pas des inventeurs ! Ce ne sont plus des inventeurs ! Or, les syndicalistes et les travailleurs sont parfois des inventeurs. »

Didier Bezace, homme de théâtre, Ce Soir ou jamais, 04/12/12

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« Je n’ai jamais été banquier et ma connaissance de ces questions a toujours été superficielle. » (*)

Momo, l'ange exterminateur

Maurice Lippens (alias Momo Chtencull), ancien président du CA de Fortis (banque balayée en 2008 par la crise financière en raison d’investissements et de stratégies foireuses, rachetée pour des cacahuètes par BNP Paribas), inculpé pour délit d’initié, le 16/11/12

(*) Sources (NL) : http://www.youtube.com/watch?v=RWHtxb668es

http://www.demorgen.be/dm/nl/996/Economie/article/detail/1535370/2012/11/16/Lippens-schiet-op-iedereen-en-was-nooit-bankier.dhtml

 « Je ne suis pas un spécialiste de l’aviation. » (**)

Steevie Davie, son loden déchiré, sa pipe

Etienne Davignon (alias Steevie « Da Bilderberg Head » Davie), ancien vice-roi de Belgique, ancien VP de la CE, président du CA de Brussels Airlines (société qui vient de décider le gel des salaires de ses employés ainsi qu’une flexibilisation accrue de leur labeur, en raison de pertes successives de dizaines de millions €), le 05/12/12, entre 2 éructations glaireuses

 (**) Source : Ter Zake, VRT

« Je ne suis pas responsable du bordel. » (***)

Zan-Luc Geen- Commentaar

Zan-Luc Dehaene (alias « Geen Commentaar »), ancien président du CA de Dexia, banque en liquidation bourrée d’actifs toxiques, ancien premier-ministre du Royaume de Belgique, ancien parlementaire européen, ancien administrateur omniscient de près de 20 grandes entreprises belges, le 07/11/11

(***) Source (NL) : http://www.gva.be/nieuws/economie/aid1090089/dehaene-over-dexia-niet-verantwoordelijk-voor-de-puinhoop.aspx

Traduction libre mais non tronquée

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Les nouveaux chiens de garde (docu)

Erin Brockovich vs. Erin Burnett : médias mainstream putes du pouvoir ?

Lorsque la mosaïque formée par la somme des angles supérieurs est tellement discordante de la mosaïque globale et réductrice par rapport à celle-ci, il est inévitable qu’une tension surgisse. Il appartient aujourd’hui à chacun de s’interroger sur ce à quoi cette dernière donnera lieu…

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(extrait de « Body Without Soul », documentaire de 1996 du réalisateur Wiktor Grodecki)

Tournesols

Bien qu’en grève, le présent blog ne s’interdit pas, lorsque son auteur sent monter la sève ou qu’un sujet particulier tend à le faire gerber copieusement, d’incliner le projecteur sur l’un ou l’autre sujet particulier. Jusqu’à présent, c’est principalement, sous ses diverses déclinaisons, à l’injustice sociale structurelle dont nos sociétés occidentales périclitantes font désormais, au nom, bien sûr, de la réalité une et indivisible, leur pilier principal, qu’il s’est autorisé l’une ou l’autre digression. Mais il importe, aujourd’hui, de rendre un hommage…

Un hommage poignant, viscéral, sincère, oserait-on écrire intime, à ce frère lointain et proche à la fois, ce cousin en quelque sorte, qui, en toutes circonstances et sous les pires auspices, a bravé, ces dix dernières années, le pugilat populaire d’une poignée de fanatiques subversifs aux relents poujadistes. Ecrivons-le sans crainte : Broeder Demmink, nous serons toujours avec toi !

Avec toi contre les meutes rugissantes qui, après avoir réclamé à cor et à cri, sans l’obtenir, ta démission de ton poste de secrétaire général du ministère de la Justice et de la Sécurité des Pays-Bas, où tu étais paisiblement logé depuis 2002 et dont tu as eu, en raison de ton âge avancé, à te défaire le mois dernier, cherchent, aujourd’hui encore, par l’entremise d’articles divers – tous fallacieux, bien sûr –, de commissions parlementaires américaines biaisées, voire d’intimidations – on aura tout vu ! – à t’avilir, toi, le fidèle serviteur de l’Etat batave, toi qui t’es sacrifié pour le Bien de tes compatriotes, toi qui as fait de ton maroquin un sacerdoce ! Il en est décidément qui ne reculent devant aucune bassesse !

Car, affirmons-le tout de go, la succulence que tu éprouves à engloutir des bites et à coincer la tienne dans d’alléchants petits Prdele ne saurait, en toute franchise, en ce millénaire naissant éclairé de mille lumières, être retenu à ta charge. Qu’elle te fût imputée, soit, mais honni soit qui mal y pense, tu en conviendras. Malsain est ce persistant amalgame qui tend à associer de facto les pratiques qui précèdent avec l’expression d’un amour des enfants qui excède de loin leur âme. Voudrions-nous, en effet, un retour à l’âge des cavernes du milieu du siècle dernier, lorsque des descentes de la police des mœurs égayaient régulièrement les night clubs homosodomites ? Que nenni ! Cela n’aurait ni queue ni tête, tant le velours que choisit la première – que la seconde la suive ou non, à défaut de la précéder, est l’affaire des intéressés – n’a, dans le cadre d’un consentement éclairé, à être confronté à aucune autre médiation. Les médias mainstream et leurs spécialistes attitrés ne s’y trompent pas, d’ailleurs, qui font, à de très rares exceptions près, l’impasse totale sur ton cas, fossilisant ton dossier (le gelant, en quelque sorte) jusques aux grecques calendes.

Au diable, donc, les diverses accusations qui t’impliquent dans le viol répété de mineurs, tant dans ton pays nouvellement forteresse qu’en Tchéquie et en Turquie : tous soudoyés, ces malotrus, tous au service d’un agenda inavouable ! Comme l’affirme, dans la foulée de l’ambassadeur pays-basien aux Etats-Unis, le preux ministre qui exerce sa tutelle sur le département où tu excellais, des « enquêtes approfondies » ont permis de démontrer toute leur impertinence. Certes, lesdites enquêtes ont été effectuées sous le sceau d’un mandat qui, sous le prétexte de la plausibilité a priori d’une accusation, excluait tout devoir d’enquête particulier (1), notamment vis-à-vis de tes accusateurs turcs, parmi lesquels d’anciens policiers et d’anciens membres des services secrets, mais nous savons tous avec quelle facilité ces gens-là mentent, n’est-ce pas ? Après tout, s’il doit son origine à la langue persane, le mot ‘bakchich’ n’a-t-il pas transité par le turc avant d’atteindre le berceau du monde industrialisé, civilisé en somme ? Et puis, comme dirait Jack, « il n’y a vraiment pas de quoi fouetter une soubrette » ! Ces pays-là ont d’autres mœurs, cela se sait bien !

Quant à la conversation téléphonique retranscrite a posteriori dont certains prétendent qu’elle acte la commande par tes soins à un maquereau depuis lors décédé d’un ou deux nouveaux petits objets de désir d’une douzaine d’années, il ne peut s’agir que d’une falsification. Nul n’ignore comment, parfois, certains policiers fonctionnent, tu étais bien placé pour le savoir…

Innocent, tu es, Jo, au début de ce XXIe ce que Dreyfus fut à la fin du XIXe. En vérité, je te le dis, tu es la véritable victime, dans cette louche affaire qui mêle allègrement, en un gigantesque tourbillon d’ordures, les Ridgeston, les Schadwald, les Dutroux et les Demmink de ce monde !

Tu mérites notre respect, Jo, à nous tous ! C’est pourquoi, faute d’autre interlocuteur, nous en appelons au Ciel et nous crions : « (s)nuff about that, free Willy » !

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(1)    Source : http://www.katholieknieuwsblad.nl/nieuws/item/2951-ministers-scharen-zich-achter-demmink-brief.html

Pour davantage d’informations, lire le post suivant : https://yannickbaele.wordpress.com/2012/11/16/en-plots-voelden-ze-iets-onderaan-en-ze-keken-ja-hoor-hun-onderbroekje-was-vol-stront/

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Les sujets qui suivent sont sans lien avec ce qui précède.

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Lolita

« Le clivage politique n’est pas du tout celui [dont fait état] le débat médiatique ordinaire. Il y aurait la droite, il y aurait la gauche. Le parti socialiste serait la gauche, qui serait contre la droite, etc. La ligne ne passe pas du tout là : le véritable clivage passe entre ceux qui sont implicitement d’accord – et d’un accord inavouable – pour travailler à l’intérieur du cadre et ceux qui, d’autre part, veulent sortir du cadre et le refaire. C’est la différence fondamentale, et c’est ça, la différence entre la droite et la vraie gauche. La vraie gauche, c’est celle qui veut refaire le cadre. Or, écoutez les propositions du parti socialiste officiel […], vous n’y [entendrez] strictement rien qui soit de nature à altérer significativement les contraintes structurelles qui forment le cadre en question. Ces contraintes structurelles […] sont au nombre de trois, [ce qui rend le cadre] triangulaire : premièrement le régime du commerce international, c’est-à-dire le libre-échange, [dont fait partie] la liberté des investissements directs, c’est-à-dire ce qui, très concrètement, autorise les délocalisations […]. De temps en temps, on sort le Lamy [directeur « socialiste » de l’Organisation Mondiale du Commerce] pour nous dire : « attention, ne cédez pas aux tentations protectionnistes, ce serait le retour à la xénophobie et à la guerre. » Deuxième côté du cadre : la finance foldingue, c’est-à-dire celle qui a [occasionné le scandale] des ‘subprimes’, l’appropriation des marchés de capitaux par les mégacorporations, la licence des institutions financières de faire ce qu’elles veulent et de prendre en otages les pouvoirs publics et les corps sociaux tout entiers [qui leur sont venus] en aide quand elles se sont pété la binette. Troisième côté du cadre : le modèle de politique économique européen, tel qu’il a délibérément organisé la surveillance des politiques économiques nationales par les marchés financiers. […] C’est le fait que les marchés financiers et les créanciers internationaux sont devenus les véritables décideurs, en dernier ressort, des orientations des politiques économiques : nous faisons la politique économique qui convient aux investisseurs et aux agences de notation ! [Voilà] les trois côtés du cadre. [Voulons-nous] rester dans le cadre ou [voulons-nous en] sortir : c’est la seule et unique question qui soit vraiment significative, du point de vue du débat politique à venir. »

Frédéric Lordon, « Là-bas si j’y suis » à la Fête de l’Huma, 16/10/11

De quoi se composent les actifs de la bad bank Dexia dont l’Etat belge s’est porté garant à hauteur de plus de 40 milliards € ? Et qui en sont les détenteurs ? Quels anciens dirigeants et administrateurs auront-ils à répondre pénalement et vis-à-vis du peuple de leurs négligences et de leurs fautes répétées ?

En Belgique, aujourd’hui,

– inciter les entreprises, c’est leur accorder des ristournes fiscales (donc leur octroyer du fric qui revient à l’Etat)

– inciter les chômeurs, c’est diminuer (de 17 à 40 %) leur allocation de subsistance, tout en les harcelant en permanence.

« Aaaayez confiaaance, faites des effoooorts »

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125 MILLIARDS € REFILES AUX BANQUES ESPAGNOLES

SANS LA MOINDRE CONTREPARTIE SOCIALE ?

28/11/12 : sur proposition de la Commission européenne, en particulier de son commissaire à la concurrence Almunia (« socialiste »), 37 MILLIARDS d’EUROS des contribuables européens TOMBENT DANS L’ESCARCELLE DES BANQUES ESPAGNOLES (1), en attendant 88 autres milliards d’euros d’ici à la fin de l’année ! La contrepartie ? La fermeture de la moitié de leurs filiales et des licenciements en cascade. ILS N’ONT RIEN COMPRIS !!! Ce socialisme européen de pacotille est mort !

8:52 > 10:01

Tout occupés à mettre les Etats dans des conditions qui rendront inévitable une mutualisation européenne des dettes qui plomberait l’Europe tout entière à son tour et l’asservirait aux prêteurs étrangers, ces leaders de pacotille peinent décidément à concevoir l’ouragan qui va s’abattre sur eux !

L’Europe n’a aucun projet ! L’Europe telle qu’elle est est une coquille vide. Unir l’Europe ? Pourquoi et pour qui ? Tant que ces questions resteront sans réponses, toutes les tentatives de fédéralisation échoueront piteusement. Et c’est très bien ainsi !

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(1)    http://www.europeanvoice.com/article/2012/november/four-spanish-banks-need-37bn-says-commission/75806.aspx

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L’Europe et les Etats-Unis ne présentent pas, en tant que tels, le moindre intérêt !

Il y a deux ou trois ans, après une période d’hibernation politique nécessaire à une reformulation personnelle des enjeux dignes d’engagement, et des moyens à mettre en œuvre dans ce cadre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et me suis rendu à une réunion d’Ecolo consacrée à la problématique des sans-abri. Il avait fallu ferrailler pour obtenir la mise à l’agenda de ladite thématique, tant elle rebute les petits seigneurs des partis. Pourquoi Ecolo ? Parce qu’il me semblait, à juste titre, qu’il s’agissait du clan le moins entaché de corruption et, à tort, que c’était celui qui était resté, depuis sa fondation, le plus proche de ses valeurs initiales.

Le mini-caucus avait réuni une petite quarantaine de personnes, sensiblement moins que les  réunions mensuelles consacrées à d’autres sujets. C’est que le sans-abrisme, ce phénomène indigne d’une humanité prospère dite civilisée que d’aucuns camouflent derrière ce néologisme barbare et généralisant et des statistiques qui méconnaissent l’individualité de ceux qui en sont les victimes, gêne aux entournures. Fortement ! Car il contraint les apparatchiks, qu’il s’agisse de ceux définis à de multiples reprises en interne comme de « loyaux soldats du parti », c’est-à-dire ceux qui y traînent leur savate depuis une quasi-éternité et ont appris, au fil des ans, à faire la courbette devant les maîtres de pacotille successifs, ou de petits jeunes opportunistes qui, à la rébellion soixante-huitarde et au renouvellement des idées, préfèrent déjà la roublardise, bonne conseillère pour l’obtention de mandats, la couardise dans l’affirmation des priorités sociales et le masque soyeux de ceux qui cherchent à plaire, bref ceux qui sont vieux avant même d’avoir été jeunes, à jeter un bref coup d’œil dans ce qu’il leur reste de conscience. L’exercice était délicat, en effet, alors que le parti concerné était (et est encore) au pouvoir en région de Bruxelles-Capitale…

Il y avait là une certaine Herscovici, spécialiste de l’exclusion sociale adulée par la pseudo-gauche écologiste, qui parlait de « flux de SDF », auxquels elle reprochait de ne pas vouloir s’intégrer dans la société cauchemardesque qui leur est imposée, et de la priorité à accorder à l’arsenal bourgeois d’intégration, dont la clé de voûte est, comme de bien entendu, le travail obligatoire et aliénant. Il y avait aussi une petite pouffe libérale d’une vingtaine d’années, qui s’exclama : « Moi, les SDF, ça ne m’empêche pas de dormir ! » Puis il y avait une dame d’une quarantaine d’années environ qui a eu le courage d’expliquer, les trémolos dans la voix, la situation sociale peu enviable dans laquelle elle se trouvait malgré ses efforts exemplaires de recherche d’emploi et malgré sa foi dans un système pourri. En toute logique, son discours a choqué une large partie de l’assistance, tout occupée à s’écouter parler, à déclamer rationnellement et mécaniquement, sans l’écho d’un sentiment, la rhétorique de circonstance. C’est bien sûr sur elle que chacun a fait l’impasse : que faire, en effet – vous en conviendrez –, de toutes ces puériles et malhabiles émotions ?!

Certes, les bonnes intentions  dont éclate la pureté supposée sont, en toutes matières, à prendre avec des pincettes : louables en soi, elles ne s’appuient pas moins, souvent, sur des présupposés peu étayés et des certitudes inébranlables nuisibles à leur concrétisation harmonieuse, mais, dans le camp des censeurs aux idées et aux ambitions rabougries par la pensée collective en vase clos se lisait pourtant la peur, cette peur sourde que fait s’abattre sur eux la confrontation à un réel refoulé  qu’ils ont supplanté par leur propre idée, frelatée, du réel, celle de la compétition interindividuelle, de la soumission religieuse à l’ordre capital-corporatiste comme horizon indépassable, et du bradage d’idéaux.

Ainsi, imposer aux SDF de rentrer dans le moule rapetissant de l’idéal petit-bourgeois sans prendre un seul moment en compte leurs propres aspirations, ignorer leur vision de la société de peur de s’y trouver aspiré(e), n’équivaut-il pas à paternaliser / maternaliser un mendiant auquel, par incommensurable charité d’âme, l’on accorde une piécette à la condition expresse qu’il ne la dépense pas en achetant de l’alcool ? L’emploi de l’humain ou l’humain lui-même est-il la priorité ? La matière malléable ou l’individualité ? Le salut de l’âme ou celui du système ? Depuis longtemps, la politicaille de tous bords a répondu à ces questionnements, dans le sens que l’on imagine.

Comme le malin est réputé, dans la SF bon marché, être sorti les pieds les premiers du ventre de la Bête, les politicards, surtout les affidés de la Nouvelle Internationale esclavagiste, considèrent en priorité ce qu’il y a lieu de faire de la matière humaine plutôt que d’envisager la reconnaissance des bouts épars de matière sociale que sont les individus, et la contribution personnelle qu’il sont prêts à apporter au Tout. Si tous les emplois disparaissent, y aura-t-il bien davantage de sans-abri ? Sans doute, mais une autre équation, celle de l’égalitarisme des ressources financières d’abord, n’est-elle pas mieux à même de rendre compte de l’impasse des sociétés occidentales actuelles, ou plutôt de leur détermination sans cesse renouvelée, en dépit des signaux, en dépit de 2008, en dépit de l’architecture branlante de l’anti-modèle social en cours de réalisation, à gaver la classe moyenne inférieure et la caste des opprimés sociaux de leurs indigestes et délétères remèdes miracles ?

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/10/08/remercions-gina-rinehart-la-grasse-bettencourt-australienne-davoir-mis-les-choses-au-point/

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/09/28/stop-a-lassistanat-aux-entreprises-en-belgique/

SUR LE PLAN SOCIAL, QUELLE EST LA PRIORITE ? Voilà, en l’occurrence, la seule question pertinente. Elle s’adresse à la Belgique comme au bateau ivre nommé UE, qui entend présider à nos destinées. La stratégie du supermarché, les accords commerciaux gigantesques, sont voués à l’échec : plus vite l’on s’en rendra compte, mieux l’on évitera l’écroulement des cathédrales. Car le paradoxe latent actuel réside dans le fait que, parallèlement à un mouvement individualiste qui ne cesse, en occident, de s’accroître, les politiques imposées du haut s’adressent en un bloc à la masse, pour la contenir. La conclusion évidente à cet apparent dilemme est une refondation du modèle européen, auquel il incombe de toute urgence de rendre une taille humaine. Un maillage de PME me semble être, à cette fin, l’option la plus judicieuse, la plus ancrée localement, la plus innovante, la plus stimulante et la plus porteuse de solidarités intrinsèques : en d’autres termes, en finir avec le règne des multinationales, voilà la nécessité ! La ressemblance entre l’addition de ces monolithes privés et la forfaiture soviétique est désormais évidente : une pyramide d’intérêts qui se suffisent à eux-mêmes.

Quel que soit le chemin sur lequel s’engagera l’Union, si tant est que d’union il soit encore question dans dix ans, la priorité des priorités est la dignité individuelle de chaque citoyen, qui suppose l’application stricto sensu – mieux vaut tard que jamais – de la Déclaration universelle des Droits de l’Humain, condition sine qua non à l’éradication de la pauvreté, sa diminution étant insatisfaisante. Or, ce Grand-Œuvre requiert une gauche digne de ce nom, ni nostalgique du passé, ni renonciatrice sous couvert de maintien et de rafistolage d’une épave nommée Europe ! C’est d’un nouveau projet social, plutôt que d’un contrat, que nous avons tous besoin, d’une transition vers l’âge adulte qui passe par une redémocratisation à la source. Si l’Europe périclite, c’est parce qu’elle est imposée d’en haut, par des cliques enfermées dans des logiques suicidaires et sado-masochistes.

La construction européenne ne résistera à l’épreuve du temps que si la Montagne s’érige au départ de la base, c’est-à-dire du bas vers le haut. Elle n’a pas à être conçue comme une entité existante que chaque individu ou chaque clan aurait à escalader pour prouver sa valeur car, dans ce cas, elle se confinerait à la reproduction sociale. Enthousiasmer, susciter (bien plus que l’entreprise privée), convaincre : ces objectifs semblent actuellement hors d’atteinte pour les pseudo-visionnaires aux manettes, qui ont fait de l’ombre leur chérie pour asseoir leur pouvoir, alors que leur véritable vocation, à terme, est qu’ils s’éclipsent pour laisser la place à une société européenne mature. Ces lacunes fondamentales révèlent leur incompétence réelle.

L’empreinte chrétienne était, parmi d’autres, fort présente dans mon parcours d’éducation. La principale leçon que j’en ai retenue était l’entraide : si, lors d’une étape montagneuse de l’une ou l’autre course cycliste, un participant chute, il appartient aux autres de s’arrêter pour l’aider à se relever, parce qu’il est un autre être humain, peu importe l’équipe à laquelle il appartient. Faire fi d’une telle solidarité, voire accabler la victime, reviendrait à consacrer une victoire moralement frauduleuse qui concourrait à l’effondrement des principes mêmes sur lesquels se fonde le challenge.

L’écran de fumée de la compétition, par laquelle le pouvoir divise pour mieux régner, la conformité des pions de la base au modèle systémique dominant, en l’occurrence celui qui glorifie le reptilien « homo homini lupus »,  le dégoût et le mépris pour la véritable prise de risques, c’est-à-dire pour l’originalité et le non-consensuel, ne sauraient continuer longtemps de masquer ces évidences. Cela, pourtant, ni les hautes sphères de l’Europe, en ce compris les gouvernements nationaux, ni celles des Etats-Unis, qui capitalisent sur le déclin humain, ne semblent l’avoir compris…

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« Pauvreté et inégalités : conférence du Conseil de l’Europe les 21 et 22 février 2013 (1)

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La transparence absente des négociations budgétaires européennes

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Les Etats membres mettent en péril la cohésion sociale et l’avenir de l’UE

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Bruxelles, 23 octobre 2012 – Le Réseau européen anti-pauvreté (REAP) appelle la présidence chypriote et le Président Van Rompuy à s’assurer le soutien des Etats membres pour [l’adoption de] la proposition de la Commission européenne relative au Fonds social européen, déjà appuyée par le Parlement européen. Invités par le Réseau à faire connaître leur position quant à cette initiative, seuls trois Etats membres ont répondu.

Insert d’une autre partie du document

« Tandis que la Belgique a indiqué, sans le moindre engagement direct, que la contribution du prochain budget européen à la lutte contre la pauvreté était cruciale, la Pologne et l’Irlande ont toutes deux fait savoir qu’elles étaient favorables à une plus grande flexibilité pour permettre aux Etats membres de déterminer eux-mêmes leurs priorités d’investissement. »

***

Alors que tous [ces derniers] se sont liés à l’objectif de réduction de la pauvreté, reconnaissant la nécessité d’un plan d’action et d’investissement commun de l’UE pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale, il est probable que la plupart d’entre eux renient leur engagement en rejetant la proposition de la Commission européenne.

[…]

 « [Un tel rejet] constituerait le signe d’une inconsistance politique, compte tenu des engagements de réduction de la pauvreté pris par les gouvernements nationaux. Ce genre d’attitude met en péril non seulement la possibilité d’une telle réduction, mais aussi la cohésion sociale de l’UE à sa base, ainsi que son avenir [lui-même]. Il s’agirait là de la dernière ligne droite vers le désastre », [a indiqué Sergio Aires, Président du REAP].

« Dès lors qu’il est de plus en plus admis que les mesures d’austérité sont inefficaces et n’ont eu d’autre résultat que d’accroître et d’accentuer les niveaux de pauvreté et d’exclusion, l’investissement social par l’entremise des fonds européens destinés à la cohésion sociale est absolument nécessaire », [a ajouté, quant à lui,] Fintan Farrell, Directeur du REAP.

[…]

Les compétences [en matière de personnes sans logement] sont divisées au sein de la Commission européenne. D’un côté, il y a le Commissaire à l’Inclusion sociale, et de l’autre la Commissaire en charge des Droits fondamentaux, par ailleurs Vice-Présidente de la Commission européenne. […] [Le premier] souhaite investir dans ces personnes à long terme, pas en construisant de plus en plus de refuges d’urgence. [A son estime,] les personnes sans abri devraient être en mesure d’entrer, à terme, dans le marché de l’emploi [et de] participer à la société. La priorité au logement, telle est la politique promue par les Etats membres. […]

Nul ne peut être opposé à l’idée du logement d’abord, à la perspective de garantir, si nécessaire avec le soutien requis, à ceux qui en sont dépourvus un accès direct à un logement de qualité, plutôt que de les voir se perdre de refuge en refuge, mais il y a un hic. […] [En France, où a été votée la loi sur le droit au logement opposable, circule cette boutade :] « d’accord avec le logement d’abord, mais d’abord du logement ».

[…] »

********

« L’état du non-logement aux Etats-Unis en 2012 (2)

(rapport du 17 janvier 2012)

[…]Principales constatations

  • La population sans domicile a décru d’un pourcent, soit environ 7000 personnes, au niveau national, passant de 643.067 en 2009 à 636.017 en 2011. Dans la plupart des sous-populations étudiées, une réduction du nombre de personnes confrontées à l’absence de logement a été notée : familles, individus dans un cadre familial […] et individus [tout court]. Seuls les sans-abri font figure d’exception.
  • La réduction la plus significative est à pointer parmi les vétérans de guerre sans logement, dont la population a décliné de onze pourcents. Le nombre de sans-logement dans cette catégorie est passé de 75.609 en 2009 à 67.495 en 2011, soit une diminution de quelque huit mille unités.
  • Le taux national de non-logement était [en 2011] de 21 personnes par tranche de 10.000 habitants. En ce qui concerne les vétérans de guerre, il était de 31 personnes par tranche de 10.000 vétérans
  • Le non-logement structurel a décru de trois pourcents, de 110.911 en 2009 à 107.148 en 2011. Il a décru de treize pourcents depuis 2007. Cette diminution est imputée à l’augmentation du nombre de lits d’accueil permanents de 188.636 en 2007 à 266.968 en 2011. Ces derniers mettent un terme au non-logement structurel.
  • La majorité des personnes sans logement recensées se trouvaient dans des foyers d’hébergement d’urgence ou étaient inscrits dans des programmes de logement transitoire, mais près de quatre sur dix d’entre eux n’avaient aucun abri, vivaient dans la rue, dans des voitures, des bâtiments abandonnés ou d’autres endroits impropres au logement humain. La population sans abri, la seule qui ait fait l’objet d’une augmentation nominale, a crû de deux pourcents, passant de 239.759 en 2009 à 243.701 en 2011.
  • Le nombre d’individus dans des familles sans logement a décru d’un pourcent au niveau national, mais augmenté de vingt pourcents ou davantage dans onze Etats.
  • Alors qu’au niveau national, la population sans logement a diminué, elle a crû dans vingt-quatre Etats, ainsi que dans le District de Columbia. »

________________

(1)    Source : http://www.eunion-of-homeless.org/

(2)    Source : http://www.endhomelessness.org/library/entry/the-state-of-homelessness-in-america-2012

N.B. : la traduction des documents ci-dessus est libre, et la mise en gras ou en italique de certaines parties de texte relève d’un choix éditorial.

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ACTA, CETA, etc. : STOP AU DENI DE DEMOCRATIE !

Tel est le titre d’un communiqué de presse diffusé conjointement hier par La Quadrature du Net, l’APRIL et Act Up – Paris à propos des menaces que font peser sur les libertés individuelles de tous les citoyens européens (notamment) les tractations secrètes encore en cours entre la Commission européenne et divers Etats (Canada, Inde, etc.) en vue de la conclusion d’accords commerciaux semblables (voire pires) que l’ACTA, ce monstre bureaucratique pourtant rejeté avec grand fracas, en juin dernier, par les fractions dites progressistes au sein du Parlement européen.

Pour de plus amples informations, lire les posts que j’ai consacrés à ACTA / CETA antérieurement :

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/07/10/anonymous-deurope-et-du-canada-le-combat-nest-pas-gagne-non-a-acta-non-a-ceta/

https://yannickbaele.wordpress.com/2012/06/09/acta-ou-comment-le-monde-cherche-a-sunir-contre-les-internautes/

L’Europe est vitale, tant pour les individus que pour les peuples européens. Pas un mot ne lui a été consacré par les candidats à la présidentielle états-unienne, qui la considèrent comme un danger potentiel pour leur hégémonie décadente. Plutôt que de se pâmer devant leur cirque démocratique, tels des Pygmées colonisés en extase devant des maîtres qui les méprisent, tels des adultes en régression qui croient encore au Père Noël, quelle que soit la couleur de son déguisement, il est temps pour les Européens de s’unir !

Toutefois, si le modèle européen est celui de l’opacité, du déni de démocratie, de la pseudo-avant-garde capital-corporatiste prétendument éclairée et non élue, du mépris des citoyens, de la corruption et de la soumission à l’américaine aux grands groupes industriels et aux puissances véreuses du fric, toutes dérives de nature à accroître le nationalisme fascistoïde que les grands prêtres de la Nouvelle Internationale esclavagiste dénoncent par ailleurs alors qu’ils en sont la pierre angulaire, l’Europe est, plus encore que les Etats-nations, nuisible à l’ensemble des individus et des peuples qui la composent.

DE GUCHT, actuellement mis en examen en Belgique pour fraude fiscale (1), est, ès qualité de commissaire européen en charge du commerce, le principal architecte oblique de l’obscurantiste doxa commerciale européenne.

 

DU BALAI !

(1)   Sources (NL) :

http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20120615_00186602

http://www.clint.be/actua/politiek/de-vakantievilla-van-de-gucht-het-zwart-gebouwd

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« En 2011 et 2012, les citoyens européens sont descendus dans la rue pour protester contre les négociations secrètes de l’Accord anti-contrefaçon ACTA qui mettait en péril leurs libertés fondamentales, ce qui a conduit à un rejet massif de l’accord par le Parlement européen en juillet dernier. Avec un message clair : pas de mesures répressives sans débat démocratique entre représentants élus.

Pourtant, la Commission européenne et les gouvernements des États-Membres continuent de vouloir passer en force en négociant, sous couvert d’accords commerciaux ou de libre échange tenus secrets, des mesures répressives mettant en péril l’exercice des libertés fondamentales. Accord commercial Canada-UE (CETA), Accord de Libre Échange (ALE) UE-Inde, UE-Thaïlande, UE-Moldavie, etc. Tous ces accords contiennent potentiellement des clauses dangereuses pour les libertés des utilisateurs d’Internet, l’accès aux médicaments essentiels ou l’utilisation et la diffusion de logiciels libres.

Il est intolérable que des mesures menaçant les libertés fondamentales soient négociées en toute opacité par des hauts fonctionnaires alors que ces clauses, qui dépassent largement le cadre d’accords commerciaux, doivent être débattues de manière démocratique et transparente.

Act Up-Paris, l’April et La Quadrature du Net exigent :

  • de la Commission européenne :

 qu’elle rende immédiatement public le contenu des accords en cours de négociation
qu’elle cesse d’inclure dans des accords commerciaux des dispositions mettant en péril les libertés fondamentales,
le développement des logiciels libres ou l’accès de millions de malades à des médicaments génériques abordables

  • des États membres de l’Union européenne qu’ils prennent leurs responsabilités et :

  •  informent les citoyens sur les mesures pénales actuellement négociées
     rappellent à la Commission européenne les limites de son mandat
     prennent publiquement position contre l’inclusion dans les accords commerciaux de dispositions menaçant les libertés fondamentales, le développement des logiciels libres ou l’accès de millions de malades à des médicaments génériques abordables »

Contacts presse

Act Up-Paris :
Céline Grillon, responsable du plaidoyer international, international@actupparis.org – +33 6 50 01 39 10

À propos de l’April :

Pionnière du logiciel libre en France, l’April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone. Elle veille aussi, dans l’ère numérique, à sensibiliser l’opinion sur les dangers d’une appropriation exclusive de l’information et du savoir par des intérêts privés. L’association est constituée de plus de 5 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.
Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org
+33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org
+33 1 78 76 92 82

À propos de la Quadrature du Net  :
La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Elle promeut une adaptation de la législation française et européenne qui soit fidèle aux valeurs qui ont présidé au développement d’Internet, notamment la libre circulation de la connaissance.
À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée. Elle fournit aux citoyens intéressés des outils leur permettant de mieux comprendre les processus législatifs afin d’intervenir efficacement dans le débat public.
Jérémie Zimmermann, porte-parole, jz@laquadrature.net
+33 6 15 94 06 75

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Maria MARTIN-PRAT, Diana BANATI et Thomas LÖNNGREN, trois symptômes (européens) du néo-corporatisme globalisé !

Nous sommes en 2077. A la suite d’un second sauvetage massif d’entreprises privées par l’argent public, les Etats ont tous fait faillite. Dans la foulée, les institutions démocratiques représentatives ont été abolies, et remplacées par un Congrès entrepreneurial qui, d’une main de fer, fait régner sur les individus et les groupes son ordre tyrannique. Au milieu de cet ordre totalitaire s’agitent une poignée de fanatiques qui ne reculent devant aucun meurtre de masse pour renverser l’oppresseur. Voilà la trame de la série canadienne (un peu kitsch) « Continuum », qui devrait entamer bientôt sa deuxième saison. Il s’agit là d’une illustration possible de la fin de l’Histoire telle que la concevait Fukuyama, c’est-à-dire la fin d’un certain type de rapports de forces par le recours à une formule du passé revisitée à l’échelle du globe.

« La maîtrise des ressources naturelles par les entreprises privées [est assurée] par l’entremise de tribunaux internationaux qui ne tiendront aucun compte des enjeux environnementaux, de l’usage de la terre, de la santé publique, ni de quelque réglementation en vigueur, nationale ou étrangère, que ce soit. Ces tribunaux siégeraient sous l’égide d’avocats [d’affaires] du secteur privé, en application de l’exigence des Nations-Unies et de la Banque mondiale qui imposent au contribuable de compenser [en faveur des entreprises] les politiques régulatrices nationales [en ce que] les corporations doivent être indemnisées pour de « futurs profits escomptés » [non obtenus en raison de ces législations nationales].

En d’autres termes, avec l’aide de ces « tribunaux », les corporations peuvent, en vertu d’un mandat international, mettre les gouvernements sous pression pour qu’ils affaiblissent, sur un [simple] caprice d’une multinationale, leurs politiques environnementales.

Ceci s’est [d’ailleurs] déjà produit en diverses régions du globe :

  • Chevron [Texaco] a eu recours à des tribunaux [semblables] pour envahir l’Equateur et contaminer par des agents toxiques des zones [entières] de terres indigènes.
  • Renco Group Inc. y a eu recours pour polluer le Pérou avec des résidus de métaux lourds sans jamais avoir eu à nettoyer sa crasse.
  • Pacific Rim Mining Corp., tandis qu’elle exploitait des mines d’or, a contaminé au cyanure des sources d’eau naturelles sans avoir à subir la moindre sanction [dans  la mesure où] les gouvernements [concernés] ont été contraints de réécrire leurs législations [en la matière]. »

 (1)

Au Moyen Age, les corporations étaient le mode de structuration de l’activité économique par excellence. Une corporation, c’est, nous dit le Larousse en ligne, « sous l’Ancien Régime, [l’]organisme social qui groupait tous les membres d’une profession, de la base au sommet, [bref un] corps de métiers ». Quant au corporatisme, il désigne, selon Wikipedia,  « la tendance qu’ont les membres d’un corps professionnel ou administratif à privilégier leurs intérêts matériels au détriment de ceux du public qu’ils servent (consommateurs, administrés, justiciables, usagers, élèves, clients, patients, etc.). »

Dans notre réalité contemporaine, l’environnement dit corporate prend lui aussi des allures de mastodonte. Rien d’étonnant à cela : alors qu’harmoniser des statuts sociaux très variables représente, sous l’épée de Damoclès du stress induit et de la pression à la rentabilité, un exercice d’une complexité inouïe si on souhaite le faire par le haut, il n’est pas trop compliqué de s’entendre quant à l’objectif de faire du fric.

Cette impérieuse nécessité de s’affranchir de toute ambition sociale, de faire primer le culte du winner en soi et pour soi, au risque d’en arriver à fonder un nouveau type de société dont le seul ciment serait l’antisocial, beaucoup d’individus la font leur. Pourquoi en irait-il donc autrement au sein des instances européennes ? Et pourquoi le corporatisme, qui fédère ces égoïsmes, y serait-il moins prégnant ?

A l’occasion d’un débat mené, le 17 février 2011, au Parlement européen sur le rôle des groupes d’experts, l’écologiste Pascal Canfin lançait : « Je siège à la commission des Affaires économiques et monétaires. Vous avez, par exemple, un groupe d’experts en matière bancaire. 95 % des membres de ce groupe d’experts sont des banquiers, et pas n’importe quels banquiers, uniquement des banquiers de la banque de financement et d’investissement, de la banque de marché et toutes les grandes banques américaines – JP Morgan, Bank of America, Goldman Sachs – y sont représentés. En face, il n’y pas d’ONG, il n’y a pas de syndicat dans ce groupe d’experts. L’idée que la Commission soit conseillée uniquement par des banquiers d’affaires, et notamment par les banquiers d’affaires américains, pour changer les règles en matière bancaire me semble complètement surréaliste après la crise financière que l’on a connue. »

La commission des Affaires économiques et monétaires est loin d’être le seul front sur lequel se jouent tant le présent que l’avenir de nos droits et libertés individuelles. Carriérisme aidant, à une époque où il est de bon ton de virevolter entre le privé et le public, plusieurs hauts fonctionnaires ont pris la malsaine habitude de brouiller allégrement les pistes entre un investissement au service du bien commun général et un mercenariat corporatiste. Puisque leurs connaissances et leur expérience d’une matière donnée constituent un socle que tant le privé que le public cherchent à s’approprier, et puisque leur portefeuille est le commun dénominateur de leur action, pourquoi se gêneraient-ils à se donner au plus offrant ?

Jusqu’en 2009, la Hongroise Diana Banati était membre du directorat de l’International Life Scientific Institute (ILSI), un organisme dont la dénomination respectable ne doit pas faire oublier qu’il s’agit en réalité d’un consortium d’affaires qui regroupe des géants de l’industrie alimentaire tels que Monsanto et BASF, actifs entre autres dans la fabrication d’O.G.M. Or, la même Banati était, depuis 2008, la présidente du Conseil d’Administration de l’Agence européenne de Sécurité des Aliments (AESA). Rassurant, n’est-il pas ? Et indicatif, peut-être, de la détermination de la Commission européenne à faire ratifier des OGM malgré des refus répétés du Parlement européen et de maints membres du Conseil (c’est-à-dire de chefs d’Etat). Enfin contrainte, en mai dernier, à la démission en raison de cet évident conflit d’intérêts, la dame, pour boucler la boucle, vient d’accepter un nouveau poste à responsabilités au sein de l’ILSI (2), où elle pourra, sans que quelque fonctionnaire européen que ce soit ne s’en enquière véritablement, s’épancher auprès des industriels de son expérience dans le secteur public concomitant et continuer de rencontrer discrètement ses anciens collègues européens pour se tenir au courant et influencer les processus décisionnels.

Avant que ne soit nommé à sa tête l’Italien Guido Rasi, qui a, quant à lui, construit sa carrière dans le public, L’Agence européenne des Médicaments (EMA) a été dirigée pendant dix ans par le Suédois Thomas Lönngren, qui, sitôt achevé son second mandat, s’est empressé d’accepter, lui aussi, toutes sortes de propositions de carrières émanant du privé, en lien direct avec la fonction qu’il exerçait à la tête de l’EMA. Ainsi, outre son rôle de conseiller pour deux importants laboratoires privés danois et celui de directeur non exécutif (!) d’une entreprise pharmaceutique australienne, le voilà bombardé Senior Advisor d’un fonds d’investissement américain spécialisé dans « le marché de la santé » (3) ! Et le tout sans que la Commission ne trouve à y redire ou n’enquête plus avant !

Dernier exemple de cette confusion des genres au plus haut niveau : le cas de Maria Martin-Prat, la chef d’Unité ‘Droits d’Auteurs’ de la Direction ‘Propriété intellectuelle’ de la Commission européenne, dont une revue spécialisée résumait ainsi, en avril 2011, le parcours : « La nouvelle personne de référence de l’Union européenne en matière de droits d’auteurs ne prendra ses fonctions que dès la mi-avril [2011], mais déjà elle suscite la controverse. La raison ? Maria Martin-Prat a passé des années à diriger la « politique législative mondiale » pour l’IFPI, la coupole commerciale de l’industrie mondiale du disque, basée à Londres, avant de réintégrer les pouvoirs publics. [Sa] nomination amène à se poser de nouvelles questions quant à des emplois dans le privé assumés par le passé par des responsables publics, en particulier dans le chef de ceux [celles] qui sont en charge d’élaborer les politiques, ou de prononcer des jugements législatifs sur des matières pour lesquelles ils [elles] ont autrefois effectué du lobbying. […] » (4)

En parcourant le compte rendu des auditions d’experts menées en 2011 (5) et cette année (6) par la Commission européenne aux fins d’évaluer la nécessité (ou non) de revoir la directive relative au respect des droits de propriété intellectuelle (IPRED), on se rend compte que l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), dont est issue Madame Martin-Prat, est, avec la MPA (Motion Picture Association), la plus extrémiste du panel représenté dans sa volonté de réglementer à tout-va, aux bénéfices de ses entreprises affiliées et au détriment des libertés individuelles.

Or, on ne pourra manquer de trouver dans le projet de traité ACTA (7), remisé pour l’heure aux oubliettes par le Parlement européen, la transcription d’une telle volonté. Pur hasard, sans doute… Coïncidence, aussi, à n’en pas douter, que ce projet d’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (CETA) qui, comme le souligne le professeur canadien Michael Geist, reprend quasiment mot pour mot les dispositions contenues dans l’ACTA (8). La Commission européenne a beau jurer ses grands dieux que CETA n’est pas une version bis d’ACTA, elle n’en admet pas moins que seules les dispositions les plus controversées du défunt projet de traité – il faudrait s’entendre sur cette notion – ont été retirées du projet d’accord euro-canadien, et se garde bien, pour l’instant, de rendre publique la dernière mouture du document (9). Enfin, concours de circonstances, bien sûr, que ce Trans-Pacific Trade Partnership (TPP), négocié dans l’opacité la plus totale, qui contient lui aussi nombre de dispositions liberticides, dans ce domaine comme dans d’autres (1).

La mondialisation n’est pas seulement inévitable, elle est souhaitable pour répondre aux défis planétaires (faim, pauvreté, environnement, ressources naturelles et énergétiques, etc .). La seule question qui vaut la peine d’être posée est : comment et au bénéfice de qui la mettre en œuvre ? La démocratie ne semble plus avoir grande valeur lorsqu’elle mise en balance avec les intérêts gigantesques des lobbies privés, des corporations globales. Sommes-nous si loin de « Continuum », tout compte fait ?…

_____________

(1)    Source : http://axisoflogic.com/artman/publish/Article_64807.shtml (traduction libre)

« Defending Democracy, Resisting Corporate Power », tel est le mot d’ordre de l’ONG nord-américaine Public Citizen, dont voici le site : http://www.citizen.org/Page.aspx?pid=183

Lire aussi : http://www.computerworld.com.au/article/432983/ludlam_slams_government_over_tpp/

(2)    Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/efsa-conflits-interets-ogm-diana-banati-15643.php4

(3)    Source : http://www.formindep.org/spip.php?page=imp_article&id_article=453

(4)    Source : http://arstechnica.com/tech-policy/2011/04/top-music-industry-lawyer-now-eu-copyright-chief/ (traduction libre)

(5)    http://ec.europa.eu/internal_market/iprenforcement/docs/conference20110607/hearing-report_en.pdf

Extrait : “IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) stressed that it is necessary to open the IPRED and that all forms of illegal behaviour must be addressed, as otherwise there would be a shift to other forms. Even in markets with sufficient legal offer, the levels of piracy are still substantial. Hence, legal offer helps to correct the situation, but are not the sole solution. IFPI has tried voluntary cooperation with ISPs, but since it did not work, they suggest legislating on the matter. IFPI suggests adopting effective measures for site blocking and tackling all forms of piracy.”

(6)    http://ec.europa.eu/internal_market/iprenforcement/docs/conference20120426/summary_en.pdf

Extrait : “IFPI noted that piracy is moving to outside Europe. New measures against new forms of piracy are thus needed (e.g. regarding cyber loggers, streaming, peer to peer, cloud services and mobile services) and regardless of where the infringements actually take place. Differences and inconsistencies across Member States should be addressed in a revision of the directive: notably as regards the speed of acquisition of an injunction; the lack of mutual recognition of judicial decisions; fragmentation as regards judicial application of the directive’s remedies from one Member State to another; differing cost structures for equivalent cases depending on the Member State; the need to lodge a prohibitive bank guarantee when an interlocutory injunction is requested; differing levels of evidence requirements (catalogue wide injunctions versus an injunction for each title); and finally differing levels of damages (which are sometimes so negligible that they are not typically requested). MPA voiced a similar view on this final point.”

(7)    Lire le post du 13/06/12

(8)    Source : http://www.michaelgeist.ca/content/view/6594/125/

Lire aussi le post du 10/07/12

(9)    Source : http://www.pcinpact.com/news/73051-les-preoccupations-sur-ceta-cheval-troie-d-acta-restent-vives.htm

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