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L’Eglise, cette abomination…

Panade spirituelle que l’on sert à des adultes restés enfants, la vision irénique et niaise qui, de nos jours et par ici, tend à en faire l’assise d’une quête de transcendance à laquelle serait étrangère toute ambition politique n’est que forfaiture : la religion instituée n’est et n’a jamais été autre chose qu’un outil politique, un outil de pouvoir et de domination, qui assoit la transcendance dans la pourriture de la corruption. En ce que toutes ne sont, par rapport à l’Humanité elle-même, que des sous-religions communautaristes – c’est-à-dire des sectes – qui aspirent à la soumettre en sa totalité à leurs jougs doctrinaires respectifs, ce constat vaut pour l’ensemble des religions instituées, mais, en raison de sa structure ultra-hiérarchique, il s’applique particulièrement à la religion catholique.

La bible ? Une tentative primitive et totalitaire d’organiser la cité (par la fiction). L’Eglise ? Un Etat mafieux et une cinquième colonne. Les courants religieux ? Des partis politiques. Leurs hiérarques ? Des psychopathes hors-sol. Leurs missi dominici laïcs ? Des membres cooptés de clubs sélects obsédés par l’entre-soi et le monopole de l’histoire.

Eglise est, depuis l’origine, synonyme de parjure. « La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas », écrivit Baudelaire dans Le spleen de Paris. Et s’il avait eu tort ? Se présenter sous les traits de Dieu ne serait-il pas sa ruse suprême ? Eriger en modèle exclusif un personnage de fiction supposé concentrer en lui toutes les vertus, mais édifier un royaume dont le trône ici-bas est imprescriptiblement réservé au panier à crottes (C’est du Zola !) des épigones d’un pseudo-apôtre qui ne se contenta pas de trahir, mais, le moment venu, eut l’outrecuidance, éludant le jugement divin – fausse humilité ! –, de ne présenter au Ciel que ses pieds, puis continuer insolemment de se proclamer « dans le Seigneur », ainsi préservé comme incarnation paradoxale d’une idée pure, voilà un niveau de perversion qui, ne leur déplaise, aux risibles petites sectes satanistes, qui, en réalité, s’inscrivent dans la filiation directe du Vatican, demeurera à jamais inaccessible !

Depuis ses origines, aucun Bien de l’Eglise ne pouvait émaner : elle est structurellement dépravée, eu égard à ses propres références. Son histoire n’a fait qu’aggraver cette réalité. Ainsi de la « Sainte-Inquisition », rebaptisée depuis peu en « congrégation pour la doctrine de la foi ». Ah, si seulement cette dernière pouvait à l’égard des pédoprédateurs en soutane contemporains faire preuve ne serait-ce que du centième de l’intransigeance que son aînée manifesta jadis aux prétendus hérétiques ! Vœu pieux, cela va de soi, tant il est vrai que le Mal qu’abrite la cité de tous les vices ne s’acharne jamais que sur les victimes – les victimes réelles, et non les coupables auxquels est octroyé ce statut par piété diabolique.

Le serpent n’est jamais à court d’arguments pour justifier ses turpitudes, et ceux-ci sont à géométrie variable : après avoir ordonné de faire en sorte que le prêtre lyonnais qui a admis s’être rendu coupable de pédoprédation échappe à la justice des hommes, c’est sur l’immunité diplomatique – concept fort peu divin – que s’est appuyé le préfet de la congrégation susnommée pour fuir ses responsabilités : on ne s’improvise pas Sainte-Nitouche ! Lui emboitant le pas, avant-hier, Bergoglio lui-même, n’ignorant rien pourtant de la culpabilité morale factuelle de la clique qui, d’un bout à l’autre de la chaîne de responsabilité, englobe prêtre, cardinal et préfet – ce dernier sous son autorité directe, ainsi maculée un peu plus encore – vient de confirmer sa récente décision de maintenir en fonction l’agité du bocal lyonnais, prétextant que la procédure d’appel entamée par celui-ci – un appel sur lequel, tant il infiltre les lieux stratégiques, l’Opus Dei pourrait être appelé, sans conflit d’intérêt aucun, à se pencher – valait divine prorogation de la présomption d’innocence le concernant. Saluons la cohérence « dans le Seigneur »…

Le cadre lyonnais est-il plus propice qu’un autre à la vérification des prémisses du présent article ? C’est à Lyon que Paul Touvier, fervent collaborateur des nazis recherché par la justice pour crimes contre l’humanité, trouva refuge des années durant. Et c’est précisément l’Opus Dei ainsi qu’une partie du clergé local qui s’assurèrent de son bien-être, cependant qu’un supérieur provincial jésuite comblait ledit criminel d’attentions…

En 2009, un article en ligne de la revue catholique progressiste Golias décrivait un clergé lyonnais en proie à « une stratégie de restauration ecclésiale » initiée par le très conservateur cardinal qui deviendrait l’emblème français de l’hypocrisie de l’Eglise en matière de viols d’enfants, une « restauration » sous l’égide de l’Opus Dei – encore ! – et de la Communauté de l’Emmanuel, une autre secte dans la secte – homophobe elle aussi, semble-t-il – mais issue, quant à elle, du Renouveau charismatique.

Comment, dès lors, interpréter le soutien indéfectible du si progressiste Bergoglio à celui qui, agité comme un cocaïnomane en rut que n’effleurait pas, face à l’entreprise scélérate dont il s’est rendu complice, le moindre souci d’humilité, déclara par oxymore, le 15 mars 2016, joignant le geste (un vif revers de main dédaigneux) à la parole, que « la majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits » (soulignant par là même que ce n’est pas aux motivations des plaignants, que certains de ses prédécesseurs avaient au bas mot jugées suspectes, vu le laps de temps écoulé, mais aux crimes eux-mêmes qu’il vouait tout son dédain) ?

Après lui avoir fait des concessions diverses et variées, le souverain pontifiant n’a-t-il pas, irrité, sans doute, par les charges répétées lui adressées par ce camp-là, de l’Opus Dei pris congé en décembre dernier ? Des charges qui, soit dit en passant, démontrent que pas même devant l’instrumentalisation politicienne d’abus sexuels perpétrés contre des gosses le caniveau de la hiérarchie catholique ne recule !

L’affaire lyonnaise cacherait-elle pareillement une lutte de clans ? Sur son site, l’Opus Dei de France invitait ses ouailles, en juin 2015, à commémorer le quarantième anniversaire de la mort de son très saint patron, cette ordure (très) proche à la fois de Franco, d’Hitler et de Pinochet, en renseignant des lieux et des dates précises auxquelles se tiendraient, à travers la France, des messes en son honneur. L’une de celles-ci serait célébrée à Lyon par le père Baumgarten, celui-là même qui semble appelé à prendre la relève de Barbarin. Le signe, au contraire, d’une communauté d’esprit qui réduirait le conflit à une simple lutte d’egos et la protection papale à une affinité personnelle ?…

A moins qu’il ne faille voir dans la clémence du cauteleux directeur de consciences que l’application, au mépris renouvelé des victimes car à la faveur d’une indignation en ce cas sciemment attisée, de l’un de ces prescrits sadomasochistes si chers au petit monde des jésuites : « […] ainsi, à l’opposé du sentiment commun des hommes, pourront-ils, pour son divin service et sa louange, s’humilier davantage et progresser davantage en esprit pour la gloire de la divine Majesté »…

Il y a quelques jours, à l’occasion d’un conseil presbytéral lyonnais extraordinaire, quarante-huit des cinquante votes exprimés le furent en faveur d’une démission rapide et définitive du cardinal « Grâce-à-Dieu ». Bergoglio aurait pu, accentuant ce qu’il prêchait à l’entame de son mandat, confier aux curés et vicaires lyonnais le soin de décider du sort de l’importun. Mieux encore : il aurait pu laisser la base elle-même organiser un vote, avant d’en valider automatiquement le résultat, mettant ainsi en valeur le mode d’organisation des communautés chrétiennes premières, dont il se disait si admiratif avant son accession au Saint des saints de la duperie. Mais de la tambouille politicienne vaticanesque, qu’attendre d’autre qu’une posture hiérarchique ?

Dans l’Eglise, aucun Bien ne peut émerger qui ait l’objectif d’assainir le sommet; tout est imposé depuis le sommet pour le contenir. Tout compte fait, celui-ci ne diffère en rien du sommet de la pyramide détaché de cette dernière, qui orne certains billets de banque. Par ce sommet, toute l’Eglise est conditionnée, de telle sorte qu’elle ne favorise pas l’élévation; elle fait main basse. Il n’est pas question de la convaincre; c’est son inflexible conviction qui s’abat sur « le troupeau ». Ainsi, de la même manière que quantité de prêtres et d’évêques ont fait main basse sur l’intimité d’enfants, l’Eglise, au diapason, fait main basse sur celle des hommes et des femmes. La volonté propre et le consentement individuel sont des paramètres dont elle ne s’encombre qu’à la marge, si elle y est contrainte. Laisser accroire qu’elle ne serait qu’un club sectaire qui ne s’adresse qu’à ses membres est une autre de ses ruses; son ambition est et a toujours été de dominer tou(te)s et chacun(e). Comme l’atteste l’Opus Dei, qu’elle accueille fièrement en son sein avec son bagage nazi, l’Eglise n’affiche une apparence paisible et inoffensive qu’en raison d’une conjoncture qui la cantonne à un certain périmètre. Que survienne une apocalypse, et l’Inquisition réapparaîtra. Sa doctrine infernale, faite, pour ses indignitaires uniquement, d’aménagements raisonnables obscènes, continue, à travers des réseaux bien huilés et des habitudes difficiles à perdre, de polluer la société dans son ensemble en suscitant un mimétisme servile producteur de pieuse perversité. Une institution qui permet aux hommes les plus vils, les plus corrompus et les moins sages, de prodiguer des leçons de maintien : par-delà la République telle que la conçoivent Trump, Macron ou toute autre délirante enflure transitoire, telle est l’Eglise plurimillénaire, qui de son histoire tyrannique ne renie rien ! Et tel est son fameux sommet qu’en vertu de la croix renversée dont elle est dépositaire, il côtoie la gadoue. En vérité, en effet, c’est toute la hiérarchie ecclésiastique qui manœuvre dans la fange, et à ces boueuses sommités, aucune insulte assez odieuse ne saurait être adressée, pas une once de respect être due.

Ceux et celles qui leur en témoignent malgré tout, celles et ceux qui acceptent leur tutelle, tou(te)s leurs «  fidèles », en somme, savent – ou devraient savoir – à quoi ils le sont et à quoi ils souscrivent ainsi : à l’antithèse structurelle du Bien – qui n’est certes pas la seule expression du Mal, mais qui y occupe une place prépondérante –, à une morale équivoque faite de doubles standards, à une institution politique anachronique dans sa forme et principiellement viciée, qui agite le paravent divin pour neutraliser toute opposition, à une assemblée non élue composée de détraqués sexuels œuvrant au politiquement correct, à une hiérarchie monstrueuse où ni l’Homme ni un Dieu bien compris n’ont leur place ! Tout acte de bonté d’un modeste curé de campagne, toute humilité sincère manifestée par une pratiquante, se trouvent ipso facto perverties, et si cette bonté et cette humilité persistent, elles ne peuvent le faire, de leur crédulité s’étant départies, qu’aux dépens de l’institution et contre elle.

Aux distraits, Bergoglio, l’esprit embourbé, vient de le rappeler : dans l’Eglise, il ne faut chercher ni éthique ni transcendance. En prendre conscience est un premier pas hors de l’imposture !

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Ne pouvant, après quelques essais, me résoudre à la mise entre apostrophes, trop barbare décidément (cf. la note infrapaginale de cet article antérieur), je reviens dès à présent à l’italique simple pour la relativisation, et opte, s’agissant de l’emphase, pour l’italique gras.

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Archevêque, on voit ton groin !

Les palefreniers des écuries d’Augias se sentent pousser des ailes, ma parole ! Après le gros cardinal protecteur multirécidiviste de pédoprédateurs en soutane (à en croire le prêtre Devillé), qui s’est, en vertu d’un ordre protocolaire bien dans la ligne de sa préférence pontificale, exprimé en faveur d’une nouvelle évangélisation du cul des gosses, lors de la messe inaugurale de l’ancien pieux auxiliaire de Videla (à en croire Estela De La Cuadra et Buscarita Roa, notamment), c’est à présent au tour de l’ex-provincial namurois au balai dans le cul d’en remettre une couche sur les homosexuels, s’assurant par là le buzz facile dont on le sait coutumier. A Bergoglio les pieds; à Léonard Ier  les raies : chacun sa prédilection ! Si la question est de savoir laquelle de ces deux faces est la plus noble, la réponse est simple : none of the above, tant elles se sont transmis le purin de génération en génération comme leur Evangile le plus précieux !

C’est qu’il faut oser, bon sang : alors que parcourt le net la rumeur insistante que Joseph, son mentor, aurait, peu avant sa démission, obtenu des plus hautes autorités italiennes une amnistie pour certains penchants qui ne l’ont éclaboussé jusqu’à présent qu’en privé, voilà que Maline-Bruxelles remonte sur les barricades de la Réaction, sur le mode « tu veux ou tu veux pas ? » En effet, selon le journal auquel il vient de consacrer une énième interview, déblatérant une nouvelle fois les pathétiques obsessions d’un vieillard frustré par l’abstinence, le grand chancelier de l’Université catholique de Louvain n’a abordé « [le] sujet [de l’homosexualité qu’] à la demande de ceux qui lui [posaient] des questions, parce que lui n’a rien à en dire » (1). Mais si elle n’a rien à en dire, pourquoi cette larve de 72 ans ne ferme-t-elle son clapet ? Sans doute bout-elle, en réalité, de cracher une fois encore – pour la route, sans doute – son mépris gluant et putride à la face de ceux aux avances desquels elle n’a que trop résisté autrefois, même si, au fond d’elle, elle avait envie d’y céder. C’est cela, oui : c’est d’un outing sur le tard qu’il s’agit, livré à un journal par trop désireux, par la nouvelle controverse dans un verre d’eau que des organisations dites LGBT intrinsèquement stupides ne manqueront pas de faire éclater suite à ce nouveau coup de boutoir porté à leur pure chapelle, de faire enfin entendre de nouveau le son de cloche conforme à sa propre tradition éditoriale, après les semaines et les semaines de la romaine béatitude dont nous a abreuvés la presse « libre » dans son ensemble : « faites comme moi, pauvres pécheurs », dit en substance la grande bringue voûtée, « soyez homos, mais restez célibataires et prémunissez-vous du péché » ! A la bonne heure, branleur !

Et, comme de bien entendu, ce qui dut arriver arriva, à savoir la proto-astrale conjonction entre Maline-Bruxelles et Lady Gaga autour du déterminisme de la préférence sexuelle, exprimé en ces termes par la première de ces instances : «  [l’homosexualité] est une donnée que les gens découvrent en eux-mêmes et dont l’origine reste un peu mystérieuse. Il n’y a pas de responsabilité morale là-dedans » (1). Born this way, bordel ! Et la déblatération rituelle de continuer de plus belle : « pour un chrétien, c’est une raison de faire un choix de vivre en célibat ou alors de vivre, avec un autre homme ou femme, une relation d’amitié mais en respectant le langage de la sexualité, en respectant sa logique, qui est la polarité masculin-féminin » (1), ou comment confirmer qu’avant même le mariage entre individus homosexuels, c’est la relation sexuelle de même nature qui hérisse les poils pubiens de Monseigneur…

Au moins ces vieux cons qui compensent leur impuissance volontaire par un vicieux tripatouillage spirituel (et plus, sans affinités) dans les pantalons et les jupes d’autrui sont-ils, vous direz-vous, allés à confesse publique pour leurs infanticides spirituels en série. En d’autres termes, ils retiendront la leçon. Rien n’est moins sûr : à l’instar du politicard accusé de corruption qui déclare « je n’ai jamais eu le moindre contact direct avec cette personne », voilà l’homme en noir sur fond blanc qui cantonne : « [que l’évêque Van Gheluwe ait dû] démissionner pour raisons de ce genre, c’est tragique mais cela fait partie hélas de la condition humaine » (2). De la même manière que dans le premier cas, la formulation, proche du mensonge par omission, devrait amener logiquement l’observateur à s’intéresser aux contacts indirects dudit politicard, c’est la structure sémantique très particulière qu’il conviendra de démonter dans le second cas, si toutefois les journalistes n’ont pas déformé, reformulé ou écourté les propos tenus (ce qui leur arrive certes plus souvent qu’à leur tour).

En effet, cette phrase du piquet gibbeux, à mettre en parallèle avec l’infortunée « [Van Gheluwe] demeure un collègue-évêque, et nous prions pour lui », prononcée in tempore très suspecto par son gras prédécesseur, souligne une fois encore le fait regrettable que l’Eglise n’a rien compris et continue de se comporter, fût-ce à demi-mot, comme une corporation uniquement préoccupée, in fine, du sort de ses dignitaires, car ce n’est pas qu’un évêque doive prendre congé (avec solde !) pour avoir été exposé comme pédoprédateur qui est tragique – l’évêque, tout le monde s’en fout, qu’il brûle en enfer, pour les siècles des siècles ! –, ce sont les « raisons de ce genre » qui le sont, avant et après cette fête de Pâques qui tiendra encore certainement en haleine journaleux et bigots ! Quant à la condition humaine, en font partie également, entre autres choses, la branle, le cunni, la tarte à la crème, la pipe, le rimming, la boule de neige, la baise, le doigtage et la sodo, toutes choses qui, si elles se pratiquent dans le consentement mutuel, sont parfaitement compatibles avec une conscience éclairée dont une poignée de vieillards décrépis et prétendument asexués s’inquiètent par ailleurs de l’absence comme des virologues militaires s’inquiètent pour leurs victimes potentielles, ou la hyène pour ses proies !

Faciale pour l'Eminence

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Jésus sans Christ est le seul viable horizon humaniste.

« Ayons le courage de parcourir notre chemin avec le Seigneur, avec la croix du Seigneur, d’édifier l’Eglise sur le sang du Seigneur, qu’il a versé sur la croix, et de reconnaître l’unique gloire : le Christ crucifié. » Non, dis-je. Trois fois non, même ! Au milieu du concert de hâtives louanges adressées à Georges-Marie par des armées de béni-oui-oui qui auraient à tout rompre applaudi, sur la place Saint-Pierre, jusqu’à la nomination symbolique de Satan Cardinal en personne, ce père fouettard pour adultes en mal de repères manichéens, il faut oser l’écrire : Christ est le problème, non la solution !

Idiot utile, Jésus ? Voire… Représentation cathédrale de ce qui est supposé relier, en ce bas monde, près d’un milliard de têtes de pipes, de capi ou de kapos, selon l’humeur du moment, le bouc émissaire sacrificiel (contradictio in terminis, peut-être…) peut être aussi perçu comme un résistant de la première heure : résistant contre les préjugés idiots et faciles qui accablent les différents, la putain en tête, partant résistant contre l’ordre établi, résistant contre les marchés de son temps, comme il l’eût été contre les dictatures militaires de tous acabits que des versions plus contemporaines de ceux-ci ont imposées, il y a quelques dizaines d’années à peine, à des troupeaux latino-américains crucifiés pour la bonne cause.

Jésus, de ce que l’on en sait et pour autant que cela importe, était un rebelle, un rebelle d’avant le temps des dandys sans cause. Le méconnaître, l’oublier, ne peut servir qu’un objectif : sacraliser la servitude qui l’a cloué au pilori, donc l’immobilisme, donc la mort, celle qui invite à le bouffer à la fin des homélies et, dans la foulée, à le boire sans vergogne. De quelque’angle que l’on considère cette gore et abjecte cène, c’est aux chaînes qu’elle rend honneur, non à l’homme libre ! Ne sont-ce des principes, donc des idées, donc un esprit, le sien par exemple, qui servent de guides et de boussoles, rendent le corps libre, par-delà la sauvagerie, de faire ou de ne faire point ?

Sa base enracinée dans le sol, son horizontalité garante supposée d’égalité contrecarrée par une verticalité hiérarchique pointée vers le céleste : la croix scénarise une symbolique absolue qui ne manque pas de piment. Mais elle est aussi statique, figée, vermoulue en puissance. Le bois a besoin d’air, d’air frais, de mouvement astéréotypique. Son dessein est de devenir, et pour devenir, il doit avoir les coudées franches. Là réside le défi de l’évolution sociale, avec ou sans la Chiesa : dépasser la sauvagerie en se passant de dogmes, précisément parce que ceux-ci ont sans doute contribué, en l’étouffant, à sa résurgence décomplexée. Garder l’Eglise au milieu du village, alors ? Plutôt chercher le juste milieu entre deux insatisfactions, celle de l’interdit général et celle de l’interdiction d’interdire, qui composent le rapport de forces structurel annihilant de nos sociétés et rendent illusoire toute liberté réelle.

Point de clous, donc, merci ! Point de dessein immuable ! Point de sang déversé ! A nous l’Esprit, le bel ! A nous l’imagination !…

Amsterdam, obélisque commémorative du Dam

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A l’appel du Vatican, prions en ce mois d’août 2012…

« POUR QUE LES PRISONNIERS SOIENT TRAITES AVEC JUSTICE ET QUE LEUR DIGNITE HUMAINE SOIT RESPECTEE.» (1)

Par la même occasion, mes frères (et sœurs), ayons une pensée émue pour Mgr. William Lynn, écroué fin juillet pour avoir couvert des faits de pédosexualité commis de manière répétée par des prêtres de son archidiocèse de Philadelphie, aux Etats-Unis (2). Loi de Murphy (3) ou loi des séries ?

Clamons-le, mes bien chers Frères, ce prisonnier d’opinion est aujourd’hui stigmatisé, comme Christ jadis, parce qu’il est l’émule du très fidèle cardinal colombien Castrillón Hoyos, facilitateur dans l’affaire Bellay qui, en 2001, à la tête de la Congrégation pour le Clergé, avait couvert de louanges, par épistole interposée, l’évêque de Bayeux-Lisieux, Mgr. Pican, pour « n’avoir pas dénoncé un prêtre à l’administration civile », se réjouissant « d’avoir un confrère dans l’épiscopat qui, aux yeux de l’histoire et de tous les autres évêques du monde, aura préféré la prison plutôt que de dénoncer son fils-prêtre » (4). Ave, ave, ave Jesus Christus !

Cette témérité, Mgr. Lynn la partage également avec le missus dominicus de la Parole divine en Belgique, notre valeureux archevêque Léonard, qui, en octobre 2010, éclaboussé, par ricochet, par une douche de sperme ecclésial, avait déclaré que « les prêtres pédophiles ne doivent pas forcément être jugés. » (5) Lui-même avait d’ailleurs, aux dires de ce petit avorton de Joël Devillet, pavé la voie (6) …

Prions aussi, mes Frères, pour le prêtre australien John Denham, injustement condamné par la satanée justice des hommes à dix-neuf ans d’emprisonnement pour quelques babioles et autres turlutes avec des boys prépubères (7) qui, tous, l’avaient titillé de leur regard lascif.

Saluons, en revanche, la remise en liberté, en ce début d’année, au Canada, de Mgr. Raymond Lahay (8), qui n’était coupable que de détenir du matériel pédopornographique mettant en scène des enfants de moins de 14 ans. Rappelons, en effet, que notre Sainte-Mère, par la voix de son Saint-Père, considère consentants des enfants de 14 ans qui mettent en scène leur sexualité devant la caméra (9), et partant, irréprochables les consommateurs ecclésiaux de leurs ébats. Sachons, que diable, la dignité humaine respecter ! Et prions pour elle, en effet !

Car, en ces temps de crise, mes biens chers Frères, point ne nous faudrait-il oublier que nous sommes assiégés ! Partout, les barricades s’érigent contre la Parole céleste par ces revanchards indignes qui ne peuvent tolérer l’éblouissante Lumière du Pardon, par ces enfants devenus charnels, les mécréants, qui osent s’identifier à Christ, par ces foutues victimes (ou associés) d’il y a vingt ou trente putains d’années, voire plus, incapables d’oublier, par ces raclures homosexuelles qui désolent en Plus Haut Lieu (10). Autant de banderilles, mes Sœurs, clouées avec détermination par nos ennemis dans notre représentation de l’Idéal le plus pur !

Face à pareils tourments, « que sont les serviteurs de Dieu, sinon comme ses jongleurs qui doivent élever les cœurs des hommes et les émouvoir de la joie spirituelle ? » interrogeait Saint-François. N’est-ce pas clair comme de l’eau de roche ?

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(1)    Source : http://info.catho.be/2012/08/01/le-pape-prie-pour-la-dignite-des-prisonniers/

(2)    Source : http://www.24matins.fr/pedophilie-un-eveque-ecroue-pour-navoir-rien-dit-21989

(3)    Lire : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-25/vatican-benoit-xvi-accuse-d-avoir-couvert-les-abus-sexuels-d-un/920/0/437280

(4)    Source : http://golias-news.fr/article3794.html

(5)    Source : http://www.levif.be/info/actualite/belgique/monseigneur-leonard-les-pretres-pedophiles-ne-doivent-pas-forcement-etre-juges/article-1194850345085.htm

(6)    Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/476684/mgr-leonard-accuse-de-passivite-a-l-egard-d-un-pretre-pedophile.html

(7)    Source : http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20100703-australie-pretre-catholique-condamne-pedophilie

(8)    Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/04/97001-20120104FILWWW00516-images-pedophiles-un-eveque-condamne.php

(9)    Lire le post : « le libéralisme pornographique de Benny Hill » du 02/08/12

(10) Lire : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_monseigneur-leonard-ses-polemiques-et-ses-phrases-chocs?id=6903943

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Vatican : le libéralisme pornographique de Benny Hill !

Peut-être vous souvenez-vous de l’intention émise par les avocats des victimes de la pédosexualité ecclésiale belge de porter, au nom de ces dernières, le fer de leur combat croisé très contemporain dans l’effigie du locataire de l’appartement sis au troisième étage du palais de Sixte-Quint (1). Je ne sais ce qu’il est advenu de ce projet, mais force est, en toute humilité, de reconnaître que, depuis la bourrasque belge qui s’est abattue sur son estimé subordonné Léonard Ier de Namur (et qui n’est rien en comparaison de la tempête mondiale qui pourrait menacer), Benoît-le-seizième a fait le ménage dans le droit canon pour éviter que ne lui soient balancées à la face d’autres accusations de laxisme en matière d’abus sexuels d’enfants par des ouvriers de l’Eglise. Serpillère et aspirateur : il n’y est pas allé de main morte ! Jugez plutôt…

Il faut saluer l’initiative récente du pape sortant d’ouvrir la Sainte-Cité au web, de faire, en somme, office de transparence vis-à-vis de ses e-ouailles (potentielles). Son site regorge, en effet, de documents intéressants (point d’ironie ici) et de ressources utiles. Contrairement à la chapelle internet de la conférence épiscopale belge, qui a très longtemps, en matière de renseignements quant à la pédoprédation au sein de ses structures, appliqué une technique publicitaire connue, celle qui consiste à vanter (oralement, en l’occurrence) les mérites d’un produit révolutionnaire, auquel l’on accole un astérisque qui renvoie à un texte minuscule en bas d’affiche, lequel conditionne généralement l’offre dont question, le Vatican pratique, lui, une remarquable glasnost (2) : dès sa page d’accueil, un lien bien visible renvoie vers la problématique ad hoc. Une fois que vous avez cliqué sur ledit lien, il vous suffit d’opter pour la « lettre aux évêques de l’Eglise catholique et aux autres Ordinaires et Hiérarques intéressés par les modifications introduites dans les Normae de gravioribus delictis [normes en matières de délits graves] », puis pour la « révision des normes jusque-là en vigueur », et vous voilà, en quelque sorte, dans le saint des saints (3).

Avant-hier, flânant sur YouTube, je suis tombé quasiment par hasard sur l’une des interviews accordées par le jovial abbé de la Morandais à un présentateur d’émission people (4). A la question de ce dernier relative à une éventuelle évolution des considérations papales (quasiment quatre ans jour pour jour avant l’intronisation de Monseigneur Ratzinger) en matière de port du préservatif, l’un des poils à gratter des sectateurs lefebvristes avait répondu sans détour : « [Vous] en [êtes] encore là ? [Vous n’avez] pas compris ? […] Le pape est chargé de donner le top, le plus haut. Puis, après, nous, on gère. On est à la base, on dit : « ben, écoute, fais ce que tu peux. Si tu ne peux pas vraiment faire autre chose que baiser, ben, au moins, ne prends pas de risque, et n’emmerde pas l’autre, quoi. […] »

Le pape est donc chargé de traduire pour le Terrien de base la volonté divine. Dont acte. Fort de cette assurance, je m’enquis, comme de bien entendu, de l’état réformé de la législation vaticane en matière de pédosexualité, telle que promulguée le 21 mai 2010. Et la déception ne fut pas au rendez-vous !

Certes, continuent de faire partie des « délits les plus graves contre la sainteté du très Auguste sacrifice et des sacrements de l’Eucharistie réservés au jugement pour la Congrégation de la Doctrine de la Foi » l’article 1366 du code de droit canonique, qui stipule que « les parents, ou ceux qui en tiennent lieu, qui font baptiser ou élever leurs enfants dans une religion non catholique seront punis d’une censure ou d’une autre juste peine », ainsi que son article 1388, qui pose, quant à lui, que « le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l’excommunication latae sententiae réservée au Siège apostolique [et que] celui qui le viole d’une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit. » Mais, d’une part, de quel droit refuserait-on aux curés une prérogative dont jouissent, par exemple, les avocats, et d’autre part, à quel individu qui tient lieu de parent viendrait-il à l’idée de faire élever son enfant dans une religion non catholique ? « Sacris interdicere, diris devovere, execrari », et puis prout ! Sachons raison garder…

Certes, demeure itou considérée comme un délit grave  – donna, il mio vino ! – la « tentative d’ordination sacrée d’une femme », mais on ne peut pas tout avoir, si ? En compensation, il est prévu que parmi « les délits les plus graves contre la sainteté du sacrement de pénitence réservés au jugement pour la Congrégation de la Doctrine de la Foi » figurent : « l’absolution du complice dans le péché contre le sixième commandement du Décalogue » (à savoir, selon l’interprétation promue par le Vatican : « La pureté observeras, en tes actes soigneusement »), ainsi que « la sollicitation au péché contre [celui-ci], dans l’acte ou à l’occasion ou au prétexte de la confession […]. » L’honneur vertueux est sauf !

C’est au moment ou j’imaginais il papa en De Gaulle clamant : « je vous ai compris ! », que je pris connaissance de l’article 6 de ces normes revues et corrigées. La comparaison s’arrêta net, encore que…

Tout d’abord, cette précision : dans la foulée des accords win-win du Latran, signés conjointement en juin 1929 par Pie XI et Mussolini, le premier décida, par commodité, de calquer, dans ses grandes lignes, le code pénal du Vatican sur celui de l’Italie. Or, l’Italie est l’un de ces pays européens (5) qui ont fixé la majorité sexuelle à 14 ans (6).

Transcendant l’article 1316 du droit canon, qui pose que « les évêques diocésains veilleront à ce que, dans la mesure du possible, les lois pénales, s’il fallait en porter, soient uniformes dans un même pays ou une même région », l’article 6 des normes vaticanes en matière de fautes sévères inclut dans « les délits les plus graves contre les mœurs réservés au jugement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi », que le cardinal Ratzinger a présidée vingt-quatre années durant et dont il continue, en sa qualité de pape, d’être préfet de droit (Rappelons-le à toutes fins utiles…), « le délit contre le sixième commandement du Décalogue avec un mineur de moins de dix-huit ans […] », universalisant ainsi, selon la norme la plus haute – souvenons-nous, mes frères, des propos du père de la Morandais – l’âge du consentement sexuel. Mais…

Mais le second alinéa du premier paragraphe du même article vient tempérer cette ardeur (à moins que ce ne soit le contraire). En effet, alors même que, parmi les restrictions que de nombreuses législations européennes ont adoptées, dans un souci de protection de l’enfance, quant à la majorité sexuelle, apparaît en bonne place la pornographie, ne voilà-t-il pas que le Vatican instaure (confirme) l’exception de branlette canonique en instituant que ces délits les plus graves contre les mœurs concernent également  « l’acquisition, la détention ou la divulgation, à une fin libidineuse, d’images pornographiques [Accrochez-vous, Messieurs-dames, ce qui suit n’est pas une blague, NdB] de mineurs de moins de quatorze ans de la part d’un clerc, de quelque manière que ce soit et quel que soit l’instrument employé. »

  • Silvio B., frère du cardinal Sconveniente, sur une plage de Capri : « Ma, ma, ma, qu’est-ce que tou es beau… »
  • Rocco, 14 ans : « Tou veux que je te montre ma bite ? »
  • Silvio : « Si, bello ! Je peux la filmer ? »
  • Rocco : « Si tou me donnes de l’argent ! C’est pour qui ? »
  • Silvio : « T’inquiètes pas, donte worry, c’est pour ma sœur ! »

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(1)    Source : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2011-05-04/les-victimes-d-abus-sexuels-assigneront-le-vatican-a-bruxelles-838189.php

(2)    http://www.vatican.va/phome_fr.htm (Abus sur mineurs, la réponse de l’Eglise)

(3)    http://www.vatican.va/resources/resources_norme_fr.html

(4)    Tout le monde en parle, 21/04/01

(5)    Ces autres pays sont l’Allemagne, l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Hongrie, le Kosovo, le Portugal et la Serbie. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Majorit%C3%A9_sexuelle_sur_le_continent_europ%C3%A9en

(6)    Il n’y a pas si longtemps encore, cet âge légal charnière était en Italie de 12 ans. Il est aujourd’hui de 13 ans en Espagne, et oscille dans les autres pays entre 15, 16 et 18 ans, moyennant le respect, selon les différentes législations, de certaines restrictions détaillées.

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Wesh, ta mère en nonne dans le bus ! …

Je me contenterai, aujourd’hui, de lancer un petit clin d’œil électronique à ce groupe de nonnes américaines qui viennent de clore un long périple en bus à travers les Etats-Unis, traversant une dizaine d’Etats, du traditionnaliste Midwest au centre décisionnaire de Washington, afin de rappeler l’essence du projet de la fédération américaine par le prisme de leurs convictions chrétiennes.

Solidarité entre tous, particulièrement à l’égard des plus faibles, alors que la Cour suprême des Etats-Unis vient courageusement de déclarer conforme à la Constitution américaine la réforme du système de santé conçue par Obama, au grand dam des grands-prêtres républicains soudoyés par les assureurs mafieux du privé : tel est le massage porté par Madame Simone Campbell et ses consœurs.

Cependant, comme il fallait s’y attendre, leur initiative n’a pas reçu de la part du bon à rien du Vatican, énième successeur du premier traître mythologique pontifié puis crucifié tête en bas, l’accueil bienveillant qu’elle était en droit d’anticiper : il est vrai qu’entre les alter égaux du partage et les traditionnalistes renfrognés et sectaires, entre les démocrates débonnaires et les nostalgiques du moustachu impérial, entre les féministes visionnaires et les machos fossilisés, entre les défenseurs d’une morale financière et les suppôts de l’argent mafieux, la balance déjà démesurément instable des dépositaires attitrés du roman biblique n’a pu manquer de pencher du second côté.

A l’estime de l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (un titre et une appellation qui en disent long), laquelle a pris la relève de l’inquisition prétendument sainte, celle qui torturait, crucifiait et consumait sur des bûchers des humain(e)s en avance sur leur temps ou simplement à contre-courant, Jésus n’est pas mort pour expier les crimes de l’Humanité, contrairement aux ragots et interprétations servies au vulgum pecus. C’est une opinion que je partage avec lui (l’une des rares, sans doute). Car, dans l’hypothèse inverse, pourquoi Isaac aurait-il été épargné ? Et que signifierait une telle offrande pour une religion qui a rompu avec les sacrifices (sans pour autant se défaire du symbole du bouc émissaire) ? Enfin, quelle valeur aurait la responsabilité individuelle s’il suffisait qu’un homme en prenne une pour l’équipe (1) ?… Cela écrit, quel degré de cynisme ne faut-il manifester pour se réclamer simultanément de la personnalité que le christianisme a rendue emblématique, et des héritiers de ceux qui ont mis à mort celle-ci, les hommes de pouvoir romains corrompus au premier chef…

Mais puisque semble avoir sonné l’heure du crépuscule des idoles, au bénéfice – n’en doutons pas – d’une plus grande justice pour tous et d’une plus grande écoute de chacun, et puisque Dieu est réputé amour, envers tous les êtres de la Création, risquons cette interrogation métaphorique : si Jésus se réincarnait aujourd’hui en pigeon, histoire de faire jaser, sur qui, du capo autoproclamé di tutti capi ou de Sœur Campbell, pensez-vous qu’il délesterait sa fange ?…

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(1) « to take one for the team« 

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