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D Jahnus : TOTAL RECALL ! (Aujourd’hui : Gandhi sur Mars !)

D Jahnus

D Jahnus a-t-il perdu les pédales ? Lui a-t-on administré, à son corps défendant, avant qu’il ne parte en cavale, un nouveau psychotrope dévastateur élaboré secrètement dans les cryptes de l’Etat parallèle, et y a-t-il pris goût ? Il est difficile d’imaginer une autre explication à la série de messages abscons qu’il vient de nous faire parvenir…

Titillé par Roswell depuis sa prime jeunesse, et tombé dès l’enfance dans la marmite de l’esprit critique, notre ami simien a, nous relate-t-il, fait des bonds sur son canapé lorsqu’il a entendu les  révélations fracassantes de l’ancien ministre de la Défense canadien Hellyer quant à l’existence de quatre variétés d’extraterrestres (au moins) qui entretiendraient avec nous des contacts réguliers.

« C’est qu’ils vont de nouveau nous faire le coup », s’est-il écrié en grimaçant (Multilingue, il est très disert…). « Ils vont essayer de nous faire croire que ce sont de petits hommes verts, ou de longs blancs, ou d’affreux bossus oranges qui sont à l’origine de la Matrix. Ils ne manquent pas d’air… d’air à micro-ondes pulsées radioactives », nous confie-t-il.

Sans remonter jusqu’à Mengele, il s’est donc replongé dans ses archives pour y passer en revue l’historique du GeistKontrolle Ultra, ce programme ultra-confidentiel mis en branle par la Transatlantische Gemeinschaft für findige weltweite Unterdrückung Ltd., aussi connue sous le nom de Neue WeltUnion (NWU), au lendemain de la dernière grande guerre chaude en date, un programme prétendument abandonné en rase campagne au milieu des seventies.

Approval document MK UltraIl s’est ensuite administré plusieurs doses de LSD dernière génération que lui avait adressées, à sa demande, son pote Chucky, que le destin a, bien malgré lui, fait bosser comme cobaye pour Lockheed. Et il en profite d’ailleurs pour nous dire : « peanuts, la lune de miel prolongée entre la CIA et les cartels colombiens, ou encore les talibans de l’opium ! Rien n’est produit sans être au préalable DEA approved, au moins tacitly. »

Après avoir laissé fermenter quelques longues minutes, il a vu tournoyer autour de sa sphère une nuée de satellites, tandis qu’une voix quasi imperceptible lui lançait : « persévère, Jahnus. Tu es à deux doigts du Graal ». Confus, il se gratta le cul. Puis, avant de tomber à la renverse, il eut une sorte d’illumination, qui se présenta à lui sous la forme d’une torche ailée. « Bong sang, mais c’est bien sûr, eurêka ! », se surprit-il à s’écrier, se grattant cette fois les aisselles, « sputnika, VOSTOK » !

A partir de là, ce ne fut pas simple, à l’en croire. L’on ne sait d’ailleurs s’il sied d’accorder à la suite de l’histoire plus de crédit que l’on n’en accorderait au récit mythomane du premier toxico venu…

Souhaitant tout à la fois apparaître crédible et s’abstenir de trahir ses sources, il a décidé de ne nous en révéler que le prénom. Dans une vie antérieure, Jahnus aurait ainsi eu l’honneur d’accompagner Dirk en mission spatiale après un entraînement approfondi à l’ESA, sous la houlette d’un certain Jean-Pol. Les traitements dégradants que lui auraient imposés ce dernier et sa horde de blouses blanches sadiques auraient été légion, nous assure-t-il : les thérapies freudiennes d’Elizabeth sous héroïne et de Michel sous exta, mais aussi le recyclage d’urine, y avaient la part belle.

Il n’empêche : toute la crew se serait entichée de lui. C’est qu’il avait un QI bien au-dessus de la norme. Un coup de fil ici, un autre là, et le voilà embarqué à l’improviste dans la navette chargée de porter au firmament connu la torche olympique. Une fois à bord de l’ISS, il téléchargea sur la clé USB dont il avait pris soin de se munir une foultitude de documents tous plus confidentiels les uns que les autres, parmi lesquels ce qu’il nous présente aujourd’hui en exclusivité mondiale comme le Protocole des Perfides d’Albion

Ancienne Constitution du Sous-Bassement global

Article 1

L’autorité est la condition du progrès. Tout est autorité, et il n’est rien d’autre que l’autorité. L’autorité est garante de la cohésion, et la cohésion est garante de l’autorité.

Article 2

La cohésion est totale ou n’est pas.

Article 3

Le Sous-Bassement est garant de la cohésion, donc titulaire de l’autorité.

Article 4

Le Sous-Bassement existe. Le Sous-Bassement n’existe pas.

Article 5

Tout humain est né pour produire. Tout humain est né pour servir.

Article 6

Au sous-bassement le temps, à l’humanoïde la fragmentation du temps.

Article 7

La singularité est nulle. La singularité menace la cohésion.

Article 8

Les droits définis par le langage réel sont soumis à l’interprétation de ces droits par le langage du Sous-Bassement.

Article 9

Les lois de l’Etat réel sont la peau du mammouth. Le squelette du mammouth est défini par le Sous-Bassement.

Article 10

La Constitution du Sous-Bassement a la primauté sur la constitution réelle.

Article 11

Liberté de pensée est obligation de récitation collective. Liberté d’expression est obligation de silence. Liberté de mouvement est liberté de mouvement contrôlée. Liberté d’association est devoir d’association. Liberté d’entreprise est droit de domination. Idéologie est réalité. Vie privée est vie privée commune. Corruption est vie. Amour est sentiment. Rêve est sacrilège.

Article 12

Il sera discriminé sur base de la race, de l’origine, de la couleur de peau, des convictions philosophiques ou religieuses, du genre, des préférences sexuelles et de tout autre critère, dès lors qu’une race, une origine, une couleur de peau, une conviction philosophique ou religieuse, un genre, des préférences sexuelles ou tout autre critère incarné menacera la cohésion, telle que définie par l’autorité.

Article 13

Tout sentiment menace l’autorité.

 

Ainsi proclamé en séance plénière du Grand-Conseil du Sous-Bassement

en l’An 1 de l’Ere Electromagnétique

A son estime, il ne faisait cependant aucun doute qu’il s’agissait là d’un faux grossier établi in tempore suspecto par une poignée d’énergumènes complotistes aux intentions douteuses. Il n’accorda pas davantage de crédit au document qui établissait une corrélation entre le Onze-Septembre et une découverte capitale en matière d’ADN humain extraterrestrialisé supposée annoncer l’arrivée imminente de l’Homme nouveau. Pas étonnant : c’est un singe ! Et à quelles exactions cette nouvelle espèce pourrait-elle sur lui et ses semblables se livrer auxquelles son aïeule ne se soit pas déjà adonnée : fallait-il espérer mieux de la part de l’homme que d’avoir créé son nouvel exemplaire à son image ?…

Un document récent retint toutefois son attention. Comme les autres, il nous l’a communiqué directement par satellite, histoire de gagner du temps. Il s’agit, selon lui, d’un compte rendu top secret de la division indienne du Sous-Bassement…

Chargée des reliques de Gandhi reconstituées en aluminium forgé et assemblées sous forme satellitaire, la fusée DAD lancée ce jour depuis Satish Dhawan dans le cadre de la mission MOM aurait en réalité pour objectif, aurait prétendu le directeur de cette dernière, de…

« capturer et enflammer les jeunes esprits en Inde et de par le monde ».

« Vous saisissez la nuance ? » nous interroge le singe, « capturer n’est pas captiver… »

S’emparer d’un animal à la chasse ou à la pêche.

Faire prisonnier un ennemi en temps de guerre, arrêter un malfaiteur en parlant de la police.

Se rendre maître d’un navire, d’un avion, s’en emparer, surtout en temps de guerre.

We steal secrets, en effet… Hellyer en enfer, et plutôt hier que demain, voilà la spaceleak du siècle, et même du siècle dernier ! Smells like teen monkey spirit, que diable !

Jahnus, se faisant tout petit, aurait profité d’une escale de la fusée indienne à la SSI pour embarquer dans cette dernière. Il serait en train de s’y préparer à sa prochaine mission. En effet, Félix Baumgartner lui aurait filé un exemplaire de la première collection de combinaisons spatiales adaptées à l’atmosphère martienne (et à sa taille), qu’il trépigne d’impatience de tester. Une fois sur place, il séjournerait dans le ventre de Curiosity II. Son objectif ? Mais, pardi : faire ce pas de géant que tous les singes à jamais lui envieraient…

Prudence, Jahnus…

http://tune.pk/video/2990361

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http://www.youtube.com/watch?v=0v4sq2akgtE

http://www.indianexpress.com/news/indias-mars-mission-who-said-what/1191145/

D Jahnus

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UN SATELLITE EN CHUTE LIBRE EN DIRECTION DE LA TERRE ?

UN SCIENTIFIQUE DE LA NASA MET LES CHOSES EN PERSPECTIVE…

Par Tim Newcomb, le 22 septembre 2011

Tout satellite retombe sur Terre. Mais lorsqu’il s’agit d’un satellite géant, d’un poids de quelque 5.500 kg (et de la taille moyenne d’un éléphant), destiné à s’écraser quelque part sur Terre entre jeudi et samedi, cela attire l’attention. Tandis que le Satellite de Recherche de l’Atmosphère supérieure (UARS) de la NASA se précipite vers l’atmosphère terrestre à une vitesse de quelque 27.000 km/h, il pourrait projeter jusqu’à 26 de ses pièces dans un rayon de 800 km donné.

TIME s’en est entretenu avec Nick Johnson, le scientifique de la NASA responsable du débris orbital, qui évoque par ailleurs la fréquence d’événements de cette nature, les dangers éventuels pour les personnes – il y a, pour une personne, un risque de 1 sur 3.200 d’être atteinte par un débris spatial – et ses prévisions quant aux lieux où le satellite pourrait effectuer sa rentrée (difficilement prévisible, en fait).

Qu’est-ce qui amène un satellite à quitter sa trajectoire et à piquer du nez en direction de la Terre ?

Progressivement, tout satellite retombe sur Terre en raison de l’attraction atmosphérique et de la pression exercée par la radiation solaire. A l’instar de la Station spatiale internationale, de nombreux engins spatiaux doivent régulièrement effectuer de petites manœuvres afin de retourner à leur altitude initiale. UARS a été mis hors service en décembre 2005, et son altitude a décru petit à petit depuis lors.

Comment tentez-vous de prévoir la zone d’impact?

Le Réseau de Surveillance spatiale des Etats-Unis, aux mains de l’état-major stratégique du ministère de la Défense, réalise des prévisions quant à la probabilité temporelle de pénétration de la portion dense de l’atmosphère par le satellite. Toutefois, de telles prévisions ne peuvent être précises : deux heures avant celle-ci, la marge d’incertitude moyenne est de plus ou moins 25 minutes, ce qui équivaut à quelque 12.000 kilomètres.

A quelle fréquence de tels événements se produisent-ils?

En moyenne, un objet sous observation pénètre l’atmosphère terrestre chaque jour. La plupart de ces objets sont très petits. Chaque semaine, un vaisseau spatial intact ou un véhicule de lancement retombe sur Terre.

Quels en sont les risques pour la vie quotidienne ?

Ils sont extrêmement restreints. A ce jour, aucun incident relatif à des dommages corporels ou à des destructions de propriété considérables n’a été rapporté depuis l’aube de l’âge spatial.

La taille des satellites accroît-elle le danger ?

La taille du satellite est sans lien direct avec le risque de dommage corporel ou de destruction de propriété. La plupart des satellites se consument intégralement, mais plusieurs composants de satellites, petits ou gros, peuvent résister à la pénétration atmosphérique, selon le type de matériel dont il s’agit et d’autres facteurs. Il se trouve que les satellites les plus imposants sont ceux qui contiennent le plus de composants résistants.

Combien y a-t-il, en ce moment, de satellites ou d’autres objets qui pourraient dévier de leur trajectoire ?

Tous les satellites retombent sur Terre, mais pas tous avec la même diligence : plus ils sont haut perchés, plus lente est leur descente.

Source : http://newsfeed.time.com/2011/09/22/satellite-falling-to-earth-nasa-scientist-puts-it-into-perspective/

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Pour un contrôle international des armes spatiales !

Prenez, au hasard, deux hyperpuissances, les Etats-Unis et la Chine, par exemples. Après d’intensives séances de musculation, la seconde exhibe fièrement ses biceps saillants. La première, adepte de l’école californienne des stéroïdes, la regarde de loin. Elle sait que ses biceps à elle sont autrement plus impressionnants, mais n’en ignore pas moins qu’à force d’interroger le miroir pour savoir qui, ô qui, est le plus Terminator du royaume global, celui-ci finira bien un jour par lui répondre que c’est sa compétitrice, qu’il lui faut par conséquent entreprendre de déstabiliser.

Comment les Etats-Unis pourraient-ils procéder ? Voyons voir… Ils disposent, dans l’espace, de satellites à faisceau laser surpuissants qui, depuis l’ère Reagan, grande inauguratrice de la guerre des étoiles dont un réalisateur hollywoodien devenu opportuniste a fait un triptyque à l’eau de rose, n’ont cessé de se perfectionner (1). Ils sont désormais suffisamment puissants que pour fissurer superficiellement une plaque tectonique et provoquer ainsi un tremblement de terre. Voilà une donne que les chefs d’état-major interarmées et les divers services de renseignement de l’Empire ne pouvaient ignorer, pas plus que la proximité du Japon avec la Chine. « Que ne ferions-nous d’une pierre deux coups ? », s’exclama soudain le maréchal McGurk à l’attention de ses collègues. Examinant attentivement la carte du Japon, il avait constaté l’implantation, en bord de mer, d’une centrale nucléaire. Posant avec aplomb la phalange de son majeur droit sur la carte, il poursuivit : « si nous concentrons l’énergie de nos lasers ici, nous créerons un tremblement de terre à quelques kilomètres des côtes, qui générera un raz-de-marée qui fera des milliers de victimes et provoquera l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima. De la sorte, non seulement nous scarerons le hell out of la Chine, mais nous pourrons étudier aussi à notre aise, pendant plusieurs années, l’effet sur une vaste population de plusieurs retombées nucléaires massives successives. Wadjathank ? », s’enquit-il. Ses collègues saluèrent son brillant esprit : le tsunami était né !

Vous l’aurez deviné : pure fiction que tout cela. A ce stade. Mais si l’on part du principe que toute arme produite a été utilisée au moins une fois, qu’est-ce qui empêcherait une puissance impérialiste et belliqueuse – vous aurez compris que l’exemple choisi est pur hasard – d’utiliser celle-là. Car cette arme existe, cela ne fait aucun doute. Alors qu’il y a à peine quelques dizaines d’années, il fallait encore à une puissance tutélaire recourir à des intimidations de l’acabit des tueries du Brabant afin de droitiser les régimes de nations virtuellement occupées, qu’y soit logé ou non le siège de l’OTAN, l’arme dont question, grande sœur des drones invisibles utilisés massivement par l’administration de l’Espoir, a l’avantage de pouvoir se passer d’intermédiaires. Il n’est donc pas du tout farfelu de concevoir que demain, plusieurs grandes puissances qui en disposeraient seraient à même de s’intimider les unes les autres dans leurs sphères d’influence respectives, sans que la moindre déclaration de guerre formelle ne soit prononcée. Vantons là l’avancée démocratique considérable favorisée par nos Seigneurs : les citoyens n’auraient plus à rejoindre les drapeaux ; ils serviront de chair à laser sans même avoir à se battre. On n’arrête pas le progrès !

Le 11 janvier 2002, le Commandeur-Adjoint des Forces du Bien Rumsfeld, qui viendrait plus tard (sans sa cape blanche klanique) menacer les Européens jusque dans l’enceinte de leur propre parlement, avait annoncé en grande pompe l’accélération du programme états-unien de militarisation de l’espace. Ce programme a pour nom « United States Space Command, Vision for 2020 » et il est clair comme de l’eau de roche martienne : il doit permettre aux Etats-Unis de « dominer la dimension spatiale des opérations militaires afin de protéger [leurs] intérêts et [leurs] investissements [et] d’intégrer les forces spatiales dans les ressources de guerre, dans le prisme entier [des] conflit[s]. » (2)

Les Etats-Unis n’ignorent pas que les temps qui s’annoncent sont porteurs de vives turbulences et que leur hégémonie est menacée par la multipolarisation mondiale, qui est la conséquence logique de l’émergence de l’Amérique latine, de l’Inde, de la Russie, de la Chine et – espérons-le enfin – de l’Afrique, ainsi que par la surpopulation générale des pays en voie de développement comme source d’instabilité pour leur mainmise sur les ressources planétaires. Comme une plus juste et une plus équitable répartition des richesses n’est pas intégrée à leur logiciel, ils en sont donc à réunir les conditions d’une nouvelle course globale à l’armement faramineuse qui aura pour conséquence directe un accroissement général de la pauvreté et, par voie de conséquence, de l’instabilité qu’ils prétendent vouloir prévenir.

Ni la Russie ni la Chine ne sont dupes de ces intentions stratégiques, qui englobent par ailleurs le fameux bouclier anti-missiles de l’OTAN, dont la première a depuis toujours fait un quasi-casus belli susceptible de rompre l’équilibre toujours plus précaire de la terreur nucléaire. En effet, la question de la militarisation de l’espace est centrale dans le traité ABM (Anti-Balistic Missile), renié par les Etats-Unis depuis le 13 juin 2002, un reniement compensé depuis par la seule promesse orale d’Obama et de sa première secrétaire d’Etat que les Etats-Unis ne se livreront plus à la moindre attaque nucléaire préventive…

Dans cette nouvelle confrontation en coulisses entre grands de ce monde, les choses sont allées très vite : en février 2008, la Russie et la Chine proposaient d’interdire tous les types d’armements spatiaux (3). C’était compter sans doute sans ceux qui s’y trouvaient déjà et avaient coûté une petite fortune au contribuable américain. A peine un an plus tard, la vertueuse nouvelle administration américaine mettait sur la table une collaboration renforcée, espèce de joint venture, entre le Pentagone et la NASA (4), en conséquence de quoi, en novembre 2009, l’armée chinoise déclarait « inévitable » la militarisation de l’espace (5). Deux mois plus tard, en janvier 2010, elle testait avec succès un système de défense antimissile (6). Tout porte à penser que l’année 2010 aura été l’occasion, tant pour la Chine que pour les Etats-Unis, de se prêter à un concours de body building dans le théâtre spatial proche, en l’occurrence en utilisant de nouvelles armes à faisceau laser pour détruire plusieurs de leurs satellites respectifs devenus obsolètes, ce qui a amené le shérif de l’espace à menacer la Chine, en février 2011, du spectre d’une guerre des étoiles (7).

Et l’Union européenne, dans tout cela ? vous demanderez-vous peut-être. Elle est gentille, comme d’habitude. Elle cherche à ménager tant la chèvre que le chou. Il faut dire qu’elle risque gros : son programme Galileo, qui proposera à terme une alternative au GPS américain, sous tutelle militaire, coûte des ponts et a eu à faire face à de nombreux obstacles. Il ne manquerait plus que sa myriade de satellites, une fois en orbite, subisse les foudres discrètes des lasers de l’oncle… Elle a donc endossé, par la voix du Conseil européen comme de bien entendu, le rôle hypocrite de conciliatrice en pondant, en octobre 2010, un code de bonne conduite relatif aux activités spatiales (8) si vague et si peu contraignant que les Etats-Unis ont souscrit de bon gré à son principe. En juin 2012, en prélude à un sommet qui se tiendrait en novembre, elle a actualisé celui-ci (9), en prenant bien soin de préciser que ledit code « n’est pas juridiquement contraignant » (page 3) et que « les Etats signataires s’engagent à notifier, dans un délai raisonnable et dans la mesure du possible et du praticable, tous les autres Etats signataires potentiellement concernés des activités menées dans l’espace qui s’inscrivent dans le cadre des objectifs définis par le Code » (page 6). Compte dessus, dit-on à Bruxelles ! Dans la pratique, il ne sera même pas nécessaire à une grande puissance d’utiliser le prétexte de la voierie spatiale (10) pour équiper l’espace (qui est encombré des carcasses de milliers de satellites désaffectés) de lasers meurtriers et autres gadgets potentiellement générateurs de meurtres de masse.

Toutes les parties en présence, tous les (potentiels) Etats signataires l’ont bien compris : tant qu’il ne se transforme pas en traité, ce code de bonne conduite spatiale s’assimile à du vent…

« The Death Star has located the rebels, maaaster… »

Unless Peace Comes (collectif, 1968)

EXTRAITS

GUERRES SECRETES ET ALLIANCES CHANGEANTES

« Des déficiences tant dans la compréhension basique des processus physiques [à l’œuvre] dans l’environnement que dans les techniques de changement [climatique] rendent très ténue la possibilité qu’une modification [du climat par l’homme] constitue un système d’armement intéressant dans un futur proche. […] A terme, toutefois, des moyens distincts de l’armement conventionnel pourraient être utilisés afin de sécuriser notre prééminence nationale. Alors que s’accentue la concurrence entre de nombreuses nations avancées, il pourrait être à l’avantage d’un pays donné de s’assurer un environnement naturel paisible tout en perturbant l’environnement de ses concurrents. Les opérations qui produiraient de telles conditions pourraient être menées secrètement, étant donné que la grande irrégularité de la nature fait en sorte que tempêtes, inondations, sécheresse, tremblements de terre et tsunamis puissent être considérés inhabituels, mais point inattendus. Une telle ‘guerre secrète’ ne devrait jamais être déclarée, ni même connue des populations affectées. Elle pourrait se poursuivre pendant des années, et seules les forces de sécurité concernées en seraient conscientes. Les années de sécheresse et de tempête seraient attribuées à une nature revêche et ce n’est que lorsqu’une nation serait profondément épuisée que s’entamerait une tentative de conquête par les armes. »

Gordon J. F. MacDonald, How To Wreck the Environment, in Unless peace Comes, A Scientific Forecast of New Weapons, Nigel Calder Editions, 1968

______________

(1)    Source (think tank californien conservateur) : http://www.missilethreat.com/missiledefensesystems/id.57/system_detail.asp

(2)    Source : http://www.fas.org/spp/military/docops/usspac/visbook.pdf

Lire aussi : http://www.afspc.af.mil/library/factsheets/factsheet.asp?id=3675

Lire enfin l’analyse très critique suivante, qui émane de l’université de Princeton : http://www.princeton.edu/~rskemp/IEEE%20Spectrum%20-%20Star%20Crossed.pdf

(3)    Source : http://fr.rian.ru/world/20080212/99019800.html

(4)    Source : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aOvrNO0OJ41g

(5)    Source : http://chine.aujourdhuilemonde.com/la-militarisation-de-lespace-inevitable-selon-larmee-chinoise

(6)    Source : http://www.rfi.fr/contenu/20100112-chine-teste-succes-systeme-defense-antimissile

(7)    Source : http://www.smh.com.au/world/america-threatened-china-over-star-wars-20110203-1affj.html

(8)    Source : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st14455.en10.pdf

(9)    Source : http://www.consilium.europa.eu/media/1696642/12_06_05_coc_space_eu_revised_draft_working__document.pdf

(10) Source : http://www.technologyreview.com/view/423302/nasa-studies-laser-for-removing-space-junk/

(11) Source : http://www.canberratimes.com.au/opinion/china-plays-its-outer-space-ace-20130120-2d10l.html

N.B. : exceptionnellement, cet article a été rédigé a posteriori (le 02/02/13). La référence biobliographique et la citation qui en est extraite, qui figurent en fin d’article, ont été ajoutées le 24/11/13.

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